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Indonésie

Mercredi 29 mars 2006 3 29 /03 /Mars /2006 00:00
Le départ pour traverser l'ile de Lombok et rejoindre le port du bateau qui va m'emmener a Flores est a 9h00 devant le bureau de la Compagnie Perama. Je rejoins Eric et Marie dans le lobby de l'hotel pour prendre mon petit-déjeuner avec eux. Ils ont besoin d'aller sur Internet régler des petits soucis de banque avant de partir, donc je reste a l'hotel pour prévenir la Perama afin qu'ils ne partent pas sans eux.
Quand j'arrive a l'agence juste a coté, 5 minutes avant l'heure, un mini-bus est déja la, avec les autres voyageurs a l'intérieur. Ils embarquent mon sac et je vais voir si mes amis francais arrivent afin de leur faire signe de se dépecher. Marie apparait au loin 10 minutes plus tard, elle fonce a l'hotel, mais leurs sacs ne sont pas prets donc nous perdons encore un peu de temps. Je l'aide a transporter le sac d'Eric, qui arrive 5 minutes plus tard. Je sens qu'on est déja catalogué comme "les francais toujours en retard"...

Nous sommes donc 7 a partir pour Flores en bateau : Birgitte (26 ans, allemande), Peter (25 ans, anglais), Kuntz et Angelica (un couple d'allemands retraités), et nous, les 3 francais. Nous sommes le nombre minimum pour que la croisiere ne soit pas annulé, j'ai eu chaud ! Nous revenons a Mataram au bureau principal de la Perama pour recevoir un cadeau : un t-shirt souvenir aux couleurs de la Perama. Tout le monde fait alors connaissance, puis nous partons pour un centre commercial afin de faire des provisions de nourriture ou autre pour ceux qui veulent. Je n'ai besoin de rien donc je vais rapidement sur internet, je m'achete des frites au Mc Donalds car j'ai un peu faim puis je reviens au bus.

Nous partons définitivement cette fois sur les routes de Lombok qui sont bien encombrées ce matin. Ici aussi, les hindous fetent Nyepi et plusieurs corteges portant leur démon défilent dans la rue a grand coup de tambour et autres bruits de casserole, en perturbant la circulation.


Des que nous quittons la ville, la campagne verdoyante avec ses rizieres et sa végétation tropicale nous fait revenir au silence. Au loin, la silouhette du cone parfait de l'immense volcan Gunung Rinjani se découpe dans la brume et son sommet disparait dans les nuages. Le ciel est couvert et ca ne semble pas s'améliorer.

A la demande de tous, nous faisons un arret sur le bords de la route pour acheter des Serpantans sur les nombreux étals, un fruit tropical délicieux qui ressemble et se mange comme les lichees. Le guide a compris que nous avions faim, donc il fait faire un nouvel arret devant un boui-boui pour acheter un met local, une boule de riz avec de la mangue et de la banane dedans, enroulée dans une feuille de palmier, et cuit a la vapeur pendant 6 heures. Ca fait une sorte de friandise tres bonne, c'est assez bourratif.  Au bout de 3 seulement, je suis plein.


A 11h00, nous arrivons a un village réputé pour sa poterie traditionnelle. Les magasin d'artisanats vantent tous leur "qualité export". Nous passons dans les coulisses en suivant un petit chemin qui s'enfonce dans les rizieres et arrivons a un groupe de bungalows ou se trouvent les femmes qui font les poteries. Le guide nous explique qu'elles détiennent un savoir-faire ancestral qu'elles ne transmettent qu'entres femmes.  Accroupies par terre a l'ombre du seuil de leurs maisons, elles modelent un vulgaire montincule de terre gluante en un vase a la symétrie parfaite, en moins d'une heure.

 


Des centaines de poteries sechent tout autours de nous, puis elles sont polies a la main avec des écorces de noix de coco.


Une fois de plus, elles sont souriantes et acceptent volontier de se faire prendre en photo. Certaines, les plus jeunes, sont meme plutot joueuses et m'interpellent en riant pour que je m'interesse a elle. Tania me laisse polir ses cendriers, et s'amuse de se voir en image sur l'écran de mon appareil photo. Quel bonheur de rencontrer des gens aussi souriants et amicaux !


Nous restons dans ce village quasiment une heure, et repartons pour un autre village ou une autre surprise nous attend. Nous sommes accueillit comme des diplomates en visite officielle. Pour cette cérémonie, un roi et une reine doivent etre désignés : je me dévoue, et Marie fait la reine. Deux jeunes filles habillées en noir nous attendent a l'entrée de la ruelle qui traverse le village. Elles nous souahitent la bienvenue en nous mettant un colier de fleurs oranges et jaunes autours du cou, et nous commencons la lente ascencion de la rue derriere elle, salués par des dizaines de curieux. Il y a beaucoup d'enfants, tres excités bien sur, car ils ne voient pas souvent des étrangers comme nous. En quelques minutes, il y a plus d'une centaine de personnes qui nous suivent, et s'agglutinent autours de la cours ou on nous fait assoir.


Un thé nous est offert et notre guide nous explique la suite du programme tout en nous remerciant encore d'etre venue visiter Lombok. Un orchestre traditionel s'est réunit, et une cacophonie incroyable commence. Quand un indonésien se met a chanter dans un microphone relié a un petit amplificateur portable, c'est la totale !


Deux danseuses vetues de costumes traditionnels font leur apparition au milieu de la cours. Elles esquissent de rapides mouvements des poignets et du cou tout en avancant avec précaution. Elles se rapprochent petit a petit en alternant sur les pointes des pieds et sur les talons, tout en nous fixant du regard, et affichant un visage a l'expression immuable. La danse terminée, l'orchestre entame un nouvelle cacophonie.



Notre guide interrompt a nouveau la cérémonie et nous explique qu'un combat va suivre. Deux jeunes hommes entre dans la cours avec un baton et un bouclier en peau de chevre. Ils executent un rituel pour désigner les combattants du jour. Chacun touche quelqu'un de la pointe du baton jusqu'a ce qu'ils parviennent a un accord mutuel sur le choix des combattant. Les heureux élus revettent alors un sarang noir, et se concentrent. L'arbitre invite a parier sur le vainqueur en déposant un billet par terre. Une autre personne rajoute de l'argent, et j'en met a mon tour, si bien que lorsque le combat commence, il y a une petite montagne de billets a mes pieds. Tout ira au vainqueur. Les batons claquent avec une rapidité impressionante sur les boucliers. Parfois, ca dérape et les combattants sont touché directement. Le 1er combat se termine lorsque l'un des homme tombe a terre. Deux autres manches suivent et un trophée, rempli pas les billets des parieurs, est remis au vainqueur. Il enfourne l'argent en vrac dans sa ceinture-turban et leve fierement la coupe.


Une nouvelle danse reprend mais cette fois, ca se complique pour nous : la danseuse vient nous chercher chacun notre tour en donnant un coup d'éventail sur le genou. Le couple de retraités allemands commence, ils sont raides comme des pics, puis c'est au tour de Birgit qui se débrouille beaucoup mieux, mais dans un style plutot occidental. Et bien sur, ca tombe sur moi ! J'ai bien observé les mouvements saccadés de la danseuse donc j'arrive a l'imiter de maniere pas trop ridicule, et j'arrive a décrocher des "Hooo !" et des "Haaaa !" de la part de l'assemblée qui vraissemblablement ne s'attendait pas a ca. Je donne de l'argent a la danseuse et je retourne m'assoir. Cool, j'ai fait mon show ! :-)


La cérémonie se termine, et je reprend la direction du mini-bus, en saluant les gens comme le fait Chirac lors du défilé du 14 juillet. Les enfant préferent qu'on leur tape dans la main. Nous sommes vraiment chanceux car la visite de ce village sur le trajet du port est organisée depuis 3 mois seulement et les gens considerent encore la venue des touristes comme un événement. Dans 1 an, il y a fort a parier que l'accueil aura changé, et que la logique marchande aura pris le pas la curiosité naturelle des gens.

Nous arrivons au port de Labuan Lombok a 15h00, a l'office de la Perama. Les maisons sont construites sur pilotis.


Nous avons a nouveau droit a une collation et un thé, pendant qu'un indonésien nous explique son occupation. Il travaille sur une petite ile au large, et s'occupe de replanter le corail dévasté par les pecheurs locaux qui pratiquaient, il y a encore peu de temps, la peche a la dynamite.  Il nous explique aussi comment la Perama utilise l'argent généré par le tourisme pour soutenir des projets locaux, et aider au développement économique de la région tout en sensibilisant les gens aux problemes écologiques. Je suis épaté qu'une société commerciale ai une telle politique sociale et environnementale.

Nous traversons le village a pied pour rejoindre le port d'embarquement, et nous nous arretons quelques minutes aupres d'un charpentier qui construit un bateau de plusieurs metres de long a la main. Le guide nous explique les différentes étapes de la construction et les matériaux utilisés. La curiosité des villageois est toujours au rendez-vous, et ils se rassemblent a quelques metres de nous, parfois plus loin, n'osant pas s'approcher trop. J'apercois enfin notre bateau. Il n'est pas tres grand, la taille d'un bateau de peche classique, et j'imagine mal 30 personnes la-dessus lorsqu'il est complet. Ca fera l'affaire pour nous. Je découvre ma cabine, spartiate et rustique a souhait. C'est une couchette suspendue avec un deuxieme matelat en dessous a meme le sol, et juste la place de passer pour fermer la porte coulissante derriere soi. Heureusement, il y a plus d'espace  sur les ponts inférieurs et supérieurs pour se dégourir les jambes. A peine avons nous embarqué que le bateau part déja pour notre prochaine destination, une minuscule ile a 30 minutes d'ici. Le temps ne s'est pas amélioré, mais cela ne m'empeche pas de profiter du charme de cette croisiere rustique. 

Nous débarquons en canot a moteur sur un petit paradis. L'ile fait a peine 500 metres de large sur 300 metres de long. Des arbres fruitiers ont été plantés et des cabanes ont été construites pour accueillir des gens en permanence. Le garde qui vit ici a pour principal travail la replantation de coraux. Je ne savais pas que c'était possible. Il va chercher du corail vivant de l'autre coté de l'ile, puis il l'attache a des tutueurs lestés. Ca ressemble a des petits arbres de Noel qu'il dispose ensuite au fond de l'eau. Je vais faire un peu de snorkeling pour voir ce que ca donne, et le résultat est surprenant. Il y a un fort courant qui est vite fatiguant et, plus embetant, l'eau est infestée de petites meduses qui a chaque contact avec ma peau me balancent une décharge électrique. Ca ne m'empeche pas de nager, mais ce n'est pas tres agréable. Je revients sur la plage pour préparer mon arbre de corail et je pars le déposer au fond de l'eau en 2 minutes.


La nuit tombe et l'équipage a préparé pour le diner un thon au barbecue. Le repas est excellent, et la soirée continue sur l'ile jusqu'a 21h00 en les écoutant chanter. De retour sur la bateau, nous allons nous installer sur le pont pour profiter un peu de l'air frais et discuter tranquillement. Les étoiles commencent a apparaitre, j'espere que la météo va s'arranger pour demain. La nuit sur le bateau s'annonce peu reposante car le moteur qui va tourner toute la nuit fait un sacré vacarme, et ma cabine sent l'huile. Peter va dormir sur le pont supérieur a la belle étoile, donc je lui passe un matelas de ma cabine, et je vais me coucher en espérant que mes boules Quies vont m'aider a m'endormir vite.
Par Ludovic - Publié dans : Indonésie
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Mardi 28 mars 2006 2 28 /03 /Mars /2006 00:00
Le réveil sonne a 5h00 mais j'étais déja réveillé depuis longtemps. A chaque fois que je dois me lever tot pour prendre un avion, un bateau ou un bus, je trouve difficilement le sommeil de peur de pas me réveiller et de manquer mon rendez-vous. Je vérifie que je n'ai rien oublié dans la chambre, sous le lit, dans la salle de bain, sur le fil a sécher le linge et je me rend a la porte de l'hotel pour guetter la navette qui doit passer me prendre. Des phares apparaissent au bout de l'étroite rue, et s'arretent devant moi. Ponctuel dis donc, voire meme un peu en avance ! Je vais chercher mon sac a dos et embarque dans la fourgonnette ou se trouve déja un australien d'origine italienne. Nous nous faisons déposer en face du bureau de la compagnie Perama, ou un mini-bus attend avec déja 4 allemandes et 3 indonésiennes dedans. Un couple arrive et je reconnais les francais avec lesquels j'ai discuté hier au magasin d'échange de livres. Ils ont finalement réservé leur place sur le meme bateau que moi pour aller jusqu'a Flores. Je fais donc la connaissance de Marie et Eric, habitant a Grenoble, et qui comme moi font un tour du monde. Le mini-bus part complet pour le port de Padangbai d'ou nous allons prendre le ferry jusqu'a Lembar sur l'Ile de Lombok. Nous allons passer la nuit a Sengigi et repartirons le lendemain matin pour prendre le bateau définitif vers Flores.

Nous empruntons une route intéressante qui longe les rizieres dans lesquels des paysans s'affairent des le lever du soleil. Apres, il fera trop chaud pour travailler dehors. Puis nous traversons des villages perdus dans la végétation tropicale. Les échoppes de sculpteurs de pierre alignées de chaque coté de la route, et ou s'entassent des centaines de statues de divinités plus ou moins grandes, donnent l'impression de traverser un immense temple. C'est vraiment beau. Nous arrivons a Ubud, a ma grande surprise, car je ne pensais pas que cette ville était sur le chemin. Mais lorsque je regarde une carte géographique, je me rend compte qu'il n'y a pas de route cotiere pour atteindre Padagbai. Nous arrivons au port a 8h30, ou nous avons a peine 20 minutes pour prendre un petit déjeuner. Je m'enfile un pancake banane/ananas et je monte dans le ferry crasseux de la Perama ou je m'installe sur le pont supérieur, au soleil. Il n'y a que des touristes ici car les indonésiens restent a l'ombre dans les ponts inférieur. En 2 minutes, toutes les filles ont fait peter le maillot de bain et la creme solaire, décidées a mettre a profit les 4 heures de traversée pour peaufiner leur bronzage. Je fais de meme a vrai dire, puis j'observe la vie du port. Les vendeurs de snacks et boissons arpentent le ferry avec leur carton sur la tete et ont tendance a harceler les touristes.

Depuis le quai, un petit garcon s'amuse a faire le clown pour amuser les passagers. Il leur jette une sandale, plonge dans le bassin a quelques metres du ferry, etc ... Au final, un indonesien enroule un billet autours d'un écrou et lui jette. Il replonge aussitot pour le capter aisement avant qu'il ne coule trop profondement, et remonte sur le quai. Il déroule le billet trempé avec satisfaction, pendant que le bateau quitte le port. Il avait une bonne bouille, je lui aurais bien lancé aussi un billet si j'avais su.


Au fur et a mesure que le ferry s'éloigne, un superbe panorama de l'ile apparait. Le Gunung Agung, plus haut volcan de Bali domine la scene de son imposante masse sombre noyée dans la brume matinale.


Un peu plus tard, un groupe de dauphins nous rejoint et certains font des pirouettes géniales hors de l'eau, une sorte de toupie, comme je n'avais jamais vu. Pourtant, j'ai déja pas mal donné dans le genre !

Etonnament les 3 indonésiennes avec nous dans le bus sont aussi sur le pont supérieur avec les touristes. Eric et Marie se sont installés a coté d'eux et nous discutons avec elles. Lisa, Uko, et "je ne me rappelle plus la 3eme" sont de Jakarta, mais vivent maintenant a Bali. Elles fuient l'ile pour la semaine, en raison du Festival de Nyape ou toute activité va etre interdite. Comme en plus Lisa n'est pas Hindou mais chrétienne (elle était musulmane mais s'est convertie il ya 5 ans), elle se sent d'autant moins concernée par cette fete religieuse. Je passe une grande partie du trajet a approfondir ma connaissance de la vie locale avec elle. Travaillant dans un magasin a Kuta, elle me peint un tableau noir des conséquences économiques des attentats. "Encore un, et c'est la fin du tourisme a Bali, suivi d'une crise économique sans précédent qui va ruiner des dizaines de milliers de balinais." Déja que c'est pas la joie ... Elle me parle aussi de la loi contre la pornographie que veut imposer le gouvernement majoritairement musulman de Jakarta a Bali. Le terme "Pornographie" a Jakarta signifie "ne pas montrer ses jambes et ses épaules en public", pour les balinais comme pour les étrangers. Bali a bien entendu rejetté en bloc cette loi, consciente des répercusions catastrophiques qu'elle pourrait avoir : la fin du tourisme, une fois de plus.

Finalement, les 4 heures de traversée sont vite passées et nous approchons de Lombok vers 15h00 sous un ciel gris qui ne laisse présager rien de bon pour les heures suivantes. Le port de Lembar est niché dans une superbe baie, avec de multiples iles verdoyantes.



Nous débarquons dans la cohue, et prennons aussitot un bus qui nous emmene a Sengigi, notre destination finale pour aujourd'hui.  Quasiment tous les autres prennent ensuite un autre bateau pour aller jusqu'aux iles Gili, un ensemble de 3 ilots coraliens minuscules, avec de superbes plages de sable blanc. Un petit paradis sur terre parrait-il.

Avec Eric et Marie, nous devons trouver un hotel pour cette nuit. Nous en visitons 2, dont un donnant directement sur la plage, mais le peu d'amabilité de l'accueil ne nous incite pas a y aller. Nous posons nos affaires dans l'Hotel Ray ou les chambres spacieuses sentent l'humidité, mais ici, c'est partout pareil. La saisons des pluies se termine seulement, ca va mettre du temps a sécher.

Nous allons aussitot chercher un endroit pour manger. Sengigi a aussi beaucoup souffert des attentats de Bali. De nombreux hotels aux alentours sont a vendre, des anciens restaurants tombent en ruine, et ceux qui restent sont tous vides.


Autant dire que quand nous arrivons dans la rue, une pluie de "Special price for you !" nous tombe dessus. Malgré cela, nous nous installons a un boui-boui qui propose un riz local pimenté (je m'en suis apercu trop tard ...) avec des légumes, histoire de faire marcher aussi le petit commerce. Je goute une sorte de beignet soufflé pas mauvais du tout.


Des que nous finissons de manger, le déluge commence et ne s'arrete pas jusqu'a la tombée de la nuit, vers 18h00. Nous attendons une acalmie pour aller diner dans un restaurant sympa ou nous avons d'entrée une biere gratuite. La soirée autours des anecdotes de voyage commence...
Par Ludovic - Publié dans : Indonésie
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Lundi 27 mars 2006 1 27 /03 /Mars /2006 00:00
Je me leve plus tot que d'habitude, vers 9h00, car j'ai encore la mobilette pour toute la matinée et il serait dommage de ne pas en profiter. Je donne mon linge a laver comme ca je n'aurai que des affaires propres pour le bateau. Je vais vendre mon guide de Sydney qui ne me servira plus dans un magasin d'échange de livres. Le vendeur me le rachete 20 000 RPH, a peine 10% du prix que je l'ai acheté en Nouvelle-Zélande. Mais il le revendra pour beaucoup moins cher aussi, donc je prend l'argent qu'il me propose. Ca me payera un diner. JLe vendeur a aussi des Lonely Planet Indonesie que j'ai payé une fortune en dollars, je n'ose pas regarder le prix qu'il coute ici, surement 10 fois moins cher .... Je discute avec un couple de francais dans la librairie. Ca faisait longtemps que je n'en avais pas rencontré, tiens ! Vraiment, carton rouge aux francais en matiere de voyage. Si je comptabilise les nationalités des voyageurs que j'ai croisé depuis quasiment 1 an, les francais sont sacrément a la traine. Le cliché du franchouillard qui ne sort pas de son pays n'est pas pret de cesser ! Dommage, les voyages forment la jeunesse et ouvrent l'esprit sur pleins de problemes de notre monde moderne.

Je vais ensuite mettre de l'essence dans la mobilette avant de la rendre, je vais retirer de l'argent au distributeur automatique car dans les iles pour lesquelles je pars demain, les banques vont se faire rares et les distributeurs automatiques n'existent quasiment pas. Me voila pret pour profiter de l'apres-midi en faisant... rien.

Je tente aussi de mettre a jour le blog, mais pour le 2eme jour consécutif l'acces a la plateforme est impossible. J'essaye de me connecter a plusieurs reprises dans la journée mais ca ne fonctionnera pas plus.

Mon déjeuner fini, je vais marcher dans les rues de Kuta. J'achete un DVD pirate de Munich. Je le regardrai ce soir je pense.

De retour  ma chambre, je prend un livre et je vais squatter un transat au bord de la piscine dans le Masa Inn Hotel, ou j'ai dormi la premiere nuit en arrivant a Bali. Personne ne fait attention a moi, et je peux donc en profiter tranquillement une bonne partie de l'apres-midi en alternant lecture et baignade. Je ressorts de la avec un bon coup de soleil sur le nez (ca faisait longtemps !), et je

J'apprend enfin pourquoi les gens construisent ces grandes statues de démons en carton-pate, partout a travers l'ile. C'est pour le festival de Nyepi qui célebre la fin de l'année. La veille de Nyepi, des cérémonie sont tenues dans toute l'ile. Les villageois en costume traditionel se réunissent dans un grand lieu public et font des offrandes au démon en carton-pate appellé ogoh-ogoh, pendant que les hommes jouent d'instruments eux aussi traditionnels. Ensuite, le ogoh-ogoh est transporté pour faire plusieurs fois le tour du village en une longue procession. A la tombée de la nuit, les mauvais esprits sont chassés par tous les moyens possibles qui permettent de faire du bruit, et le ogoh-ogoh est enflammé. Quand je pense que je vais louper ca... les grosses boules !!!


Par contre, le jour meme de Nyepi, il ne fait pas bon d'etre un touriste a Bali. En effet, absolument toute activité est interdite pendant 24 heures dans toute l'ile, y compris de parler en dehors de chez soi, et encore ... a voix basse. Les touristes sont confinés dans leur hotel (la police patrouille pour s'en assurer), et doivent faire des provisions de nourriture la veille car aucun restaurant, aucun supermarché ne sera ouvert. La raison de ce couvre-feu ? Quand les mauvais esprits descendent sur l'ile, ils croient qu'elle est inhabitée et la laissent donc tranquille pour une année supplémentaire. Moi, je serai déja loin de Bali.

Je me fais une pizza dans un restaurant sans prétention, et je vais me coucher tot car je me leve demain a 5h00 pour prendre le ferry qui m'emmene a l'ile de Lombok.
Par Ludovic - Publié dans : Indonésie
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Dimanche 26 mars 2006 7 26 /03 /Mars /2006 00:00
Apres une journée sportive qui m'a bien crevé, j'ai décidé d'enchainer sur une journée détente pour visiter la presqu'ile au sud de Kuta en mobilette. Je trouve en quelques minutes un indonésien dans la rue qui me loue la mobilette typique de l'ile pour 45 000 RPH (4 euros) les 24 heures. Je me prend mes marques et me voila au guidon de mon bolide dans les rues congestionnées de Kuta. J'essaye de me diriger immédiatement vers le Sud mais le systeme de rues a sens unique est une vraie galere pour aller droit au but, et je tourne en rond pendant 20 minutes avant de me mettre sur les rails. La route a double voie bordée de magasins et d'entreprises longe l'aéroport puis se dirige vers Nusa Dua.

Cette enclave pour tourisme de luxe nichée le long d'une immense et belle plage a éte construite dans le but unique de rassembler les immenses complexes hoteliers et ainsi limiter les répercussions sur l'environnement causées par le tourisme de masse. Un poste de garde controle les entrées de tous les véhicules pour assurer la sécurité. Ce n'est pas clairement pas le bon endroit pour découvrir le Bali authentique, mais les riches clients de Nusa Dua ne sont pas la pour ca.


Je m'arrete a la plage située entre 2 petites presqu'iles qui abritent chacune un temple. Au début de la plage, un nouveau point de controle filtre les vendeurs ambulants pour éviter qu'ils n'aillent ennuyer les touristes qui font la crepe au soleil. En ce Dimanche, le gazon ombragé est envahie par les familles balinaises qui viennent pique-niquer dans ce petit paradis loin du bruit et de l'agitation de Kuta. Je marche jusqu'a la pointe de la premiere presqu'ile d'ou la vue permet d'apprécier la superbe plage et la taille démesurée des complexes hoteliers. Des pecheurs sont en plein travail, chacun avec une technique particuliere. Certains ont lancé leur hamecon depuis le haut des falaises basaltiques, d'autres sont dans l'eau avec leur masque et tuba en train de poser des pieges a poisson traditionnels.



Je me rend ensuite a la deuxieme presqu'ile ou un panneau m'interpelle : "Pour préserver la beauté du temple, il est interdit aux femmes qui ont leur menstruation de pénétrer dans l'enceinte du temple." Ca ne rigole pas ... alors que le temple en question est une ruine déserte avec quelques parasols.

Je retourne dégoulinant de sueur a ma mobilette, et je reprend la route vers le nord pour aller au bout de la bande de terre. La petite route est vraiment agréable. Le niveau d'essence baisse rapidement et je commence a m'inquieter car je n'ai vu aucune station essence depuis que je suis parti de Kuta. En fait, je soupconne un systeme similaire a celui que j'avais vu au Vietnam, ou le ravitaillement se fait aupres des échoppes sur le bord de route, et qui vendent le précieux liquide dans des simples bouteilles en verre. J'en repere une et je m'arrete pour voir. Je demande le plein, j'ouvre la selle en dessous de laquelle se trouve l'acces au réservoir, et un ptit bonhomme prend son entonnoir pour vider l'une des bouteilles au liquide jaunatre. C'était bien ca. Le litre coute 5 000 RPH. Je repars l'esprit plus tranquille car je me rend compte qu'il est quasiment impossible de tomber en panne vue la quantité de ces stations essences locales. Au moins une tous les kilometres !


J'arrive au village de Benoua, et je m'arrete a un croisement pour acheter a manger. Surtout, il y a la tout pleins de balinais en tenue traditionelle qui s'emploient a fabriquer une sorte d'abris en bambou dans d'enceinte d'un temple. Une aubaine ! Je demande a l'un d'entre eux si je peux prendre des photos et il me donne son accord avec un grand sourire.


Je reste a les regarder pendant que je mange mon sandwich puis je repars jusqu'a un cul-de-sac en face de la mer ou une autre aubaine m'attend. Des dizaines de femmes en sarang sont regroupées dans un temple, ou elles confectionnent des paniers avec des offrandes et de la nourriture. Elles portent toutes une jupe longue a motifs et un haut en dentelle souvent transparente, colorée. Une ceinture en tissus d'une couleur encore différente vient completer la panoplie. Quand elles sont toutes regroupées, ca crée un superbe patchwork de couleurs pastels. Un pick-up arrive, elles chargent les panier dedans et s'en vont toutes petit a petit. Je suis tenté de les suivre, mais je crains d'etre un peu trop dérangeant. J'ai déja pris avec leur accord des dizaines de photos, ca suffira pour cette fois.



Je fais la route en sens inverse et repars vers le Sud sans etre tout a fait sur du chemin pour atteindre la cote. Je m'arrete a un carrefour pour prendre en photo une petite fille avec son frere absolument a-do-rable. C'est ca qu'il me manquait depuis quelques semaines : de la simplicité et de la curiosité dans les yeux des gens. De l'exotisme aussi. Et pour ca, la Nouvelle-zélande, comme l'Australie sont loin d'etre des destinations intéressantes.


Je me perd dans des petites routes de campagne serpentant dans la végétation tropicale, et qui finissent en cul-de-sac. L'une d'entre elle mene a un temple au bord d'une falaise d'ou un escalier mene a une plage completement déserte. Des rouleaux parfaits se brisent au loin. L'eau est tiede, ca donne trop envie de piquer une tete. Depuis ce matin, je remarque des groupes de jeunes occuppé a construire ou peindre de grandes statues de démons fantastiques. Il semblerait qu'une grande fete se prépare, et que chaque cortege doit defiler avec son oeuvre. Je suis sur que je serai sur le bateau a ce moment la, et j'ai le sentiment que je vais rater quelque chose de grandiose.


Je continue a déambuler au hasard des intersections tout en gardant le cap vers Kuta afin de ne pas trop m'éloigner. J'arrive au bout de la péninsule ou se trouve le site sacré de Pura Luhur Uta Watu, un ensemble de temples hindous perchés sur une falaise qui plonge a pic dans la mer.


L'entrée coute 3000 RPH et on me met un sarang violet autour de la taille avec une ceinture orange, car étant en short, l'acces ne m'est pas autorisé. Les temples n'ont rien d'exceptionnel, mais une colonie de singes habite les lieux et ils font le spectacle a eux seuls. Alors que je monte un escalier derriere une fille asiatique, un singe lui saute dans le dos et s'accroche a son filet de peche qui fait office de débardeur. Elle pousse un hurlement, et son copain arrive a la rescousse pour mettre maladroitement un coup de sac a main au singe. Mais il est déja parti, et ce débile qui a oublier d'enlever son appareil photo du sac, le fracasse par terre en bonne et due forme, pour rien !


L'autre intéret du temple est le spectacle de danse balinaise qui se tient tous les soirs au coucher du soleil. Il est réputé pour etre un des meilleurs dans le genre, mais comme la lumiere n'est pas bonne, je préfere me le garder pour quand je repasserais par Bali dans quelques semaines. Je reviens facilement a Kuta, a nouveau épuisé par le soleil qui m'a tapé dessus toute la journée. Une douche, un stack de thon, je met a jour le blog, et je vais me coucher illico-presto.
Par Ludovic - Publié dans : Indonésie
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Samedi 25 mars 2006 6 25 /03 /Mars /2006 00:00
Je me leve assez tard, mais je vais quand meme prendre un bon petit-déjeuner suivit d'un déjeuner a peine 1 heure plus tard. Les vagues régulieres et pas trop grosses de la plage de Kuta sont idéales pour un débutant comme moi. Je decide donc de louer un surf pour l'apres-midi dans une échoppe (20 000 RPH = 1,8 euros) juste a coté de l'hotel. La derniere fois que j'en ai fait, c'était avec Mick et Tim, 2 autraliens rencontrés en Afrique du Sud, il y a presque 1 an. J'ai pas beaucoup progessé mais j'arrive un peu a tenir debout sur la planche.
Je fais une pause au bout d'une heure et demi et je m'apercois que j'ai cassé un aileron. Heureusement, ca ne va pas me couter trop cher selon les termes du contrat de location. 70 000 RPH pour le remplacer. A tout hasard, je vais me renseigner aupres des loueurs de surf sur la plage, et la, j'hallucine : le gars demande 100 000 RPH pour l'apres-midi de location, soit 5 fois plus que ce que j'ai payé. Et pour changer un aileron, il réclame 150 000 RPH. Ils me prennent vraiment pour une truffe ! Je demande a un autre indonésien, mais il essaye de m'arnaquer autant. Je retourne donc au magasin faire changer l'aileron, je vais acheter a boire, et je repars a la plage continuer mon apprentissage du surf. C'est déja plus simple, et j'arrive a faire quelques bonnes longueurs.

Au bout d'une heure, je suis claqué, j'ai mal aux épaules a force de pagayer. Je me repose donc sur la plage, et 5 minutes plus tard, une jeune indonésienne musulmane (elle porte donc un voile noir) m'aborde et nous commencons a discuter. Elle embraye assez vite sur le coté "petit copain" et "mariage" car, bien sur, elle est célibataire... Je lui hote tout espoir assez vite, mais je la trouve gonflée pour son age (22 ans). Du coup, nous discutons de pleins d'autres choses interessantes, y compris de sa condition de jeune femme musulmane. Elle est super ouverte d'esprit, car meme quand j'aborde des sujets délicats pour elle, elle sourit et me répond tout de meme sans rougir ou paraitre choquée. Une belle rencontre, vraiment, j'espere qu'elle ira loin cette petite. Nous restons sur la plage jusqu'au coucher de soleil, et je m'en vais rendre ma planche de surf a 18h00.

Je prend une douche et je suis tenté de faire une sieste, mais comme il commence a faire nuit, je risque de ne pas me réveiller avant demain matin. Je sors diner et je croise a nouveau Neil en train de boire un verre dans un bar-restaurant. Nous prennons un verre, je commande une pizza en plus. Un couple d'amis texan le rejoint un peu plus tard. Ils travaille pour la meme compagnie pétroliere, sauf qu'eux habitent a Jakarta, et non en Sibérie comme Neil. Je vais prendre un dernier verre avec eux dans un autre bar et je rentre me coucher. Je croise en route les suédoises en train de retourner a leur nouvel hotel ou elles ont trouvé une piscine. Etre a Bali et scotcher toute la journée a la piscine de son hotel, c'est vraiment dommage, mais bon ...
Par Ludovic - Publié dans : Indonésie
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