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Argentine

Jeudi 12 janvier 2006 4 12 /01 /2006 22:57

Quelle surprise ce matin de voir tous vos messages et commentaires suite a mon dernier article. Ca m'a vraiment fait chaud au coeur de voir une telle solidarité se manifester, toutes vos propositions d'aide, vos recherches d'information pour faciliter mes démarches, etc ... Du coup, j'ai reussi a gérer l'envoi d'un chargeur pour la batterie de mon appareil photo a Santiago du Chili, ou je serai d'ici 3 jours. J'envisage donc mon périple a l'Ile de Paques avec un peu plus de sérénité qu'hier. 
MERCI, merci a tous.  J'ai lu vos messages, ne m'en veillez pas si je ne peux pas tous vous répondre personnellement.

Une pensée m'a fait sourire aujourd'hui : a chaque fois que je rencontre une nouvelle personne, la question classique apres le "tu viens d'ou?, c'est "tu voyages seul ?". Jusqu'a présent, je repondais souvent "oui" ou "oui, mais pas en ce moment, je suis avec des amis". Maintenant, je pense que je vais répondre "Pas vraiment, j'ai une colonie d'environ 300 specimens francophones dans mes valises... "  ;-)

Sinon, il me reste encore quelques articles avec des photos a publier, mais apres, c'est bel et bien fini pour quelques semaines. Ca ne sera que du texte jusqu'a ce que je récupere, par un moyen que j'ignore encore, un ordinateur. Je pense que c'est l'affaire d'un mois si mon assurance ne déconne pas.

Encore merci, le moral est au beau fixe grace a vous, et ma volonté de réaliser ce Tour du Monde a ma maniere n'a pas subit une éraflure (peut-etre meme l'inverse). Voila... je laisse le clavier a Amichay.

Ludovic


Hello everybody, it is Amichay. I want to thank you all very much for your support. Ludo and I were amazed from all your comments, good to know that there are good peope in this world who are willing to help others.
Dont worry, I am OK, my body is safe and didnt got hurt. This is the most important thing that have no replace...
Tomorrow , we are separating, and  I am heading to Buenos Aires to arrange all my things back...than to Punta-del-Este in Uruguay, and than to the Carnival in Brazil.

So thanks again, and keep on reading Ludo's best blog in the world
(NDLR : promis, c'est pas moi qui lui ai dit d'écrire ca !)

Amichay

Par Ludovic - Publié dans : Argentine
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Mercredi 11 janvier 2006 3 11 /01 /2006 01:26

Voila ...  je m'attendais à ce que ça arrive un jour : plus d'ordinateur portable, ni d'appareil photo. envolé dans le cambriolage de l'appartement de location ou je logais. Flashback.

Le bus arrive à la gare routière de Bariloche a  8h00. Entretemps, il s'est arrêté en ville pour prendre 2 passagers, des membres d'un Office de Tourisme qui nous affirnent que tous les hôtels sont complets et qu'ils ont une sorte de centrale hotelière qui peut nous assister dans nos démarches de recherche logement en appelant les hôtels pour nous. Ca m'étonnerait fortement que tous soit complet,  mais ca ne coûte rien, nous pouvons essayer. Nous prenons l'adresse en ville et sautons dans un taxi pou nous y rendre.

Bariloche se situe dans un cadre naturel superbe, au bord d'un lac entouré de montagne et de forets. La ville en elle mème ne presente pas tellement d'interet, si ce n'est les magasins de chocolats artisanaux tous les 200 metres et les meilleures glaces d'Argentines. C'est aussi le haut lieu de la Fiesta argentine avec, et quantite de jeunes Portenos fortunes (habitants de Buenos Aires) viennent juste y faire la fete. au niveau achitecture, la ville essemble a une sorte de grande station de ski avec ses nombreux batiments en bois naturel, style chalet de montagne. Un petit air de Suisse souffle  ici.

Une fois a l'Agence de tourisme, les appels téléphoniques commencent, et au bout de  20 minutes, on nous annonce la "bonne nouvelle" qu'il y aurait peut-etre 4 lits de libre a 40 minutes de la ville en bus. Entretemps, j'ai été sur Internet pour récupérer un message de Daphna qui nous donne les coordonnées de son hotel a Bariloche ou elle se trouve en ce moment. Ca ne plait a personne d'habiter a  40 minutes du centre-ville donc nous laissons tomber et allons voir l'adresse de Daphna. L'hotel est en fait un grand appartement au dernier étage du plus grand immeuble de la ville  : le  1004 dans le Bariloche Center. J'y retrouve Dahpna qui m'accueille a bras ouverts et fait connaissance avec Amichay et les autres, mais malheureusement, il n'y a pas de places disponibles ici. Elles nous indique qu'il y a des appartement a louer au 7eme, 3eme et 2 eme étage. Ca peut etre intéressant financierement, donc nous allons vérifier. Nous nous donnons rendez-vous pour le déjeuner.

Itay trouve le bureau de l'agence qui loue les appartements, Un gars nous emmene en visiter un. ce n'est pas tres propre, donc il nous en monte un autre que nous prenons sur le champ. 30 pesos chacun seulement, c'est trop le bon plan ! Nous nuos installons, prenons une bonne douche, et chacun vaque a ses occupations, la mienne etant d'aller sur Internet pour mettre a jour le blog. Amichay vient avec moi, nous allons déjeuner, nous reservons aussi 6 places pour le restaurant Don Alberto, l'un des meilleur d'Argentine, soit-disant. Puis nous nous separons car Amichay veut rentrer se reposer a l'hotel.

A 18h00,  je rentre tranquillement a l'appartement. Quand je m'approche, la porte est ouverte, Amichay est assis sur une chaise la tête dans les mains, Itay et Elga me regardent d'un air bizarre, et Daphna qui loge 8 étages au dessus s'écarte du passage. Je m'avance dans l'apppartement et je découvre un bordel total. Amichay me demande si j'avais pris mon Ibook avec moi :
- "non, pas cette fois ... "
Je regarde dans mon sac : rien. La sacoche avec les cables, le chargeur de l'ordinateur, et celui de mon appareil photo, a disparue aussi.  Merde ... J'ai un noeud a l'estomac.

Je m'assois et Amichay m'explique ce qu'il s'est passé. Il est rentré seul a l'appartement, et quelqu'un a frappé a la porte 10 minutes plus tard. Il demande "qui c'est ?", et on lui répond "Itay". Il ouvre donc sans méfiance, et  2 gars lui sautent dessus lui mettant un couteau sous la gorge et un autre dans le ventre. Ils le ligotent, le mettent pas terre, et le menacent s'il ne dit pas ou est l'argent. Puis ils lui couvrent la tete avec un drap, et dévalisent nos sacs. Ils repartent en le laissant comme ça pendant  1 heure jusqu'a ce que Itay arrive vraiment. La suite, c'est la Police, et puis moi. 

Je prend Amichay dans mes bras. 8 mois de boulot disparu, ca me fait royalement chier (les photos je n'en parle même pas), mais ce n'est rien à coté d'un ami sain et sauf.  Il est en état de choc, ils lui ont pris tout ses papiers, son argent, son téléphone mobile et son appareil photo numerique au passage. Je fouille les restes de mon sac. Mon matelas gonflable est toujours accroché à mon sac, je le prend et tate l'extremité. La bosse que j'esperai sentir est toujours là... c'est mon disque dur USB externe. Il y a une sauvegarde de toutes mes photos jusqu'en Antarctique dessus. Le Torres del Paine ainsi que le Fitz Roy sont toujours sur mes cartes mémoires que j'avais avec moi, et le blog est sur ma clé USB que j'ai aussi dans ma poche. Ouf !

Le pire a été évité mais il va etre difficile de garder la qualité du blog pendant quelques semaines, et il va falloir oublier les photos aussi. L'ordinateur etait assuré donc je devrai en récupérer un autre dans un délai encore inconnu. Plus chiant : le chargeur des batteries de mon appareil photo. Impossible d'en trouver un ici, donc sans jus, l'appareil est inutilisable. La, c'est cruel ... J'aurai préféré ne plus l'avoir, au moins, je ne me prendrai pas la tete comme maintenant.

Il faut maintenant prendre une décision car nous ne pouvons pas rester dans cet appartement. Ce n'est pas sur, meme si la propriétaire a deja fait changer la serrure. Il faut emmener Amichay ailleurs, la ou il se sentira plus en sécurité. Nous faisons nos sacs, je vais voir l'agence pour demander le remboursement de la nuit que nous avons payé, mais la propriétaire me fait comprendre que ce n'est pas possible. J'hallucine ... je tape un scandale en espagnol (la, je suis assez fier de moi), et elle me dit de revenir a 19h00, elle va voir ...

Je me rend au commissariat avec Amichay pour déclarer le vol, pendant que Itay et Elga vont chercher un nouvelle endroit pour dormir ce soir. Nous y passons une bonne partie de la soirée, puis nous allons diner vers minuit, en face de notre nouvel hotel. Comme quoi, il y a de la place partout !

A part ca, tout va bien, meme si le coup est très dur. J'avais beau m'y attendre, ca fait quand même bizarre quand ca me tombe dessus. Mais je ne vais pas laisser deux  f... de p....  me gacher mon voyage. Il reste encore 5 mois de rêve ! L'aventure continue, d'une manière ou d'une autre, le blog aussi.

Par Ludovic - Publié dans : Argentine
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Mardi 10 janvier 2006 2 10 /01 /2006 20:15

Difficile de s'endormir dans un bus qui fait un bruit de tracteur, bringuebalant toute la nuit sur une route non goudronnée. A l'intérieur, ce n'est pas tres propre, voire ca sent la pisse au fond pres des toilettes. Et nous n'avons aucun repas a bord. A 315 pesos le trajet, soit 90 euros, quasiment le prix du billet d'avion, c'est purement et simplement du vol. Quand en plus le conducteur et son remplacant, se mettent a fumer pendant le trajet, je suis a 2 doigts de peter un plomb. TAQSA Bus, je m'en souviendrai ....

Heureusement, un superbe lever de soleil me distrait pendant pres d'une heure, le temps de me calmer. Je comate jusqu' a 10h00, heure a laquelle nous nous arretons dans un bar-hotel perdu au milieu de nulle part, abrité dans un tournant de la route derriere une petite rangée de peupliers qui ont poussés de travers a cause du vent. Le comptoir, en formica bleu delavé, me renvoi directement  40 ans en arriere. Ici le temps (et le progres) ne passe pas vite, c'est sur ... Je prend un café au lait déguelasse, cherche une prise en vain pour recharger mon ordinateur portable , puis je me ballade un peu avant de repartir. Le chauffeur se rallume une cigarette, et je me permet de lui faire remarquer que c'est interdit dans le bus. Manifestement, a la vue de sa réaction tardive, je le fait chier, mais il a tellement une tete a claque que je ne vais pas le lacher comme ca.

La route continue toujours dans ce paysage monotone de plaines désertiques. A 14h30, nous atteignons enfin Perito Moreno, la ville (a ne pas confondre avec le Glacier qui est 500 km plus au Sud), ou le bus nous depose devant un restaurant type cuisine familialle. Ca ne m'inspire pas tellement, ca sent la vieille friture, j'ai l'impression de manger dans le salon d'un appartement des annees 50 a la décoration de mauvais gout. Je regarde ce que je pourrai trouver de mieux aux alentours, mais il n'y a rien.

Tous le bus s'y installe, et je commande une soupe de cresson avec un steak-frite. Immonde ...Nous faisons la connaissance de Elga, une allemande en vacance avec laquelle Itay n'arrete pas de parler depuis qu'il s'est réveillé. Seul point positif, je peux recharger mon ordinateur a la place de la prise de la TV qui trone fierement sur son meuble recouvert de napperons fait main. La pause dure 1 heure. Nous repartons, et faisons un arret au bout de  40 minutes  pour Chile Chico, une ville frontaliere avec le Chili, et une heure plus tard, nous voici de retour au Terminal de bus de Perito Moreno : C'est quoi ce bordel. ??? En fait, le bus fait un detour, mais la compagnie s'est bien garder de nous le dire. La route devient enfin goudronnée, au grand soulagement de mon pauvre dos qui commencait a vraiment le sentir passer.

La route reste montone tous le reste de la journee et je profite de ce temps libre pour ecrire tous les articles en retard. Le coucher de soleil arrive, magnifique comme d'habitude, et je veux prendre des photos a travers la vitre. Je vais donc au premier rang ou les sieges sont libres, juste a cote du second chauffeur qui somnolle. J'ouvre le rideau, et voila qu'il la ramene en me disant que je le dérange avec la lumiere du soleil (presque couché ...) , car il a besoin de dormir. C'est la sécurité des pasagers qui est en jeu , etc ... Je l'envoi chier en lui disant qu'il me dérange aussi, ainsi que tous les passagers, quand il fume, et que c'est interdit , en collant mon doigt sur l'autocollant "Interdit de fumer dans le bus". Il grommele et se rendort. 

Le bus fait un nouvel arret pour le diner a 23h30 dans un restaurant de routiers ou de nombreux autres bus se sont deja arretés. il n'y a pas a dire, nous avons vraiment le plus pourri d'entre tous, de tres loin. Il se vend ici une delicieuse tarte aux épinard, et je m'en enfile 3 parts avant de retourner a mon siege et essayer de dormir.

Par Ludovic - Publié dans : Argentine
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Lundi 9 janvier 2006 1 09 /01 /2006 00:00

Amichay et Itay partent ce matin faire une randonnée en cheval à la Laguna Torres. Le temps est beau donc je vais faire le trek autours du Fitz Roy. Normalement, c'est un parcours de 2 jours mais je vais essayer de faire le circuit complet dans la journée.

A 9h00, je suis sur le sentier vers la Laguna Torres qui offre un point de vue sur le Cerro Torres, un pic granitique vertigineux considéré il y a encore 30 ans comme impossible à gravir. Ca monte dès le départ mais la suite est facile. Le chemin passe dans la forêt, puis longe un marais asséché que la végétation a envahit, avant d'arriver dans un champ de rochers typique des zones glaciaires. En 3 heures, je suis devant le lac, au pied du Cerro Torre : une muraille de pics tellement abruptes que la neige ne peux même pas s'y accrocher. Un glacier descend sur la gauche et termine sa course dans un petit lac qui s'écoule par une riviere tumultueuse. Le spectacle est magnifique. J'y passe une vingtaine de minutes, pas plus, si je veux réussir a boucler le trek dans la journée. Je reviens sur mes pas, et je croise Amichay et Itay sur leurs chevaux qui arrivent seulement. Ils hallucinent que je sois arrivé avant eux.

Je bifurque dans la foret ou je me fais une pause-déjeuner rapide. Le chemin longe ensuite 2 lacs a l'eau cristalline séparés par une petite langue de terre. Au fur et a mesure que j'avance, un bout de montagne apparait derrière celle qui borde les lacs : c'est le Fitz Roy. Tous les 100 mètres, je lève la tete pour en voir un peu plus, et au bout d'une heure, il est la, entier, et majestueux, en face de moi. Je m'y arrete une bonne demi-heure cette fois, pour encrer cette vision dans mes souvenirs. Dommage que je n'y campe pas, car le lever de soleil doit etre fabuleux ici.

Le chemin du retour a El Chalten dure 2 heures, tout le long en pente. Je suis content de l'avoir fait dans ce sens car je commence a avoir mal aux jambes. La panorama sur la vallée est superbe tout du long. 
A 16h30, j'arrive a El Chalten. Durée du trek : 8 heures au lieu de  2 jours. Pas mal ! Je retrouve Amichay et Itay qui sont arrivés il y a 10 minutes a peine, sans etre passé par le Fitz Roy  ...

Je vais prendre une bonne douche, puis je vais acheter une énoOOooorme glace artisanale que je dévore en 5 minutes. Il ne nous reste plus qu'a attendre le bus pour Bariloche qui passe a 2h30 du matin. Nous jouons aux cartes, discutons dans le salons de l'auberge.

A 23h00, le propriétaire de l'Auberge nous fait comprendre qu'il faut quitter les lieux car nous ne faisons plus parti des clients. il nous reste encore 3 heures a attendre...  Nous prenons donc nos sacs et essayons de trouver un bar sympathique pour nous installer. Il y a un vent glacial et il nous faut traverser tout le village pour arriver à La Chocolateria, un bar aux allures de refuge de haute montagne. Des vielles photos d'alpinistes et d'expéditions sur le Fitz Roy sont accroché aux murs ainsi que quelques objets d'époques. Un VTT est accroché au plafond. Itay demande ce que ça fait là et le serveur nous raconte une histoire hallucinante : il a appartenu à un voyageur qui est arrivé là il y a 3 ans. Il est parti escalader le Fitz Roy avec un ami et a donc laisser ses affaires inutiles en ville comme cela se fait toujours. 5 jours plus tard, l'ami du voyageur revient au restaurant seul. Une chute mortelle... et le restaurant a gardé le VTT. Cet ami est revenu à El Chalten la semaine dernière, et le restaurant a décider de pendre le VTT dans la salle en la mémoire du voyageur disparu.

Nous commandons de la bière, du chocolat fait maison, et je sors mon jeu de cartes. Ca nous occupe jusqu'à 2H00, heure à laquelle nous prenons la direction de la station de bus, qui est en fait un simple point de rendez-vous en face d'un restaurant fermé. Il y a déjà 4 autres voyageurs qui attendent. Ca caille grave, donc j'espère que le bus ne va pas tarder, mais A 2h30, il n'y a rien. Nous sortons le jeu de cartes pour quelques parties mais le vent nous fait vite abandonner. Nous discutons donc jusqu'à 3h30. Des phares apparaissent enfin. Un bus basique, pour ne pas dire pourri, s'arrête devant nous. Je n'arrive pas à croire qu'au prix où est le billet, nous allons passer 24 heures la-dedans. Je monte, car il n'y a pas le choix : le prochain bus direct pour Bariloche est dans une semaine ...

Par Ludovic - Publié dans : Argentine
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Dimanche 8 janvier 2006 7 08 /01 /2006 00:00

Comme toujours lorsque l'on veut partir en randonnée, la première chose que l'on fait en se réveillant est de regarder la couleur du ciel par la fenêtre. En l'occurrence, ce n'est pas fameux :  gros nuages gris et une fine pluie fraîche, mais un morceau de ciel bleu au loin me laisse espérer que la situation devrait s'améliorer dans quelques heures.
Comme je n'aime pas l'auberge ou nous sommes, je motive Amichay et Itay pour trouve un endroit plus confortable et propre au niveau des espaces communs, surtout dans l'optique où nous devons rester enfermés à l'intérieur toute la journée si la pluie persiste. Je pars donc avec Amichay vérifier les disponibilités dans quelques adresses que nous avons dans nos guides. Tout est plein car personne ne part trekker à cause du mauvais temps, mais un gars nous indique une auberge qui me convient parfaitement et pas chère (25 pesos) juste en face de chez lui. Nous réservons 5 places, et retournons chercher nos sac à dos. Yahil et Sophia préfèrent rester, car ils ont pu avoir un lit double, alors au ce n'est pas le cas dans la nouvelle auberge. Nous leur donnons rendez-vous ce soir pour dîner ensemble.

La météo ne s'améliore pas vite. Le coin de ciel bleu grandit, mais il reste du mauvais côté. Tout le massif du Fitz Roy reste caché dans le brouillard. Je vais faire les courses pour le déjeuner : poulet sause fromage. Amichay fait une salade dont il a le secret, et comme d'habitude, on se regale.

A la fin du repas, Nathalie, une francaise que j'avais deja vu à El Calafate arrive dans l'auberge. Comme il il nous reste a manger, nous lui proposons. Nous faisons plus amplement connaissance. Toujours pas de soleil en vue, donc nous commencons une partie de carte et  apprennons comment jouer au tarot à Amichay et Itay. Je fais5 parties, puis je vais ecrire les articles en retard pour mettre a jour le blog. Je ne pensais pas trouver une connection Internet ici, mais avec la connection satellite, c'est possible. C'est juste ultra chere et ultra lent. Je vais aussi faire des photos du village pendant qu'une eclairicie persiste car je trouve vraiment l'atmosphere magique.

 
     
 



Le reste de l'aprè-midi passe tranquillement a discuter avec les autres voyageurs qui comme nous attendent le soleil.

Yahil et sophia arrivent a 18h30. Ils ont été faire les courses pour préparer un gros diner. On se régale de raviolis et de salade. On se fend la poire pendant des heures avec les histoires de Yahil lors de son service militaire (qui dure 3 ans en Israël) car il était responsable d'une caserne, puis c'est Itay qui s'y met, lorsqu'il était plongeur dans la marine (et l'est resté professionnellement avant de partir en voyage). Nous partons ensuite voir une projection gratuite de film sur grand écran dans un bar puis tout le monde rentre se coucher.

Par Ludovic - Publié dans : Argentine
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Ludovic


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