Lundi 1 mai 2006
Des 8h00, le bateau prend la direction de Kumai, marquant la fin de notre périple dans la jungle du Kalimantan. Nous retournons au Camp Pondok Tangguy qui est sur la route pour notre derniere observation des orang-outans.
Nous accedons a la meme plateforme que la premiere fois par un chemin différent qui me semble beaucoup plus long mais beaucoup plus beau aussi car on se sent vraiment perdu dans la jungle. Un touriste américain et un anglais sont deja la. Et Tom aussi, déja en train de se goinfrer de bananes.
L'américain entame la conversation avec moi et des que je lui dit que je suis francais, sa réaction est :
- "Whoaww !! Tu parles anglais ??? C'est rare, les francais ne savent pas parler anglais d'habitude". Mauvais début. J'essaye de lui faire comprendre que ce temps la est fini et que la nouvelle génération parle anglais aussi bien que le reste des pays européens (quoique l'Espagne et l'Italie ne soient pas des exemple en la matiere...) mais il ne veut rien entendre.
- " Les francais détestent toujours autant les americains, tu sais pourquoi ?" Oui, je crois savoir ... Si les américains sont tous aussi con que toi, ce n'est pas étonnant ... me dis-je. Je lui explique que la politique impérialiste des USA, et la stupidité de leur Président (Remarque, le notre est pas mal aussi dans le genre ...) sont des causes parmis d'autres. Ce a quoi il réplique que la guerre en Irak a sauvé le peuple du martyr de Saddam Hussein, que les USA devraient balancer quelques missiles bien placés en Iran pour leur faire arreter leur programme nucléaire (comme s'ils allaient se laisser faire ...). Israel ? "Qu'ils se demerdent, c'est plus nos affaires" (pour une fois ... ). Bref, un abruti total, typique de ce pays ou le meilleur cotoie le pire. Je me retiens de faire empirer sa vision des francais en lui disant réellement ce que je pense de lui, et je l'ignore en commencant a faire des photos.


 

Tom s'en va, et 2 autres orang-outans arrivent, mais rien de comparable aux jours précédents. Je m'amuse un peu en essayant de grimper aux lianes par lesquelles sont arrivés nos amis, et finalement, ce n'est pas si compliqué que ca. J'arrive a me hisser a plus de 10 metres de haut, mon passé de gymnaste m'ayant un peu aidé pour les passages délicats. Birgit me balance une grappe de bananes que j'attrape au vol, et me voila pret pour une séance de photos inoubliables.


Nous retournons au bateau et continuons notre descente de la riviere en déjeunant. J'aurai bien pris une douche "locale" avant de repartir car je suis a nouveau trempé de sueur. Peut-etre un espoir du coté du ciel : des gros nuages gris se sont rassemblés et une fine pluie commence a tomber. En 5 minutes, c'est le déluge. J'enfile mon maillot de bain, les autres m'imitent, je prend mon gel douche et nous voila tous en train de nous savonner sur le pont devant les yeux médusés et amusés des locaux que nous croisons sur leur barque. Anton arrive en dernier et lorsqu'il est bien recouvert de mousse, la pluie s'arrete. Ca c'était sur que ca allait arriver! Du coup, il se rince avec l'eau marron de la riviere.  Ci-dessous, moi en train de faire ma pause WC matinale.


Vers 13h00, nous arrivons a un village traditionnel ou nous faisons escale. Ce n'est pas un endroit a touristes car il n'y a aucun étals de souvenirs ou d'artisanat a vendre. Personne ne nous saute dessus non plus. Le village se compose d'une longue rangée de maisons en bois de part et d'autre d'un canal.


Derriere le village, s'étend un marécage avec quelques rizieres. Je regarde des enfants faire un match de football. Je monte sur un banc pour avoir un meilleur angle de vue, et tout s´écroule sous mon poids. Les planches sont completement vermoulues, donc ca devait arriver, mais je suis quand meme gené.

Je remonte le long du canal en observant la vie du village. Des jeunes filles font leur lessive et la vaiselles dans l'eau saumatre de la riviere.


Les petits garcons font du vélo, ou s'amusent a tous tenir sous une cabane qu'ils ont construit eux-meme.


Et les petites filles jouent avec Barbie. La garde-robe de "Barbie Indonésie" reflete bien l'endroit ou nous sommes : des morceaux de chiffons troués pour passer les bras et les jambes.


Un gamin sur son vélo s'amuse en faisant tourner une petite hélice fabriquée avec une feuille de palmier pliée. Il ne leur en faut pas plus pour s'amuser. S'ils voyaient ce que les gosses de "mon monde" ont aujourd'hui, ils n'en reviendraient pas ...


Je pénetre dans une maison ou 2 femmes tressent des tapis en feuille de palmier. Avec l'aide de notre guide, elles nous expliquent ce qu'elles font. Marlene leur achete une grande et une petite natte, puis nous retournons au bateau.


Nous arrive a Kumai vers 16h00. Nous sommes tous content de notre expédition et de la maniere dont l'équipage s'est occupé de nous, donc nous préparons un pourboire. Tony leur donne discretement, chacun leur tour en leur serrant la main lors des adieux, et nous embarquons avec Suyono dans un 4X4 qui nous transporte jusqu'a Pangkalanbun. Notre avion pour Semarang décolle demain a 11h30, donc nous devons passer la nuit sur place.

Nous allons l'Hotel Bone, un établissement sans prétention mais qui possedent quelques chambres propres et confortables. Les fillesse font plaisir en choisissant la meilleure chambre avec air conditionné (85 000 RPH), moi je partage une chambre basique et propre avec Anton (30 000 RPH). Aussitot installé, je vais au Café Internet juste a coté, ou tous les autres me rejoignent. La connexion est désespérement lente mais je m'en contente pour répondre aux emails urgents.

Nous allons ensuite a la recherche du marché nocturne que nous a conseillé Suyono. Dans la nuit, ce n'est pas évident a trouver, et personne ne sais ou ca se trouve ! On nous envoit dans des directions opposées a chaque fois que nous demandons si c'est la bon chemin. C'est dingue ca ! Finalement, nous abondonnons et entrons dans le premier restaurant local que nous trouvons sur la route. Je me régale d'un plat de nouilles sautées. Un indonésien de Yogyakarta qui a commencé a discuter avec Anton nous rammene meme une petite bouteille d'Arak, cet alcool artisanal issu du lait de noix de coco. Lorsque nous sortons du restaurant, que voyons nous a 25 metres ? Le marché nocturne ! Quelle bande de nazes ces indonésiens. Le batiment est tellement grand et éclairé qu'il est impossible de ne pas le connaitre dans cette petite ville. Ca ressemble a une gallerie commerciale moderne ou quasiment que des vetements sont vendus sur 3 niveaux. Ca pullule de faux Nike, Billabong, et cie a des prix dérisoires. Je fais un rapide tour mais je n'achete rien.

De retour a l'hotel, tout le monde prend une douche et nous repartons pour le meilleur bar-karaoke de la ville installé au sous-sol du meilleur hotel de la ville. Je pénetre en premier dans la salle ultra-sombre et nous nous installons a une table devant une scene ou un groupe joue de la musique locale. La chanteuse braille dans le micro des air mielleux avec des envolées lyriques a la Céline Dion, l'horreur. Puis c'est au tour d'un adolescent de prendre le micro, tout en déhanchant comme une fille, touchant son coeur toute les minutes. Il s'y croit vraiment le gars ... Vive la génération karaoké ! C'est comme pour les Brésiliens avec le football. Les indonésiens pratiquent assidument le karaoké, et se débrouille tres bien la plupart du temps, mais ils ne peuvent s'empecher de se prendre pour des stars des qu'ils sont sous les projecteurs. Surtout que le micro avec ses effets speciaux qui lissent la voix et qui donne des cordes vocales de tenor aide bien...

En plus de ce spectacle afligeant qui ne m'amuse guere plus de 10 minutes, le prix de la biere est tout simplement exhorbitant pour le pays (35 000 RPH contre un prix moyen de 15 000 RPH normalement). Le "team allemand" ne semble pas s'amuser plus que moi mais il ne semble pas vouloir partir non plus. Ne voyant pas l'intéret de rester ici, je fini ma biere et je leur signifie que je rentre a l'hotel. Anton arrivera a peine une demi-heure plus tard.
par Ludovic publié dans : Indonésie
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Dimanche 30 avril 2006
Le réveil est bien agréable grace au soleil qui filtre a travers les petites fenetres du bateau et les reflets dans l'eau. Je passe la tete a travers la trappe qui done sur le pont supérieur et Birgit, debout a l'avant du pont, me fait signe de venir. Un varan d'environ 1,5 metres rode autours du bateau en glissant sur l'eau avec aisance. Sa longue langue grise et fourchue goute l'eau en permanence.


Il s'approche sans crainte du bateau, et essaye a plusieurs reprises de grimper a bord en s'appuyant sur le rebord de la coque. Heureusement, la prise est trop haute pour lui et il renonce a chaque fois. Si un tel animal avait réussit a se glisser sur le bateau dans la nuit, je n'imagine meme pas la panique que cela aurait été !

En attendant, voila une journée qui commence bien. Nous prenons le petit déjeuner sur le pont, au soleil, pendant que note ami le varan continue de chercher sa nourriture. Il fait déja tres chaud a 8h00, surtout a cause de l'humidité ambiante, lorsque nous reprennons la direction du Camp Leakey.

Siswi est toujours la pour nous accueillir sur le ponton. Un guide lui donne un morceau de savon qu'elle met dans sa bouche, et elle se dirige vers l'escalier qui mene au bord de l'eau. Assise sur la derniere marche, elle fait mousser le savon sur son bras, et commence a lecher la mousse pendant plusieurs minutes comme si c'était une friandise. C'est un phénomene cette Siswi !

 

A 11h00, nous partons pour le Camp, ou d'autres orang-outans se balladent librement, nullement impressionés par les aller et venus de leur lointains cousins que nous sommes. Sisoko, un gros male 3 fois plus large que moi est la avec sa compagne Princess, et son bébé. Il part a la recherche de bananes et Princess le précede. Je suis juste derriere. Des que Princess s'éloigne un peu trop, il rapplique, l'attrappe sans ménagement par la jambe, et la traine avec lui dans un coin de foret. La, il l'installe en face lui et se met a prendre soin d'elle et du bébé. Apres la brutalité, un peu de tendresse ... Apparement, elle est rancuniere car elle ne se laisse pas faire et veut dorloter son bébé toute seule.


Je les laisse tranquille et je suis une autre femelle avec son fiston, qui est bien espiegle. Elle cherche aussi a manger et va frapper a la porte d'un bungalow ou se trouve une employée du camp. La porte reste close et elle s'assoit sur les marches de l'escalier, grattant son bras comme si elle consultait sa montre pour voir si l'heure du déjeuner n'est pas passé !



Au bout d'une minute, elle repart, s'asseyant a nouveau dans le gazon, a l'ombre. Pendant ce temps, le petit orang-outan s'amuse avec son sexe dans le dos de sa mere, et fini par une franche masturbation. A la fin, il esquisse un petit sourire qui semble exprimer sa satisfaction, sous mon regard médusé. J'ai toute la scene en vidéo, c'est a mourrir de rire !



Je rejoins les autres au Centre d'Information du camp, une grande cabane dans laquelle est exposé l'histoire du camp et de ses 2 fondateurs canadien en 1971. Ils furent les premiers a étudier les orang-outans dans les années 60 dans leur environnement naturel. Ils sont a l'origine de toutes nos connaissances actuelles sur ce fabuleux ancetre. Aujourd'hui encore, ils passent 6 mois de l'année dans la jungle pour continuer leurs recherches.


Dans l'une des pieces, il y a un arbre généalogique des plus fameux orang-outans du Parc, dont nous avons déja rencontré quelques membre. Siswi est l'un d'eux (ca ne m'étonne pas), et j'apprend qu'elle est la p'tite copine de Kusasi, un male monstrueux, qui regne sur la foret et que l'on nomme "The King".
Une partie de l'exposition explique les dégats causés par la déforestation, et surtout son ampleur. A la déforestation malheureusement légale, s'ajoute celle illégale, parfois orchestrée par le Chef du Parc National lui meme ! L'histoire ne dit pas ce qu'il est devenu, mais il a surement encore de beaux jours devant lui. Un bien bel exemple de corruption qui ronge l'économie indonésienne depuis des décennies.
Selon les estimations, d'ici a 2010, la totalité de la foret de Borneo aura été détruite par des industriels sans scrupules qui la remplacent par des lucratives plantations de palmier a huile, par des bucherons mercenaires, ou simplement par les paysans locaux qui pratique le brulis pour étendre leur surface de terre cultivable. 70% de la foret indonésienne a déja disparue. Et plus de foret = plus d'orang-outans : 2000 d'entre eux meurent chaque année dans la destruction de leur habitat naturel.

Quand est-ce que l'homme cessera d'etre égoiste et pensera au Monde qu'il va léguer a ses enfants et petit-enfants ?

Nous devions voir un film sur l'histoire de Kusasi, mais le cameraman et le photographe d'hier ont utilisé toute l'énergie pour charger leur matériel. Et comme le camp fonctionne a l'énergie solaire, ca prend du temp a recharger.

Nous retournons au bateau pour déjeuner, puis partons dans la jungle pour autre séance d'observation des orang-outans. Il ya une dizaine de touristes présents et plus d'orang-outans que toutes les autres fois. C'est toujours aussi fascinant de les observer. Une femelle avec son bébé joue meme les starlettes en prennant des pauses holywoodiennes sur sa branche, dignes d'un mannequin professionel ! Elle s'allonge de tout son long, bouge un bras, nous regarde avec un battement de cil, bouge l'autre bras, nous regarde a nouveau en faisant la moue, puis se retourne, etc ... Personne ne loupe une miette du spectacle.


 

La plateforme se vide petit-a-petit de ses bananes et du lait dans le bidon, et les orang-outans regagnent les profondeurs de leur foret. Nous sommes restés 2 heures ici et retournons au camp pour voir le film sur Kusasi, car la baterie est a nouveau chargée.

Quand nous quittons le camp, le soleil est déja couché, et le bateau se hate de regagner l'endroit ou nous avons fait halte cette nuit. Le ciel prend une teinte rose du plus belle effet, et la migration nocturne des chauves-souris recommence.


L'emplacement d'hier est déja occupé par un klotok, et nous devons aller un peu plus loin. Le générateur n'a plus d'essence, donc nous nous éclairons a la bougie toute la soirée. Le diner est excellent comme les jours précédents, mais la "German team" ne fait pas beaucoup d'effort pour parler anglais ce soir. Pour la peine, une chauve-souris pisse en plein vol sur la tete d'Anton ! Je vais me coucher vers 21h30.

par Ludovic publié dans : Indonésie
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Samedi 29 avril 2006
Nous arrivons au bout d'une heure au Camp Leakey, principal centre d'étude des orang-outans au Kalimantan. 2 autres klotoks sont la, signe que nous allons rencontrer des touristes aujourd'hui.

L'accueil vaut le détour : Siswi, une femelle de 32 ans, est sur le ponton, allongée sur le dos, les pieds et les mains joints comme un gros bébe qui dort. Elle a volé une serviette sur l'un des bateau et s'est couverte avec. Je m'approche pour la prendre en photo, elle me regarde, puis change position. Apparemment, elle ne veut pas figurer parmi mes souvenirs de voyage car elle saisi la serviette a chaque extrémité et se couvre la tete avec, comme pour se cacher de l'objectif. Quelques secondes plus tard, elle enleve la serviette, regarde si l'objectif est toujours pointé sur elle, et hop, elle se couvre a nouveau. C'est énorme !


Je profite aussi de l'occasion pour faire des photos délirantes. J'aurai pu reste des heures a jouer avec elle, mais le déjeuner est servi sur le bateau, puis nous devons partir pour le camp ou se trouvent d'autres orang-outans.


Comme prévu, nous ne sommes plus seuls cette fois au point d'observation : un photographe et un cameraman nous accompagnent, ainsi que 2 hollandaises qui étaient dans mon hotel a Yogyakarta , un couple de suedois, et un couple de retraités canadiens. Les orang-outans arrivent petit-a-petit mais l'observation est moins aisée cette fois, car la plateforme n'est pas dans un endroit aussi bien dégagé que celui de ce matin, et la lumiere est plus faible. Cela ne m'empeche pas de faire des photos fantastiques pendant l'heure et demi que nous passons dans la jungle. Les guides ont aussi apporté du lait dans un bidon en plastique éventré. Les orang-outans s'en emparent rapidement, l'emmene avec eux dans les arbres et boivent chacun leur tour. Au total, une quinzaines d'individus males et femelles nous encerclent se mouvant d'arbre en arbre, descendant prendre des bananes de temps en temps, s'approchant avec curiosité, ou avec crainte.


 


Nous sommes les derniers a revenir au Camp Leakey pour signer le Guest Book, et rejoindre ensuite le bateau. Je dégouline de sueur depuis 2 jours et je reve de prendre une douche, voire de plonger dans la riviere. Le probleme, c'est qu'elle est infestée de crocodiles, des gavials plus exactement, qui attendent sournoisement tapis au fond de l'eau. Tous les guides nous racontent l'histoire de ce touriste anglais qui s'est fait dévoré il y a 2 ans, en se baignant a 100 metres en amont du ponton ou nous sommes. Plus récemment, c'est un indonésien qui a servit de repas aux crocodiles. Mais tout n'est pas desespéré. Le klotok descend a riviere et s'arrete dans un endroit de la riviere plus large, ou nous allons passer la nuit. La solution pour se laver consiste a puiser l'eau dans un sceau et a s'asperger avec sur le pont. A la roots quoi ! Ca fait vraiment du bien de se sentir a nouveau propre et j'apprécie d'autant plus le superbe coucher de soleil qui commence.

Le ciel se remplit de milliers de chauve-souris qui volent toutes dans la meme direction pendant une demi-heure. Ca aussi c'est magique !


Nous avons droit a un diner aux chandelles dans ce petit paradis. J'y resterai bien quelques jours de plus, la vie sur le bateau au milieu de cette jungle est tellement reposante. J'ai juste une seule préoccupation : recharger ma baterie d'appareil photo. Plus tard dans la nuit, Suyono met en marche le générateur, et je suis fin pret pour demain. Le ciel étoilé est d'une beauté équivalente a celui que j'ai vu a plus de 4000 metres d'altitude en Bolivie ou sur le Kilimanjaro. Une journée exceptionelle de ce voyage se termine, bonne nuit ...
par Ludovic publié dans : Indonésie
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Samedi 29 avril 2006
J'ai super bien dormi sous ma moustiquaire. Peut-etre meme la meilleure nuit depuis des semaines. Un délicieux petit-déjeuner nous attend sur le pont, et aussitot engloutit, nous nous préparons pour partir voir les orangs-outans sur la terre ferme. Nous remontons la passerelle qui s'enfonce dans la végétation et arrivons a un camp composé de 2 cabanes.


Bienvenue au Camp Pondok Tanggy, l'un des centres de réhabilitation des orang-outans du parc. Suyono discute 5 minutes avec 2 jeunes gars qui vivent ici, au milieu de nulle part. Ils prennent un gros sac de bananes, et nous les suivons dans la jungle via un chemin qui débouche sur une zone un peu dégagée au bout de 2 kilometres. Tout le long du trajet, ils ont crié pour prévenir les orang-outans que l'heure du déjeuner est imminente. Je les aidé un peu au cas ou ... Nous nous installons sur des planches qui font office de banc a quelques metres d'une plateforme surrelevée, et l'un des guides lance les bananes dessus.

A peine 2 minutes plus tard, la végétation commence a bouger au loin, ca se rapproche lentement, une forme vagement humaine avec de longs poils marron-oranges se matérialise, les arbres plient sous son poids, et le premier orang-outan apparait. Et quel orand-outan ! Un male massif aux immenses bras qui touchent le sol lorsqu'il se tient debout, aux mains 3 fois plus grandes que les miennes, et un visage encadré de 2 joues proéminentes, grimpe sur la plateforme. Voila... encore un reve de réalisé. J'en suis a combien depuis que je suis parti ???  Il s'apelle Tom et se saisit d'une grappe de bananes qu'il épluche une par une avec un regard gourmand.

 


Pendant ce temps, une femelle avec son bébé accroché sur le coté approche derriere nous, puis une autre sur le chemin par lequel nous somme arrivés. En 15 minutes, 5 orang-outans adultes et 2 bébés sont arrivés et nous livrent un spectacle fascinant, faisant une démonstration permanente de leur formidable agilité et flexiblité.


L'une des femelles, pas farouche, vient meme devant moi et tend sa main pour prendre celle de Birgit. Je pensais qu'il était interdit de les toucher, mais les guides laissent faire tant qu'il n'y a aucun signe d'agressivité de leur part. Je suis comme un gosse dans un magasin de jouet, prennant des photos a tout va, completement fasciné par cette rencontre avec les "hommes de la foret", signification du nom "orang-outan" en indonésien.


Nous restons plus d'une heure a les observer, puis lorsque toute les bananes ont été mangées, ils s'en vont un par un, retournant dans les profondeurs de la foret, soit par les arbres, soit en marchant sur les chemins.


Nous faisons de meme en direction du bateau. Je remarque quelques belles plantes carnivores que j'avais vu au jardin botanique de Sydney, et une branche d'orchidées naissantes. C'est quand meme mieux dans la nature !

 

Le bateau repart sous un temps magnifique. Nous avons de la chance car quand il pleut, les orang-outans ne se montre pas. Il restent a l'abri de la pluie en confectionnant un gros tas de feuilles qu'ils se mettent sur la tete. Nous bifurquons sur un bras de riviere encore plus étroit et dont la couleur de l'eau change. Elle semble plus noire, mais paradoxalement, elle est beaucoup plus propre. On dirait une riviere de thé ou de coca-cola. La surface opaque et calme forme un miroir dans lequel se refletent parfaitement les arbres, le ciel bleu et les nuages. Le bateau ne flotte plus, il vole...


Suite de la journée dans l'article suivant :
Kalimantan - Parc National Tanjung Puting - Rencontre avec les orang-outans au Camp Leakey
par Ludovic publié dans : Indonésie
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Vendredi 28 avril 2006
Je n'ai pas pu dormir de la nuit. Et le barbu de la mosquée s'est mis a hurler a 4h00 a tel point que j'avais l'impression qu'il était dans la chambre. Je suis content que cette nuit se termine et que nous quittions enfin cette ville. Un taxi nous emmene a l'aéroport sans mauvaise surprise. Nous passons l'enregistrement des bagages sans meme avoir montré nos passeports et nous voila devant notre avion 9h15. J'en connais pas beaucoup qui auraient fait les malins en voyant dans quoi nous allons faire le vol pour le Kalimantan !


L'avion a hélice en face de moi a une carlingue carré qui peut contenir maximum 20 passagers. Ca doit faire plus de 30 ans que ce modele n'est plus construit, et de toute facon je n'en avais jamais vu de semblable auparavant. Allez, on fait sa priere et on embarque ... En m'asseyant dans mon siege, j'ai l'impression d'etre revenu 50 ans en arriere, a l'époque des pionniers de l'aviation. Les hélices se mettent a tourner, et l'avion s'élance sur la piste comme le ferait un airbus 330. Le décollage se fait en douceur et Java n'est bientot plus qu'une tache a l'horizon. Nous survolons un archipel d'ilots paradisiaques, et apres un leger en-cas servir pas l'hotesse, je m'endors bercé par le ronflement des hélices. Lorsque je me réveille la cote de l'ile de Bornéo qui comprend le Kalimantan est déja en vue. Ce qui était il y a encore 30 ans une des plus sauvages forets du monde, a bien changé et les cicatrices de la civilisation moderne sont bien visibles sous la forme de grandes poches de foret dévastée ou de prairies. Le mythe de la Bornéo primitive s'est éteint depuis longtemps. L'avion attérit avec un peu plus de fracas que le décollage, mais l'objectif de nous mener a bon port est atteint.

L'aéroport de PangKalenbun avec son architecture locale en bois et son toit de tuile bleu est vraiment beau. Je me sens déja dépaysé. Un 4x4 vient nous prendre et nous faisons connaissance avec Oyono, notre guide local qui a organisé notre séjour dans le Parc National Tenjung Puting. Nous allons directement a Kumai, ville fluviale en bordure du Parc, ou se trouve le bateau que nous avons loué pour silloner les canaux de la foret a notre guise. Pour visiter le parc, il faut une autorisation speciale de la police qui délivre une lettre que nous devons ensuite remettre a l'entrée du parc, mais nous avons fait le nécessaire a l'avance en faxant des photocopies de nos passeports a Suyono 2 jours auparavant.

Une fois a Kumai, nous traversons un passage fait de vieilles planches vermoulues entre 2 cabanes, et arrivons a une plateforme sur pilotis ou se trouve notre bateau, appelé ici "klotok".


C'est une sorte de grande barque familliale (7 metres) avec un espace cabine ou il faut marcher a quatre pattes pour s'y déplacer, et un pont supérieur partiellement abrité par une bache rigide. Des matelas et coussins ont été installé a l'ombre, et une table basse avec 4 chaises sont disposées sur la partie non abritée. Tout a l'arriere, une cabine isolée fait office de WC directement relié a la riviere. Pas de douche donc ?



Apres avoir fait le tour du propriétaire, nous nous installons confortablement, payons a l'avance le voyage, et attendons le départ. Notre guide et les 2 autres indonésíens qui nous accompagnent, un assistant et le cuisinier, vont faire les courses de nourittures et les réserserves d'essence. L'heure du déjeuner passe et rien ne semble avoir été prévu donc je retourne sur la rue principale m'acheter des gateaux pour patienter. Je lis et j'observe aussi la vie sur les bords de la riviere : Kumai semble etre un important port de marchandise.



A 15h00, le moteur diesel de notre klotok se met a crachoter sa fumée noire, et nous voila enfin parti pour 4 jours d'aventure et de détente. 

Nous remontons la riviere sur 2 kilometres puis nous tournons dans un bras étroit a l'eau boueuse, qui ne fait pas plus de 10 metres de large. Tout de suite, je me sens ailleurs, loin de la civilisation. C'est la fin de la saison des pluies et avec le niveau de l'eau au plus haut, les berges sont invisibles, completement envahies par la végétation qui se reflete parfaitement a la surface de l'eau.


Il y a un peu de trafic ici, notamment des petits bateaux rapides qui font office de transport public jusqu'a la ville pour les gens qui habitent les villages environnants. Je m'endors sur le pont et me réveille a l'approche des premiers singes.


Ce sont des gibons, petits singes avec des grands yeux marrons clair qui vivent dans les arbres le long de la riviere. Ils ressemblent un peu a des lémuriens. Le bateau est l'endroit idéal pour les observer.


Et juste apres, nous apercevons les fameux singes a long nez, beaucoup plus rare. Lorsqu'ils sont jeunes, il ressemble a n'importe quel singe avec un pelage court, mais en devenant adulte, ils developpent un apendice nasal surdimensionné par rapport a la taille de leur tete et qui pend au milieu de leur visage tel une courge bien mure.


Nous arrivons a la tombée de la nuit au camp Pondok Tanggui, premiere étape de notre périple pour voir les orang-outans. Nous accostons a un ponton en bois qui mene au camp via une longue passerelle au dessus des marécages. Nous irons dans le camp demain matin seulement. Un excellent diner nous est servi sur le pont d'ou nous pouvons deviner la silouhettes d'enormes chauves-souris virevoltant au dessus de nous. Un générateur est installé afin de nous éclairer et j'en profite pour recharger la baterie de mon appareil photo a fond avant le grand moment.


Vers 22h00, l'équipage installe des matelas sur le pont supérieur avec des moustiquaires. Moi je préfere dormir a l'intérieur. C'est mieux protégé des insectes, et surtout des excréments des chauves-souris sournoisement largués en plein vol.
par Ludovic publié dans : Indonésie
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Jeudi 27 avril 2006
Enfin, apres 5 jours passé a Yogyakarta, le jour du départ pour le Kalimantan est enfin arrivé. Comme j'ai encore la mobilette pour toute la matinée, j'en profite pour aller de bonne heure aux temples de Prambanan. Le trajet dure 30 minutes et il commence a pleuvoir en route. Je m'abrite sous une station essence et j'en profite pour refaire le plein. Heureusement, lorsque j'arrive a Prambanan, le ciel s'éclaircit et semble de bonne augure pour le reste de la matinée.

Je paye les 90 000 RPH du ticket d'entrée et me dirige vers le temple au bout d'une longue allée de verdure. De loin, ca a l'air plus impressionnant que Borobudur. Prambanan est un ensemble de temples hindous datant du 9eme siecle qui a été presque entierement restauré dans les année 50. Avant, les tremblements de terre successifs et les pillages en avait fait un amas de pierres sans intéret.


Malgré le fantastique travail de reconstruction du puzzle, il reste encore des dizaines de petits temples autours du complexe principal qui sont restés a l'état sauvage. Les pierres dont l'emplacement d'origine n'a pu etre retrouvé sont toutes stockées dans un coin. Et il en reste beaucoup !


Je visite un premier temple  : un escalier pemet d'accéder a une plateforme qui fait le tour du temple. Comme a Borobudur, les murs sont ornées de fresques taillées a meme la pierre, représentant la légende de Ramanaya que nous avons vu hier.



L'escalier continu et permet de pénétrer a l'intérieur du temple ou se trouve un statue de Boudha debout a moitié dans l'ombre.


Je passe au deuxieme temple qui est strictement identique au premier. Je pense que j'ai compris a quoi m'attendre dans le 3eme temple, le 4eme, le 5 eme, ... donc je fais quelques photos d'ensemble, un gros plan en plusieurs partie du toit,  et je m'en vais. Prambanan aura été aussi ennuyeux que Borobudur ...



Je rends la mobilette, je récupere mon passeport avec soulagement, et je commence a préparer mon sac pour les 5 prochains jours. Le voyage va essentiellement consister a voyager en bateau dans les canaux du Parc National Tenjung Puting donc je ne prend que le strict nécessaire. Je laisse le reste a l'hotel car je vais y revenir. A 11h30, je pars pour de nouvelles aventures. L'excitation du départ commencait a me manquer. Je vais voir un taxi qui demande trop pour la course, et je pars finalement sur une moto pour l'hotel de Birgit ou nous avons tous rendez-vous. Anton arrive peu apres, et a 13h00, nous nous entassons dans la voiture d'Erica dont je découvre la monstreuse sono cachée dans le coffre, installée pas son frere. Le tuning et les indonésiens, c'est un grand amour qui dure depuis longtemps. Nous attendons le bus privée qui nous emmene a Semarang devant un restaurant du centre-ville. Nous avons juste le temps d'acheter des parts de pizza, de l'eau et des gateaux secs en guise de déjeuner, et nous voila parti pour 3 heures de route. Je dors la plupart du trajet car je suis fatigué a force d'etre perpétuellement réveillé a 4h00 par l'appel de la mosquée.

Le bus nous dépose a l'office de tourisme de Semarang, d'ou nous cherchons un hotel pour cette nuit. Pas beaucoup d'aide de ce coté la dopnc nous choisissons un hotel dans le Lonely Planet, dans le quartier de Chinatown. Les descriptifs ne sont pas tres encourageants sur la qualité des hotels, mais dans notre budget, il n'y a pas grand choix. Nous prennons un taxi pour y aller. Le gars ne comprend rien a l'endroit que nous lui indiquons. Pourtant, Anton lui parle en indonésien, lui montre l'adresse sur le guide et l'emplacement sur la carte de la ville. Il fini par démarrer, mais il s'arrete aussitot devant le Novotel ou il demande a ses collegues taxis la direction. Une discussion de 5 minutes s'ensuit et lorsque tout le monde semble d'accord, .notre chauffeur acquise de la tete pour signaler qu'il a compris ou aller et nous démarrons enfin. C'est incroyable qu'un chauffeur de taxi soit aussi imcompétent !  Mais il va nous prouver qu'en fait, il est completement démeuré ! Au bout de 10 minutes, nous sortons de la ville, et nous dirigeons vers une grosse usine au loin. Je fais signe a Anton qui est devant que ce n'est pas normal et il demande au chauffeur de s'arreter. Cet abruti n'a toujours rien compris a l'endroit ou nous voulons aller !!! Anton lui explique a nouveau et tout d'un coup, un éclair d'intelligence jaillit en lui. Fier de lui, il fonce dans les petites rues nous montrant que cette fois, il sait ce qu'il fait. En attendant, il a fait un détour énorme et le compteur ne s'est pas arreté ... Nous arrivons en pleine nuit devant l'hotel que nous voulions. Nous lui payons la totalité de la course (16 000 RPH) meme s'il ne le mérite pas (compte-tenu du temps qu'il nous a fait perdre, je n'étais pas vraiment pour, mais bon...). L'hotel semble correct au premier abord, mais quand nous visitons une chambre, c'est pas le grand enthousiasme : Pas de douche, il faut se laver avec le bac, la literie est fine et dégoutante, et pour courronner le tout, les draps ne sont pas fournis. Nous partons tous sans réflchir une seule seconde. Il ne nous reste plus qu'a trouver un hotel dans la nuit, et bien sur, il n'y en a aucun autre dans le coin. Le plus proche est a plus d'un kilometre, mais des crétins d'indonésiens nous indiquent la mauvaise direction et il nous faut donc retourner sur l'avenue principale avant de trouver notre chemin. Je suis super blasé de tous ces incompétents. Je n'ai qu'une envie, c'est de larguer tout le monde et de prendre moi-meme les choses en main. Nous trouvons un hotel au bout de 20 minutes de marche mais il est plein. Le suivant a 500 metres l'est aussi. Le 4eme hotel que nous trouvons semble d'un bon standard depuis l'extérieur mais quand nous visitons une chambre, c'est répugnant. Comme dans le premier hotel, il n'y a pas de douche a l'européenne et la literie qui tombe en morceau me donne des démangeaisons rien qu'en la regardant. Mais ici, un drap est fourni. Devant le ras-le-bol général, nous prenons quand meme 2 chambres double. Je partage la mienne avec Anton. Il y fait une chaleur étouffante, et le ventilateur est tout simplement d'une inefficacité totale. Ca ne fait que 2 heures que je suis a Semarang, mais je déteste déja cette ville !

Apres avoir difficilement trouvé une chambre d'hotel répugnante, il nous faut maintenant trouver un restaurant. Nous sommes tous d'accord sur le fait d'avoir de la bonne nourriture donc nous cherchons un restaurant touristique. Une bonne adresse est indiquée dans le Lonely Planet, et nous nous y rendons. L'endroit est propre et colle tout a fait au standard que nous cherchions (il a obtenu une récompense gastronomique francaise il y a 20 ans) mais les prix se sont envolés par apport a ce que nous espérions. Qu'a cela ne tienne, je suis affamé donc je me prend des pains a l'ail, un tournedos et un coca-cola. La bouteille de coca est minuscule (22 cl) pour le prix qu'elle coute, ce qui m'énerve encore un peu plus. Quand le tournedos arrive, j'ai dans mon assiette un morceau de viande que je ne sais comment qualifier : ca ressemble a du steak grossierement haché, sans sauce, sans rien. Je hais cette ville ! Quand je demande de la sauce, je fais une telle tete que le serveur m'assure que c'est gratuit. Je mange presque tout, et une fois le ventre rempli, je commence enfin a me détendre. Mes amis allemands ont discuté dans leur langage natal presque toute la soirée, ce qui n'a pas été pour me calmer mais je compte bien leur faire comprendre que je ne vais pas supporter ca 4 jours de suite si ca se passe encore comme ca demain.

De retour a l'hotel, je prend ma douche "a l'indonésienne" en me versant de l'eau dessus avec la louche en plastique, et je vais me coucher en ayant préalablement étendu mon duvet pour éviter tout contact avec le matelas, puis j'entre dans mon sac de couchage en soie. Il fait une chaleur pas possible, les moustiques attaquent malgré ma creme anti-moustique, et ca commence a me démanger de partout. Pas sur que j'arrive a dormir cette nuit.
par Ludovic publié dans : Indonésie
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Mercredi 26 avril 2006
Je prends mon temps ce matin pour faire mes petites affaires : lessive, internet, trouver une location de mobilette. Je commence par me promener dans les ruelles de mon quartier pour voir la vie qui s'y déroule. Il est tot et l'activité démarre lentement.  Les sans-abris dorment encore, et les travailleurs se préparent, tel cet homme sur le chantier de construction d'un nouvel hotel.

 

D'autres en sont encore a prendre leur petit-déjeuner dans les boui-bouis de rue appelés "warung". Un trottoir, une table, quelques chaises, une bache, une poele avec un réchaud, et voila un magnifique restaurant local !


Je trouve une premiere location de mobilette pour 50 000 RPH les 24 heures, que je négocie a 40 000 RPH. A Bali, je n'ai jamais payé plus de 30 000 RPH, donc j'essaye de trouver un tarif similaire ailleurs, sans succes. L'autre loueur je trouve me ramene a mon point de départ, donc je prend une superbe mobilette Honda flambant neuve. Il faut que je laisse mon passeport en caution, ce qui ne me rassure pas tellement. De meme, que je me rend compte apres quelques questions qu'il n'y a pas d'assurance : si je casse, je paye plein pot. De quoi passer une journée sans stress sur les routes de Java ...

Je vais déjeuner et je pars pour Imogiri, un village a 20 kilometres au Sud de Yogyakarta, qui abrite les tombes de l'une des plus grande dynastie de rois de Java. L'endroit est perché au sommet d'une colline qui, parait-il, offre une vue superbe sur Yogyakarta et le Merapi au loin par beau temps. Et aujourd'hui, le ciel est d'un bleu parfait. Je me hate de quitter les rues ultra-polluées de la ville. A chaque feu rouge, l'odeur des gaz d'échappement est tellement insoutenable que je me retiens de respirer aussi longtemps que possible. Au bout d'un quart d'heure, les rizieres font leur apparition et je retrouve le bonheur de circuler sur les tranquilles petites routes de campagne.

Imogiri est un vrai bled : une rue principale ou s'alignent les maisons aux allures de cabanes, un marché et c'est tout. Aucun intéret.


J'arrive a l'entrée du site des tombes, je gare ma mobilette sous un abris gardé moyennant la somme de 2000 RPH, et je continue a pied sur le chemin pavé qui monte lentement. De nombreux étals proposent de quoi faire des offrandes pour ceux qui se rendent au temple. Les tombes sont un haut-lieu sacré et attirent quantités de pelerins de toute l'ile. Un escalier de plusieurs centaines de marches m'emmene au sommet de la colline ou se trouve justement un groupe de ces pélerins, torse nu, en train de déjeuner.


Je peux pas aller plus loin car l'acces aux tombes m'est strictement interdit ainsi que de prendre des photographies. De toute facon, il n'y a rien a photographier car les tombes sont dans des temples cachés derriere une haute enceinte de pierre.

Je fais le tour du complexe par l'extérieur pour essayer d'apercevoir quelque chose et avoir au moins une petite idée d'a quoi ca ressemble la-dedans. Je grimpe sur un mur qui surplombe légerement les temples, mais rien d'interessant n'apparait. Meme la vue sur Yogyakarta vantée par le Lonely Planet est décevante : je ne vois rien, a part la foret aux alentours.


Je termine mon tour de l'enceinte, croisant un vieux monsieur qui fait des pieds et des mains en indonésiens pour que je fasse une donation, et je ne m'attarde pas plus longtemps ici. Surla rute de retour vers Yogyakarta, se trouve un village spécialisé dans la production de poteries. Mais je prend la mauvaise direction et je me retrouve directement a Yogyakarta. Je m'arrete dans un café Internet "de banlieu" qui coute beaucoup moins cher que ceux du centre-ville, et je rentre définitement a l'hotel car la nuit tombe. J'appelle Birgit pour savoir si elle est disponible pour venir diner avec moi, et je passe la prendre dans la foulée.
par Ludovic publié dans : Indonésie
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Mardi 25 avril 2006
J'ai rendez-vous a 9h30 avec Marlene pour aller acheter les billets d'avion pour le Kalimantan, le nom donné a la partie Indonésienne de l'ile de Bornéo. Je passe la prendre a son hotel sur la mobilette que Birgit m'a laissé pour l'occasion, et nous allons a l'agence de voyage ou elle a deja fait la réservation.

L'agence est un petit bureau ou derriere le comptoir se trouvent pas moins de 10 employées, en uniforme d'hotesse de l'air, pour 5 ordinateurs. La moitié d'entre elles se tourne les pouces, assisent sur leur chaise en attendant je ne sais pas quoi. Nous demandons si les réservations demandées pour le 28 avril sont toujours valables. Oui, c'est bon, mais pour le 27 !
Ca commence bien ... Nous demandons a l'employée de faire immédiatement le nécessaire pour la bonne date en espérant qu'il reste des places car c'est un petit avion qui va nous emmener a Bornéo. Elle n'arrive pas a joindre la compagnie au téléphone, nous devons attendre. Au bout de 15 minutes, elle obtient une réponse positive de la compagnie aérienne, et elle trépigne de soulagement. Et moi donc !
Le billet aller-retour coute 110 euros chacun, et nous payons avec plaisir. Dans la foulée, je me renseigne pour un vol Jakarta-Singapour car j'au eu la confirmation hier du changement de mon vol retour depuis Singapour au lieu de Bangkok. Ce qui veut dire que je fais une croix définitive sur la Malaisie, la Thailande et le Cambodge. De toute facon, qu'aurai-je pu voir en 1 mois ? Le vol aller uniquement coute plus de 100 euros donc je vais attendre de revenir du Kalimantan pour avoir un meilleur tarif. Les billets d'avion vont nous etre livrés cet apres-midi a l'hotel, il n'y a plus qu'a attendre.

De retour a l'hotel, Birgit doit regler ses problemes avec la banque suite au vol de sa carte bancaire, donc nous nous donnons rendez-vous a 16h00 pour aller a Prambanan, l'autre temple a ne pas louper dans les environs de Yogyakarta. Je vais a la piscine avec Marlene en prennant un becak a deux. Elle est inscrite dans au club de fitness d'un hotel de luxe et qui peut m'en faire profiter. Nous n'y restons pas bien longtemps car le ciel s'est couvert, comme d'habitude vers midi. Nous allons donc déjeuner au Pizza Hut en taxi, et nous faisons plus amplement connaissance. C'est une fille cool, on devrai bien se marrer pendant les 5 prochain jours. Il reste Anton, l'autre allemand que je ne connais pas trop, mais il a l'air vraiment sympa au premier abord. Nous reprennons le taxi pour revenir a l'hotel.

Birgit n'est pas la, elle est partie faire du shopping avec Manti sa voisine de palier indonésienne. Elles arrivent 15 mn plus tard ce qui nous fait un départ limite trop tard pour visiter Prambanan avant le couche de soleil, mais nous tentons le coup quand meme. Nous prennons un taxi qui nous dépose 30 minutes plus tard juste devant l'entrée du site. Il est 17h10 et les dernieres admissions sont a 17h15. Malgré les 5 minutes restantes, l'employé a déja fermé le guichet et s'apprete a partir en mobilette sous nos yeux. Nous lui faisons des grands signes derriere la porte vitrée pour lui dire que c'est trop tot, et que nous voulons entrer, mais elle nous sourit en nous disant au revoir. La mobilette démarre... La garce ! J'essaye de voir s'il n'y a pas un moyen d'entrer en contournant le grillage, ou en passant par dessus la cloture, mais avec les filles, c'est délicat.

Il y a une autre entrée de service avec des agents de la sécurité un peu plus loin. L'Indonésie est réputée pour etre un des pays ou la corruption est monnaie courante, donc avec un peu de chance et un p'tit billet en poche, il vont bien nous laisser entrer ... C'est Manti qui s'y colle, vu qu'elle est indonésienne. Elle prend son plus joli sourire, Birgit fais de meme, et elle commence a discuter avec les gardes. Je reste en retrait. Au bout de 5 minutes, il ne veulent toujours pas nous laisser entrer. Manti nous dit qu'il n'y a rien a faire, ils ne céderons pas. De toute facon, il commence a faire trop sombre, donc l'échec des tractations n'est pas grave.


Nous parcourons les 500 metres qui nous séparent du théatre en plein air ou se joue le ballet Ramayana. Ramayana est l'un des contes/légendes les plus connu a travers l'Indonésie. Il raconte l'histoire d'un roi dont la princesse se fait enlever par le roi d'un royaume advesrse, et l'épopée qui va s'ensuivre pour la libérer. Le dieu-singe, Hanuman, est de la partie, ainsi que de nombreux démons et autres personnage aux pouvoirs magiques. Le spectacle dure 2 heures et les places coutent 35 000, 70 000 ou 100 000 RPH. Les places a 35 000 sont toutes prises par un groupe d'étudiants musulmans donc nous allons au rang supérieur.

Comme les autres danses traditionnelles que j'ai vu jusqu'a maintenant, les costumes sont hauts en couleur, les chorégraphies tiennent a la fois de la danse et de l'expression théatrale avec quelques scenes de combats rythmées. Et toujours cette musique dissonante... Je passe une bonne soirée, et nous trouvons une navette pour rentrer avec 2 autres touristes.




Je paye le transport et il ne me reste plus que 10 000 RPH en tout et pour tout. Ca fait un peu juste pour aller diner. Je me mets donc a la recherche d'un distributeur automatique et comme toujours dans ces cas la, rien de fonctionne ! Le premier que je trouve est vide, les 2 suivants sont fermés, le 4eme me dit que ma carte bancaire n'est pas valide, le 5 eme aussi, le 6eme ne distribue pas plus de 600 000 RPH (55 euros) ... Ca fait 1 heure que je marche en pleine nuit, ca commence a m'énerver sérieusement. Enfin, j'en trouve un qui me donne 800 000 RPH, pas beaucoup, mais je m'en contente et je vais diner.
par Ludovic publié dans : Indonésie
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Lundi 24 avril 2006
Le réveil sonne a 4h00. Je m'habille en 1 minute et prend la route de l'hotel de Birgit sur sa mobilette qu'elle m'a prétée car c'est plus pratique pour nous rejoindre a cette heure de la journée. Malgré le plan qu'elle m'a donné et le chemin qu'elle a tracé dessus, je me perds au bout de 5 minutes et un indonésien qui passe par la me remet sur le bon chemin. J'arrive un peu en retard, mais ca devrai etre bon pour etre a Borobudur pour le lever de soleil.

Je conduis sur les 50 kilometres qui nous séparent du temple. Dans ma hate, j'ai oublié de prendre un pull et je me les gele avec juste mon t-shirt sur le dos. Nous arrivons a 5h30 et garons la mobilette et traversons a pied un immense parking remplis d'étals de souvenirs encore recouvert des baches. Quand leurs propriétaires vont arriver et que tout va etre ouvert, je n'aimerai pas traverser a nouveau le parking. Ca doit etre impossible d'en sortir sans se faire extorquer 100 000 RPH ! 

Nous attendons l'ouverture du temple a 6h00. Nous sommes les premiers, mais en 10 minutes, 6 autres personnes arrivent. Tant que ce n'est pas un bus de 100 touristes, ca me va. Quand le guichet ouvre, mauvaise surprise, l'entrée coute 100 000 RPH ! Une fortune pour l'indonésien moyen, équivalent de 15 jours de salaire. Pour moi ca va, mais je ne m'attendais a pas a ca quand meme. Et pour ce prix la, il n'y a pas de guide bien sur ...

Nous arrivons devant le temple présenté par tous les guides de voyage comme une merveille d'architecture, voire une des merveilles du monde. Je m'attend donc a un complexe grandiose, un truc qui va me mettre sur le cul. Mais ca ne se passe pas comme ca. J'ai devant moi une pyramide de pierres grises soigneusement jointes sans aucun ciment. Elle s'éleve sur 7 niveaux : les 5 premiers sont construit comme un couloir qui permet de faire le tour du carré parfait et un escalier au centre de chaque face permet de passer au niveau suivant.



Je fais le tour du rez-de-chaussée pour découvrir les bas-reliefs finement sculptés tous le long de la paroie. 5 kilometres de couloir en tout jusqu au sommet, et plus d'un millier de fresques de la vie quotidienne exprimant la notion de compassion jusqu'a l'atteinte du nirvana au-fur-et-a-mesure que l'on monte dans le temple. On appelle cela le chemin initiatique de boudha pour atteindre l'illumination.



Des boudhas, il y en a un paquet ici : 432 statues de taille humaine placées dans des alcoves tout le long de chaque parois. La plupart sont décapitées mais les corps restant en position du lotus font quand meme leur effet.



Au dessus des 4 étages, j'arrive sur une plateforme a 3 niveaux dont le centre est occupé par une grande stuppa, ces temples en forme de cloche que l'on trouve a tous les coins de rue en Inde et au Népal. La stuppa centrale est entourée de 72 autre stuppas de pierre. Elles sont creuses et ajourées, permettant de voir a travers les trous rectangulaires ou en forme de losange, les 72 derniers boudhas assis a l'intérieur.



Les premiers rayons de soleil filtrent a travers cette protection de pierre et arrivent sur les visages des boudhas, mettant en relief la sérénité de leur méditation.


Borobudur représente un travail fantastique, j'en convient, mais j'ai beau essayer de ressentir l'atmosphere du lieu, de trouver l'inspiration pour les photos, ca ne vient pas. Il me manque un truc, je ne sais pas quoi. Peut-etre qu'il faut etre boudhiste pour en apprécier pleinement la grandeur ? Peut-etre qu'il y en a trop aussi ? Cette profusion de détails dans les ornementations, cette quantité incroyable de statues identiques ... Trop d'exceptionnel tue l'exceptionnel. Heureusement qu'il n'y a presque pas de touristes et que c'est tranquille, sinon, Borobudur aurait éte LA décéption d'Indonésie. Nous y restons une heure et repartons pour Yogyakarta. Je suis pressé d'arriver pour aller me rechoucher.

Je rentre chez moi a pied depuis l'hotel de Birgit, histoire d'observer la ville qui se réveille et l'activité frénétique qui commence dans les rues. A chaque feu rouge, un alignement de mobilettes ronflantes et fumantes est pret a bondir tel un départ de course de Formule 1. Je passe sur un pont qui enjambe une riviere a l'eau saumatre mais cela n'empeche pas des indonesiens de s'y laver. Les cabanes en bois et tole qui occupent la rive sont peintes de toutes les couleurs, me rappelant le quartier de La Boca a Buenos Aires.


Des que j'arrive a mon hotel, je commande mon petit-déjeuner, prend une douche et m'endors aussitot. Je me réveille vers 14h30, mais il me faut 1 heure pour émerger et arriver a me lever. Je me rend directement au restaurant pour déjeuner, puis je vais me renseigner pour le spectacle de danse Ramayana, une danse traditionnelle qui se déroule a Prambanan, l'autre temple a voir sur Java. c'est un peu comme une comédie musicale avec 250 danseurs qui participent a la narration d'un compte traditionnel. Incontournable parait-il. Je me renseigne aussi pour aller au Plateau de Dieng, une site qui contient les plus anciens temples javanais dans un décor naturel superbe. Alors que je récupere toutes les informations, je rencontre Anton, un ami indonésiens de Birgit qui a sa propre agence de voyage. C'est lui qui peut nous organiser la navette pour le Volcan Gunung Merapi. Comme j'ai rendez-vous avec Birgit dans peu de temps, il l'appelle pour se retrouver tous ensembles autour d'une table et parler de l'organisation.

Je m'installe au meme restaurant que ce midi, et Birgit arrive 10 minutes plus tard. Nous sommes toujours partant pour aller voir le volcan de pres, et Anton peut nous organiser la navette des ce soir. Pour partager les frais, Birgit appelle 4 amis pour savoir s'ils veulent toujours se joindre a nous, et en 10 minutes, le groupe est formé. Nous allons donc a l'agence de voyage avec Anton pour confirmer la location de notre véhicule et discutons avec le guide qui est un expert des volcans car il a travaillé au centre d'observation volcanique auparavant. C'est grace a lui que nous pourrons aller si pres alors que tous le secteur est bouclé depuis plusieurs jours. Nous insistons sur le fait que nous voulons voir la lave qui coule, chose acquise d'apres Anton, mais nous avons un autre discours en face de nous. Actuellement, la lave est bloquée dans le cratere, ce qui rend le volcan si dangereux. En effet, celle-ci ne pouvant s'écouler, elle forme un bouchon qui empeche le volcan de libérer l'énorme pression qui monte petit a petit. Le risque d'éruption violente augmente donc si la situation perdure trop longtemps, ca va faire mal ...

Dans tous les cas, si nous y allons maintenant, nous ne verrons que le volcan qui fume et ressentirons peut-etre quelques vibrations. Cela n'est pas tres nouveau pour moi depuis que je suis arrivé en Indonésie, idem pour Birgit, donc elle appelle ses amis pour savoir ce qu'il veulent faire compte-tenu de cette nouvelle information. Dans l'attente de leur réponse, nous partons et allons a une autre agence de voyage pour confirmer nos billets d'avion pour Kalimantan (Bornéo). Il est 17h30 et elle est fermée. J'espere que la réservation va tenir jusqu'a demain matin.

Nous allons a l'hotel de Birgit, vu que personne ne répond pour aller ou non au volcan Merapi. Birgit est soulée, elle se plie en 4 pour organiser des sorties sympas, elle dépense de l'argent pour appeller tout le monde, et les gens s'en foute. Finalement, 2 amis lui envoi un SMS pour dire qu'ils ne viennent plus, donc nous annulons tout pour cette fois. A la place, nous allons diner avec Erika et Marlena, ses voisines de chambre, dans un restaurant local ou je me régale de brochettes de crevettes grillées dans une sauce au miel. La soirée n'est pas tres animée, je suis aussi crevé par mon réveil tres matinal donc je rentre aussitot le diner fini.
par Ludovic publié dans : Indonésie
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Dimanche 23 avril 2006
Je me leve a 10h00 car j'ai rendez-vous a 11h00 chez Birgit pour aller avec elle au déjeuner d'un ami indonésien qui vient d'obtenir son diplome de fin d'étude. La fete se tient dans un restaurant a coté d'un centre commercial. Nous arrivons les premiers et nous installons sur les canapés rouges. L'endroit, une salle blanche avec son mobilier design rouge et noir et de grandes baies vitrées, est entre un confortable lounge bar et un self service d'université.


Slim arrive. Il ne porte pas vraiment bien son nom, car il est plutot du genre "fat". C'est un indonésien avec une bonne tete, qui parle tres bien anglais, et meme un peu de francais car il prennait des cours a l'Alliance Francaise. Les autres arrivent petit a petit, ceux que je connais déja, et d'autres étudiants indonésiens. Les parents de Slim sont la aussi, sa mere et sa soeur portant le voile. Je participe a son cadeau commun, remis par les filles apres le déjeuner. Au menu : repas indonésien classique avec du riz, des légumes bouillis, des morceaux de poulet frit (y compris la tete qui baigne dans le jus) et des pates chinoises. Un cocktail non alcollisé (musulman oblige) de lichee et ananas nous est aussi servit.

Le repas fini, nous revenons a l'hotel de Birgit ou nous restons tout l'apres-midi. Elle a Internet en Wifi, ce qui me permet de faire quelques économies de connexions. Les autres filles arrivent (Marlene, Erica, Manti) puis Anton et son pote Jocko. C'est le squat dans le couloir de l'hotel.


Je suis tellement fatigué que je m'endors chez Birgit pendant qu'ils vont faire une partie de billard a l'étage supérieur. Je les rejoins vers 18h00, puis nous allons tous diner chez Parsley, un restaurant qui fait une cuisine occidentale de tres bonne qualité et qui possede quelques créations culinaires interessantes tel ce tressage de filets de boeuf avec des filets de poulet accompagné d'une sauce au miel. Je me régale une fois de plus, et je rentre a 23h00.
par Ludovic publié dans : Indonésie
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