Nous accedons a la meme plateforme que la premiere fois par un chemin différent qui me semble beaucoup plus long mais beaucoup plus beau aussi car on se sent vraiment perdu dans la jungle. Un touriste américain et un anglais sont deja la. Et Tom aussi, déja en train de se goinfrer de bananes.
L'américain entame la conversation avec moi et des que je lui dit que je suis francais, sa réaction est :
- "Whoaww !! Tu parles anglais ??? C'est rare, les francais ne savent pas parler anglais d'habitude". Mauvais début. J'essaye de lui faire comprendre que ce temps la est fini et que la nouvelle génération parle anglais aussi bien que le reste des pays européens (quoique l'Espagne et l'Italie ne soient pas des exemple en la matiere...) mais il ne veut rien entendre.
- " Les francais détestent toujours autant les americains, tu sais pourquoi ?" Oui, je crois savoir ... Si les américains sont tous aussi con que toi, ce n'est pas étonnant ... me dis-je. Je lui explique que la politique impérialiste des USA, et la stupidité de leur Président (Remarque, le notre est pas mal aussi dans le genre ...) sont des causes parmis d'autres. Ce a quoi il réplique que la guerre en Irak a sauvé le peuple du martyr de Saddam Hussein, que les USA devraient balancer quelques missiles bien placés en Iran pour leur faire arreter leur programme nucléaire (comme s'ils allaient se laisser faire ...). Israel ? "Qu'ils se demerdent, c'est plus nos affaires" (pour une fois ... ). Bref, un abruti total, typique de ce pays ou le meilleur cotoie le pire. Je me retiens de faire empirer sa vision des francais en lui disant réellement ce que je pense de lui, et je l'ignore en commencant a faire des photos.

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Tom s'en va, et 2 autres orang-outans arrivent, mais rien de comparable aux jours précédents. Je m'amuse un peu en essayant de grimper aux lianes par lesquelles sont arrivés nos amis, et finalement, ce n'est pas si compliqué que ca. J'arrive a me hisser a plus de 10 metres de haut, mon passé de gymnaste m'ayant un peu aidé pour les passages délicats. Birgit me balance une grappe de bananes que j'attrape au vol, et me voila pret pour une séance de photos inoubliables.

Nous retournons au bateau et continuons notre descente de la riviere en déjeunant. J'aurai bien pris une douche "locale" avant de repartir car je suis a nouveau trempé de sueur. Peut-etre un espoir du coté du ciel : des gros nuages gris se sont rassemblés et une fine pluie commence a tomber. En 5 minutes, c'est le déluge. J'enfile mon maillot de bain, les autres m'imitent, je prend mon gel douche et nous voila tous en train de nous savonner sur le pont devant les yeux médusés et amusés des locaux que nous croisons sur leur barque. Anton arrive en dernier et lorsqu'il est bien recouvert de mousse, la pluie s'arrete. Ca c'était sur que ca allait arriver! Du coup, il se rince avec l'eau marron de la riviere. Ci-dessous, moi en train de faire ma pause WC matinale.

Vers 13h00, nous arrivons a un village traditionnel ou nous faisons escale. Ce n'est pas un endroit a touristes car il n'y a aucun étals de souvenirs ou d'artisanat a vendre. Personne ne nous saute dessus non plus. Le village se compose d'une longue rangée de maisons en bois de part et d'autre d'un canal.

Derriere le village, s'étend un marécage avec quelques rizieres. Je regarde des enfants faire un match de football. Je monte sur un banc pour avoir un meilleur angle de vue, et tout s´écroule sous mon poids. Les planches sont completement vermoulues, donc ca devait arriver, mais je suis quand meme gené.
Je remonte le long du canal en observant la vie du village. Des jeunes filles font leur lessive et la vaiselles dans l'eau saumatre de la riviere.

Les petits garcons font du vélo, ou s'amusent a tous tenir sous une cabane qu'ils ont construit eux-meme.

Et les petites filles jouent avec Barbie. La garde-robe de "Barbie Indonésie" reflete bien l'endroit ou nous sommes : des morceaux de chiffons troués pour passer les bras et les jambes.

Un gamin sur son vélo s'amuse en faisant tourner une petite hélice fabriquée avec une feuille de palmier pliée. Il ne leur en faut pas plus pour s'amuser. S'ils voyaient ce que les gosses de "mon monde" ont aujourd'hui, ils n'en reviendraient pas ...

Je pénetre dans une maison ou 2 femmes tressent des tapis en feuille de palmier. Avec l'aide de notre guide, elles nous expliquent ce qu'elles font. Marlene leur achete une grande et une petite natte, puis nous retournons au bateau.

Nous arrive a Kumai vers 16h00. Nous sommes tous content de notre expédition et de la maniere dont l'équipage s'est occupé de nous, donc nous préparons un pourboire. Tony leur donne discretement, chacun leur tour en leur serrant la main lors des adieux, et nous embarquons avec Suyono dans un 4X4 qui nous transporte jusqu'a Pangkalanbun. Notre avion pour Semarang décolle demain a 11h30, donc nous devons passer la nuit sur place.
Nous allons l'Hotel Bone, un établissement sans prétention mais qui possedent quelques chambres propres et confortables. Les fillesse font plaisir en choisissant la meilleure chambre avec air conditionné (85 000 RPH), moi je partage une chambre basique et propre avec Anton (30 000 RPH). Aussitot installé, je vais au Café Internet juste a coté, ou tous les autres me rejoignent. La connexion est désespérement lente mais je m'en contente pour répondre aux emails urgents.
Nous allons ensuite a la recherche du marché nocturne que nous a conseillé Suyono. Dans la nuit, ce n'est pas évident a trouver, et personne ne sais ou ca se trouve ! On nous envoit dans des directions opposées a chaque fois que nous demandons si c'est la bon chemin. C'est dingue ca ! Finalement, nous abondonnons et entrons dans le premier restaurant local que nous trouvons sur la route. Je me régale d'un plat de nouilles sautées. Un indonésien de Yogyakarta qui a commencé a discuter avec Anton nous rammene meme une petite bouteille d'Arak, cet alcool artisanal issu du lait de noix de coco. Lorsque nous sortons du restaurant, que voyons nous a 25 metres ? Le marché nocturne ! Quelle bande de nazes ces indonésiens. Le batiment est tellement grand et éclairé qu'il est impossible de ne pas le connaitre dans cette petite ville. Ca ressemble a une gallerie commerciale moderne ou quasiment que des vetements sont vendus sur 3 niveaux. Ca pullule de faux Nike, Billabong, et cie a des prix dérisoires. Je fais un rapide tour mais je n'achete rien.
De retour a l'hotel, tout le monde prend une douche et nous repartons pour le meilleur bar-karaoke de la ville installé au sous-sol du meilleur hotel de la ville. Je pénetre en premier dans la salle ultra-sombre et nous nous installons a une table devant une scene ou un groupe joue de la musique locale. La chanteuse braille dans le micro des air mielleux avec des envolées lyriques a la Céline Dion, l'horreur. Puis c'est au tour d'un adolescent de prendre le micro, tout en déhanchant comme une fille, touchant son coeur toute les minutes. Il s'y croit vraiment le gars ... Vive la génération karaoké ! C'est comme pour les Brésiliens avec le football. Les indonésiens pratiquent assidument le karaoké, et se débrouille tres bien la plupart du temps, mais ils ne peuvent s'empecher de se prendre pour des stars des qu'ils sont sous les projecteurs. Surtout que le micro avec ses effets speciaux qui lissent la voix et qui donne des cordes vocales de tenor aide bien...
En plus de ce spectacle afligeant qui ne m'amuse guere plus de 10 minutes, le prix de la biere est tout simplement exhorbitant pour le pays (35 000 RPH contre un prix moyen de 15 000 RPH normalement). Le "team allemand" ne semble pas s'amuser plus que moi mais il ne semble pas vouloir partir non plus. Ne voyant pas l'intéret de rester ici, je fini ma biere et je leur signifie que je rentre a l'hotel. Anton arrivera a peine une demi-heure plus tard.








































































