<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
         xmlns:err="http://jelix.org/ns/xmlerror/1.0">
 <channel>

    <title><![CDATA[BLOG TOUR DU MONDE- Vivez un tour du monde comme si vous le faisiez ! (Brésil)]]></title>
    <link>http://www.tour-du-monde.net/categorie-858776.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Brésil&quot; du blog &quot;BLOG TOUR DU MONDE- Vivez un tour du monde comme si vous le faisiez !&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
        <image>
        <url>http://accel0.fdata.over-blog.com/0/44/26/71/avatar.png</url>
        <title><![CDATA[BLOG TOUR DU MONDE- Vivez un tour du monde comme si vous le faisiez ! (Brésil)]]></title>
        <link>http://www.tour-du-monde.net/categorie-858776.html</link>
                            </image>
    
    <pubDate>Tue, 30 Dec 2008 20:13:05 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Tue, 30 Dec 2008 20:13:05 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2009, Ludovic PASSAMONTI</copyright>            <category>Brésil</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[DE PORTO VELHO A GUAYARAMERIM (BOLIVIE)]]></title>
        <link>http://www.tour-du-monde.net/article-1125856.html</link>        <description><![CDATA[<p>Je suis sur le sentier de guerre d&egrave;s 6h30, pour prendre le premier bus &agrave; destination de la Bolivie. Nous devons d'abord nous rendre &agrave; Guajara-Merim, ville fronti&egrave;re &agrave; 4 heures de bus de Porto Velho, puis traverser le Rio Mamor&eacute; en barque pour atteindre Guayaramerim en Bolivie. Si le temps nous l'autorise, nous tenterons d'aller jusqu'&agrave; Riberalta, &agrave; 3 heures de bus suppl&eacute;mentaire.</p>
<p>Comme &agrave; l'accoutum&eacute;e, nous d&eacute;couvrons que les horaires de bus ont chang&eacute;. Le bus de 8h0 pour Guajara-Merim, le premier de la journ&eacute;e, pour lequel nous nous sommes d&eacute;p&ecirc;ch&eacute;s, part finalement &agrave; 9h00. Cela nous laisse le temps de prendre un petit-d&eacute;jeuner &agrave; la gare routi&egrave;re. Le bus est en retard et part finalement de la gare &agrave; 9h30. Mais comme la climatisation du bus ne marche plus, au lieu de prendre la route, nous sommes achemin&eacute;s vers le d&eacute;p&ocirc;t de la compagnie, pour en changer, ce qui nous fait perdre encore du temps. Enfin, &agrave; 10h30, nous sommes sur le bon chemin. </p>
<p>La route &agrave; moiti&eacute; goudronn&eacute;e traverse la for&ecirc;t amazonienne mais il est difficile de l'apercevoir. Apr&egrave;s la pollution des fleuves qui sillonnent l'Amazonie, je prend conscience du danger qui p&egrave;se sur la for&ecirc;t elle-m&ecirc;me. Tout a &eacute;t&eacute; d&eacute;frich&eacute; aux alentours via la m&eacute;thode du br&ucirc;lis, et il ne reste plus de part et d'autre de la route qu'une plaine verdoyante. Parfois, quelques troncs calcin&eacute;s tr&ocirc;nent tristement au beau milieu d'un p&eacute;rim&egrave;tre noirci. A l'horizon, quelques colonnes de fum&eacute;e rejoignant les nuages gris&acirc;tres indiquent que la for&ecirc;t continue de mourir.</p>
<p>Le bus fait le plein de personnes en cours de route. Toutes portent les traces de la pauvret&eacute; : t-shirt ou chemise trou&eacute;s, pantalon d'occasion trop grand. Et sur le visage des hommes, marqu&eacute;s par les br&ucirc;lures du soleil (ou de la foret qui part en fum&eacute;e), une barbe de plusieurs jours n&eacute;glig&eacute;e. Certain ressemblent presque &agrave; des bandits de grand chemin.</p>
<p>Le bus arrive &agrave; Guajara-Merim, c&ocirc;t&eacute; Br&eacute;sil &agrave; 15h00. Les taxis demandent une fortune pour rejoindre le centre-ville donc nous attaquons la route &agrave; pied. Mais devant l'inexactitude aberrante du plan de la ville dans mon guide de voyage, nous nous r&eacute;signons &agrave; en prendre un taxi quand m&ecirc;me. </p>
<p>Nous arrivons dans une nouvelle ville-fant&ocirc;me. Pas une &acirc;me qui vive dehors, pas un bruit dans la rue. Il faut d'abord aller au Bureau de la Police F&eacute;d&eacute;rale pour obtenir le tampon de sortie. Quand nous arrivons devant le b&acirc;timent, tout est ferm&eacute;. Un homme attend devant et nous apprend que ce n'est pas ouvert le Dimanche. Bon sang ... Dimanche ... une fois de plus ! Mais pourquoi nous arrivons toujours dans une nouvelle ville un dimanche ? Je ne m'imagine pas bloqu&eacute; dans cette ville pourrie pour la nuit, donc je frappe &agrave; la porte, j'appelle quelqu'un &agrave; travers la fen&ecirc;tre, et une minute plus tard, un officier nous ouvre. Apr&egrave;s de multiples formules de politesse, nous avons notre tampon. Ma bonne &eacute;toile ne nous a pas enti&egrave;rement abandonn&eacute;.<br /> <br /> Nous fon&ccedil;ons au port qui se trouve au bout de la rue d&eacute;serte. En face de nous, sur l'autre rive, c'est la Bolivie. Enfin ! <br /> <br /> <img src="http://idata.over-blog.com/0/44/26/71/09-bresil/guajara-merim-rue-deserte.jpg" alt="" /><br /> <br /> Je ne m'imaginais pas quitter le Br&eacute;sil dans un tel endroit, et dans de telles conditions. C'est assez glauque. La barque pour traverser le Rio Mamor&eacute; part une fois que 10 personnes ont &eacute;t&eacute; r&eacute;unies. Nous attendons 15 minutes, juste le temps pour moi d'aller faire des photos de la fameuse ligne de chemin de fer inachev&eacute;e qui devait relier le Br&eacute;sil &agrave; la Bolivie, et l'embarquement commence. Ciao Br&eacute;sil, Bolivie j'arrive !<br /> <br /> <br /> <img src="http://idata.over-blog.com/0/44/26/71/09-bresil/guajaramerim-train.jpg" alt="" /><br /> <br /> <img src="http://idata.over-blog.com/0/44/26/71/09-bresil/guayaramerim-passage-bolivie.jpg" alt="" /><br /> <br /> La ville de Guayaramerim est un peu plus anim&eacute;e que sa jumelle br&eacute;silienne, mais notre chance s'arr&ecirc;te l&agrave;. Le Service d'Immigration est ferm&eacute; pour de bon, et il ne fera pas exception pour nous cette fois. De plus, il n'y a aucun distributeur automatique d'argent en ville. Je n'ai pas de monnaie bolivienne d'avance, et les banques sont toutes ferm&eacute;es. L&agrave;, je me fais la promesse de ne plus jamais travers&eacute;e une fronti&egrave;re, ou d'arriver dans une nouvelle ville un Dimanche.<br /> Bref, impossible d'aller plus loin sans visa d'entr&eacute;e, ni argent, donc nous sommes contraint de dormir ici ce soir, en attendant l'ouverture des commerces demain &agrave; 8h00. Ce qui va nous faire rater notre bus pour Rurrenabaque cens&eacute; &ecirc;tre &agrave; la m&ecirc;me heure. Le voyage en Bolivie commence bien ...</p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 31 Oct 2005 00:00:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.tour-du-monde.net/article-1125856.html</guid>
                <category>Brésil</category>        <comments>http://www.tour-du-monde.net/article-1125856-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[DE MANAUS À PORTO VELHO - CROISIÈRE AU COEUR DE L'AMAZONIE]]></title>
        <link>http://www.tour-du-monde.net/article-1108669.html</link>        <description><![CDATA[<p>Le Donna Lili n'est plus au port officiel quand nous nous y rendons&nbsp;&agrave; 15h00. Il s'est d&eacute;plac&eacute; jusqu'au dock non officiel, ce qui nous permet d'embarquer sans avoir besoin d'attendre le gars auquel nous avons achet&eacute; les billets (de toute&nbsp;fa&ccedil;on, il n'est pas l&agrave;), ni de prendre une barque pour rejoindre le bateau en fraude.<br /> <br /> <img alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/44/26/71/09-bresil/manaus-port-ferries3.jpg" /><br /> <br /> <img alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/44/26/71/09-bresil/amazonie-dona-lili1.jpg" /></p>
<p>Nos hamacs sont toujours l&agrave;. Il nous reste 2 heures avant de partir, donc je vais faire des provisions de nourriture. J'ach&egrave;te le n&eacute;cessaire pour faire des caipirinhas pendant plusieurs jours, une bouteille de vin pour f&ecirc;ter notre embarquement r&eacute;ussit, des ananas et des oranges. Le bateau se met en route &agrave; 18h00, juste au moment du coucher de soleil. Nous sommes les seuls &eacute;trangers &agrave; bord. C'est parti pour 4 jours de croisi&egrave;re sur le Rio Madeiras &agrave; vivre dans un hamac. <br /> <br /> <img alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/44/26/71/09-bresil/amazonie-dona-lili-hamac2.jpg" /><br /> <br />
<table width="500" cellspacing="0" cellpadding="0" border="0">
    <tbody>
        <tr>
            <td><img width="245" height="184" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/44/26/71/09-bresil/amazonie-dona-lili-hamac1.jpg" /></td>
            <td>&nbsp;</td>
            <td><img width="245" height="184" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/44/26/71/09-bresil/amazonie-dona-lili-hamac3.jpg" /></td>
        </tr>
    </tbody>
</table>
<br /> Apr&egrave;s 2 mois de vadrouille ininterrompue, je vais en profiter pour me reposer, pour lire, pour pr&eacute;parer les prochaines semaines en Bolivie, et bien s&ucirc;r, observer la vie sur les rives de la for&ecirc;t amazonienne.</p>
<p>Le d&icirc;ner est servi imm&eacute;diatement. C'est une soupe de l&eacute;gume avec des morceaux de viande grasse flottant dedans. Pas d'entr&eacute;e, ni de dessert... Je ne dit rien, mais je crains le pire pour les jours suivants. A 20h00, toutes les lumi&egrave;res du bateaux sont d&eacute;j&agrave; &eacute;teintes, tous le monde est dans son hamac, pr&ecirc;t a dormir. La nuit est fra&icirc;che en raison du vent. Je suis oblig&eacute; de sortir mon duvet, chose que je n'imaginais pas faisable ici. Et le bruit perp&eacute;tuel du moteur du bateau, combin&eacute;e au confort relatif de mon hamac, font que la nuit n'a pas &eacute;t&eacute; tr&egrave;s reposante finalement.</p>
<p>Le petit d&eacute;jeuner est servi &agrave; 5h00, &agrave; l'aube, ce qui me vaut de le louper, car je n'ai pas le courage de me lever. Heureusement, un &quot;d&eacute;licieux&quot; d&eacute;jeuner est servit d&egrave;s 10h30 : une assiette de riz, des spaghettis, et des morceaux de poulet baignant dans une sauce aux flageolets. Et &ccedil;a va &ecirc;tre comme &ccedil;a pendant tout le trajet ! Au bout du deuxi&egrave;me jour, je n'en peux plus de ce r&eacute;gime de bagnard.</p>
<p>Le bateau longe la rive &agrave; contre-courant, ce qui permet de voir les villages diss&eacute;min&eacute;s le long du fleuve. Le niveau de l'eau est si bas (plus de 5 m&egrave;tres en moins) que cela provoque un effondrement des berges, donnant une vue imm&eacute;diate de la v&eacute;g&eacute;tation, comme si j'&eacute;tais &agrave; l'int&eacute;rieur de la for&ecirc;t. <br /> <br /> <img alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/44/26/71/09-bresil/amazonie-dona-lili2.jpg" /><br /> <br /> <img alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/44/26/71/09-bresil/amazonie-rive1.jpg" /><br /> <br /> Des grandes plages fluviales sont apparues, laissant parfois des embarcations sur le sable, a plus de 100 m&egrave;tres de la nouvelles rive du fleuve.<br /> <br /> <img width="500" height="375" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/44/26/71/09-bresil/amazonie-rive2.jpg" /><br /> <br /> Le fleuve lui-meme ne manque pas de distractions. De nombreuses personnes vivent a proximit&eacute;, et offre un spectacle permanent de la vie locale en Amazonie.&nbsp;Tel cet homme se lavant de bon matin dans l'eau boueuse, ou encore cette femme &quot;travaillant&quot; sur un charter fluvial de marchandises. </p>
<p><img alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/44/26/71/09-bresil/amazonie-baignade.jpg" /><br /> <br /> <img alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/44/26/71/09-bresil/amazonie-cargo-hamac.jpg" /><br /> <br /> Il arrive de croiser de temps en temps des cabanes flottantes de chercheurs d'or. Le toit en paille abrite une puissante pompe qui drague le fond du fleuve. L'eau est filtr&eacute;e sur un tapis roulant &agrave; 2 niveaux et rejet&eacute;e dans le fleuve avec s&ucirc;rement quelques substances chimiques en plus. Ils r&eacute;coltent 15 grammes d'or par jour. Ca m'a l'air peu mais ici, c'est suffisant pour survivre.<br /> <br /> <img alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/44/26/71/09-bresil/amazonie-chercheur-or.jpg" /></p>
<p>Le bateau charge parfois des nouveaux passagers. Il ne fait pas tojours escale, mais envoi son canot &agrave; moteur r&eacute;cup&eacute;rer les gens sur la rive. Ceux-ci doivent ensuite se d&eacute;brouiller pour escalader la balustrade avec leurs bagages, tout en continuant d'avancer avec le bateau. Et il fallait que &ccedil;a arrive : une nuit, un malheureux passager rate son lancer de bagages, et lorsque le &quot;plouf&quot; retentit, tous le monde se pr&eacute;cipite &agrave; la balustrade croyant que c'est le nouveau venu lui-m&ecirc;me qui est tomb&eacute; &agrave; l'eau.<br /> <br /> <img alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/44/26/71/09-bresil/amazonie-ville1.jpg" /><br /> <br /> <img alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/44/26/71/09-bresil/amazonie-ville2.jpg" /><br /> <br /> <img alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/44/26/71/09-bresil/amazonie-ville3.jpg" /></p>
<p>Au bout du 2&egrave;me jour, le bateau est plein. Il y a beaucoup de jeunes m&egrave;res &agrave; bord avec 2 ou 3 enfants, et d&eacute;tail typique du Br&eacute;sil, ce sont quasiment toutes des filles. La sur-repr&eacute;sentation f&eacute;minine n'est pas pr&ecirc;te de s'arr&ecirc;ter ! Il n'y a presque plus de place entres les hamacs, et c'est la guerre pour pouvoir s'&eacute;tendre compl&egrave;tement. Heureusement, j'arrive &agrave; trouver un autre emplacement que celui o&ugrave; j'&eacute;tais initialement, avec de l'espace. La place que je laisse libre ne le reste pas longtemps : un gros br&eacute;silien s&quot;y installe, coin&ccedil;ant Sylvia entre lui-m&ecirc;me, et un joueur de football pot-de-colle &agrave; l'haleine f&eacute;tide (dixit Sylvia).</p>
<p>Autre probl&egrave;me apparaissant avec la surpopulation du bateau : l'odeur. Les douches et les toilettes sont situ&eacute;es dans la m&ecirc;me cabine, et elles deviennent de moins en moins fr&eacute;quentables. Les chasses d'eaux sont toutes cass&eacute;es, et l'odeur qui en &eacute;manent devient insupportable quand on s'en approche. Quelques hamacs sont suspendus juste en face ...</p>
<p>Quand la nuit tombe &agrave; nouveau, l'Amazonie r&eacute;v&egrave;le son vrai visage : celui d'une for&ecirc;t sauvage peupl&eacute;e d'insectes en tout genre. Sauterelles g&eacute;antes hideuses avec des crochets, moustiques de la taille d'une mite, papillons de nuit gros comme ma main, col&eacute;opt&egrave;res &agrave; gogo, et bien s&ucirc;r des araign&eacute;es qui se r&eacute;galent de ce petit monde. Une horde de ces charmants autochtones s'abat sur le bateau, attir&eacute; par les quelques lumi&egrave;res restantes. Impossible de rester plus de 5 minutes sur le pont sans qu'un insecte volant non identifi&eacute; me heurte le visage ou le corps. Hier, nous avions &eacute;t&eacute; &eacute;pargn&eacute; gr&acirc;ce au vent qui soufflait trop fort pour leur permettre d'atterrir sur le bateau.</p>
<p>Le troisi&egrave;me matin, je me l&egrave;ve &agrave; 5h00 pour admirer le lever de soleil. Sur le pont, des centaines d'insectes sont morts, englu&eacute;s dans la ros&eacute;e matinale. Le ciel se drape d'un violet-orange, qui se refl&egrave;te dans l'eau, avant qu'un grosse boule rouge n'apparaissent derri&egrave;re les arbres. Une fine bande de brume coupe l'horizon en deux. Ce spectacle magique, je l'ai vu des dizaines de fois, mais je ne m'en lasse jamais. Du coup, je me l&egrave;ve tous les matins suivants pour y assister seul sur le pont sup&eacute;rieur du bateau.<br /> <br />
<table width="500" cellspacing="0" cellpadding="0" border="0">
    <tbody>
        <tr>
            <td><img width="245" height="327" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/44/26/71/09-bresil/amazonie-lever-soleil1.jpg" /></td>
            <td>&nbsp;</td>
            <td><img width="245" height="327" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/44/26/71/09-bresil/amazonie-lever-soleil3.jpg" /></td>
        </tr>
        <tr>
            <td>&nbsp;</td>
            <td>&nbsp;</td>
            <td>&nbsp;</td>
        </tr>
        <tr>
            <td><img width="245" height="327" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/44/26/71/09-bresil/amazonie-lever-soleil2.jpg" /></td>
            <td>&nbsp;</td>
            <td><img width="245" height="327" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/44/26/71/09-bresil/amazonie-lever-soleil4.jpg" /></td>
        </tr>
    </tbody>
</table>
</p>
<p>Je me rend compte &agrave; quel point les br&eacute;siliens n'ont que faire du respect de l'environnement. J'ai l'impression que c'est une pr&eacute;occupation de riche occidental, que je suis. Dans les villes, les gens ne prennent pas la peine de faire les 10 m&egrave;tres qui les s&eacute;parent d'un poubelle publique, quand il ont besoin de jeter quelques chose. Le trottoir o&ugrave; le caniveau font parfaitement l'affaire pour s'en d&eacute;barrasser. Sur le bateau, c'est pire, et &ccedil;a me r&eacute;volte encore plus. Tous les d&eacute;tritus passent par dessus bord : chaussures usag&eacute;es, canettes de bi&egrave;re, gobelets en plastique, m&eacute;gots de cigarette, etc ... Ca me met hors de moi &agrave; chaque fois que j'assiste &agrave; ces sc&egrave;nes path&eacute;tiques. Et &ccedil;a ne sert &agrave; rien de leur dire, car dans l'&eacute;nervement je ne peux pas aligner trois mots de portugais. </p>
<p>Le bateau arrive &agrave; Porto Velho &agrave; 17h30, le quatri&egrave;me jour. Un ciel noir et mena&ccedil;ant nous accueille. Nous avons &agrave; peine le temps de d&eacute;barquer qu'un orage &eacute;clate. Nous attendons 30 minutes, mais &ccedil;a ne se calme pas. Il nous faut encore trouver notre h&ocirc;tel, aller manger, et se renseigner sur les bus pour demain matin, ce qui ne nous permet pas de nous attarder &agrave; l'abri dans le port. Nous utilisons donc nos sacs poubelles g&eacute;ants pour envelopper les sacs, je me fais un joli t-shirt en plastique, et nous voilas parti sous la pluie, dans les rues sombres de Porto Velho. La route qui m&egrave;ne au centre-ville est inond&eacute;s et je patauge dedans avec mes tongs. Nous passons juste la nuit ici, et repartons d&egrave;s demain en bus pour Guajara-Mirim o&ugrave; se trouve le poste de fronti&egrave;re avec la Bolivie. </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 29 Oct 2005 00:00:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.tour-du-monde.net/article-1108669.html</guid>
                <category>Brésil</category>        <comments>http://www.tour-du-monde.net/article-1108669-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[MANAUS - PRÉPARATIFS POUR LE DÉPART EN BATEAU SUR LE RIO AMAZONAS]]></title>
        <link>http://www.tour-du-monde.net/article-1074351.html</link>        <description><![CDATA[<p>Le lundi est une journ&eacute;e morte. Tout est (encore!) ferm&eacute; car c'est un jour f&eacute;ri&eacute;. Impossible de rester dans la chambre sombre, chaude et humide de l'h&ocirc;tel, donc je me force &agrave; sortir. Il y a quelques mus&eacute;es int&eacute;ressants &agrave; voir, mais la culture fait aussi le pont. Donc, &agrave; part aller sur Internet dans le seul cybercafe ouvert, aucune raison d'errer dans la ville.</p>
<p>Ha si! Il y en a une bonne : trouver un distributeur d'argent qui fonctionne avec ma carte de cr&eacute;dit Visa ! Je n'ai plus un centime, et je dois encore payer le billet pour le bateau, l'h&ocirc;tel, le d&icirc;ner, etc ... J'essaye dans une dizaine d'endroits mais rien ne semble vouloir faire preuve de bonne volont&eacute;. Un jour f&eacute;ri&eacute; m&ecirc;me pour les distributeurs, c'est sacr&eacute; ici ! Il n'y a plus qu'a prier pour qu'ils se remettent au travail demain.</p>
<p>M&ecirc;me trouver un endroit potable pour manger se r&eacute;v&egrave;le &ecirc;tre une gal&egrave;re. Les seuls restaurants ouverts sont des boui-bouis peu avenants dans des rues d&eacute;sertes, sombres et parfois malodorantes. Ou en bordure de la route &agrave; 4 voies o&ugrave; les taxis et les bus pollueurs passent &agrave; toute allure.&nbsp; Nous finirons par choisir la rue sombre.</p>
<p>Heureusement, le lendemain est notre dernier jour &agrave; Manaus. Nous nous levons &agrave; 7h00 pour aller acheter notre billet de bateau d&egrave;s l'ouverture du port. Il fait un temps pourri, une pluie diluvienne pour commencer la journ&eacute;e. Nous retrouvons au port le vendeur qui nous avait fait visiter le 2&egrave;me bateau pour Porto Velho. Il nous y emm&egrave;ne encore, en prenant une barque &agrave; moteur. Il faut escalader la rambarde pour monter &agrave; bord, puis nous suspendons nos hamacs au 2&egrave;me &eacute;tage, loin des toilettes, loin des lumi&egrave;res qui attirent les moustique, &agrave; l'abris du vent et de la pluie.</p>
<p>Il ne reste plus qu'&agrave; payer. C'est l&agrave; que la parano&iuml;a de l'arnaque commence : en effet, nous contournons le syst&egrave;me officiel en achetant notre billet &agrave; un vendeur de rue pour l'avoir moins cher (130 reals au lieu de 170). Du coup, nous ne pouvons pas embarquer par la passerelle officielle, et devons prendre une barque, depuis la rive &agrave; 300 m&egrave;tres, pour atteindre l'arri&egrave;re du bateau. Nous avons rendez-vous avec le vendeur &agrave; 15h00 pour embarquer d&eacute;finitivement. Mais s'il n'est pas l&agrave; ? Le gars de la barque va nous demander une fortune pour nous emmener au bateau ? Et si le capitaine refuse de nous laisser monter &agrave; bord en pr&eacute;tendant que nos tickets ne sont pas valables ? Maintenant que nous avons pay&eacute;, tous les coups sont permis ... </p>
<p>En attendant, il nous faut pr&eacute;parer le voyage. Comme je m'y attendais, j'arrive &agrave; retire de l'argent au premier distributeur (ouf!),&nbsp; j'ach&egrave;te des grands sacs en plastique pour prot&eacute;ger mon sac &agrave; dos de la pluie et de l'humidit&eacute;, de l'anti-moustique, du papier-toilette, de l'eau min&eacute;rale et de la nourriture en compl&eacute;ment des repas inclus &agrave; bord. J'ai &eacute;chang&eacute; des nouveaux livres avec des voyageurs fran&ccedil;ais. Je suis pr&ecirc;t pour l'aventure amazonienne.</p>
<p>Rendez-vous dans 1 semaine pour savoir si je suis bien pass&eacute; en Bolivie, via Guajara-Mirim.</p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 25 Oct 2005 00:00:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.tour-du-monde.net/article-1074351.html</guid>
                <category>Brésil</category>        <comments>http://www.tour-du-monde.net/article-1074351-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[MANAUS - PROMENADE SUR LE RIO AMAZONAS, À LA RENCONTRE DES EAUX]]></title>
        <link>http://www.tour-du-monde.net/article-1068203.html</link>        <description><![CDATA[<p>Apr&egrave;s une nuit de folie &agrave; danser non-stop, le r&eacute;veil est plut&ocirc;t difficile. Nous arrivons tout de m&ecirc;me &agrave; partir pour le sud de la ville afin d'y prendre un bateau. L'objectif est d'observer la fameuse Encontradas dos Aguas (Rencontre des eaux), point de contact entre le Rio Negro et le Rio Solimoes, qui forment le mythique fleuve Rio Amazonas. Le bus nous emm&egrave;ne au port situ&eacute; &agrave; 13 kilom&egrave;tres au sud de la ville d'o&ugrave; nous prenons un petit bateau qui nous fait traverser le fleuve. Un arc en ciel m'accueille pour mon premier contact avec Le Rio Amazonas.<br /> <br /> <img alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/44/26/71/09-bresil/manaus-rencontre-eaux.jpg" /><br /> <br /> L'eau du fleuve est noire, puis appara&icirc;t &agrave; l'horizon une tache jaun&acirc;tre. Au fur et &agrave; mesure que nous nous approchons, une ligne de d&eacute;marcation nette se confirme. Les eaux ne semble pas vouloir se m&eacute;langer. Le bateau franchi la ligne, et nous voici sur l'autre fleuve.</p>
<p>Nous d&eacute;barquons dans un village qui n'est qu'un lieu de transit pour aller dans les environs. Nous y restons&nbsp;1&nbsp;heure le temps de faire quelques photos, puis nous reprenons le chemin inverse pour arriver &agrave; notre h&ocirc;tel le plus vite possible.<br /> <br /> <img width="500" height="375" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/44/26/71/09-bresil/manaus-berge-amazonas.jpg" /><br /> <br /> <img alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/44/26/71/09-bresil/manaus-maison-amazonas.jpg" /><br /> <br /> <img alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/44/26/71/09-bresil/manaus-homme-brouette.jpg" /><br /> <br /> <img alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/44/26/71/09-bresil/manaus-fille-amazonienne.jpg" /><br /> <br /> <img alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/44/26/71/09-bresil/manaus-ciel.jpg" /><br /> <br /> Je veux retourner au Sambadrome ce soir pour faire des photos, mais la fatigue l'emporte sur la motivation du Reportage, et apr&egrave;s une pizza fade, je vais me coucher.</p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 23 Oct 2005 00:00:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.tour-du-monde.net/article-1068203.html</guid>
                <category>Brésil</category>        <comments>http://www.tour-du-monde.net/article-1068203-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[MANAUS - ORGANISATION DE LA DESCENTE EN AMAZONIE EN BATEAU, ET NOUVELLE PARTICIPATION A UN CARNAVAL]]></title>
        <link>http://www.tour-du-monde.net/article-1068118.html</link>        <description><![CDATA[<p>Le premier travail de la journ&eacute;e consiste &agrave; prendre une d&eacute;cision sur le trek dans la jungle. En effet, j'ai lu beaucoup de t&eacute;moignages de gens d&eacute;&ccedil;us par les excursions de 1 &agrave; 3 jours dans la foret amazonienne aux environs de Manaus : peu d'animaux visibles, impossible de rencontrer des tribus indiennes, organisation d&eacute;faillante, temps de transport tr&egrave;s long, et co&ucirc;ts souvent excessifs. Sachant que je passe ensuite en Bolivie o&ugrave; l'Amazonie est plus sauvage, et qu'une excursion co&ucirc;tera s&ucirc;rement moins cher, la d&eacute;cision est vite prise. Nous allons quitter Manaus d&egrave;s que possible pour Porto Velho d'o&ugrave; nous passerons la fronti&egrave;re. Porto Velho est &agrave; 4 jours de bateau en remontant le Rio Negro, l'un des 2 fleuves qui fini par former le Rio Amazona. </p>
<p>D'apr&egrave;s le guide de Sylvia, un bateau part ce soir &agrave; 18h00. Nous fon&ccedil;ons au port pour r&eacute;server nos places. Le port fluvial est une large bande de sable ou les &eacute;gouts de la ville affluent. Les ferries sont des sortes de barge multicolore avec 3 ponts, ou les passagers suspendent leur hamac et leur affaires pour la dur&eacute;e du voyage. Les repas sont inclus dans le prix du trajet (38 euros). Voil&agrave; donc notre logement pour les prochains jours. <br /> <br /> <img alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/44/26/71/09-bresil/manaus-port-ferries1.jpg" /><br /> <br /> <img alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/44/26/71/09-bresil/manaus-port-ferries2.jpg" /><br /> <br /> Mais bien s&ucirc;r, la classique surprise arrive : pas de d&eacute;part aujourd'hui, et le prochain est seulement Lundi, soit dans 3 jours... En fait Sylvia a cru que nous &eacute;tions jeudi et s'est tromp&eacute; dans la lecture de son guide. Super ... Et pour nous achever, nous apprenons que le capitaine du premier bateau que nous avons vu, nous aurai menti. Le premier d&eacute;part est en fait Mardi &agrave; 18h00. Nous essayons de croiser au maximum les informations, mais impossible de faire confiance &agrave; qui que ce soit ici. Tout le monde tire sur tout le monde &agrave; boulet rouge pour essayer de gagner le march&eacute; de notre 2 pauvres tickets de bateau. Finalement, nous fixons notre d&eacute;part avec certitude pour mardi soir, soit 4 jours d'attente &agrave; Manaus.</p>
<p>Mais la chance ne nous a pas compl&egrave;tement abandonn&eacute;e : un Carnaval a lieu tout le week-end. Encore un ? Et oui ... Chaque grande ville br&eacute;silienne organise en moyenne deux &quot;Carnavals&quot; par an. Celui de Rio de Janeiro est bien s&ucirc;r le plus connu (et le plus commercial), mais il y en a d'autres qui valent le d&eacute;tour, dont celui de Salvador de Bahia, ou la c&eacute;l&eacute;bration de la Ciera &agrave; Belem qui rassemble plus de 300 000 personnes pendant une semaine. </p>
<p>Nous partons en bus &agrave; 20H00 pour le Sambadrome, lieu de mon deuxi&egrave;me Carnaval au Br&eacute;sil. L'organisation est un peu diff&eacute;rente de la premi&egrave;re fois. Le Sambadrome est un lieu qui n'existe qu'au Br&eacute;sil : imaginez un stade long comme 4 fois le parc des Princes de Paris, formant un immense U. Au milieu, une piste permet aux chars de d&eacute;filer sous les gradins, avec derri&egrave;re eux un immense cort&egrave;ge de gens qui ex&eacute;cutent la chor&eacute;graphie que les danseurs perch&eacute;s &agrave; l'arri&egrave;re de la plate-forme nous montrent. Des podiums fixes sont aussi diss&eacute;min&eacute;s le long de la piste avec des danseurs qui reprennent les mouvements pour les spectateurs dans les gradins. Quand la f&ecirc;te bat son plein, l'ensemble forme une sorte de Macarena g&eacute;ante en plus complexe, et beaucoup plus amusante. </p>
<p>Et comme &agrave; Sao Luis, il faut avoir un t-shirt de supporter pour avoir le privil&egrave;ge de faire parti du cort&egrave;ge. J'essaye de m'incruster tout de m&ecirc;me, mais &agrave; nouveau, sans succ&egrave;s. Je demande alors au gardien de la s&eacute;curit&eacute; comment il faut faire pour participer, avec un air vraiment d&eacute;&ccedil;u. Bref, je qu&eacute;mande un t-shirt ... et &ccedil;a marche !! Un autre organisateur arrive, et nous fais signe de le suivre jusqu'&agrave; une banale voiture dont le coffre est rempli de t-shirts. Il nous en donne un chacun, alors que cela est cens&eacute; &ecirc;tre payant. 5 minutes plus tard, nous voil&agrave; au coeur du Carnaval, au milieu du cort&egrave;ge, ex&eacute;cutant sur un rythme endiabl&eacute; la m&ecirc;me chor&eacute;graphie que des milliers de personnes autours de nous. Les gradins sont bond&eacute;s de gens qui dansent aussi, et je suis l&agrave;, en bas, sur la piste. C'est jouissif. Quand le char passe sous la porte de sortie, il suffit de remonter la piste jusqu'au prochain, et &ccedil;a continue ainsi jusqu'&agrave; 4h00, en alternant avec les pauses caipirhina / hot dog.</p>
<p>Autre diff&eacute;rence avec le Carnaval de Sao Luis : les gens ne sont pas l&agrave; pour tenter d'assouvir leurs pulsions sexuelles. Bien s&ucirc;r, il y a toujours quelques &eacute;m&eacute;ch&eacute;s qui courent apr&egrave;s les filles, mais la musique et la danse sont vraiment les ingr&eacute;dients principaux de la f&ecirc;te, et tous le monde se concentre la dessus. J'ai l'impression que le Carnaval de Rio est la synth&egrave;se de ces deux immenses f&ecirc;tes auxquelles j'ai eu la chance de participer. </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 22 Oct 2005 00:00:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.tour-du-monde.net/article-1068118.html</guid>
                <category>Brésil</category>        <comments>http://www.tour-du-monde.net/article-1068118-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[BELEM - LE MARCHÉ VER O PESO]]></title>
        <link>http://www.tour-du-monde.net/article-1068021.html</link>        <description><![CDATA[<p>Belem est une ville de taille importante situ&eacute;e &agrave; l'embouchure du fleuve Rio Amazonas avec l'Oc&eacute;an Atlantique. Belem est surtout r&eacute;put&eacute;e pour son march&eacute;, le Ver&nbsp;o Peso. Mais ma premi&egrave;re pr&eacute;occupation ici n'est pas de faire du tourisme, c'est de r&eacute;server un billet d'avion pour Manaus, capitale de l'Amazonie. En effet, mon projet initial de remonter le Rio Amazonia en bateau est vite tomb&eacute; &agrave; l'eau compte tenu du retard que j'ai accumul&eacute; dans mon planning, car il faut pr&eacute;voir entre 4 et 5 jours de croisi&egrave;re. Sachant que je vais encore devoir passer 4 jours sur un bateau pour atteindre Porto Velho, la ville la plus proche de la fronti&egrave;re bolivienne depuis Manaus, l'option a&eacute;rienne m'a semble in&eacute;vitable pour ne pas accumuler plus de retard. <br /> Alors qu'il m'a fallu 15 minutes pour r&eacute;server un vol &agrave; Rio de Janeiro, ici, &ccedil;a me prend une demi-journ&eacute;e pour trouver un vol Belem-Manaus (environs 75 euros) pour le lendemain ! Sylvia doit prendre un autre vol qui part plus tard, car il n'y a plus de places dans le m&ecirc;me ordre de tarif sur le mien. Bref, &agrave; 15h00, je peux enfin prendre la direction du Mus&eacute;o ou un jardin zoologique et botanique int&eacute;ressant me permet d'avoir un premier aper&ccedil;u de la faune et de la flore amazonienne.</p>
<p>L'une des particularit&eacute;s de Belem, c'est sa m&eacute;t&eacute;o : l'une des villes les plus pluvieuse au monde. Et effectivement, lorsqu'une averse arrive, &ccedil;a ne rigole pas ! Ca ne dure que quelques minutes, mais dans ce laps de temps, les caniveaux (que je trouvais particuli&egrave;rement haut, mais j'ai compris pourquoi apr&egrave;s la pluie), se transforment en torrent de d&eacute;tritus. S'il avait &eacute;t&eacute; plus petits, c'&eacute;tait l'inondation assur&eacute;e. Il y a 3 ou 4 averses par jour, on s'y habitue vite car le soleil revient aussit&ocirc;t.</p>
<p>Autre int&eacute;r&ecirc;t de Belem : son march&eacute;, le plus anim&eacute; du Br&eacute;sil. J'avais pr&eacute;vu de me lever &agrave; 5h00 pour aller voir les bateaux de p&egrave;che arriver au port et d&eacute;charger leur cargaison de poissons, mais j'&eacute;tait tellement fatigu&eacute; que je ne me suis pas r&eacute;veill&eacute;. Du coup, j'y vais en fin de matin&eacute;e, mais l'ambiance n'est s&ucirc;rement pas la m&ecirc;me. <br /> <br /> Le march&eacute; commence par les &eacute;talages de v&ecirc;tement et de hamacs, ce dernier &eacute;tant incontournable pour qui veut passer quelques jours dans la jungle. J'en ach&egrave;te un, ainsi que des DVD (copies pirates bien sur ...) pour passer le temps sur le futur trajet en bateau. Puis arrivent les &eacute;talages de fruits exotiques. Je ne connais m&ecirc;me pas la moiti&eacute; d'entre eux tellement il y en a de diff&eacute;rents. Viennent ensuite les &eacute;talages de m&eacute;decine traditionnelle, reconnaissable par les centaines de petites bouteilles de potions suspendus partout. <br /> <br /> <img src="http://idata.over-blog.com/0/44/26/71/09-bresil/belem-marche-veropeso3.jpg" alt="" /><br /> <br /> Il y a bien sur les mixtures classiques pour les maux divers et vari&eacute;s (dents, estomac, t&ecirc;te), les mixtures un peu plus &eacute;sot&eacute;riques (potions de bonheur, chance, amour), et ...&nbsp; une place sp&eacute;ciale pour les grandes bouteilles de viagra naturel. S&ucirc;rement un best-seller local compte-tenu de l'importance qu'attachent les br&eacute;siliens &agrave; ce genre de chose.<br /> <br /> <img src="http://idata.over-blog.com/0/44/26/71/09-bresil/belem-marche-veropeso4.jpg" alt="" /><br /> <br /> La visite continue par la halle ou les poissons sont d&eacute;bit&eacute;s, nettoy&eacute;s et vendus. Il ne reste presque plus rien &agrave; 13h00. J'arrive quand m&ecirc;me &agrave; voir quelques beaux sp&eacute;cimens, dans la rue. <br /> <br /> <img src="http://idata.over-blog.com/0/44/26/71/09-bresil/belem-marche-veropeso5.jpg" alt="" /><br /> <br /> <img src="http://idata.over-blog.com/0/44/26/71/09-bresil/belem-marche-veropeso2.jpg" alt="" /><br /> <br /> Puis je longe le dock o&ugrave; tous les bateaux sont amarr&eacute;s p&ecirc;le-m&ecirc;le. Les marins ont fini leur travail de la journ&eacute;e et tous se pr&eacute;lassent &agrave; l'ombre, dans un hamac, ou dans les confortables filets vides. Je vais ensuite &agrave; la halle des viandes, qui elle aussi, est quasiment vide. J'aurai vraiment d&ucirc; me lever ce matin ! Le spectacle de l'agitation de ce march&eacute; vaut s&ucirc;rement le d&eacute;tour.<br /> <br /> <img src="http://idata.over-blog.com/0/44/26/71/09-bresil/belem-marche-veropeso1.jpg" alt="" /></p>
<p>Mon avion s'envole &agrave; 18h00 avec 30 minutes de retard. 30 minutes suffisantes pour que la nuit compl&egrave;te arrive et ruine mes espoirs de voir le Rio Aamazonas serpenter dans la jungle depuis l'avion. L'avion fait une escale &agrave; Santarem, autre ville importante sur la rive du fleuve. Une superbe blonde aux yeux verts monte &agrave; bord et se met &agrave; c&ocirc;te de moi. Malheureusement le tableau est compl&egrave;tement g&acirc;ch&eacute; quand je m'aper&ccedil;ois qu'elle a son pelage d'hiver. Un vrai ours, tant sur les bras que sur les jambes... C'est aussi &ccedil;a le Br&eacute;sil !</p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 21 Oct 2005 00:00:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.tour-du-monde.net/article-1068021.html</guid>
                <category>Brésil</category>        <comments>http://www.tour-du-monde.net/article-1068021-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[TRAJET EPUISANT EN BUS DE SAO LUIS À BELEM]]></title>
        <link>http://www.tour-du-monde.net/article-1048389.html</link>        <description><![CDATA[Nous nous levons &agrave; 6h00 afin de prendre notre train qui part &agrave; 8h00 d'apr&egrave;s les renseignements des gars que nous avons rencontr&eacute;s hier sur la bateau au retour d'Alcantara. La gare ferroviaire &eacute;tant &eacute;loign&eacute;e, nous allons d'abord &agrave; la station de bus. N'ayant aucune id&eacute;e de quelle direction prendre, nous demandons &agrave; un agent de la gare qui nous r&eacute;pond compl&egrave;tement &agrave; cot&eacute; de la plaque, mais sa r&eacute;ponse n'est pas d&eacute;pourvue d'int&eacute;r&ecirc;t :<br /> -&nbsp; &quot;Pourquoi vous allez &agrave; la gare ? Il n'y a pas de trains aujourd'hui.&quot;<br /> <br /> Moment de silence, je ne suis pas sur d'avoir bien entendu. Je regarde Sylvia, qui fait la m&ecirc;me t&ecirc;te effar&eacute;e que moi. Nous lui demandons de r&eacute;p&eacute;ter 3 fois de suite pour &ecirc;tre s&ucirc;r. Mais oui, l'agent de transport nous confirme que les trains ne partent qu'une fois par semaine, et aujourd'hui n'est pas le bon jour. Je suis blas&eacute;, m&ecirc;me pas &eacute;nerv&eacute;, juste blas&eacute; de cette organisation &agrave; la con. Pourquoi je n'ai pas insist&eacute; pour partir en bus hier soir comme pr&eacute;vu ? Pourquoi est-ce que on ne nous donne toujours que la moiti&eacute; des informations ?<br /> <br /> On s'assois sur un banc pour r&eacute;fl&eacute;chir. Pas question d'attendre plusieurs jours que le train parte. Qui sait quelles autres surprises nous attendent par la suite ?<br /> - nous pouvons prendre le bus ce soir, mais nous perdons encore une journ&eacute;e &agrave; Sao Luis.<br /> - nous fon&ccedil;ons &agrave; la gare routi&egrave;re et nous essayons de prendre le bus de 8h00 pour Belem, en priamt pour qu'il y ai encore de la place.<br /> C'est l'option num&eacute;ro 2 qui l'emporte. Nous arrivons &agrave; 7h30 &agrave; la gare et par chance, un bus est juste en train de fermer ses soutes. C'est parti pour 12 heures de voyage sur une route chaotique.<br /> <br /> A peine sorti de Sao Luis, des nids de poules g&eacute;ants apparaissent dans la route, puis ce sont des portions enti&egrave;res d'asphalte qui disparaissent. La v&eacute;g&eacute;tation sur le bas-cot&eacute; est rougit par la poussi&egrave;re qui la recouvre. Des kilom&egrave;tres de champs avec des palmiers diss&eacute;min&eacute;s un peu partout compose l'unique paysage de la matin&eacute;e.<br /> <br /> <img alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/44/26/71/09-bresil/route-belem-asphalte.jpg" /><br /> <br /> Nous faisons une halte pour d&eacute;jeuner dans une ville poussiereuse, ou le soleil est insuportable, et ou les vautours rodent dans la rue. Un petit air de far-west rode ici.<br /> <br /> Le paysage de l'apr&egrave;s-midi &eacute;volue en une sorte de plaine mar&eacute;cageuse recouverte d&quot;herbes aux nuances de vert, puis un cours d'eau appara&icirc;t et des animaux font leur apparition. D'immenses domaines d'&eacute;levage sont install&eacute;s dans cette zone fertile.<br /> <br /> <img alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/44/26/71/09-bresil/route-belem-paysage1.jpg" /><br /> <br /> <img alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/44/26/71/09-bresil/route-belem-paysage2.jpg" /><br /> <br /> <img alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/44/26/71/09-bresil/route-belem-paysage3.jpg" /><br /> <br /> La nuit tombe, et nous arrivons enfin &agrave; 20h30 &agrave; Belem. Un bus nous d&eacute;pose au centre ville qui est d&eacute;sert. Pas tr&egrave;s rassur&eacute;s, nous prenons rapidement les petites rues sombres qui m&egrave;nent &agrave; l'h&ocirc;tel Fortaleza, un h&ocirc;tel rudimentaire dont les chambres ne sont que des fines cloisons dans de vastes pi&egrave;ces. Il fait une chaleur &eacute;touffante. Seul point positif, la propri&eacute;taire parle francais et est tres accueillante.<br /> Nous sommes trop fatigu&eacute;s pour chercher ailleurs, donc nous allons manger rapidement aux boui-bouis du march&eacute;, seuls endroits encore ouvert a cette heure.]]></description>
        <pubDate>Wed, 19 Oct 2005 00:00:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.tour-du-monde.net/article-1048389.html</guid>
                <category>Brésil</category>        <comments>http://www.tour-du-monde.net/article-1048389-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[SAO LUIS - LE VILLAGE D'ALCANTARA]]></title>
        <link>http://www.tour-du-monde.net/article-1042420.html</link>        <description><![CDATA[Alacantara est un paisible village de p&eacute;cheurs situ&eacute; sur une &icirc;le de l'autre cot&eacute; de la Baie de Sao Luis. Son architecture coloniale est cens&eacute;e &ecirc;tre l'une des mieux conserv&eacute;e et l'une des plus homog&egrave;ne du Br&eacute;sil. Le bateau met 1 heure et demi pour atteindre l'&icirc;le. Un temps qui est paru interminable pour beaucoup de passagers, compte tenu de la quantit&eacute; de vomi qui s'est d&eacute;vers&eacute;e dans les petits sacs plastiques qui nous ont &eacute;t&eacute; distribu&eacute;s. Ca en devient un jeu, en pariant sur la prochaine victime du roulis.<br /> <br /> Le port d'Alcantara est &agrave; moiti&eacute; ass&eacute;ch&eacute;, en raison de la mar&eacute;e qui a commenc&eacute;e a se retirer, parfois sur plusieurs kilom&egrave;tres, donnant l'impression qu'un immense mar&eacute;cage nous entoure. <br /> <br /> <img src="http://idata.over-blog.com/0/44/26/71/09-bresil/sao-luis-alcantara1.jpg" alt="" /><br /> <br /> <img src="http://idata.over-blog.com/0/44/26/71/09-bresil/sao-luis-alcantara5.jpg" alt="" /><br /> <br />
<div style="text-align: center;"><img src="http://idata.over-blog.com/0/44/26/71/09-bresil/sao-luis-alcantara9.jpg" alt="" /><br /> </div>
<br /> Je commence &agrave; monter la rue principale dont le pavement forme des motifs triangulaires. La chaleur n'est pas encore accablante, il y a un peu de vie dans les rues, mais cela ne dure pas. Le village s'assoupit sur le coup de&nbsp; midi. <br /> <br /> <img src="http://idata.over-blog.com/0/44/26/71/09-bresil/sao-luis-alcantara2.jpg" alt="" /><br /> <br /> Tr&egrave;s vite, je m'aper&ccedil;ois que beaucoup de b&acirc;timents cens&eacute;es &ecirc;tre int&eacute;ressants ne sont plus que des ruines, et leur int&eacute;r&ecirc;t est limit&eacute; sans un guide pour en conna&icirc;tre l'histoire. M&ecirc;me la Place Principale d'Alcantara, consid&eacute;r&eacute;e comme un joyau d'apr&egrave;s les guides, me semble fade. Je crois que j'ai assez vu de villes coloniales depuis mon arriv&eacute;e au Br&eacute;sil, il est temps d'arriver en Amazonie pour me changer les id&eacute;es.<br /> <br /> <img src="http://idata.over-blog.com/0/44/26/71/09-bresil/sao-luis-alcantara3.jpg" alt="" /><br /> <br /> <img src="http://idata.over-blog.com/0/44/26/71/09-bresil/sao-luis-alcantara4.jpg" alt="" /><br /> <br /> <img src="http://idata.over-blog.com/0/44/26/71/09-bresil/sao-luis-alcantara8.jpg" alt="" /><br /> <br /> <img src="http://idata.over-blog.com/0/44/26/71/09-bresil/sao-luis-alcantara6.jpg" alt="" /><br /> <br /> <img src="http://idata.over-blog.com/0/44/26/71/09-bresil/sao-luis-alcantara7.jpg" alt="" /><br /> <br /> J'erre dans les rues pour prendre des photos, et je retourne au port o&ugrave; le bateau part &agrave; 16h00. Sylvia a rencontr&eacute; 2 &eacute;tudiants qui nous conseillent de prendre le train pour aller &agrave; Belem. L'id&eacute;e est s&eacute;duisante car nous passons par la campagne profonde pendant 8 heures, puis nous terminons le trajet en bus. De plus, cela nous co&ucirc;tera moins cher. C'est d&eacute;cid&eacute;, nous prendrons le train demain matin, au lieu du bus ce soir. <br /> <br /> Nous retrouvons nos amis &eacute;tudiants pour le d&icirc;ner : une d&eacute;licieuse pizza avec du vin qui co&ucirc;te une fortune compte tenu de la qualit&eacute; plus que m&eacute;diocre, mais qu'est ce que &ccedil;a me manquait !]]></description>
        <pubDate>Tue, 18 Oct 2005 00:00:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.tour-du-monde.net/article-1042420.html</guid>
                <category>Brésil</category>        <comments>http://www.tour-du-monde.net/article-1042420-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[SAO LUIS  - LE CENTRE HISTORIQUE]]></title>
        <link>http://www.tour-du-monde.net/article-1046063.html</link>        <description><![CDATA[La ville de Sao Luis est la seule ville br&eacute;silienne fond&eacute;e par les fran&ccedil;ais &agrave; l'&eacute;poque de la colonisation. Pour autant, on n'y trouve aucune trace de culture fran&ccedil;aise. La ville a &eacute;t&eacute; r&eacute;cup&eacute;r&eacute; par les portugais qui y ont imprim&eacute;s leur style architectural, notamment les fameux azuleros, ces carreaux de fa&iuml;ence bleue qui recouvrent les fa&ccedil;ade des b&acirc;timents d'&eacute;poque. Certaines rues de la vieille ville ont donc des allures de salle de bain, ce qui change du style colonial color&eacute; de Salvador da Bahia, ou encore d'Olinda. Et comme d'habitude, les rues sont d&eacute;sertes d&egrave;s que la chaleur d&eacute;passe les 30&deg;C.<br /> <br /> <img alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/44/26/71/09-bresil/sao-luis-ville1.jpg" /><br /> <br /> <img alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/44/26/71/09-bresil/sao-luis-ville2.jpg" /><br /> <br /> <img alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/44/26/71/09-bresil/sao-luis-ville3.jpg" /><br /> <br /> Beaucoup de b&acirc;timents sont compl&egrave;tement d&eacute;labr&eacute;s et ne sont plus que des fa&ccedil;ades sans toit. Malgr&eacute; cela des gens habitent dedans, dans un &eacute;tat d'insalubrit&eacute; totale. Un hamac, un r&eacute;chaud et un frigo, il n'en faut pas plus pour vivre dans les vieilles demeures coloniales de Sao Luis.<br /> <br />
<table width="500" cellspacing="0" cellpadding="0" border="0" align="">
    <tbody>
        <tr>
            <td><img width="245" height="327" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/44/26/71/09-bresil/sao-luis-ville4.jpg" /></td>
            <td>&nbsp;</td>
            <td><img width="245" height="327" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/44/26/71/09-bresil/sao-luis-ville5.jpg" /></td>
        </tr>
        <tr>
            <td>&nbsp;</td>
            <td>&nbsp;</td>
            <td>&nbsp;</td>
        </tr>
        <tr>
            <td><img width="245" height="327" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/44/26/71/09-bresil/sao-luis-ville-balcon.jpg" /></td>
            <td>&nbsp;</td>
            <td><img width="245" height="NaN" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/44/26/71/09-bresil/sao-luis-ville-rue.jpg" /></td>
        </tr>
    </tbody>
</table>]]></description>
        <pubDate>Mon, 17 Oct 2005 00:00:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.tour-du-monde.net/article-1046063.html</guid>
                <category>Brésil</category>        <comments>http://www.tour-du-monde.net/article-1046063-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[SAO LUIS - LE CARNAVAL MARAFOLIA]]></title>
        <link>http://www.tour-du-monde.net/article-1028449.html</link>        <description><![CDATA[<p>D&eacute;part &agrave; 6h00 du bus pour Sao Luis. Nous ne sommes que 5 personnes au d&eacute;but du trajet, mais en 1 heure, le bus s'est rempli &agrave; tel point qu'une quinzaine de personnes voyagent debout dans l'all&eacute;e. Je me serre avec Sylvia sur mon si&egrave;ge pour faire de la place &agrave; une petite fille, qui descend 1 heure plus tard, puis une maman d&eacute;pose son petit gar&ccedil;on sur la place (qui n'en est pas vraiment une) qui se lib&egrave;re, sans nous demander notre avis. Et bien sur, aucun br&eacute;silien ne fait de m&ecirc;me avec les autres enfants du bus...</p>
<p>Nous arrivons &agrave; Sao Luis &agrave; 12h30, et nous nous rendons &agrave; l'Auberge de Jeunesse dans la vieille ville. C'est dimanche, et une fois de plus tout est ferm&eacute;, les rues sont compl&egrave;tement d&eacute;sertes. Est-ce bien la m&ecirc;me ville o&ugrave; a lieu le dernier jour du Carnaval Marafolia. Difficile &agrave; imaginer dans ces conditions.</p>
<p>Nous rencontrons 2 suisses et 1 hollandais avec lesquels nous allons d&eacute;jeuner. Ils ont &eacute;t&eacute; au Carnaval hier soir, et commencent &agrave; nous raconter comment &ccedil;a se passe. Ca promet d'&ecirc;tre un sacr&eacute; moment ! <br /> Je vais me promener un peu &agrave; proximit&eacute; de l'h&ocirc;tel pour avoir un premier aper&ccedil;u de la ville. Le quartier est assez d&eacute;labr&eacute;, un tiers des maisons coloniales ne sont plus que des fa&ccedil;ades, et je peux voir le ciel bleu &agrave; travers les fen&ecirc;tres car le toit s'est souvent effondr&eacute;. Je rentre me reposer un peu et je pars avec Sylvia au Carnaval &agrave; 17h00. Nous avons rendez-vous avec les autres &agrave; 19h30 sur place. Je ne prend pas mon appareil photo car il y a peu de chance que je sois en mesure de le garder.</p>
<p>Le bus est bond&eacute; de jeunes, nous sommes les seuls &quot;blancs&quot; dedans. Tous le monde descend en m&ecirc;me temps, et nous marchons encore 5 minutes en suivant un long cort&egrave;ge jusqu'au lieu de la f&ecirc;te. Le Carnaval de Sao Luis, n'a rien &agrave; voir avec celui de Rio de Janeiro, o&ugrave; celui de Salvador da Bahia : les gens ne sont pas d&eacute;guis&eacute;s, et &ccedil;a ne dure &quot;que&quot; 3 jours. C'est plut&ocirc;t une sorte de gigantesque parade musicale, o&ugrave; toute la jeunesse de Sao Luis et des environs se donne rendez-vous. Et avec le sens de la fiesta des br&eacute;siliens, &ccedil;a devient vite d&eacute;mesur&eacute;...</p>
<p>Un long boulevard &agrave; double voie longe la plage sur plusieurs kilom&egrave;tres. D'un c&ocirc;t&eacute;, des camions stationnent en fille indienne. Sur leur immense remorque, une monstrueuse sonorisation a &eacute;t&eacute; install&eacute;e. Au sommet (plus de 15 m&egrave;tres de haut parfois), une plate-forme accueille tout un orchestre de musique, et une trentaine de danseurs r&eacute;partis devant et derri&egrave;re. Une rang&eacute;e de puissants spots &eacute;clairent le cort&egrave;ge au fur et &agrave; mesure de son tr&egrave;s, tr&egrave;s, TRES, lent d&eacute;placement. </p>
<p>Un p&eacute;rim&egrave;tre sp&eacute;cial entoure chaque camion, car seul les gens qui supportent le groupe qui jouent ont le droit de danser sur la m&ecirc;me voie que lui. Ils ont tous le m&ecirc;me t-shirt de couleur flashy marquant leur appartenance au cort&egrave;ge des supporters. <br /> N'&eacute;tant pas au courant de la r&egrave;gle, je saute la corde et commence &agrave; suivre le cort&egrave;ge sp&eacute;cial en dansant sur le rythme endiabl&eacute; du groupe qui jouent en direct. Mais je ne peux rester que 5 minutes car la s&eacute;curit&eacute; arrive et me fait sortir pour aller rejoindre les gens &quot;normaux&quot; qui suivent sur l'autre voie parall&egrave;le. </p>
<p>L'ambiance n'y est pas moins bien, loin de l&agrave; d'ailleurs, c'est juste que je ne fais pas parti des riches &quot;privil&eacute;gi&eacute;s&quot;. Il y a plus d'espace pour danser, et tous le long sont install&eacute;es des baraques &agrave; frites et &agrave; Caipirinha. A l'autre bout de la plage, d'immenses gradins ont &eacute;t&eacute; install&eacute;s, et les camions passent au milieu marquant la fin de la parade pour eux.</p>
<p>Nous retrouvons nos amis de l'Auberge de Jeunesse et commen&ccedil;ons &agrave; suivre le convoi tout en dansant. L'ambiance est folle ! Les br&eacute;siliennes, qui adorent toutes danser, courent partout. Les br&eacute;siliens sont plus calmes, pr&eacute;f&eacute;rant s'occuper temporairement de leur soif sur le bas-c&ocirc;t&eacute;. Car une fois que leur taux d'alcool&eacute;mie est suffisamment haut, j'assiste a des sc&egrave;nes assez surprenantes. Le br&eacute;silien ne s'embarrasse pas de mani&egrave;res pour faire comprendre &agrave; une fille qu'il l'aime bien : il l'attrape par le bras, ou la taille, et la force tout simplement &agrave; l'embrasser. S'il n'arrive pas &agrave; atteindre la bouche au bout de 5 secondes, ou si la fille se d&eacute;bat comme une furie pendant le &quot;baiser&quot;, il l&acirc;che prise et essaye avec une autre un peu plus loin. Il y a tellement de femmes ici (peut-&ecirc;tre le double des hommes!) que &ccedil;a ne leur pose pas de probl&egrave;me. Parfois, &ccedil;a marche : la fille n'a m&ecirc;me pas le temps de voir qui elle embrasse, mais elle ne r&eacute;siste pas ... </p>
<p>Autre aspect social du Carnaval : les pickpockets. Ils sont partout, en permanence, et profitent de la cohue pour vous faire les poches. Tout d'un coup, je sens un mouvement de foule, et je me retrouve entour&eacute; de 5 br&eacute;siliens, dont l'un a manifestement les mains balladeuses. Je le repousse violemment en lui faisant signe que je suis pr&ecirc;t &agrave; me battre, il roule un peu des &eacute;paules avec ses poings serr&eacute;s, et dispara&icirc;t dans la foule. Sur le coup, &ccedil;a m'&eacute;nerve tellement qu'il puisse agir comme &ccedil;a en toute impunit&eacute; que je suis vraiment pr&ecirc;t a &ecirc;tre violent avec le prochain. Mais &ccedil;a n'arrivera plus.</p>
<p>Je passe la soir&eacute;e &agrave; alterner les moments de danse avec mes amis et des moments de repos autours d'une caipirinha. La parade se termine sur le coup de 2h00 avec le passage du dernier char. La plupart des gens restent car il y a de la musique partout, mais je pr&eacute;f&egrave;re rentrer. Il y a de plus en plus de gens louches, compl&egrave;tement ivres, et ici comme ailleurs au Br&eacute;sil, la s&eacute;curit&eacute; n'est pas optimum.</p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 16 Oct 2005 00:00:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.tour-du-monde.net/article-1028449.html</guid>
                <category>Brésil</category>        <comments>http://www.tour-du-monde.net/article-1028449-6.html</comments>                    </item>
  
 </channel>
<!-- fin generee par le response -->
</rss>