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BLOG TOUR DU MONDE - Vivez un tour du monde comme si vous le faisiez !

Articles récents

QUELQUES GRANDS MOMENTS DU TOUR DU MONDE

17 Décembre 2008 , Rédigé par Ludovic Publié dans #Le retour

:: Afrique Australe ::

 
Rencontre avec une tribu Ndebele
Afrique du Sud

  Visite des townships de Cape Town
Afrique du Sud
 
Les dunes géantes de Sosluvei
Namibie

  Rencontre avec le peuple Himba
Namibie

 
Safari au Parc d'Etosha
Namibie

  Les majestueuses chutes Victoria
Zambie

 
Croisière sur le Lac Malawi
à bord de L'Illala

Malawi

  Safari au Parc Serengeti
et au Cratère Ngorongoro

Tanzanie

 
Rencontre avec une tribu Massai
Tanzanie


  L'ascension du Kilimanjaro (5895 m)
par la voie Machame

Tanzanie

:: Amérique du Sud - Antarctique ::
 
 Les fantastiques chutes d'Iguaçu
Brésil

  10 jours à Rio de Janeiro
Brésil

 
L'âme de Salvador da Bahia
Brésil

  Trekking au Parc Chapada Diamantina
Brésil

 
La traversée de l'Amazonie
Brésil

  L'ascension avortée du Huayna Potosi
Bolivie

 
Dans l'enfer des mines de Potosi
Bolivie


  Les paysages fantastiques du Sud Lipez et du Salar d'Uyuni
Bolivie

 
A la rencontre des icebergs
Antarctique


  Le plus beau trek du Monde : Le W au Parc du Torres del Paine
Chili

 
La perle de Patagonie : Le glacier
Périto Moreno

Argentine

  Trekking autour du Fitz Roy
et du Cerro Torres

Argentine

:: Océanie ::
 
Au pays des mystérieux Moais
Ile de Paques

  Le paradis du snorkelling
Polynésie

 
Les sources thermales de Wai-o-tapu
Nouvelle-Zélande

  Trekking au Parc du Tongariro
Nouvelle-Zélande

:: Asie du Sud-Est ::
 
 Sydney, une ville à part
Australie

  Les Dragons de Komodo
Indonésie

 
Les fabuleuses rizières de Tirtagangga
sur l'île de Bali

Indonésie

  Les villages traditionnels de Flores
Indonésie
 
Lever de soleil mystique sur le volcan Gunung Bromo à Java
Indonésie
  Rencontre avec les orang-outans de Bornéo
Indonésie

ARRETONS DE FOURNIR GRATUITEMENT LES TEXTES ET PHOTOS DE NOS BLOGS A DES SITES QUI SE FONT DE L'ARGENT SUR NOTRE DOS !

16 Décembre 2008 , Rédigé par Ludovic Publié dans #Actualité du voyage

Les coups de gueule sur ce blog sont rares, mais j'ai décidé de réagir à une situation qui nous concerne tous, nous les Voyageurs Blogueurs.

Depuis plus de 3 ans que ce blog existe, je reçois tous les mois des emails de la part de sites éditoriaux participatifs fraichement sorti du moule (du genre Monvoyageur.com, Paperblog.com, Globonautes.com, Les vegetaliseurs.com, … ) me demandant de devenir rédacteur bénévole, et de publier mes notes de voyage et mes photos sur leur site.
Le dernier en date est Globonautes.com, site communautaire lancé pour le compte de Go Voyages par une agence de marketing web, qui me demandait mon autorisation pour reprendre intégralement certains articles de mon blog, et ainsi obtenir du contenu gratuitement.

Autant, il y a encore 2 ans, je trouvais la démarche intéressante, voire novatrice dans l'esprit "partage d'experiences de voyage", au point que je me suis engagé avec certains sites non commerciaux (dont Youvox Voyage) pour dupliquer les articles de mon blog sur leur site, et même écrire des articles exclusifs pour aider à leur lancement, autant je trouve aujourd’hui scandaleux qu’une marque faisant des centaines de millions d’euros de chiffre d’affaire, compte sur les blogueurs pour leur fournir du contenus gratuitement.
Car il faut avoir conscience que depuis quelques années, les blogueurs-voyageurs ont muris, et sont devenus pour certains des journalistes amateurs en puissance avec la narration de leurs périples sur leur blog et leur reportages photos. Nous faisons cela pour notre plaisir, pour témoigner, et partager nos aventures auprès de notre famille et amis, rarement dans un but lucratif.
 
Je vous propose donc de rentrer dans le détail de la stratégie d'acquisition de contenu de ces sites, pour bien comprendre ce que nous leur apportons et ce que nous méritons en retour.


Quels sont les avantages qu’ils nous font miroiter pour nous convaincre de publier nos textes et photos sur leur site ?
 
"Vous allez pouvoir améliorer le référencement de votre blog. "

Ca y’est… il a balancé les mots magiques pour tout blogueur en quête de célébrité. Vous jubilez d’avance d’être l’heureux veinard d’une telle proposition, et êtes toute ouïe. Vous voyez déjà le compteur de visites sur votre blog s’affoler… 

Pour bien comprendre la portée de cet argument,  et le miroir aux alouettes qui va avec, il faut comprendre comment fonctionne le référencement dans les moteurs de recherche. L’un des critères important  (parmi de nombreux autres) est le nombre de liens qui pointent vers votre blog. Plus il y en a, plus Google considérera votre blog populaire dans sa catégorie (car de nombreux sites font référence a vous), et aura tendance a bien vous placer sur les résultats d’une requête.

Le deuxième critère est les mots clés qu’il contient. Pour qu’un lien vers votre blog soit efficace, il doit comporter des mots pertinents pour faire comprendre aux moteurs de quoi on parle sur votre blog et optimiser ainsi réellement son référencement.

Par exemple :
  • Lire l’article sur Le référencement des blogs > OUI. C’est un bon lien car il contient 2 mots clés importants (référencement et blog) pour faire comprendre au moteur la thématique de l’article vers lequel le lien pointe. 
  • Lire l’article original > NON. Ce lien n’apporte rien car il n’est  pas descriptif du contenu vers lequel il renvoi.

Autre exemple :
Et bien entendu, quel est le genre de lien que ces sites communautaires vont mettre en place ??  Je vous le donne dans le mille… c’est à chaque fois le mauvais lien.

Mais là où c’est plus grave,  c’est que ce genre de site produit exactement l’effet inverse d’une amélioration de votre référencement. En fait, ils cannibalisent le référencement de vos articles en passant devant vous dans les résultats des moteurs de recherche, alors qu’ils s‘agit de votre contenu !!

Un commentaire de Sixpo, issu du site Coteboulevard.com qui se plaint de sa perte de trafic suite à son inscription sur Paperblog décrit bien le phénomène :

 « Le principe est simple : lorsque des articles sont dupliqués sur Google (copier/coller ou aspiration, etc.), le moteur tranche en favorisant le site le plus important (je vous passe les détails techniques). Le modèle économique est simple : capter du trafic gratuit en référencement naturel (par les moteurs de recherche) et le monétiser grâce à la publicité... sans payer le contenu !!! Le pari est en passe d'être réussi par Paperblog puisque ce site parasite réalise aujourd'hui une audience supérieure au site lepoint.fr par exemple... »
Par Sixpo sur http://www.coteboulevard.com/2008/06/paperblog.html 


"Vous allez être mis en avant dans la communauté, et pouvoir faire la promotion de votre blog. "

Ha oui? Comment ça ? Généralement, on vous explique que vous allez pouvoir vous créer une fiche profil pour vous présenter, et ajouter un lien vers votre blog. Super… Ca nous fait une belle jambe...
Certains sites éditorialisent leurs contenus, et si vos articles ont un angle d’attaque original, ou traitent d’un thème d’actualité (là, nous rentrons dans un vrai travail de rédacteur),  vous aurez peut-être la possibilité de figurer quelques jours sur la page d’accueil. Pour avoir fait l’expérience d’être à la une de ce type de site, je peux vous assurer que cela ne change absolument rien au trafic sur votre blog, (ni à votre anonymat qui reste intact) car les lecteurs restent sur le site pour lire l’article. En effet quel est l’intérêt d’aller sur votre blog pour lire exactement la même chose. Vous aurez peut être un peu plus de commentaires sur ce site qui drainent plus de visites que votre blog, mais cela ne change rien au global pour vous, à part flatter un peu votre égo.
 
Bien sûr, à chacun de vos textes et chacune de vos photos repris dans le site, votre nom avec un lien vers votre fiche profil sera mentionné.
C’est le début de la gloire ??? Non, c’est la moindre des choses !  Ca peut paraitre évident pour certain, mais une piqure de rappel ne fait pas de mal. La mention de l’auteur est obligatoire au titre de la propriété intellectuelle et des droits d’auteur, le site doit citer l’auteur de chaque texte, de chaque photo.


Quels sont les avantages pour ces sites qui reprennent votre contenu ?

Il y en a beaucoup, et comme par hasard,  on ne vous en parle jamais, sinon vous risqueriez de demander votre part du gâteau. En voici une petite liste :

1.  Ne pas avoir à payer des journalistes professionnels pour alimenter son site en contenu : le plus gros avantage est bien sûr d’obtenir du contenu gratuit grâce à vous, au lieu d’avoir à payer des journalistes professionnels, ou des rédacteurs pour le faire. Pour votre culture générale, sachez qu’une journée de travail d’un rédacteur en agence de communication est vendue au minimum 500 euros HT… Faites le calcul du temps que vous avez passé à écrire les articles mis gracieusement  à la disposition de ces sites, et vous saurez globalement combien ils économisent grâce à vous.
Quand on pense que derrière ces sites, il y a parfois des sociétés qui font de millions d’euros de bénéfices… c’est beau le communautaire participatif !!

2.  Améliorer gratuitement leur référencement naturel dans les moteurs de recherche grâce à vos articles : chacun de vos articles repris crée une nouvelle page qui s’ajoute à leur site, est qui est donc référencée dans les moteurs de recherche sous leur propre nom de domaine. Plus il y a de pages référencées, plus le site capte du trafic… c’est mécanique. Avoir un bon référencement naturel est un enjeu primordial pour tout site, et des sociétés spécialisées sont payées chères pour optimiser le référencement d’un site. Cela va de 10 000 euros, à plus 100 000 euros à l’année pour un site d’e-commerce important.
Cout technique d’un blogueur ? Zéro …. belle économie !

3. Vendre de la publicité sur vos contenus, et ne rien vous reverser : Chaque article est une page web sur laquelle peut figurer de la publicité sous forme de bannière ou de liens sponsors. Plus votre article est intéressant et attire des visiteurs sur le site qui en reprend le contenu, plus les recettes publicitaires sont importantes. Le CPM (coût pour mille affichages d’une bannière) oscille entre 2 et 5 euros selon la qualité du ciblage. Un petit site qui fait 1 million de pages vues sur 1 mois peut ainsi espérer collecter au minimum 2 000 euros en partie grâce à vous.
Bien sûr, en aucun cas il ne vous sera proposé de partager avec vous la recette issue de ces revenus, et acquise grâce à votre plume….

4.  Faire de la publicité gratuitement pour vendre ses propres produits sans avoir à vous reverser une commission :
au lieu de vendre l’espace pub pour des sites externes, pourquoi ne pas utiliser l’espace publicitaire disponible pour faire la promotion de ses propres packages Thalasso en Tunisie, week-end à Budapest, vols secs ? C’est encore plus rémunérateur ! La cible (les lecteurs de mes articles) est en affinité avec la thématique du voyage et représente donc des centaines de bons clients potentiels.
Cela évite d’avoir à payer pour faire une campagne de pub sur mon blog, et de me reverser un pourcentage du chiffre d’affaire généré si jamais cela déclenche une vente, comme c’est le cas dans un système d’affiliation classique.


5.  Se constituer une base de données qualifié d’utilisateurs, qui peut ensuite être revendue à des partenaires commerciaux, ou servir en autopromotion : la duplication de  contenu sur ce type de site implique la plupart du temps la création d’un compte utilisateur avec des informations sur vous.
Idéal pour une campagne d’emailing bien ciblée, sur des offres partenaires si vous avez donné votre accord (optin), ou sur ses propres produits dans une newsletter pseudo-éditoriale.

Je pourrai développer encore plus de points, mais ces 5 là vous donnent déjà un bon aperçu de l’aubaine que nous autres, blogueurs, représentons pour ces sites de voyage communautaire, et du niveau de l’exploitation qui peut en être fait sur notre dos.


Moi aussi je veux ma part du gâteau, sinon … vous n’aurez rien !

Vous comprenez donc que les contenus de vos blogs une fois tous agrégés valent parfois de l’or pour ces sites qui comptent allègrement sur vous, sans jamais vous proposer une rémunération, même symbolique, pour les utiliser. Il n’est pas normal de ne pas percevoir aussi les bénéfices de notre travail !

Je fonde donc, avec la publication de cette note, le MVBPD, Mouvement des Voyageurs Blogueurs Pas Donateurs de ses articles et de ses photos !!   ;-)

Je viens même de créer un sticker humoristique qui s’affiche dans ma colonne de droite. 

Mes articles vous intéressent ?

Mes photos vous intéressent ?

Donnez-moi un billet d’avion, un ordinateur portable, un appareil photo,

et j’en ferai d’autres, rien que pour vous !


Pour ceux qui comprennent ma démarche et la rejoigne, je vous propose de vous positionner clairement aux yeux de ces sites commerciaux qui profitent de nous, et de refuser toute donation de vos textes et photos, sans avoir un minimum de compensations financières, ou en nature, ou au moins de vrais avantages éditoriaux qui rapportent du trafic sur votre blog sur le long terme.
Si vous voulez aussi poser ce sticker sur votre blog et essayer de participer au changement des mentalités, vous pouvez copier-coller le code ci-dessous dans une note (en mode HTML), ou dans un module de vos colonnes :

<div style="text-align: center;"><a href="http://www.tour-du-monde.net/article-25646468.html"><span style="font-size: 8pt;">Mouvement des Voyageurs Blogueurs Pas Donateurs</span></a><br></div>
<div style="text-align: center;"><img key="cee469b531dfccad83bbf4cf95fc5b20" src="http://idata.over-blog.com/0/44/26/71/MVBPD/banniere_MBVPD.gif" class="CtreTexte" width="199" height="264"><a href="http://www.tour-du-monde.net/article-25646468.html"><span style="font-size: 8pt;">Diffusez cette banni&egrave;re sur votre blog</span></a></div>
</div>

Ce qui donnera ça :


N'hésitez pas à réagir en laissant un commentaire.
Toutes vos bonnes idées pour faire passer le message sont les bienvenues

Quelques sites qui illustrent ce que je décris dans les lignes ci-dessus :
  • http://www.paperblog.fr/voyages > agregateur très controversé.
  • http://www.globonautes.com > appartient à Go Voyages.
  • http://www.voyagemotion.com > appartient à Monagence.com.
  • http://www.monvoyageur.com > racheté par Prisma Presse.
  • http://www.trivago.com > société allemande.

SUIVEZ L'AVENTURE D'YVES, PARAPLEGIQUE EN ROUTE POUR LE CERCLE POLAIRE

4 Juin 2008 , Rédigé par Ludovic Publié dans #Actualité du voyage


Ca y'est Yves est parti sur la route du Cercle polaire à la force de ses mains. Il avance pour lui, il avance pour  les autres, et relate son aventure incroyable dans son blog, qui est mis frequement mis à jour grâce à l'équipe qui le soutien.

Soutenez le aussi et suivez son aventure en lisant son blog http://www.handikapp-nord.org.

HELSINKI - DERNIER DÉFI AU SUPERMARCHÉ ET RETOUR A PARIS

26 Avril 2007 , Rédigé par Ludovic Publié dans #Finlande

Jérôme, Shing et moi avons notre avion pour Paris vers 14h00, nous n'avons donc plus que la matinée pour en profiter.
Notre préoccupation se tourne vers les courses car nous voulons ramener quelques spécialités culinaires locales. Mais avant, Myriam nous a concocté un dernier défi : une liste de courses avec le nom des produits en finnois. Impossible de savoir ce dont il s'agit, à moins d'avoir lu les marques sur les produits dans le réfrigérateur de l'appartement. Vincent nous accompagne afin de faire en sorte que nous ne rentrions pas bredouille.
Le supermarché ressemble à n'importe quel magasin français dans l'organisation des rayons. On remarque juste un rayon Loisirs assez fourni en accessoires de hockey sur glace, de même pour les produits de la mer. Une allée entière est réservée pour le saumon, la truite, le tarama, etc ...

Après un petit moment de galère, les premiers produits son trouvés car il s'agit de fruits et légumes dont les noms figurent bien en évidence sur les étiquettes. Les derniers produits sont plus compliqués car ils ne nous évoquent rien et malgré nos aller-retours dans les rayons, nous ne les trouvons pas. Je demande en anglais à une jeune fille au rayon Surgelés si elle sait ou se trouve le nom de l'aliment que je lui montre sur le papier. Elle m'explique que c'est du pain. L'autre est du poulet. Vincent nous valide le caddie, nous passons à la caisse, et voilà notre dernière mission accomplie !!

Les sacs posés à l'appartement, nous repartons aussitôt faire notre shopping personnel dans une galerie commerciale Stockmann, l'équivalent des Galeries Lafayette en France. Je fais des courses personnelles (saucisson de rennes, gravelax, truite, etc...), et nous faisons nos bagages.

Vincent nous accompagne à l'aéroport en taxi. Dernier brin de causette en attendant le début de l'enregistrement des bagages, et ce long week-end s'achève enfin. Je dis "enfin", car je suis sur les rotules. Le programme concocté par nos hôtes était tellement chargé qu'on a quasiment pas soufflé plus d'une heure, et je n'ai pas pu compter sur mon canapé pour m'offrir un sommeil reposant. Mon cher lit, j'arriiiiiive !!!!

Merci à Myriam et Vincent.

HELSINKI - PARTIE DE CURLING AVEC L'ACCENT SUISSE ET SAUNA FINLANDAIS

26 Avril 2007 , Rédigé par Ludovic Publié dans #Finlande

Toujours pas de répit matinal pour ce 3ème jour en Finlande et toujours son lot de surprises à venir. Nous prenons un premier bus pour une direction inconnue, attendons le second qui tarde un peu trop pour Myriam qui se remet un p'tit coup de stress de bon matin car elle a sûrement prévu une activité derrière. En plus, nous avons rendez-vous avec un ami français de Vincent (collègue chez Nokia) qui doit être dans le bus retardataire.

Pendant ce temps, Jérôme et moi nous entraînons à parler avec l'accent québécois et suisse. Passe-temps intéressant, n'est-ce pas ? Pas du tout ! C'est un des challenges de la journée que nous nous sommes imposés, sur un délire d'hier soir. Jérôme a commencé a parler avec son accent québécois qui nous a bluffer, j'ai enchéri avec l'accent suisse, et nous nous sommes défié de faire croire au copain de Vincent que nous ne sommes pas français. Résultat : nous allons devoir parler comme cela jusqu'à 14h00 !!

Le bus arrive, Laurent, le copain de Vincent, est bien dedans. Le défi commence, avec un peu de stress. J'ai l'impression de ne pas être crédible mais les présentations passent comme une lettre à la poste, et j'ai du mal à me retenir de rire. Nous arrivons enfin devant un gymnase et des terrains de  sport extérieurs, situé en début de forêt. Un programme sportif nous attend donc ...

Lorsque nous entrons dans la salle et que je découvre la patinoire je comprend que nous allons faire du curling. Super idée ! J'exprime mon enthousiasme en suisse, et nous allons dans les vestiaires nous équiper de chaussure spéciales. A chaque fois que Jérôme parle, je me retiens de ne pas exploser de rire. Au bout d'un moment, je me retrouve seul avec Laurent et il commence à me poser de questions sur mon boulot, l'endroit ou j'habite, etc. Aie! Ca se complique, je baratine, mais je ne suis pas très cohérent et mon accent en prend un coup. Je pense qu'il a du me capter mais il ne dit rien tant qu'il n'est pas sûr. Ca sent les questions pièges sous peu ...

L'initiation au curling commence. Les règles du jeu sont assez simples (le plus près de la cible gagne), le mouvement de lancer aussi. Le balayage, on n'en parle pas ! Par contre, la pierre glisse tellement bien sur la glace que toute la difficulté du jeu tient au dosage de la force dans le lancer de la pierre.


Nous passons 1 heure à chercher les bons réglages mais nous tirons tous trop fort, ou pas assez.

 

En cours de partie Laurent va voir Myriam pour lui dire qu'il a des doutes sur moi, que mon accent est bizarre et Myriam sauve la situation en beauté : "attention, lui parle surtout pas de son accent, il est super susceptible la-dessus car il sait que les gens le trouve ridicule, alors qu'il n'y peut rien". Et Laurent repart pour un tour !!! :-)))
La partie se termine sur le coup de midi et nous repartons en bus vers le centre-ville. Encore un changement de bus pour nous emmener dans un coin inconnu. Garder l'accent belge est de plus en plus dur car cela demande une concentration permanente et je me mélange parfois les pinceaux avec l'accent québécois à force d'entendre Jérôme. Vivement la fin de ce pari stupide !!

Enfin 14h00 arrive, et nous nous sommes organisés pour révéler à Laurent la vérité. Alors que nous attendons un bus après avoir pris le métro, Jérôme me pose un question sur la susceptibilité des suisses et je répond naturellement dans un parfait français. Je vois le regard interrogateur de Laurent, et Jérôme enchaîne à son tour sans son accent. Un gros blanc s'installe, et nous lui avouons tout. Il n'y crois pas, tellement la blague est énorme !! On le sent un peu énervé d'être tombé dans le panneau mais la bonne humeur reste de mise.

Nous arrivons enfin au bord d’un lac en banlieue d'Helsinki. C'est l'endroit que nos hôtes ont choisi pour le déjeuner. On déballe les sandwiches en sautillant sur place pour se réchauffer. C’est bizarre, je vois pas trop l’intérêt de venir jusqu’ici juste pour pique-niquer dans le vent glacial. Il doit y avoir un truc louche qui se prépare … mais quoi ???
Pour nous réchauffer, nous prenons un café dans une petite maison locale qui fait salon de thé et nous repartons, sans n’avoir aucune idée de ce qui nous attend. Le temps s’est couvert et la neige commence à tomber.

Nous arrivons devant un grand terrain gardé par un poste, une sorte de camping pour caravanes. Vincent et Myriam prennent un ticket pour un truc mais je n’arrive pas à savoir de quoi il s’agit. Nous traversons le terrain presque désert et prenons un petit chemin qui nous emmène vers une sorte de maison préfabriquée au bord de la baie. Je commence à imaginer des choses, et à craindre le pire …
Nous y voila : Rastilam, le véritable sauna finlandais ! La porte du bâtiment s’ouvre, et 2 hommes en maillot de bain, rouge comme des écrevisse, et dégageant de la vapeur sortent dans le froid, marchent vers le ponton au bord du lac…  et descendent dans le grand trou au milieu de la glace pour s’y baigner. Un tuyau crachant de l’eau sous pression crée des remous pour empêcher la couche de gel de se reformer. Et merde ! C’est ce que je craignais.

Tout d’un coup, plus personne fait le malin… il n y’a que Myriam qui semble amusée et qui nous titille en nous expliquant que ce n’est pas très compliqué à faire, l’essentiel est de bien se chauffer dans le sauna…. Je n’arrive pas à savoir si ça va m’amuser ou pas de faire ce truc de malade que je voulais pourtant voir de mes propres yeux. De là à le faire moi-même … avec la neige qui tombe à gros flocon maintenant …. En tout cas, l’idée de venir ici est excellentissime.

Nous allons au vestiaire, et attaquons la phase sauna. C’est comme dans les films : après une douche, on rentre dans la cabine où se trouvent déjà une dizaine de personnes,  des hommes du genre « bûcherons finlandais » et des femmes de 20 à 50 ans, tout gabarit ….
Je me cale dans un coin sur le banc en bois et  me met à transpirer à grosse goutte pendant une dizaine de minutes. La température atteint presque 90°C et je dois mettre ma tête dans mes genoux pour ne pas me brûler la gorge en respirant !!

Au bout d’un moment, j’en peux plus, et je lance la sortie vers le lac. J’enfile mes tongs, Myriam me suit avec l’appareil photo, et nous sortons sous la neige. Le choc est thermique est minime mais je sens que mon corps se refroidit vite à cause du vent. Je cours jusqu’au ponton, balance mes tongs à toute allure, et sans réfléchir, je descend l’échelle, dans l’eau de mer à 0 degrés.


Ca fait l’effet d’un électrochoc !! J’étais pas obliger de hurler, mais je le fais car ça me soulage quand même. Je m’immerge jusqu’au cou pendant 5 secondes (qui ont eu l’air de durer 5 minutes), et remonte aussitôt.

 

La douleur du froid qui a complètement engourdi mes muscles dure une trentaine de seconde, puis les picotements s’estompent, et c’est là que ça devient hallucinant. Il fait sûrement une température négative dehors, mais une douce chaleur coule à nouveau dans mes veines et je peux courir nu dans le vent glacial, me rouler dans la neige sans broncher. C’est un frileux de base qui vous dit ça !!
Ca m’éclate grave, et je fais une série de photos avec Myriam, genre « Alerte à Malibu sous la neige ».



Au bout de quelques minutes, la sensation de froid revient et je fonce au sauna me réchauffer. Défi du week-end relevé en beauté !! Youhouuuuu !!

En fait, ça m’a tellement amusé que j’y retourne encore 2 fois pour être dur d’avoir des photos qui immortalisent ce moment.
Du côté des potes, ça s’est bien débrouillé aussi : Jérôme l’a fait une fois avec Shing, Vincent, et François 2 fois, et un zéro pointé pour Frédérique.
La tueuse, c’est Myriam qu s’est payé le luxe d’une petite brasse de 15 secondes sans faire la grimace.
 
La nuit tombe et nous revenons à l'appartement en métro sous une tempête de neige.


Quand je pense qu'il y a 1 heure, j'étais nu dans la neige ....
 

Pour notre dernier dîner à l'appartement, Myriam a lancé un atelier de confection de tartiflettes. Le dernier jeu pour l'attribution des lits a été revu ce soir afin de créer un peu de changement. L'épreuve de connaissances (qui tourne au grand n'importe quoi pour notre plus grand bonheur) se termine encore sur une victoire de Jérôme et Shing, mais .... sur un score ex-aequo entre le binôme Fabrice/frédérique et moi. Il faut donc nous départager. Je propose un pile ou face mais les organisateurs refusent car connaissant ma chance a ce type de jeu quitte ou double. S'ajoute donc une épreuve pratique : le basket-panier. Yes !!! J'ai de longues heures de pratiques de ce "sport" lors de mes (lointaines) années étudiantes (remember la chambre d'hôtel à San Francisco...).  J'ai enfin une chance de ne pas dormir sur le canapé ce soir !
Nous installons un panier de fortune avec une marmite au dessus du hamac, et confectionnons des balles avec du papier journal. Comme au bon vieux temps !


Nous sommes toujours ex-aequo à l'issue de la première série de lancer qui m'a servi a calibré la précision de mes tirs. Le suspense monte, Frédérique sent que ça chauffe pour son lit quand je fais un carton sur la série suivante. 4 panier sur 5 tirs !! Et je remporte le lit sur la mezzanine. Yes !!!
Malgré ma victoire, je leur laisse le lit pour ce soir car il n'y a pas de place pour 2 sur le canapé.

Une journée géniale se termine, dernière nuit en Finlande, il nous reste une matinée avant le retour à Paris.

HELSINKI - A LA RECHERCHE DE "SOR MEINEN", BARBECUE SUR l'ILE DE SEURASAARI, ET MATCH DE HOCKEY SUR GLACE

25 Avril 2007 , Rédigé par Ludovic Publié dans #Finlande

Le temps est  couvert ce matin, il pleuviotte même un peu, voila une météo plus en adéquation avec le climat hivernal auquel je m'attendais en venant ici.
Après la journée touristique d'hier, nous attaquons la journée « sportive ». Aucune information sur le programme ne nous est livrée si ce n'est qu'il vaut mieux prendre des bonnes chaussures et s'habiller chaudement. On va passer la journée dehors.

Nous traversons en quelques minutes le pâté de maison et nous voila dans la nature, marchant le long d'un chemin forestier au bord de la baie gelée. Myriam nous parle des grands hommes finlandais et d'un certain Sor Meinen, illustre architecte considéré comme une idole nationale depuis qu'il est mort. Ca tombe bien car nous sommes devant l'entrée du cimetière ou il est enterré. Et le premier défi arrive aussi sec : retrouver sa sépulture parmi le bon millier de tombes qui nous entourent. Le cimetière est vide et il n'y a aucune indication. Bref, Jol et moi trouvons l'intérêt du défi moyen, mais on va régler ça en quelques minutes, et nous partons directement.
Une telle idole doit avoir un mausolée de 20 mètres de haut que nous allons apercevoir rapidement. Et si ce n'est pas le cas, nous allons demander a des passants, quand on en verra (un jour peut-être). Au bout de 15 minutes, pas la moindre trace du Sor Meinen, la pluie froide revient. Ce jeu est nul !!! Nous croisons un couple de retraité et leur demandons aussitôt en anglais :

- Qui ça ?? Sor Meinen ? Non connaît pas ?
- Mais siiiiii, c'est un architecte super connu de votre pays ! Réfléchissez bien.
- Non ça me dit rien. Vous voulez peut-être dire Saarinen?
- Non non, Sor Meinen !!  SOOOOOR MEI-NEN ! Ca vous dit rien ???
- Bah non ...

Putain, c'est pas possible ... ils connaissent pas ce gars !! Ils sortent d'où les vieux ??

Bref, on commence à se poser des questions sur le sérieux du défi. Serait-ce une mauvaise blague pour nous perdre volontairement dans le cimetière ?
Nous revenons vers le point de départ et prolongeons vers une grande chapelle avec des bâtiments. Ca doit être ça !! Mais une fois devant, rien ne nous indique que nous avons trouvé. Des gens habitant là doivent forcément connaître Sor Meinen. Alors que j'essaye de rentrer dans un bâtiment, un gars sort et nous demande ce que nous cherchons : Sor Meinen ? Non, connaît pas ?  C'est un mec qui vit dans le cimetière qui dit ça...  OK, là il y a arnaque, c'est sûr !

Nous apercevons Myriam qui nous fait des grands signes au loin pour la rejoindre.  S'en suit une petite explication sur l'existence de Sor Meinen, et là elle nous fait comprendre que le nom du gars est "Saarinen" et  pas "Sor Meinen" ! Jérôme et moi râlons car ça n'a rien à voir au niveau de la prononciation et nous avions tous les 2 bien entendu "Sor Meinen".

Bref, on clos le sujet alors que nous arrivons au bord de la baie complètement recouverte de glace. Il y a 2 semaines, il était encore possible de traverser à pied pour atteindre directement l'autre rive, mais les nombreuses fissures qui sont apparues avec le réchauffement de la température rendent toute tentative très dangereuse.


Nous avançons un peu sur la banquise, histoire de se sentir un peu loin du rivage.  Une grosse fissure laisse passer de l'eau, mais sans danger. Mais nous ne tentons pas le diable en allant plus loin et nous continuons notre excursion le long de la côte.


Je ramasse un échantillon de sable finlandais sur la plage qui apparaît sous la neige, pour étoffer ma collection de sables du monde. Je dois avoir une bonne cinquantaine d'échantillons maintenant, il serait temps de penser à en faire quelque chose.

Le chemin passe par un petit port de plaisance aux pontons déserts. La côte est assez sale et va le devenir encore plus. En effet, la glace emprisonne beaucoup de déchets puis, lors de la fonte, rend le sol boueux en y ajoutant les déchets. Le mélange est assez dégueulasse au printemps.

Nous longeons des petites plages où se trouvent d'un coté des résidences de luxe modernes, très représentatives du style fonctionnel scandinave, de l'autre des maisons en bois dans un style plus traditionnel.



Puis arrivons devant une oeuvre d'art très connue ici. Le Sibelius Monument est sculpture abstraite en hommage à Jean Sibelius, grand compositeur finlandais de musique classique mort en 1957. La sculpture est intéressante et offre des angles très originaux pour faire des photos.


Nous continuons le long de la côte sans savoir où nous allons, passons de baie en baie, nous enfonçons dans la nature jusqu'à un pont en bois qui nous permet d'atteindre l´île de Seurasaari. Toujours aucune idée de ce que nous venons faire ici, mais le coin est très sympa, et je commence à avoir très faim.  Bientôt me dit-on.


En fait l'île de Seurasaari est un musée à ciel ouvert ou sont exposés des maisons typiques de Finlande, datant du début du siècle. Elles ont été récupérées dans différentes régions puis remontés ici. L'endroit est un lieu de promenade et d'observation de la faune privilégié, assez fréquenté, mais pas aujourd'hui en raison de la neige qui se met à tomber à gros flocons.




Nous touchons enfin au but de l'excursion : un emplacement aménagé spécialement pour faire un barbecue, à côté d'un abri et d'une tente ! Ca tombe bien, on a des grosses saucisses à faire cuire ! La marche a mis tout le monde en appétit et on se régale dans la bonne humeur. Surtout Jérôme !



Le retour en ville sous la neige promet d'être moins sympa, mais heureusement un bus nous ramène à l'appartement en quelques minutes. Il est 15h00 et nous avons un peu de temps devant nous pour nous relaxer puis repartir pour la prochaine surprise. Ca ne rigole pas sur le timing  avec nos hôtes !
Je vais enfin pouvoir essayer le sauna dans l'appartement ! Ca me fait délirer. On se fait une session entre mecs uniquement, « à la viking » ! En 30 minutes, je suis cassé et je ferai bien une petite sieste, mais pas le temps.

Il faut repartir rapidement, et nous prenons le tramway cette fois, en direction du centre-ville. Myriam est un peu tendue, on doit être légèrement à la bourre ... et ça ne s'arrange pas quand  nous restons bloqués à cause d'une voiture mal garée empêchant le tramway de passer. Du coup, il faut descendre et changer de ligne, on attend 5 minutes, le tramway n'arrive pas,  Myriam stresse encore plus.

Enfin, nous arrivons devant le stade Jäähalli. Nous allons à un concert de musique finnoise ? Non, encore mieux,  un match de hockey sur glace, le sport national.
Il s´agit du stade de l'équipe HIFK  (Helsinki) qui joue un match de play-off contre HPK (Hamenlinna). Les gradins sont remplis, la musique, les hot-dogs sont là, tous les ingrédients d'une bonne soirée en perspective.


Ca sent même le show à l'américaine lorsque les pom-pom girls de l'équipe locale, très représentatives de la gente féminine finlandaise, arrivent.



Les finlandaises dans toute leur splendeur ! Pour ceux que ça intéresse :

Le match est serré mais se solde par une victoire de HIFK.

 


Le match terminé nous revenons vers notre quartier à pied, sous la pluie. C'est un long trajet dans car il n'y a plus de tramway à cette heure. Nous passons devant le célèbre Finlandia Hall, que nous ne pouvons pas visiter car un concert a lieu et on se fait gentiment jeter par un vigile.

La fin de la soirée est prévue dans un restaurant pas loin de l'appartement qui sert une cuisine finlandaise traditionnelle. Le cadre est sympa (boiseries un peu style pub irlandais) et la nourriture pas mal du tout. Le traditionnel jeu pour savoir qui dort où commence.
Une fois de plus, ce ne sont que des questions de culture sur des trucs que Myriam ou Vincent nous on fait voir ou expliqué dans la journée. Comme d'habitude, je n'ai pas tellement écouté,  mais surtout, les autres sont tous le temps en binôme pour réfléchir alors que moi je suis seul. Du coup, il y a pleins de réponse que je zappe. C'est un peu injuste.
Je décide de passer au plan d'action « better bed » pour augmenter mes chances de récupérer la suite nuptiale ce soir. En faisant mine d'aller aux toilettes dans l'arrière salle, je demande discrètement des réponses à la serveuse comme le nom du président de Finlande, et d'autres encore. Jérôme qui a senti le coup fourré m'a rejoint pour en profiter aussi (Shing n'a pas envie de dormir sur le canapé !!!!) et on revient l'air trop content de nous. Pas pour longtemps... Par je ne sais quel preuve sans fondement, on se fait accuser de tricherie et je suis pénalisé du nombre de point que j'aurai du avoir. C'est dégueulasse !! ;-)
Finalement, c'est encore Jérôme et Shing qui prennent le grand lit, Fredérique et Fabrice reste sur la mezzanine, et moi sur le canapé !

Nous sortons repu du restaurant, après avoir un peu foutu le bordel tellement nous riions fort et allons nous coucher. La troisième et dernière journée tous ensemble doit logiquement être l'apothéose mais rien ne filtre sur le programme qui nous est réservé...

HELSINKI - VISITE DU CENTRE VILLE

24 Avril 2007 , Rédigé par Ludovic Publié dans #Finlande

Le réveil se fait en douceur avec le soleil qui annonce un beau temps. Malgré la nuit courte sur le canapé, je retrouve vite ma pêche avec l'excitation de partir à la découverte d'un nouveau pays et d'une culture inconnue.

Vincent est parti travaillé, et c'est donc Myriam fait notre guide officiel pour la journée. Nous prenons un copieux petit-déjeuner, la bagarre pour la salle de bain commence dans la foulée et malgré un gros effet d'inertie de la part du groupe, nous réussissons à partir sur le coup de 10h30.

Je découvre le quartier résidentiel ou nous habitons qui semblait si glauque en y arrivant cette nuit. Les immeubles modernes dans le style scandinave épuré si typique, côtoient les usines en brique rouge avec leurs hautes cheminées. Particularité locale : les entrées d'immeubles sont toutes équipées de brosse à chaussure contre la neige et la boue.

 

Les noms des rues, des panneaux, ou des journaux incompréhensibles mettent dans l’ambiance. Les premières blondes que j'aperçois aussi... Mais je pensais en voir plus. A cette heure-ci, elles sont déjà toutes au travail.




Nous longeons le canal gelé qui rejoint la mer. La douceur des températures des dernières semaines a fait fondre la banquise et on ne peut plus traverser le canal en passant directement dessus. Jérôme teste quand même la solidité de la couche de glace en montant dessus. Ca tient bien, mais c'est périlleux.



Nous longeons les quais du canal jusqu'à la fin du port. Je remarque qu'il y a des affiches partout avec des têtes de bons finlandais dessus. Myriam m'explique que c'est une sorte de loterie locale pour les célibataires ou les gens gagnent des rendez-vous avec ceux sur l'affiche. Une sorte de Meetic national donc ... et je gobe comme un couillon ! En fait, il s'agit d'affiche électorales ou chaque liste de candidats députés est présenté comme un trombinoscope  avec des numéros.  Mais comme c'est écrit  en finlandais, impossible de comprendre quoique ce soit.  Mais vu la tronche des candidats, j'aurai pu me douter que c'était pas ça ....

Nous continuons vers le centre-ville qui ne révèle pas un grand charme, car l'architecture est assez lourde, un peu dans le style des grandes villes allemandes. Quelques bâtiments datant du début du siècle sortent du lot lorsque nous approchons du centre historique et de ses quelques monuments. Le tramway lui donne même un petit air désuet assez plaisant.



Nous arrivons sur un autre côté du port où se trouve un marché alimentaire couvert. Ce sont surtout des produits locaux, Saumon, truite, friture, charcuterie de rennes, saucisson d'ours, présenté dans des stands en bois. Cela nous permet d'avoir un bon aperçu de la gastronomie finnoise.



Un deuxième marché extérieur se tient juste à côté. C'est rempli de babioles pour touristes, du genre chapeau à fourrure, sculptures en bois, gants, et quelques specimen d'autochtones très représentatifs de la population locale ...



Nous continuons vers la plus importante église orthodoxe d'Europe occidentale : la cathédrale Uspenski, édifiée en 1868, et dont les bulbes sont entièrement recouverts d'or. Elle est construite sur une petite colline qui permet d’avoir une belle vue sur la suite du port où sont amarrés quelques beaux bateaux de pêche pris dans la glace.  Et toujours ces cheminées d'usines  à l’horizon.


On se dirige vers la toute blanche cathédrale luthérienne Tuomiokirkko qui domine la place, juchée sur un monumental escalier. Ses énormes dômes de couleur verte sont la première chose que l'on voit en arrivant par la mer. Les marches sont occupées par  de nombreu jeunes qui prennent le soleil et profitent de la vue panoramique.
Bel orgue a l’intérieur.




Nous faisons un passage à la Bibliothèque Nationale, très belle, calme, un endroit completement reposant. J’adore les bibliothèques pour cette sérenité qu'elles dégagent.


Nous revenons vers le centre-ville commercial vers 17h00. C'est la sortie des bureaux, les rues se remplissent petit à petit et nous nous installons dans un pub très cosy pour se prendre une bière. Vincent nous rejoint, puis on bouge vers une patinoire extérieure qui a été installée sur une place à côté de la gare. Elle ouvre au moment où nous arrivons et se remplie en quelques minutes.


Une finlandaise qui fait sa pause bière après le travail.
 

L'idée de louer des patins est lancée mais je suis pas très motivé vu mon niveau sportif en la matière. Myriam et Vincent font le forcing, et 10 minutes plus tard, me voila sur des patins en train de faire des ronds dans l'air avec mes bras pour garder mon équilibre. Finalement, on se marre bien.

1 heure plus tard, nous repartons vers un autre pub hallucinant : l'endroit est à la mode, rempli de filles toutes blondes, avec brushing et fringues super fashion. Il a beau faire seulement quelques degrés dehors, ça ne les empêche pas de sortir les décolletés et mini-jupes. Bref, ce bar est une usine à clones.

La nuit commence à tomber et nous revenons à l'appartement en métro après une journée entière de marche.


Myriam, notre formidable guide, a préparé une énorme tartiflette, puis vient le quiz pour l'attribution des chambres. Il faut totaliser le plus grand nombre de bonnes réponses pour avoir la meilleure chambre, le deuxième récupère le lit sur la mezzanine et le dernier dort sur le canapé.  Toutes les questions portent sur des choses que nous avons fait ou vu aujourd'hui, et comme je n'ai rien écouté, ou trop occupé à prendre des photos plus loin, forcément,  je me coltine encore le canapé !!

HELSINKI - LE FRISSON DU DÉPART

23 Avril 2007 , Rédigé par Ludovic Publié dans #Finlande

Mon premier séjour en terre scandinave commence enfin ce vendredi. Mon ami Vincent, expatrié depuis 2 ans en Finlande, et Myriam, son amie qui l'a rejoint pour vivre avec lui, organisent un week-end d'initiation aux coutumes locales. J'ai répondu présent, avec un couple d'amis, Jérôre et Shing, sa femme singapourienne.


Je m'arrache du boulot dès 17h30, fonce chez moi récupérer mon sac de voyage, et je prend la direction de la station de métro  pour rejoindre l'aéroport, le sourire aux lèvres si caractéristique chez moi de ces moments de départ vers de nouveaux horizons. La joie va être de courte durée. Tous les gens sortent de la station de métro l'air énervé, et lorsque je m'engage dans les escaliers l'air dubitatif, l'un des passants me dit que ce n'est pas la peine d'aller plus loin : quelqu'un s'est jeté sur les rails, le trafic est complètement interrompu. Putain, c'est pas vrai !!! Je hais le malheureux mort. Il me faut absolument rejoindre la Gare du nord d'où je pourrai prendre le RER pour l'aéroport. J'ai 2 heures devant moi avant le décollage.
Dehors, c'est la queue pour attraper un taxi... pas bon. Le bus ? Ca va être encore plus lent et stressant. Je tente le taxi en remontant un peu la rue avant les gens qui font la queue à la borne, et j'arrive à en chopper un en quelques minutes. Je préviens Jérôme et Shing qui arrivent d'Auxerre et qui sont dans le même avion que moi, que je vais probablement être en retard. Je me fais déposer à la Place de l'Etoile pour m'engouffrer dans le métro qui fonctionne sur cette ligne.

L'attente sur le quai à la Gare du Nord est stressante. C'est plus long que d'habitude. Le RER arrive, il est bondé ... génial ! Je me "sardinise" avec les autres. J'ai 1 heure et quart devant moi. Evidemment, le train s'arrête à toutes les stations, perdant du temps à chaque fois. Je fais un point au téléphone à mes amis qui ont déjà enregistré leurs bagages. Plus que 20 minutes, je ne suis plus qu'à une seule station. Et bien sûr, la série continue. Le train reste stationné sur la voie à cause d'un problème inconnu. 2 mn sans bouger, 5 mn, puis 10 mn ... je vais péter un plomb !!! C'est le rush pour attraper le bus qui va au Terminal 1 mais j'arrive juste à temps. Ouf ! V'la déjà une bonne chose de faite !

L'embarquement a lieu à 22h45 avec un peu de retard. L'avion est à moitié vide. Le commandant de bord nous informe que nous allons avoir 1 heure de retard car un problème technique nous empêche de décoller. C'est la poisse ... Finalement, le problème et résolu au bout de 15 minutes et nous prenons enfin notre envol.

Le vol dure un peu plus de 2 heures et demi, et nous arrivons à 2h30 à Helsinki. Il y a 1 heure de décalage horaire. Pas de comité d'accueil à cette heure, mais nous avons l'adresse de notre hôte et nous prenons un taxi pour nous y rendre. Premières impressions de nuit : c'est assez glauque. Le mauvais temps, le froid, les lampadaires le long de l'autoroute diffusant une lumière jaune-orange, les zones d'activité économique, quelques grandes cheminée en brique, les usines carrés, un pont enjambant un fleuve gelé, des boulevards vides, voilà notre première vision d'Helsinki. Le taxi nous dépose en bas d'un immeuble qui est une ancienne usine reconvertie en logement de standing supérieur, juste au bord de la mer. Vincent et Myriam habitent là. Nous prenons le monte-charge reconverti en ascenseur jusqu'au 5ème étage et arrivons devant la porte. Un coup de sonnette, une porte s'ouvre, puis une deuxième (c'est un système spécial) et Myriam apparaît.

Enfin, nous voilà arrivé ! Dans l'appartement, c'est le silence. Nos hôtes dormaient, ainsi que les premiers arrivant de France, la soeur de Vincent et son mari. Il est temps de réveiller tout le monde car on a la pêche et on est venu pour faire la fiesta, pas pour dormir. Un apéritif de bienvenue nous est servie, une sorte de bière au gingembre, et nous attaquons avec quelques spécialités locales du le registre humoristique : un brie en conserve, et un "truc" de fromage, sorte de pâte en plastique qui suinte légèrement. Voilà le triste sort réservé aux expatriés français !



Nous continuons les retrouvailles autour d'un buffet improvisé, visitons l'appartement qui contient un sauna (yes !!!!),  et nous nous attaquons le premier jeu débile du week-end, comme nous les affectionnons tant quand on se retrouve : tirer au sort les lits. Vincent et Myriam laisse leur chambre pour dormir dans le salon. Il y a donc en jeu pour ce soir un bon lit double moelleux, et une place sur le canapé du salon dans un sac de couchage. Pas de chance pour ce soir, je perd la chambre. Nous allons nous coucher car la dose de surprises nous attend demain, et ça commence de bonne heure.

SE FAIRE HEBERGER GRATUITEMENT DANS LE MONDE ENTIER ? C'EST POSSIBLE AVEC LE COUCHSURFING !

25 Février 2007 , Rédigé par Ludovic Publié dans #Actualité du voyage

Le titre de cet article peut paraître racoleur, et pourtant, c’est une réalité devenue possible grâce à quelques sites communautaires qui permettent aux voyageurs sans le sous (et même les autres) de trouver des bonnes âmes aux quatre coins du monde pour leur offrir un toit.

Internet réinvente l’hospitalité au niveau mondial.
La recette simplissime reprend tous les ingrédients qui ont fait le succès des sites de rencontres, mixés à ceux des réseaux sociaux, le tout adapté à la sauce "voyageur". Le résultat se nomme Couchsurfing.com, Hospitalityclub.org ou encore Stay4free.com pour les plus connus.

Dans tous les cas, la création d’un profil est nécessaire. État civil, photos de soi, langues étrangères parlées, pays, ville, loisirs, centres d’intérêt, philosophie de la vie, voyages déjà effectués, constituent les éléments de base. Puis vient la partie hébergement où l’on peut aussi bien proposer de prendre un croissant chez soi le temps d’un petit déjeuner à la française, que de squatter 1 semaine sur le clic-clac du salon. La description précise de la prestation d’hébergement, le quartier, sont aussi demandés afin d’éviter les mauvaises surprises en arrivant chez son hôte. Dormir sur la moquette après 15 heures de vol, là où on s’attend à un lit king size bien moelleux n’est pas la meilleure manière de commencer son séjour à l’étranger. Bon, OK ... c’est gratuit... mais il ne faut pas exagérer non plus ! L’image de la France est en jeu là !

Trouver son home sweet home au bout du monde.
Mais avant, il faut trouver où dormir. Pour cela, un moteur de recherche multi-critères permet de cibler sa ville, et le profil de son futur sympathique hébergeur. Un non fumeur citadin ? Un amoureux des animaux à la campagne ? Un artiste ou un night-clubber ? Allez, je vais chercher une fille qui aime faire la cuisine, comme ça je découvre la "french gastronomy" au passage ... Tout se trouve.


Ensuite, le mode de contact se fait principalement par email, via un formulaire. Ce dernier permet de contrôler, si besoin, les demandes, jusqu’à ce que l’accord entre les 2 personnes aboutisse. Les profils sont directement consultables afin de savoir avec qui on traite.


L’autre moyen de contrôle de la qualité des hôtes est un classique, et très bien conçu, système de commentaires/notations consultables par tous les visiteurs du site, membres de la communauté ou non. Les mauvais hôtes sont vite repérés. Lors de mon expérience d’accueil que je vais vous relater dans un second temps, j’ai récolté un "Je fais confiance à ce gars au point de pouvoir mettre ma vie entre ses mains". Sympa, j’en demandais pas tant.`



Au dela de l’hébergement, un accélérateur d’amis.
Le système s’appuie aussi largement sur le phénomène des réseaux sociaux. Je peux créer un groupe d’amis et l’enrichir à volonté. Enfin, selon les sites, le système va plus loin que l’hébergement. Couchsurfing.com permet d’organiser des soirées entre ses membres, de le faire savoir auprès des voyageurs de passage, et offre ainsi la possibilité de se faire des amis le temps d’une escapade en ville, dans tous les coins du monde.
Une révolution dans le monde des routards ? Certainement. Ce système rend possible des séjours plus ou moins longs pour des gens peu fortunés qui ne pouvaient se permettre de visiter des pays avec un coût de la vie élevé. Le logement a toujours pesé lourd dans un budget voyage, mais maintenant, on n’aura plus d’excuse pour aller voir du pays.

J’ai essayé le couchsurfing.
A titre personnel, j’ai testé le système avec le site Couchsurfing.com. Deux semaines après avoir créé mon profil, je recevais en moyenne une demande d’hébergement par jour, d’Amérique du Nord principalement, mais aussi du Mexique, d’Inde, d’Espagne et du Brésil. C’est de ce dernier pays que j’ai choisi d’héberger Guilherme, un directeur artistique de 29 ans, habitant à Rio de Janeiro. Après une prise de contact facile et quelques discussions sur Instant Messenger, je l’accueille chez moi pour 3 jours. Outre mon rôle premier d’hôte, j’ai très vite dû jouer (avec plaisir) le rôle du guide touristique, car j’estime que cela fait aussi parti du service global. Je l’ai intégré à un dîner avec des amis, nous avons été dans un club de jazz, je lui ai fait une visite de Paris by night. Bref, j’ai autant profité et apprécié sa venue que lui. Et pour le double effet Kiss Cool, j’ai maintenant un appartement gratuit qui m’attends à Rio de Janeiro, avec un guide personnel en prime. Quand on sait que le prix des hôtels est multiplié au minimum par 10 au moment du Carnaval (et encore, si on trouve une chambre libre ...), c’est le genre de bon plan qu’on est content d’avoir sous la main ! ;-)

Quelques sites à consulter :
www.couchsurfing.com
www.hospitalityclub.org
www.stay4free.com
www.place2stay.net
www.globalfreeloaders.com

WEEK-END À ROME - DES SOLDES DE FOLIE !!

21 Janvier 2007 , Rédigé par Ludovic Publié dans #Italie

La tournée des magasins commence, à mon grand désespoir, mais je me dis que je peux peut-être en profiter pour me trouver des vêtements avec la touche de classe italienne. Ici, comme à Paris, c'est les soldes.Elles ont commencé depuis 2 semaines mais je trouve des chemises et pulls très sympas, de bonnes marques italiennes, à des prix défiant toute concurrence. Tout est en moyenne à - 50% (Benetton, Sisley, Massimo Dutti, ...)  et même jusqu'à -76% sur une chemise chez Gap ! Il reste le problème de la taille, et là, je suis sur le cul ! Il y a tout le temps ma taille, alors qu'en France il ne reste déjà plus que des tailles XXL depuis longtemps !
Aurais-je trouvé le filon absolu en matière de shopping ? Je commence à y croire ... Du coup, je me lâche et dépense plus de 400 euros de vêtements et chaussures. Je suis plutôt content et Leïla-Alexandra aussi car elle a enfin trouvé son trench-coat, et s'en est même acheté un deuxième.

Nous rentrons à l'hôtel chargés de sacs, nous accordons un petit moment de détente, avant de repartir dîner très rapidement dans un restaurant typique car notre avion décolle ce soir à 22h30.

Il ne reste plus qu'à gérer un transport pour l'aéroport, et là, ça se complique. Quand je demande à l'accueil d'où partent les navettes, le réceptionniste me propose le service de limousine privée à 40 euros ... Pour info, j'ai payé la navette 8 euros à l'aller ... J'insiste pour avoir   un transport collectif mais le gars ne fait aucun effort pour m'aider. Il ne me propose même pas d'appeler un taxi qui coûte moins cher que sa limousine. Ca m'énerve. Nous insistons, et il fini par regarder dans les pages jaunes, sans succès. J'hallucine qu'il n'aille pas regarder sur Internet, ça prendrai 15 secondes. Ca sent la mauvaise volonté à plein nez ! Finalement, on décide de se débrouiller et de héler un taxi dans la rue. Ils vont pouvoir se mettre leur pourboire au cul ceux-là !

Nous trouvons un taxi sans difficulté, et prenons l'avion comme prévu pour arriver chez nous vers 1h00. Un bon p'tit week-end qui se termine !

Rendez-vous pour le prochain article, en Finlande, à Helsinki.
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