Je me suis encore réveillé très tot a cause du décalage horaire et je me lève a 6h00 pour aller lire dans le salon, en attendant le petit-déjeuner. Le temps est couvert ce matin, et ca n'a pas l'air d'aller en s'améliorant. comme hier, les hotes se retrouvent autours de la table et ca papote a tout va, dans la bonne humeur.
Le jeune couple d'anglais arrive et demande a Fred les tarifs pour louer une voiture aujourd'hui. Moi, je pensais prendre un scooter ,mais une voiture reviendrait moins chère si on la louait a 3. Je les branche sur cette option, ils n'ont pas l'air décidé, mais ils reviennent me voir un peu plus tard pour me demander si je suis toujours interessé. Fred nous emmène donc l'agence de location a 2 kilomètres d'ici. Il y n'y plus de voitures Classe Economique car nous nous y prennons un peu au dernier moment donc nous obtenons une Renault Clio avec la climatisation pour 7000 CFP les 24h00 (58 euros). Je paye avec ma carte bancaire Visa Premier car cela me fait une assurance supplémentaire en cas de problème.
Je prend le volant et a 10h00, nous voila sur les routes de Tahiti. Nous traversons Papeete ou nous nous perdons, et nous faisons un premier arret peu apres la ville sur un promontoire avec une vue panoramique sur la baie et les plages de sable noir en contrebas. A l'évocation du nom de Tahiti, les gens s'imaginent des longues plages de sable blanc idylliques bordées de palmier, et a l'eau cristalline. Les palmiers sont bien la, l'eau est passable, mais le sable est noir, dû a la composition volcanique de l'ile. En fait, toute la cote est un récif et les seules plages de sable blanc sont artificielles, crées par quelques hotels de luxe pour leur clients richissimes. Adieux clichés paradisiaques !

Nous prenons une petite route qui descend a pic sur la plage de sable noir sur laquelle se trouve un restaurant-bar. Je n'ai pas pris de bouteille en plastique avec moi pour récupérer un échantillon de sable, doncje vias demaner au barman s'il n'a aps une bouteille vide a ma donner. Il me répond " Non, je ne suis pas habitué a vendre de l'eau ici ...", donc je lui en achète une que je vide. Et voila 500 grammes de plus a porter pendant quelques mois !

Nous repartons au bout de 5 minutes et continuons de longer la côte Nord qui est assez développée. Nous faisons un arret au supermarché pour acheter de quoi se faire des sandwichs (pain, salami, ananas) car nous sommes parti sans vraiment rien prévoir.
L'arrêt suivant s'appelle le Trou du soufleur, décrit dans les brochures et guides touristiques comme une sorte de geyser crachant de l'eau de mer. Dans un tournant de la route, un petit parking a été aménagé pour permettre de s'arréter comme s'il y avait une attraction majeure. En fait, il s'agit de bien moins que ca : c'est un simple phénomène ou les vagues qui se cassent sur la cote s'engouffrent dans un tube sous-marin dont l'extrémité ressort a l'air libre et expulse bruyament de l'air. 1 minute a consacrer a cette "merveille" de la nature, pas plus ... En plus la pluie se met a tomber violamment. Ca fait vraiment chier ! Au moins je suis a l'abris dans la voiture. Si j'avais été en scooter dans cette situation, je pense que je me serais légérement énervé ...
Nous continuons notre exploration de l'ile sous un déluge. Ca ne nous empeche pas de croiser des enfants allant faire du body-board. Il y a de nombreuses petites maisons typiques, des églises, tout le long de la route. Dés que l'on s'écarte un peu de cette route, la végétation tropicale reprend ses droits et l'on se heurte a une montagne aux parois bien raides. A midi, nous passons de Tahiti Nui (la grande Tahiti) a Tahiti Iti (la petite Tahiti) car l'ile est en fait composée de 2 iles distinctes reliées par un étroit cordon de terre. De ce coté, il s'est arrêté de pleuvoir car la montagne fait obstruction aux nuages. La route passe parfois a 2 mètres de l'eau du lagon, je pourrai presque conduire dedans !
La route s'arrête a Teahupoo, un village endormi, qui est pourtant mondialement connu... de la communauté des surfeurs uniquement ! Les plus grosses vagues du monde déferlent a 500 metres de là, derriere la barriere de récif. Aujourd'hui, c'est calme, les filets de pêcheur sont suspendus aux arbres, les pirogues locales sont sur la plage, et personne dans les environs.

Nous garons la voiture, prenons la nourriture avec nous et marchons le long de la plage pour atteindre un coin de gazon ou nous nous installons pour manger. Je n'ai pas gand chose a leur dire a ces 2 anglais depuis ce matin, il n'y a pas de feeling particulier entre nous, donc je mange en appréciant juste l'endroit. Je vais dans l'eau jusqu'au genoux, histoire de dire que je me suis "baigné" aujourd'hui. Des petits poissons me tournent autours comme si j'étais bon a manger et qu'ils allaient attaquer dans quelques secondes.
Nous revenons a la voiture au bout d'une heure, et je traine un peu en route pour prendre des photos, sans réelle conviction, des maisons en bord de mer et des environs pour me rappeler plus tard a quoi ca ressemble ici. Ca correspond tout de meme plus a la vie polynésienne réelle que ce que j'ai vu hier a Papeete.


Edward prend le volant et nous partons pour la côte Nord de Tahiti Iti, pour y chercher une petite route qui monte sur le plateau de Taravao. De la haut, nous devrions avoir une vue magnifique sur l'ile. Nous nous trompons de chemin et empruntons une route qui se transforme rapidement en piste cahoteuse et boueuse, sur laquelle se succèdent des plantations et des cabanes.

Dans le doute, je demande a une tahitienne la bonne direction et nous faisons demi-tour. La vraie route est goudronnée et monte a travers des champs verdoyants. La vue est effectivement très belle, mais loin de ce que ca pourrait être s'il y avait un peu de soleil, et un ciel bleu. Les couleurs turquoises et éméraudes du lagon qui entoure Tahiti sont a peine perceptibles, et une couche de brume rend le paysage fantomatique. La pluie nous fait repartir rapidement vers la pension.

De retour a Te Miti, je retrouve les autres qui n'ont pas bougé de la journée a cuase du mauvais temps. Christelle a préparé 2 pizzas qui tombent a pic. Je vais prendre une douche et je reviens discuter avec eux. A 20h00, Edward et Sarah ré-apparaissent a leur tour et nous profitons de la voiture pour aller a un spectacle de danse tahitienne qui a lieu a l'Hotel Meridien. L'entrée est gratuite même pour les personnes qui ne sont pas clientes de l'hotel. Le spectacle a lieu dans la salle de diner ou un espace a été aménagé. Je me mets a la ballustrade du bar qui se trouve en hauteur et permet d'avoir une vue d'ensemble.
A 20h30, un groupe de 10 danseuses en tenue traditionnelle polynésienne (soutien-gorge en demi-noix de coco et paréo en feuilles de palmier) arrivent sur la piste de danse.

Des danseurs les rejoignent aussi, et ensemble, ils executent diverses chorégraphies avec des costumes diférents. Ca va de la danse lente et tres sensuelle ou elles se déhanchent et ondulent sur des airs de ukulélé, a la danse très rythmée ou elles courent partout et agitent leurs hanches a toute vitesse.


Les danseurs ne sont pas en reste avec des démonstrations de lance enflammée, des acrobaties, et des danses guerrières.

A la fin du spectacle, les spectateurs peuvent se faire prendre en photo avec les danseuses, et je ne loupe pas l'occasion.
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