Flux RSS

  • Flux RSS des articles

Indonésie

Samedi 29 avril 2006 6 29 /04 /Avr /2006 11:09
J'ai super bien dormi sous ma moustiquaire. Peut-etre meme la meilleure nuit depuis des semaines. Un délicieux petit-déjeuner nous attend sur le pont, et aussitot engloutit, nous nous préparons pour partir voir les orangs-outans sur la terre ferme. Nous remontons la passerelle qui s'enfonce dans la végétation et arrivons a un camp composé de 2 cabanes.


Bienvenue au Camp Pondok Tanggy, l'un des centres de réhabilitation des orang-outans du parc. Suyono discute 5 minutes avec 2 jeunes gars qui vivent ici, au milieu de nulle part. Ils prennent un gros sac de bananes, et nous les suivons dans la jungle via un chemin qui débouche sur une zone un peu dégagée au bout de 2 kilometres. Tout le long du trajet, ils ont crié pour prévenir les orang-outans que l'heure du déjeuner est imminente. Je les aidé un peu au cas ou ... Nous nous installons sur des planches qui font office de banc a quelques metres d'une plateforme surrelevée, et l'un des guides lance les bananes dessus.

A peine 2 minutes plus tard, la végétation commence a bouger au loin, ca se rapproche lentement, une forme vagement humaine avec de longs poils marron-oranges se matérialise, les arbres plient sous son poids, et le premier orang-outan apparait. Et quel orand-outan ! Un male massif aux immenses bras qui touchent le sol lorsqu'il se tient debout, aux mains 3 fois plus grandes que les miennes, et un visage encadré de 2 joues proéminentes, grimpe sur la plateforme. Voila... encore un reve de réalisé. J'en suis a combien depuis que je suis parti ???  Il s'apelle Tom et se saisit d'une grappe de bananes qu'il épluche une par une avec un regard gourmand.

 


Pendant ce temps, une femelle avec son bébé accroché sur le coté approche derriere nous, puis une autre sur le chemin par lequel nous somme arrivés. En 15 minutes, 5 orang-outans adultes et 2 bébés sont arrivés et nous livrent un spectacle fascinant, faisant une démonstration permanente de leur formidable agilité et flexiblité.


L'une des femelles, pas farouche, vient meme devant moi et tend sa main pour prendre celle de Birgit. Je pensais qu'il était interdit de les toucher, mais les guides laissent faire tant qu'il n'y a aucun signe d'agressivité de leur part. Je suis comme un gosse dans un magasin de jouet, prennant des photos a tout va, completement fasciné par cette rencontre avec les "hommes de la foret", signification du nom "orang-outan" en indonésien.


Nous restons plus d'une heure a les observer, puis lorsque toute les bananes ont été mangées, ils s'en vont un par un, retournant dans les profondeurs de la foret, soit par les arbres, soit en marchant sur les chemins.


Nous faisons de meme en direction du bateau. Je remarque quelques belles plantes carnivores que j'avais vu au jardin botanique de Sydney, et une branche d'orchidées naissantes. C'est quand meme mieux dans la nature !

 

Le bateau repart sous un temps magnifique. Nous avons de la chance car quand il pleut, les orang-outans ne se montre pas. Il restent a l'abri de la pluie en confectionnant un gros tas de feuilles qu'ils se mettent sur la tete. Nous bifurquons sur un bras de riviere encore plus étroit et dont la couleur de l'eau change. Elle semble plus noire, mais paradoxalement, elle est beaucoup plus propre. On dirait une riviere de thé ou de coca-cola. La surface opaque et calme forme un miroir dans lequel se refletent parfaitement les arbres, le ciel bleu et les nuages. Le bateau ne flotte plus, il vole...


Suite de la journée dans l'article suivant :
Kalimantan - Parc National Tanjung Puting - Rencontre avec les orang-outans au Camp Leakey
Par Ludovic - Publié dans : Indonésie
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Vendredi 28 avril 2006 5 28 /04 /Avr /2006 17:11
Je n'ai pas pu dormir de la nuit. Et le barbu de la mosquée s'est mis a hurler a 4h00 a tel point que j'avais l'impression qu'il était dans la chambre. Je suis content que cette nuit se termine et que nous quittions enfin cette ville. Un taxi nous emmene a l'aéroport sans mauvaise surprise. Nous passons l'enregistrement des bagages sans meme avoir montré nos passeports et nous voila devant notre avion 9h15. J'en connais pas beaucoup qui auraient fait les malins en voyant dans quoi nous allons faire le vol pour le Kalimantan !


L'avion a hélice en face de moi a une carlingue carré qui peut contenir maximum 20 passagers. Ca doit faire plus de 30 ans que ce modele n'est plus construit, et de toute facon je n'en avais jamais vu de semblable auparavant. Allez, on fait sa priere et on embarque ... En m'asseyant dans mon siege, j'ai l'impression d'etre revenu 50 ans en arriere, a l'époque des pionniers de l'aviation. Les hélices se mettent a tourner, et l'avion s'élance sur la piste comme le ferait un airbus 330. Le décollage se fait en douceur et Java n'est bientot plus qu'une tache a l'horizon. Nous survolons un archipel d'ilots paradisiaques, et apres un leger en-cas servir pas l'hotesse, je m'endors bercé par le ronflement des hélices. Lorsque je me réveille la cote de l'ile de Bornéo qui comprend le Kalimantan est déja en vue. Ce qui était il y a encore 30 ans une des plus sauvages forets du monde, a bien changé et les cicatrices de la civilisation moderne sont bien visibles sous la forme de grandes poches de foret dévastée ou de prairies. Le mythe de la Bornéo primitive s'est éteint depuis longtemps. L'avion attérit avec un peu plus de fracas que le décollage, mais l'objectif de nous mener a bon port est atteint.

L'aéroport de PangKalenbun avec son architecture locale en bois et son toit de tuile bleu est vraiment beau. Je me sens déja dépaysé. Un 4x4 vient nous prendre et nous faisons connaissance avec Oyono, notre guide local qui a organisé notre séjour dans le Parc National Tenjung Puting. Nous allons directement a Kumai, ville fluviale en bordure du Parc, ou se trouve le bateau que nous avons loué pour silloner les canaux de la foret a notre guise. Pour visiter le parc, il faut une autorisation speciale de la police qui délivre une lettre que nous devons ensuite remettre a l'entrée du parc, mais nous avons fait le nécessaire a l'avance en faxant des photocopies de nos passeports a Suyono 2 jours auparavant.

Une fois a Kumai, nous traversons un passage fait de vieilles planches vermoulues entre 2 cabanes, et arrivons a une plateforme sur pilotis ou se trouve notre bateau, appelé ici "klotok".


C'est une sorte de grande barque familliale (7 metres) avec un espace cabine ou il faut marcher a quatre pattes pour s'y déplacer, et un pont supérieur partiellement abrité par une bache rigide. Des matelas et coussins ont été installé a l'ombre, et une table basse avec 4 chaises sont disposées sur la partie non abritée. Tout a l'arriere, une cabine isolée fait office de WC directement relié a la riviere. Pas de douche donc ?



Apres avoir fait le tour du propriétaire, nous nous installons confortablement, payons a l'avance le voyage, et attendons le départ. Notre guide et les 2 autres indonésíens qui nous accompagnent, un assistant et le cuisinier, vont faire les courses de nourittures et les réserserves d'essence. L'heure du déjeuner passe et rien ne semble avoir été prévu donc je retourne sur la rue principale m'acheter des gateaux pour patienter. Je lis et j'observe aussi la vie sur les bords de la riviere : Kumai semble etre un important port de marchandise.



A 15h00, le moteur diesel de notre klotok se met a crachoter sa fumée noire, et nous voila enfin parti pour 4 jours d'aventure et de détente. 

Nous remontons la riviere sur 2 kilometres puis nous tournons dans un bras étroit a l'eau boueuse, qui ne fait pas plus de 10 metres de large. Tout de suite, je me sens ailleurs, loin de la civilisation. C'est la fin de la saison des pluies et avec le niveau de l'eau au plus haut, les berges sont invisibles, completement envahies par la végétation qui se reflete parfaitement a la surface de l'eau.


Il y a un peu de trafic ici, notamment des petits bateaux rapides qui font office de transport public jusqu'a la ville pour les gens qui habitent les villages environnants. Je m'endors sur le pont et me réveille a l'approche des premiers singes.


Ce sont des gibons, petits singes avec des grands yeux marrons clair qui vivent dans les arbres le long de la riviere. Ils ressemblent un peu a des lémuriens. Le bateau est l'endroit idéal pour les observer.


Et juste apres, nous apercevons les fameux singes a long nez, beaucoup plus rare. Lorsqu'ils sont jeunes, il ressemble a n'importe quel singe avec un pelage court, mais en devenant adulte, ils developpent un apendice nasal surdimensionné par rapport a la taille de leur tete et qui pend au milieu de leur visage tel une courge bien mure.


Nous arrivons a la tombée de la nuit au camp Pondok Tanggui, premiere étape de notre périple pour voir les orang-outans. Nous accostons a un ponton en bois qui mene au camp via une longue passerelle au dessus des marécages. Nous irons dans le camp demain matin seulement. Un excellent diner nous est servi sur le pont d'ou nous pouvons deviner la silouhettes d'enormes chauves-souris virevoltant au dessus de nous. Un générateur est installé afin de nous éclairer et j'en profite pour recharger la baterie de mon appareil photo a fond avant le grand moment.


Vers 22h00, l'équipage installe des matelas sur le pont supérieur avec des moustiquaires. Moi je préfere dormir a l'intérieur. C'est mieux protégé des insectes, et surtout des excréments des chauves-souris sournoisement largués en plein vol.
Par Ludovic - Publié dans : Indonésie
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Jeudi 27 avril 2006 4 27 /04 /Avr /2006 13:13
Enfin, apres 5 jours passé a Yogyakarta, le jour du départ pour le Kalimantan est enfin arrivé. Comme j'ai encore la mobilette pour toute la matinée, j'en profite pour aller de bonne heure aux temples de Prambanan. Le trajet dure 30 minutes et il commence a pleuvoir en route. Je m'abrite sous une station essence et j'en profite pour refaire le plein. Heureusement, lorsque j'arrive a Prambanan, le ciel s'éclaircit et semble de bonne augure pour le reste de la matinée.

Je paye les 90 000 RPH du ticket d'entrée et me dirige vers le temple au bout d'une longue allée de verdure. De loin, ca a l'air plus impressionnant que Borobudur. Prambanan est un ensemble de temples hindous datant du 9eme siecle qui a été presque entierement restauré dans les année 50. Avant, les tremblements de terre successifs et les pillages en avait fait un amas de pierres sans intéret.


Malgré le fantastique travail de reconstruction du puzzle, il reste encore des dizaines de petits temples autours du complexe principal qui sont restés a l'état sauvage. Les pierres dont l'emplacement d'origine n'a pu etre retrouvé sont toutes stockées dans un coin. Et il en reste beaucoup !


Je visite un premier temple  : un escalier pemet d'accéder a une plateforme qui fait le tour du temple. Comme a Borobudur, les murs sont ornées de fresques taillées a meme la pierre, représentant la légende de Ramanaya que nous avons vu hier.



L'escalier continu et permet de pénétrer a l'intérieur du temple ou se trouve un statue de Boudha debout a moitié dans l'ombre.


Je passe au deuxieme temple qui est strictement identique au premier. Je pense que j'ai compris a quoi m'attendre dans le 3eme temple, le 4eme, le 5 eme, ... donc je fais quelques photos d'ensemble, un gros plan en plusieurs partie du toit,  et je m'en vais. Prambanan aura été aussi ennuyeux que Borobudur ...



Je rends la mobilette, je récupere mon passeport avec soulagement, et je commence a préparer mon sac pour les 5 prochains jours. Le voyage va essentiellement consister a voyager en bateau dans les canaux du Parc National Tenjung Puting donc je ne prend que le strict nécessaire. Je laisse le reste a l'hotel car je vais y revenir. A 11h30, je pars pour de nouvelles aventures. L'excitation du départ commencait a me manquer. Je vais voir un taxi qui demande trop pour la course, et je pars finalement sur une moto pour l'hotel de Birgit ou nous avons tous rendez-vous. Anton arrive peu apres, et a 13h00, nous nous entassons dans la voiture d'Erica dont je découvre la monstreuse sono cachée dans le coffre, installée pas son frere. Le tuning et les indonésiens, c'est un grand amour qui dure depuis longtemps. Nous attendons le bus privée qui nous emmene a Semarang devant un restaurant du centre-ville. Nous avons juste le temps d'acheter des parts de pizza, de l'eau et des gateaux secs en guise de déjeuner, et nous voila parti pour 3 heures de route. Je dors la plupart du trajet car je suis fatigué a force d'etre perpétuellement réveillé a 4h00 par l'appel de la mosquée.

Le bus nous dépose a l'office de tourisme de Semarang, d'ou nous cherchons un hotel pour cette nuit. Pas beaucoup d'aide de ce coté la dopnc nous choisissons un hotel dans le Lonely Planet, dans le quartier de Chinatown. Les descriptifs ne sont pas tres encourageants sur la qualité des hotels, mais dans notre budget, il n'y a pas grand choix. Nous prennons un taxi pour y aller. Le gars ne comprend rien a l'endroit que nous lui indiquons. Pourtant, Anton lui parle en indonésien, lui montre l'adresse sur le guide et l'emplacement sur la carte de la ville. Il fini par démarrer, mais il s'arrete aussitot devant le Novotel ou il demande a ses collegues taxis la direction. Une discussion de 5 minutes s'ensuit et lorsque tout le monde semble d'accord, .notre chauffeur acquise de la tete pour signaler qu'il a compris ou aller et nous démarrons enfin. C'est incroyable qu'un chauffeur de taxi soit aussi imcompétent !  Mais il va nous prouver qu'en fait, il est completement démeuré ! Au bout de 10 minutes, nous sortons de la ville, et nous dirigeons vers une grosse usine au loin. Je fais signe a Anton qui est devant que ce n'est pas normal et il demande au chauffeur de s'arreter. Cet abruti n'a toujours rien compris a l'endroit ou nous voulons aller !!! Anton lui explique a nouveau et tout d'un coup, un éclair d'intelligence jaillit en lui. Fier de lui, il fonce dans les petites rues nous montrant que cette fois, il sait ce qu'il fait. En attendant, il a fait un détour énorme et le compteur ne s'est pas arreté ... Nous arrivons en pleine nuit devant l'hotel que nous voulions. Nous lui payons la totalité de la course (16 000 RPH) meme s'il ne le mérite pas (compte-tenu du temps qu'il nous a fait perdre, je n'étais pas vraiment pour, mais bon...). L'hotel semble correct au premier abord, mais quand nous visitons une chambre, c'est pas le grand enthousiasme : Pas de douche, il faut se laver avec le bac, la literie est fine et dégoutante, et pour courronner le tout, les draps ne sont pas fournis. Nous partons tous sans réflchir une seule seconde. Il ne nous reste plus qu'a trouver un hotel dans la nuit, et bien sur, il n'y en a aucun autre dans le coin. Le plus proche est a plus d'un kilometre, mais des crétins d'indonésiens nous indiquent la mauvaise direction et il nous faut donc retourner sur l'avenue principale avant de trouver notre chemin. Je suis super blasé de tous ces incompétents. Je n'ai qu'une envie, c'est de larguer tout le monde et de prendre moi-meme les choses en main. Nous trouvons un hotel au bout de 20 minutes de marche mais il est plein. Le suivant a 500 metres l'est aussi. Le 4eme hotel que nous trouvons semble d'un bon standard depuis l'extérieur mais quand nous visitons une chambre, c'est répugnant. Comme dans le premier hotel, il n'y a pas de douche a l'européenne et la literie qui tombe en morceau me donne des démangeaisons rien qu'en la regardant. Mais ici, un drap est fourni. Devant le ras-le-bol général, nous prenons quand meme 2 chambres double. Je partage la mienne avec Anton. Il y fait une chaleur étouffante, et le ventilateur est tout simplement d'une inefficacité totale. Ca ne fait que 2 heures que je suis a Semarang, mais je déteste déja cette ville !

Apres avoir difficilement trouvé une chambre d'hotel répugnante, il nous faut maintenant trouver un restaurant. Nous sommes tous d'accord sur le fait d'avoir de la bonne nourriture donc nous cherchons un restaurant touristique. Une bonne adresse est indiquée dans le Lonely Planet, et nous nous y rendons. L'endroit est propre et colle tout a fait au standard que nous cherchions (il a obtenu une récompense gastronomique francaise il y a 20 ans) mais les prix se sont envolés par apport a ce que nous espérions. Qu'a cela ne tienne, je suis affamé donc je me prend des pains a l'ail, un tournedos et un coca-cola. La bouteille de coca est minuscule (22 cl) pour le prix qu'elle coute, ce qui m'énerve encore un peu plus. Quand le tournedos arrive, j'ai dans mon assiette un morceau de viande que je ne sais comment qualifier : ca ressemble a du steak grossierement haché, sans sauce, sans rien. Je hais cette ville ! Quand je demande de la sauce, je fais une telle tete que le serveur m'assure que c'est gratuit. Je mange presque tout, et une fois le ventre rempli, je commence enfin a me détendre. Mes amis allemands ont discuté dans leur langage natal presque toute la soirée, ce qui n'a pas été pour me calmer mais je compte bien leur faire comprendre que je ne vais pas supporter ca 4 jours de suite si ca se passe encore comme ca demain.

De retour a l'hotel, je prend ma douche "a l'indonésienne" en me versant de l'eau dessus avec la louche en plastique, et je vais me coucher en ayant préalablement étendu mon duvet pour éviter tout contact avec le matelas, puis j'entre dans mon sac de couchage en soie. Il fait une chaleur pas possible, les moustiques attaquent malgré ma creme anti-moustique, et ca commence a me démanger de partout. Pas sur que j'arrive a dormir cette nuit.
Par Ludovic - Publié dans : Indonésie
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 26 avril 2006 3 26 /04 /Avr /2006 17:40
Je prends mon temps ce matin pour faire mes petites affaires : lessive, internet, trouver une location de mobilette. Je commence par me promener dans les ruelles de mon quartier pour voir la vie qui s'y déroule. Il est tot et l'activité démarre lentement.  Les sans-abris dorment encore, et les travailleurs se préparent, tel cet homme sur le chantier de construction d'un nouvel hotel.

 

D'autres en sont encore a prendre leur petit-déjeuner dans les boui-bouis de rue appelés "warung". Un trottoir, une table, quelques chaises, une bache, une poele avec un réchaud, et voila un magnifique restaurant local !


Je trouve une premiere location de mobilette pour 50 000 RPH les 24 heures, que je négocie a 40 000 RPH. A Bali, je n'ai jamais payé plus de 30 000 RPH, donc j'essaye de trouver un tarif similaire ailleurs, sans succes. L'autre loueur je trouve me ramene a mon point de départ, donc je prend une superbe mobilette Honda flambant neuve. Il faut que je laisse mon passeport en caution, ce qui ne me rassure pas tellement. De meme, que je me rend compte apres quelques questions qu'il n'y a pas d'assurance : si je casse, je paye plein pot. De quoi passer une journée sans stress sur les routes de Java ...

Je vais déjeuner et je pars pour Imogiri, un village a 20 kilometres au Sud de Yogyakarta, qui abrite les tombes de l'une des plus grande dynastie de rois de Java. L'endroit est perché au sommet d'une colline qui, parait-il, offre une vue superbe sur Yogyakarta et le Merapi au loin par beau temps. Et aujourd'hui, le ciel est d'un bleu parfait. Je me hate de quitter les rues ultra-polluées de la ville. A chaque feu rouge, l'odeur des gaz d'échappement est tellement insoutenable que je me retiens de respirer aussi longtemps que possible. Au bout d'un quart d'heure, les rizieres font leur apparition et je retrouve le bonheur de circuler sur les tranquilles petites routes de campagne.

Imogiri est un vrai bled : une rue principale ou s'alignent les maisons aux allures de cabanes, un marché et c'est tout. Aucun intéret.


J'arrive a l'entrée du site des tombes, je gare ma mobilette sous un abris gardé moyennant la somme de 2000 RPH, et je continue a pied sur le chemin pavé qui monte lentement. De nombreux étals proposent de quoi faire des offrandes pour ceux qui se rendent au temple. Les tombes sont un haut-lieu sacré et attirent quantités de pelerins de toute l'ile. Un escalier de plusieurs centaines de marches m'emmene au sommet de la colline ou se trouve justement un groupe de ces pélerins, torse nu, en train de déjeuner.


Je peux pas aller plus loin car l'acces aux tombes m'est strictement interdit ainsi que de prendre des photographies. De toute facon, il n'y a rien a photographier car les tombes sont dans des temples cachés derriere une haute enceinte de pierre.

Je fais le tour du complexe par l'extérieur pour essayer d'apercevoir quelque chose et avoir au moins une petite idée d'a quoi ca ressemble la-dedans. Je grimpe sur un mur qui surplombe légerement les temples, mais rien d'interessant n'apparait. Meme la vue sur Yogyakarta vantée par le Lonely Planet est décevante : je ne vois rien, a part la foret aux alentours.


Je termine mon tour de l'enceinte, croisant un vieux monsieur qui fait des pieds et des mains en indonésiens pour que je fasse une donation, et je ne m'attarde pas plus longtemps ici. Surla rute de retour vers Yogyakarta, se trouve un village spécialisé dans la production de poteries. Mais je prend la mauvaise direction et je me retrouve directement a Yogyakarta. Je m'arrete dans un café Internet "de banlieu" qui coute beaucoup moins cher que ceux du centre-ville, et je rentre définitement a l'hotel car la nuit tombe. J'appelle Birgit pour savoir si elle est disponible pour venir diner avec moi, et je passe la prendre dans la foulée.
Par Ludovic - Publié dans : Indonésie
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 25 avril 2006 2 25 /04 /Avr /2006 12:32
J'ai rendez-vous a 9h30 avec Marlene pour aller acheter les billets d'avion pour le Kalimantan, le nom donné a la partie Indonésienne de l'ile de Bornéo. Je passe la prendre a son hotel sur la mobilette que Birgit m'a laissé pour l'occasion, et nous allons a l'agence de voyage ou elle a deja fait la réservation.

L'agence est un petit bureau ou derriere le comptoir se trouvent pas moins de 10 employées, en uniforme d'hotesse de l'air, pour 5 ordinateurs. La moitié d'entre elles se tourne les pouces, assisent sur leur chaise en attendant je ne sais pas quoi. Nous demandons si les réservations demandées pour le 28 avril sont toujours valables. Oui, c'est bon, mais pour le 27 !
Ca commence bien ... Nous demandons a l'employée de faire immédiatement le nécessaire pour la bonne date en espérant qu'il reste des places car c'est un petit avion qui va nous emmener a Bornéo. Elle n'arrive pas a joindre la compagnie au téléphone, nous devons attendre. Au bout de 15 minutes, elle obtient une réponse positive de la compagnie aérienne, et elle trépigne de soulagement. Et moi donc !
Le billet aller-retour coute 110 euros chacun, et nous payons avec plaisir. Dans la foulée, je me renseigne pour un vol Jakarta-Singapour car j'au eu la confirmation hier du changement de mon vol retour depuis Singapour au lieu de Bangkok. Ce qui veut dire que je fais une croix définitive sur la Malaisie, la Thailande et le Cambodge. De toute facon, qu'aurai-je pu voir en 1 mois ? Le vol aller uniquement coute plus de 100 euros donc je vais attendre de revenir du Kalimantan pour avoir un meilleur tarif. Les billets d'avion vont nous etre livrés cet apres-midi a l'hotel, il n'y a plus qu'a attendre.

De retour a l'hotel, Birgit doit regler ses problemes avec la banque suite au vol de sa carte bancaire, donc nous nous donnons rendez-vous a 16h00 pour aller a Prambanan, l'autre temple a ne pas louper dans les environs de Yogyakarta. Je vais a la piscine avec Marlene en prennant un becak a deux. Elle est inscrite dans au club de fitness d'un hotel de luxe et qui peut m'en faire profiter. Nous n'y restons pas bien longtemps car le ciel s'est couvert, comme d'habitude vers midi. Nous allons donc déjeuner au Pizza Hut en taxi, et nous faisons plus amplement connaissance. C'est une fille cool, on devrai bien se marrer pendant les 5 prochain jours. Il reste Anton, l'autre allemand que je ne connais pas trop, mais il a l'air vraiment sympa au premier abord. Nous reprennons le taxi pour revenir a l'hotel.

Birgit n'est pas la, elle est partie faire du shopping avec Manti sa voisine de palier indonésienne. Elles arrivent 15 mn plus tard ce qui nous fait un départ limite trop tard pour visiter Prambanan avant le couche de soleil, mais nous tentons le coup quand meme. Nous prennons un taxi qui nous dépose 30 minutes plus tard juste devant l'entrée du site. Il est 17h10 et les dernieres admissions sont a 17h15. Malgré les 5 minutes restantes, l'employé a déja fermé le guichet et s'apprete a partir en mobilette sous nos yeux. Nous lui faisons des grands signes derriere la porte vitrée pour lui dire que c'est trop tot, et que nous voulons entrer, mais elle nous sourit en nous disant au revoir. La mobilette démarre... La garce ! J'essaye de voir s'il n'y a pas un moyen d'entrer en contournant le grillage, ou en passant par dessus la cloture, mais avec les filles, c'est délicat.

Il y a une autre entrée de service avec des agents de la sécurité un peu plus loin. L'Indonésie est réputée pour etre un des pays ou la corruption est monnaie courante, donc avec un peu de chance et un p'tit billet en poche, il vont bien nous laisser entrer ... C'est Manti qui s'y colle, vu qu'elle est indonésienne. Elle prend son plus joli sourire, Birgit fais de meme, et elle commence a discuter avec les gardes. Je reste en retrait. Au bout de 5 minutes, il ne veulent toujours pas nous laisser entrer. Manti nous dit qu'il n'y a rien a faire, ils ne céderons pas. De toute facon, il commence a faire trop sombre, donc l'échec des tractations n'est pas grave.


Nous parcourons les 500 metres qui nous séparent du théatre en plein air ou se joue le ballet Ramayana. Ramayana est l'un des contes/légendes les plus connu a travers l'Indonésie. Il raconte l'histoire d'un roi dont la princesse se fait enlever par le roi d'un royaume advesrse, et l'épopée qui va s'ensuivre pour la libérer. Le dieu-singe, Hanuman, est de la partie, ainsi que de nombreux démons et autres personnage aux pouvoirs magiques. Le spectacle dure 2 heures et les places coutent 35 000, 70 000 ou 100 000 RPH. Les places a 35 000 sont toutes prises par un groupe d'étudiants musulmans donc nous allons au rang supérieur.

Comme les autres danses traditionnelles que j'ai vu jusqu'a maintenant, les costumes sont hauts en couleur, les chorégraphies tiennent a la fois de la danse et de l'expression théatrale avec quelques scenes de combats rythmées. Et toujours cette musique dissonante... Je passe une bonne soirée, et nous trouvons une navette pour rentrer avec 2 autres touristes.




Je paye le transport et il ne me reste plus que 10 000 RPH en tout et pour tout. Ca fait un peu juste pour aller diner. Je me mets donc a la recherche d'un distributeur automatique et comme toujours dans ces cas la, rien de fonctionne ! Le premier que je trouve est vide, les 2 suivants sont fermés, le 4eme me dit que ma carte bancaire n'est pas valide, le 5 eme aussi, le 6eme ne distribue pas plus de 600 000 RPH (55 euros) ... Ca fait 1 heure que je marche en pleine nuit, ca commence a m'énerver sérieusement. Enfin, j'en trouve un qui me donne 800 000 RPH, pas beaucoup, mais je m'en contente et je vais diner.
Par Ludovic - Publié dans : Indonésie
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

Mon récit dans ce pays vous a donné envie d'y aller ?

Tant mieux, c'est ma plus grande satisfaction !
Pour trouver votre billet d'avion, ou votre chambre d'hôtel, je vous conseille d'utiliser Illico Travel, le comparateur le plus efficace pour trouver les meilleurs tarifs du marché.

En utilisant Illico Travel depuis ce blog, vous me permettrez aussi de gagner quelques centimes d'euros pour continuer à voyager, et vous offrir d'autres récits et photographies pour le plus grand plaisir de la communauté des voyageurs. Merci d'avance !

Ludovic


Besoin d'argent pour voyager ?

Vous rêvez de voyager davantage mais hésitez à cause de la crise?
Et si on vous remboursait vos loyers d'appartement ou vos mensualités pendant votre
absence ?

Découvrez PariSharing en cliquant ici

Ou inscrivez-vous ici

Recherche

Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés