BLOG TOUR DU MONDE - Vivez un tour du monde comme si vous le faisiez !

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NOUVELLE-ZÉLANDE - CROISIÈRE DANS LES FJORDS DE DOUBTFUL SOUNDS

28 Février 2006 , Rédigé par Ludovic Publié dans #Nouvelle-Zélande

J'ai passé un bonne partie de la nuit a greloter malgré la chaleur de mon sac de couchage et la couverture par dessus. Heureusement, ca va beaucoup mieux le matin. Nous nous levons a 6h00 pour parcourir les 200 km qui nous séparent de Manapouri, port d'embarquement pour la croisiere dans les fjords de Doubtful Sounds. Nous quittons Queenstown avec un lever de soleil qui enflamme d'un beau rouge-cramoisi les nuages accrochés aux montagnes. La route longe le lac Wakatipu, un beau lac dont le paysage environnant nous donne un bon apercu de ce que vont etre les fjords. La pluie se remet a tomber, et alors que nous nous enfoncons dans la grisaille, un rayon de soleil réussit a s'infiltrer et un festival d'arc-en ciels commence. Pendant 30 minutes, la lumiere est magique.

Nous arrivons a Manapouri a 10h00 sous un déluge alors que l'embarquement n'est qu'a 12h30. 3 heures a patienter, sans pouvoir sortir de la voiture. Du coup, je m'endors. La pluie s'est arretée a midi, nous sortons de la voiture pour prendre quelques affaires puis nous allons nous chercher notre laisser-passer d'embarquement. Je m'étais fait une raison sur le mauvais temps que nous allions subir durant la croisiere, mais en quelques minutes, les nuages laissent place a un ciel bleu limpide. Je reprend espoir... pas pour longtemps. A peine a bord du bateau qui va nous faire traverser le lac Manapouri en 50 minutes, la pluie revient. Nous débarquons a West Harm, un groupe de barraques avec un petit port. Ici se trouve la plus puissante usine hydro-électrique de Nouvelle-Zélande. Elle fonction grace a un systeme de vase communiquant entre le lac Manapouri et la mer du fjord qui se trouve 100 metre plus bas. Un tunnel hydraulique raccorde les deux et les turbines au milieu utilisent la puissance du courant pour produire l'électricité. Tres ingénieux.

Un bus nous attend pour nous emmener jusqu'a Deep Cove, notre port d'embarquement définitif. Le bus emprunte une route qui serpente dans la foret tropicale, passant devant de nombreuses chutes d'eau. Toutes les montagne dégoulinent de cascades, je n'en avais jamais vu autant a la fois. Ce phénomene s'explique par le fait que les montagnes sont en granit et n'absorbent pas l'eau. Lorsque la pluie tombe abondamment, comme maintenant, l'eau ruissele immédiatement sur les pentes abruptes et crée cette multitude de cascades. Nous faisons aussi un arret a un point de vue magnifique sur le fjord.

A 14h00, nous arrivons enfin au bateau, le Fiordland Explorer, une sorte d'hybride entre un voilier et un bateau a moteur.


Tous le monde s'installe dans le grand salon pour le discours de bienvenue et les consignes de sécurité a bord, puis nous allons découvrir notre cabine commune avec 4 lits superposés. Un gros barbu et sa femme ocuppent les 2 autres lits. Il a une tete a ronfler comme une turbine celui-la ... Verdict demain matin.

Le bateau part et nous nous enfoncons enfin dans le fjord sous une pluie battante qui réduit la visibilité a une centaine de metres a peine. A loin, les montagnes aux pentes abruptes se succedent et n'apparaissent que sous forme de silouhettes fantomatiques qui se matérialisent petit a petit lorsque nous nous rapprochons, et se dissolvent a nouveau dans la brume lorsque nous nous éloignons. Le bateau longe le fjord jusqu'a la mer, ou le ciel s´éclaircit enfin, puis il fait demi-tour et replonge dans la grisaille.



Il tourne dans un bras de mer et s'arrete pour nous permettre d'observer un phoque a fourrure marron tout seul sur son rocher. Quand la quarantaine d'autres touristes entend l´annonce de sa présence dans le haut-parleur, ils se ruent a l'avant du bateau malgré la pluie, appareils photo et camescopes en main, et mitraille la bete en s'émerveillant de "Hooooo !!!" et "Haaaaaaa !!!". Du coup, il prend peur et va se cacher dans les rochers.


Le bateau reprend sa route jusqu'au bout du fjord ou il jette l'ancre. Nous  allons passer la nuit ici, mais en attendant, 2 activités au choix nous sont proposées : faire du cayak, ou faire un tour en zodiac pour explorer la cote de plus pres. Dans les 2 cas, il est garantie d'etre mouillé donc je décide de rester sur le bateau pour ne pas risquer de tomber plus malade que je ne le suis. Lorsque tout le monde est de retour, le diner est servi. Les tables sont appelées les unes apres les autres au buffet pour éviter la bousculade. Bien sur, ma table est appelée en dernier... La nourriture est super bonne, ainsi que le dessert, et je vais me coucher aussitot le diner fini car la journée a été longue, et nous devons nous réveiller a 6h30 demain pour attaquer le petit déjeuner a 7h00.

NOUVELLE-ZÉLANDE - QUEENSTOWN - VUE PANORAMIQUE DE LA VILLE ET VISITE D'ARROWTOWN

27 Février 2006 , Rédigé par Ludovic Publié dans #Nouvelle-Zélande

Ca va mieux ce matin, je n'ai plus froid, et l'état de mes pieds s'est amélioré. Je me leve a 10h00, ce qui me fait quasiment 12 heures de sommeil. J'étais vraiment fatigué !
A ma grande surprise et grande joie aussi, le ciel est d'un bleu pur, quasiment aucun nuage, alors que la météo annoncait un vrai déluge. L'erreur est appréciable dans ce sens. Avec Ute, nous avions prévu de ne rien faire, mais la, il faut revoir nos plans.

Apres avoir vérifié l'état de mon compte en banque sur Internet, nous retournons aux Remarkables afin d'apprécier la vue sur les environs. La route de gravier monte a pic pendant une vingtaine de minutes offrant une vue de plus en plus impressionante sur la vallée, la riviere Shotover, Queenstown et son lac, au-fur-et-a-mesure que nous prenons l'altitude. Les Remarkables, une chaine des pics noirs et déchiquetés arbore maintenant une fine couche de neige sur sa crete comme si elle avait été saupoudrée de sucre glace pendant la nuit. La route commence a s'enfoncer dans une vallée désertique qui marque le début de la station de ski, donc nous faisons demi-tour et nous arretons a un point de vue panoramique ou nous pique-niquons.




Nous prenons ensuite la direction de Arrowtown, village de l'époque de la ruée vers l'or, a 20 km de Queenstown. Les maisons ont été bien conservées et la rue principale a toujours cet air de far-west typique.



Surtout, il subsiste ici le meilleur témoignage de quartier chinois de l'époque. Des huttes restaurées rapellent le role de ces pionniers chinois pendant et apres cette période, et de nombreux panneaux expliquent leur vie sur place.



Nous passons une heure a arpenter les rues, puis nous rentrons car mon mal de gorge a vraiment empiré, j'ai froid malgré le temps splendide, et j'ai des douleurs musculaires partout.

Nous prenons une route différente pour revenir a Queenstown, qui passe par des beaux champs remplis de moutons et longe la riviere Shotover ou les jetboats font leur show en frolant les parois du canyon a pleine vitesse.



Ute va faire les courses pendant que je l'attend dans la voiture car je suis au bout du rouleau, puis je vais me coucher directement jusqu´au diner.

NOUVELLE-ZÉLANDE - LA ROUTE DE WANAKA A QUEENSTOWN ET BUNGEE JUMPING AU CENTRE AJ HACKETT

26 Février 2006 , Rédigé par Ludovic Publié dans #Nouvelle-Zélande

Je serai bien resté a Wanaka quelques jours, cette ville paisible au bord du lac homonyne m'inspirait bien. Nous faisons notre organisation habituellle (essence, internet, courses) et reprenons la route pour Queenstown a 100 km d'ici. Le paysage est magnifique avec ses montagnes dorées au loin. Nous traversons l'une des plus importante région viticole du pays, ou de nombreuses caves peuvent etre visitées et proposent des dégustations. La route s'enfonce ensuite dans les Gorges de Kawarau avec sa riviere bleu turquoise. C'est un endroit ou de nombreuses activités nautiques telles que le rafting, le cayaking ou le jetboat sont pratiquées. Le jetboat est une sorte de bateau ultra rapide propulsé par un systeme de pompe a eau qui lui permet d'aller dans des canyons peu profonds, et d'etre beaucoup plus maniable qu'un bateau classique. Il peut ainsi foncer sur les rivieres étroites et offrir des sensations fortes garanties.

Les gorges débouchent sur une nouvelle vallée viticole au bout de laquelle se trouve le plus important centre de bungee jumping de nouvelle-Zélande, AJ Hackett. C'est une vraie usine à adrénaline ou des sauts ont lieu toutes les 10 minutes. La plateforme se trouve sur un ancien pont qui enjambe la riviere Kawarau a plus de 40 mètres de haut. Ce n'est pas le plus haut sport du pays pour pratiquer le bungee, mais le cadre est superbe. Nous nous arretons pour regarder quelques sauts depuis une terrasse d'observation. Certains "bungy jumpeurs" arrivent même à mettre la tête dans l'eau de la rivière avant de rebondir pour la première fois. Impressionant !

 


J´hésite a me faire un saut car je trouve ça cher pour ce que c'est : 140 NZD pour un saut de seulement 40 mètres. Le skydiving au Lac Taupo a quasiment 4000 mètres d'altitude coutait seulement 10 dollars de plus ... Finalement, je décide d'attendre une occasion avec un saut plus élevé, au moins, j'en aurais pour mon argent.

Juste en quittant les Gorges, nous prenons une petite route qui nous emmene sur un superbe mirador d'ou la vue sur les environs est superbe. Nous décidons de rester y déjeuner, puis redescendons sur Queenstown.


Derniere incartade avant d'atteindre la capitale des activités a sensation forte, nous prenons une route de gravier qui monte sur les Remarkables, une chaine de montagne ou se trouve la station de ski la plus proche de Queenstown. Il n y a plus de neige a cette époque, mais, la encore, la vue sur la région est fabuleuse. Le paysage typique des fjords commence a se dessiner et laisser augurer quelques visions époustouflantes pour les jours a venir. Seul petit probleme, il se met a pleuvoir, et les prévisions météorologiques pour la semaine ne sont pas tres encourageantes.

Nous arrivons dans le centre de Queenstown sous un déluge. Nous trouvons une chambre confortable (65 NZD) dans un bungalow commun au Pinewood Lodge apres avoir essayé 2 autres endroits. La préoccupation de l'instant est de faire un choix pour visiter les fjords de Milford Sounds ou ceux de Doubtful Sounds. Les 2 offrent a priori un spectacle naturel similaire, mais il semblerait que les Doubtful Sounds soient plus sauvages, mieux préservés du tourisme de masse, car plus difficiles d'acces. L'ideal est de faire une croisiere de 2 jours donc nous réservons pour un départ dans 48 heures depuis la ville de  Manapouri. Il n'y a plus qu'a prier pour que le beau temps soit au rendez-vous ! Comme pour payer la location de voiture, ma CB VISA me joue des tours, donc je paye avec ma deuxieme carte American Express. C'est indispensable d'avoir 2 CB en voyage, si possible avec 2 banques différentes. Je vais vérifier sur internet s'il n'y a pas de probleme avec mon compte en banque, et bien sur, le site est inaccessible.

Nous rentrons donc au bungalow préparer notre diner et profiter de cette soirée pluvieuse pour se reposer. J'ai attrapé un mal de gorge qui commence a empirer, et je me suis mis a greloter au début de la nuit. Ca y'est, je suis malade ! Je vais enfiler une paire de chausette, un pull et je vais chercher mon sac de couchage pour me tenir plus chaud que la maigre couverture fournie.

NOUVELLE-ZÉLANDE - LE GLACIER FRANZ-JOSEF ET LA ROUTE POUR WANAKA

26 Février 2006 , Rédigé par Ludovic Publié dans #Nouvelle-Zélande

Je me leve a 8h30 apres une bonne nuit de sommeil, la premiere depuis 2 semaines. Nous allons au glacier Franz-Josef, l´une des attractions majeures de Nouvelle-Zélande. Je m'attend donc a croiser des centaines de touristes sur mon chemin, mais le parking d'ou partent les chemins de randonnée est quasiment vide. Ou sont donc les touristes ? Un chemin nous mene en 5 minutes a un premier mirador d'ou je découvre le glacier. Au loin, une langue de glace sale, coincée entre 2 montagnes, descend a pic dans la vallée et libere une riviere tumultueuse a l'eau grise.

Des panneaux explicatifs tres bien concus montrent l'évolution du glacier a cours des derniers siecles. Nous serions au meme endroit 200 ans auparavant, nous serions sous plus de 500 m de glace !  Le ciel est couvert de nuages et ne semble pas vouloir s'améliorer ce matin. Alors que le front du glacier est dans l'ombre, le haut brille sous le soleil.



En espérant que la lumiere va descendre, nous prenons la direction du glacier en marchant dans le large lit de la riviere. Au dessus de nous, il y a un bourdonnement incessant d'hélicopteres qui patrouillent autours du glacier avec des touristes a leur bord. Voila donc ou ils sont tous passés ! Nous arrivons devant le front du glacier au bout de 30 minute de marche. Des rochers spectaculairement polis par la glace qui a glissé dessus pendant des centaines d'années sont visibles un peu partout.


Une barriere marque la limite autorisés pour les touristes a une centaine de metres du front, mais je m´aventure au dela du coté de la riviere pour mieux la photographier, puis je repasse au dela de l'autre coté cete fois, avec Ute, pour monter un peu le long du glacier et l'approcher au maximum. Un groupe d'une trentaire de personne qui a payé pour faire une marche sur le glacier (65 NZD la demi-journée) est en train de commencer l'ascencion. Des marches parfaites ont éte taillées dans la glace afin de faciliter la montée pour tous. C'est bien dans l'esprit néo-zélandais cette démocratisation de l'acces aux merveilles de la nature au point de construire un escalier dans le glacier ! Le plaisir de souffrir un peu pour mériter ces merveilles, c'est pas leur truc... Nous grimpons sur les seracs de notre coté et atteignons la glace bleutée dégoulinante d'eau.


De temps a autre, des petits rochers se décrochent et tombent pas tres loin de nous. Nous regardons un gars partir en escalade, puis nous revenons a la voiture.

Nous prenons la direction du glacier Fox, 25 km plus Sud. La météo a empiré et il pleut presque maintenant. Une route mene a un mirador mais les nuages bouchent completement la vue.  Je remets de l'essence puis nous allons nous garer a quelques kilometres, a proximité du Lac Matheson pour déjeuner. Le lac est supposé etre l'un des plus beau endroit pour prendre des photos typique des paysage de Nouvell-Zélande, notament avec le Mont Cook qui se reflete dans les eaux du lac, les jours sans vents. Aujourd'hui, il n'y a rien a espérer de ce coté la donc nous n'allons meme pas au bord voir ce que donne la vue. Trop frustrant ...

La route continue dans cet éternel paysage de campagne jusqu´a Knights Point ou nous bifurquons vers l'intérieur des terres en longeant une vallée glaciere.


Ca monte, ca monte et nous débouchons au bout d'une heure sur l'immense Lac Wanaka, d'un bleu profond. La route longe la rive en surplomb a une centaine de metres de hauteur sur quelques kilometres, offrant des vues superbes. Puis elle retourne dans la montagne pendant quelques minutes pour finalement nous offrir une vue sur le lac Hawea, encore plus beau, entouré par une chaine de montagnes majestueuses. Le soleil est revenu et la lumiere est parfaite.


 

Nous faisons encore quelques arrets photographiques avant d'arriver a Wanaka, notre lieu de villégiature pour la nuit. Un pasage au supermarché pour acheter de quoi faire le diner de ce soir, et nous posons nos valises au camping Top 10 Holiday Park, louant le meme type de chambre en bungalow (48 NZD) que la nuit derniere, car la journée a éte une fois de plus économique.

NOUVELLE-ZÉLANDE - TRAJET DE HOKITIKA A FRANZ-JOSEF

24 Février 2006 , Rédigé par Ludovic Publié dans #Nouvelle-Zélande

Nous faisons un rapide tour de la ville avant de partir.J'ai voulu en profiter pour mettre a jour le blog, mais l'acces a la plateforme était impossible. Du coup, je vais faire quelques photos, puis nous prenons la direction de la route scenique, une boucle de 33 km au départ d´Hokitika.


La route quitte rapidement la plaine pour traverser une épaisse foret qui entoure le Lac Kaniere. Une fois de plus, il n'y a pas grand chose de scénique. Les Néo-Zélandais exagerent toujours les choses, en négatif comme en positif. Pour un truc simplement joli qui ne justifie pas de faire 300 km, ils diront tout de meme que c'est splendide, grandiose. Avec eux, les routes sont toutes scéniques des lors qu´on apercoit a un moment un ptit bout de panorama. Dans le meme genre, si vous partez en randonnée pour une demi-journée seulement, a les écouter, il faut se préparer et prendre les précautions nécessaires comme si l'on partait pour une expédition de 3 jours ...
Bref, la route fini par émerger de la foret, et nous nous retrouvons dans une campagne traditionnelle, parsemé de quelques ranchs et hangars a foin en tole ondulé rouillée.

Nous faisons un détour pour atteindre la Hokitika Gorge, en passant par les Doroty Falls, petite chute d'eau qui termine sa course dans un bassin a l'eau rouge-orange due a la présence d'un micro-organisme.

L'Hokitica Gorge est un petit canyon rempli d'une eau glaciaire bleu turquoise s'écoulant tranquilement et refletant parfaitement les parois de granit gris. Un pont suspendu enjambe la riviere permettant ensuite de longer celle-ci. Ca au moins, ca valait le coup d'oeil !

Nous reprenons ensuite la route qui descend vers le sud et qui nous emmene jusqu'au village minier de Ross. Ce fut le centre régional de la ruée vers l'or dans les années 1900 en Nouvelle-Zélande. La plus grosse pépite jamais trouvée dans ce pays "The Honourable Roddy", le fut ici en 1907. Elle fut offerte a une famille royale en Europe qui la fondit en un service a thé parait-il. Le village historique se résume a quelques cottages restaurés avec les matériaux de l'époque, et un intérieur reconstitué tel quel.




Interessant. Nous déjeunons rapidement et entamons la plus grande partie de la route jusqu'au glacier Franz-Josef.

Nous longeons toujours la cote, coincés entre une chaine de montagnes recouverte de cette omniprésente végétation tropicale, et la mer qui n'est plus visible depuis longtemps. Nous traversons de nombreuses rivieres sur d'étroits ponts qui sont toujours construit de maniere a ne laisser passer qu'une seule file de voiture a la fois. Ca ne couterai pas plus cher de les faire un peu plus large au moment de leur construction.

Nous arrivons au hameau de Franz-Josef qui se résume a 4 rues perpendiculaires ou se concentrent tous les hotels, backpackers, et services touristiques pour découvrir le glacier (survol en hélicoptere, escalade du glacier, navettes, etc ...). Comme nous avons enchainé pas mal de nuits sous la tente de camping et que nous n'avons pas dépensé d'argent aujourd´hui, nous décidons de prendre une chambre pour cette nuit. Nous tentons notre chance aupres de 3 backpackers, mais tous sont pleins, et de toute facon horriblement cher (50 euros en moyenne pour une chambre double). La dure réalité des lieux ultra-touristiques ... Dépités, nous prennons la direction du camping a l'entrée de la ville. A tout hasard, je demande a la réceptionniste combien coute une cabine, sorte de mini-chambre dans un bungalow pour 2 personnes. 62 NZD, soit 56 NZD (36 euros) avec notre carte de fidélité, je suis preneur. Le camping est, comme d´habitude, du genre "grand confort". Il y a meme un spa, une salle de jeu video, et Internet. Demain, je renoue avec les glaciers, le dernier ayant éte le Perito Moreno. Ca va être dur de maintenir le niveau ...

NOUVELLE-ZÉLANDE - DE KAITERITERI A HOKITICA - LA SUPERBE ROUTE COTIÈRE ET LES PANCAKE ROCKS

23 Février 2006 , Rédigé par Ludovic Publié dans #Nouvelle-Zélande

Oui, je sais, je ne fais vraiment aucun effort sur les noms des villes que je traverse ... Mais ici, c'est comme ca, il faut apprendre a parler Maori. Nous quittons donc le Parc National Abel Tasman apres 2 jours d'activité physique intense, pour une journée de route qui va faire du bien a mes pieds (cf. le trek) et mes bras (cf. le cayak). Nous allons maintenant vers le Sud explorer la cote Ouest qui promet encore quelques beaux moments de Nature avec un grand N.

La route jusqu'a Kawatiri serpente dans les traditionnelles collines vertes peuplées de moutons et de vaches. Je me demande parfois s'il n'y a pas plus de moutons que d´habitants dans ce pays ! La route monte ensuite dans la montagne et nous arrivons aux Buller Gorges, un canyon bien encaissé au fond duquel coule une riviere tumultueuse, qui fait la joie des rafteurs et adeptes du jetboat. Nous passons aussi a coté du plus long pont suspendu de Nouvelle-Zélande (110 metres), mais il est installé dans une sorte de site touristique dédié au sports a sensation dont l'entrée est payante (5 NZD).

Nous faisons notre pause déjeuner avant d'arriver a Wesport, ville sans interet, mais qui nous sert pour faire un ravitaillement de nourriture et d'essence avant de continuer sur la route cotiere.

La route est vraiment belle dans le sens ou elle permet d'avoir une vue permanente sur la mer et la cote bordée de falaises et de plages sauvages de sable gris a perte de vue. D'énormes et longs rouleaux déferlent a un rythme régulier, créant une sorte d'onde répétitive venant du large. Ajoutez a cela un léger brouillard d'embrun qui tranforme les rochers au loin en formes fantomatiques, ajoutez dans le ciel une épaise couche de nuages menacants, et vous avez devant vous un paysage mystique, presque dramatique. Nous nous arretons tout les 2-3 kilometres pour prendre des photos.


A mi-chemin entre Wesport et Greymouth se trouvent les Pancakes Rocks, des curieuses formations rocheuses au bout d'une falaise. L´érosion a modelé les rochers en une sorte de foret de pics qui semblent etre composés d'un empilement de pancakes.


 Il y a aussi un Blowhole, une sorte de geyser crée par les vagues qui s'engouffrent dans une étroite galerie.

Nous arrivons a Hokitica a 19h30 et installons directement notre tente au camping grand luxe a l'entrée du village, en bord de mer. Nous allons faire un rapide tour en ville pour avoir un apercu de l'endroit. Hokitika, est une petite ville typique, avec ses larges rues commercantes d'un coté, et le quartier résidentiel de l'autre, dans le style américain. Tout est fermé, donc nous allons juste faire un rapide tour a point de vue sur la plage. Quelle surprise en la voyant ! Je m'attendais a une belle plage sauvage comme celles que nous avons apercu tout au long de l'apres-midi, et lieu de ca, j'ai un champ de bataille sous les yeux. Devant moi, une large bande de sable gris jusqu'a l´horizon, jonchée de bois mort blanchit par l'eau salé, des branches et des planches de toute taille. J'ai l'impression qu'un naufrage géant a eu lieu ici.

Nous retournons au camping et pour la premiere fois depuis que je suis en Nouvelle-Zélande, le ciel parait prometteur pour observer un beau coucher de soleil. Et effectivement, le spectacle vaut le coup. Je m'installe sur la plage venteuse, et au fur et a mesure que le soleil descend, il éclaire les nuages dans une variation de couleurs qui vont du orange flamboyant au violet. Magnifique jusqu'au bout ! 

 

NOUVELLE-ZÉLANDE - PARC NATIONAL ABEL TASMAN - TREKKING LE LONG DE LA CÔTE

23 Février 2006 , Rédigé par Ludovic Publié dans #Nouvelle-Zélande

Le bateau-taxi qui nous emmene a Onetahuti Beach, d'ou nous allons commencer notre journée de trekking, part a 8h00 de la plage de Kaiteriteri. Ce systeme de navette maritime est vraiment pratique car il nous permet de nous faire déposer ou nous voulons sur la cote du Parc, et de marcher tranquillement jusqu'a un autre endroit au choix ou le bateau-taxi passe nous récupérer en fin d'apres-midi.


Cela nous évite ainsi de faire le trek en aller-retour, ce qui aurait été délicat avec mes pieds encore convalescents du Tongariro Crossing. Cela coute 55 NZD/personne pour ce trajet, mais comme l'acces au Parc Abel Tasman est gratuit, cela reste dans mon budget quotidien.

Le trajet jusqu'a Tonga Bay dure 45 minutes,sur une mer calme, avec un soleil magnifique. Quelques personnes se font déposer avant. Notre chauffeur joue accessoirement les guides en nous montrant l'ile Tonga qui abrite une colonie de phoques. Nous débarquons sur une longue et magnifique plage en croissant, au sable jaune-orange, quasiment déserte. La mer est d'une clarté digne des eaux polynesiennes. Faire du camping ici et se réveiller avec le lever de soleil doit etre tout simplement génial, mais bon, une proche fois peut-etre ...

Le trek consiste a suivre un chemin cotier a flanc de montagne, dans la végétation quasi-tropicale, qui permet de relier quelques unes des plages paradisiaques qui bordent tout le littoral. Nous attaquons directement avec une chemin qui monte dans la foret le long de formations granitiques. Quelques points de vue a travers les arbres permettent d'apprécier encore mieux la beauté de Onetahuti Beach en hauteur.

Au bout d'une demi-heure, nous arrivons sur une autre plage déserte colonisée par des oiseaux marins, puis nous reprennons le chemin. Je m'apercois que nous n'avons meme pas pris de carte géographique, ce qui ne nous facilite pas le repérage et l'évaluation des distances. 
 

 

Jusqu'a ce que nous arrivions a Bark Bay 1 heure plus tard, nous ne voyons rien d'autre que la végétation. Je pensais que ce trek cotier longeait aussi les portions littorales entre chaque plage, et que j'aurai une vue panoramique tout du long, mais il n'en est rien. Une grande partie de la marche se fait sur un chemin noyé dans la végétation, le plus souvent ombragée, et la vue ne se dégage vraiment qu'a l'approche des baies. 

La marrée basse est bien avancée maintenant et Bark Bay révele ses bancs de sables, terrain de jeu favori de nombreux oiseaux. Pour atteindre la plage, il faut se mouiller les pieds car les rivieres qui coulent de la montagnes avant de rejoindre la mer nous barrent le passage. Nous faisons une rapide pause, puis repartons dans la montagne en direction de Torrent Bay.


Nous marchons depuis une bonne heure, et aucun endroit sympa n'apparait pour faire notre pause déjeuner. Moi, je voulais trouver une belle plage, mais d'apres les indications des gens que nous croisons, elle est a plus d'1 heure de marche. Nous continuons donc a marcher jusqu'a ce que nous trouvions un endroit pour s'assoir, un peu en retrait du sentier. Mes pieds tiennent le choc, mais cette pause me fait le plus grand bien.

Le chemin monte beaucoup cette fois, si bien que nous pouvons apercevoir au loin, de temps a autre, des plages (Sandfly Bay, Frenchman Bay, Boundary Bay) aux eaux couleur émeraude. Malheureusement, aucun chemin n'y mene, seul les bateaux peuvent les atteindre (d'ou l'intéret de faire quelques jours de cayak dans les environs) et il nous faut nous contenter de les admirer depuis notre promontoire.

Le chemin continue de s'enfoncer dans la foret jusqu'a ce que nous atteignons un long pont suspendu qui surplombe une belle riviere. Le passage de 5 personnes maximum a la fois est autorise. Nous passons juste avant qu'un groupe d'une cinquantaine d'allemand deboule de l'autre cote.  


Nous atteignons la splendide Torrent Bay a 15h00. La marée a crée une immense embouchure que nous devrions pouvoir traverser a pied pour rejoindre notre destination finale, la plage d'Anchorage.



C'est tres beau vu d'en haut, mais une fois sur la plage, plus rien des superbes couleurs de la baie n'apparait. La plage elle-meme n'est pas tres agréable car le sable est grossier et rempli d'épines d'arbustes. Enfin, cela peut paraitre étonnant, mais la baie est une propriété privée ou quelques maisons ont éte construite. Du coup, nous ne attardons pas et entrepreunons de traverser la baie par un chemin qui coupe directement dans les bancs de sable afin d'éviter un long détour par le chemin cotier. Il va falloir enlever ses chaussures et tremper ses pieds dans l'eau froide. J'essaye d'aller au plus direct, mais les méandres de la riviere s'averent plus profonds qu'ils n'y paraissent a premiere vue. Nous traversons donc la baie via une zone presque marécageuse alors que la marée recommence a monter. Mais nous ne nous faisons pas avoir. Le chemon reprend de l'autre coté, et 5 minutes plus tard, nous voila arrivés. Il est 16h10. Je suis claqué, Ute encore plus que moi car elle a un début d'angine. Je récupere un échantillon de sable orange pour ma collection, et nous attendons tranquillement sur la plage notre bateau-taxi qui va nous ramener a Kaiteriteri a 17h30. Coup de chance, il arrive plus tot que prévu et nous embarquons a 17h00.

De retour au camping, nous prennons la voiture pour aller a Motueka acheter des médicaments pour Ute, mais les pharmacies sont fermées. Nous passons notre derniere nuit ici. Demain, devrait etre une longue journée de route ves le Sud.

NOUVELLE-ZÉLANDE - PARC NATIONAL ABEL TASMAN - JOURNÉE DE CAYAKING

21 Février 2006 , Rédigé par Ludovic Publié dans #Nouvelle-Zélande

Nous avons réservé pour une journée entiere de cayak avec un guide, car c'est le seul moyen de pouvoir aller explorer les plages vierges du parc. Sans guide, nous ne sommes pas autorisés a aller plus loin que la premiere baie en raison des forts courants marins. Nous avons donc rendez-vous sur la plage a 9h00, ou une vingtaine de cayaks est en préparation. Notre guide s'appelle Chris, un canadien qui travaille ici pour la saison touristique. Nous formons un groupe de 4 personnes avec un japonais et un néo-zélandais. Les cayaks sont pourvus de compartiments étanches, et un sac  nous est fourni pour pouvoir mettre nos appareils photos dedans. J'enfile ma jupe, mon gilet de sauvetage, et je saute dans la place avant du cayak. Ute monte l'arriere et prend les commandes du petit gouvernail, Chris nous pousse, et nous voila a l'eau, pret pour l'aventure. Enfin... presque, car l'eau est super froide et je n'ai pas envie de me retrouver dedans ce matin.

Nous contournons la pointe Nord de la plage, qui est habitée par de somptueuses maisons a moitié cachées dans la végétation, et qui ont acces a une plage privée. Le vent souffle dans notre dos, ce qui nous permet d'avancer vite en surfant sur le petites vagues. Nous longeons les récifs qui agrémentent la cote et qui abrite un peu de faune marine. Chris nous montre des superbes etoiles de mer accrochées aux rochers fouettés par les vagues, des moules et huitres sauvages qui abondent sur la cote.



Juste avant de traverser la Baie de Marahau, nous faisons un petit arret au Split Apple Rock, un ilot granitique sur lequel trone un rocher rond de 4 metres de haut, coupé en deux exactement au niveau de sa moitié. Je voulais monter dessus pour me faire prendre en photo au milieu de la cassure, mais la roche est incrusté de coquillages tranchants qui rendent l'accostage dangereux. Mes pieds sont deja en assez mauvais etat comme ca, je ne vais pas prendre plus de risques.


La grande traversés commence. Nous nous retrouvons presque en pleine mer, et nous pagayons sans relache pendant une bonne demi-heure avant de nous sentir a nouveau en sécurité a proximité de la cote. Si le vent souffle en sens inverse pour revenir, on va s'amuser ...

Nous passons devant plusieurs belles plages ou d'autres groupes de cayakeurs sont déja. Comme nous voulons un endroit rien que pour nous pour déjeuner, nous continuons jusqu'a une baie abritée du vent, et accostons a l'extrémité d'une longue plage jaune-orange, ou se trouve tout de meme d'autres personnes. J'en ai marre de pagayer, donc ca fera l'affaire.


Chris nous prépare des chocolats chauds, pendant que nous mangeons notre délicieuse salade de riz préparée hier soir. Je vais ensuite me promener un peu plus loin ou se trouve un canot Maori entouré de touristes.


La question qui se pose au départ est de savoir si nous continuons plus loin ou nona, en raison du fort vent qui va nous en faire baver au retour. Chris est partisan de faire demi-tour maintenant, je ne le contredis pas.

Nous longeons la cote le plus pres possible afin de ne pas prendre le vent a contre-sens, mais je sens quand meme la différence par rapport a l'aller. Nous faisons un nouvel arret sur une plage jusqu'a 15h00. Il est question un moment de s'arreter la, et de venir se faire récupérer en bateau-taxi car le vent souffle trop fort. Mais le vent tombe et Chris nous fait embarquer a nouveau dans nos cayaks.

La traversée de la grande baie est un peu plus mouvementé que la premiere fois, j'ai bien cru que nous allions nous retourner, mais nous atteignons l'autre coté sans difficulté, et enfin nous arrivons a Kaiteriteri a 16h00. Apres les pieds, j'ai les épaules en compote ... mais heureux de cette bonne journée sportive.

Je fonce prendre une douche au camping, puis nous prenons la voiture pour aller en ville a Motueka. Je dois retirer de l'argent, aller sur Internet, et la journée est enfin finie. Lors du diner, le couple de vieux revient faire sa vaisselle au meme endroit alors que la cuisine est vide : ils ont leur lavabo fétiche ... 

NOUVELLE-ZÉLANDE - DE PICTON A KAITERITERI- TRAVERSÉE DES MARLBOROUGH SOUNDS

20 Février 2006 , Rédigé par Ludovic Publié dans #Nouvelle-Zélande

Le ferry arrive a Picton a 6h00, comme prévu. Un marin nous réveille et 10 minutes plus tard, nous descendons dans la soute rejoindre notre voiture. Il y a une forte odeur de bétail dans l'escalier, des moutons je pense. Nous débarquons sur le quai de Picton, ville portuaire sans intéret. Nous cherchons aussitot avant le lever de soleil un point de vue élevé afin d'y prendre notre petit-déjeuner. Nous trouvons une route qui monte sur une colline, juste a coté de Picton, d'ou nous avons une belle vue sur les fjords de Marlborough Sounds.

Avant de partir pour le Parc National Abel Tasman, a 3 heures de route de Picton, nous faisons le plein d´essence meme si le réservoir n'est pas vide, car l'essence est plus chere ensuite. 

La route longe la cote des fjords ou sont cachés de nombreuses baies paradisiaques, souvent accessibles qu'en bateau uniquement. De nombreux emplacements d'arret sont amenagés tout au long de la route pour pouvoir profiter pleinement de la vue. Les Kiwis font vraiment bien les choses pour leurs touristes chéris.

Nous faisons un arret prolongé a l'un de ces emplacements, car une courte marche permet d'accéder a la crete d'une colline qui s'avance dans le fjord et d'avoir un vue panoramique des environs, juste avant Havelock. La marée est basse et l'eau cristalline révele les fonds marins aux couleurs différentes.


Nous arrivons a Nelson pour le déjeuner. C'est une belle ville avec des maisons anciennes parmi les mieux conservées et mises en valeur de Nouvelle-Zélande. Le centre-ville est tres fleurie, et certaines rues ressemblent presque parfois a un décor de film avec ses facades en carton pate.

 

Le temps est magnifique et nous nous installons au Parc Queen Elizabeth pour un rapide pique-nique en bord de riviere. Nous prenons 1 heure pour visiter un peu la ville car elle le vaut. Nous garons la voiure sur un emplacement payant avec un systeme de parcmetre inhabituel, si bien que nous payons pour la place a coté de la notre.
Nous passons rapidement voir l'église anglicane avec ses orgues immenses, qui domine fierement la ville depuis sa colline . Nous parcourons quelques rue avec des vieilles maisons uniquement datant du debut du siecle, puis nous repartons.

La route sinueuse part dans la foret et ses collines recouvertes de pépinieres, dont les immenses rangées de sapins parfaitement alignés donnent l'impression d'une foret de Légo. Ute dors la majeure partie du trajet, et quand nous arrivons a Motueka, elle prend le volant pour que je puisse me reposer a mon tour.

Motueka est la derniere ville avant Le Parc National Abel Tasman, le plus visité de Nouvelle-Zélande. Je prend des prospectus au Centre d'Information Touristique pour faire du cayak et nous repartons pour Kaiteriteri, village en bord de mer. L'unique camping est en face de la plage, immense, bondé de camping-cars et de tentes famillialles. Leurs habitants sont majoritairement des couples de retraités, des familles de touristes allemands, hollandais et néo-zelandais. Ils campent la pour plusieurs semaines, entassées les uns sur les autres. La réceptionniste nous donne un emplacement entre 2 familles avec des gosses : j'ai impression de camper dans leur jardin. Je deteste ca, j'ai besoin de mon intimite, et ici, il faut plutot etre exhibitionniste pour rester 1 semaine.

Aussitot la tente installée, nous allons nous assoir sur la tres belle plage pour étudier les possibilités de visite du Parc Abel Tasman.


Tout est fait de maniere a encourager les touristes de partir en tour organisé : il n'y a pas de location de cayak sans guides de plus de 4 heures, et de toute facon les prix sont prohibitifs par rapport a un tour organisé de la meme durée. Il y a un truc génial par contre, c'est le bateau-navette : on peut se faire déposer n'importe ou sur la cote, et se faire récupérer plus tard a un autre endroit. Apres discussion, nous décidons de faire une journée de cayak avec un guide pour explorer la premiere partie du Parc, et de réserver un bateau-navette le landemain pour exporer la deuxieme partie a pied.
L'ambiance "beauf" continue sur la plage : une femme se promene avec son détecteur de metaux qui emet un "coin-coin" de canard. A chaque fois qu'il détecte quelque chose, elle s'excite et commence a gratter le sable comme un chien qui déterre son os... Je suis tombé ou ????

De retour au camping, je demande a changer d'emplacement en meme temps que nous réservons pour 2 nuits supplémentaires. Nous avons une nouvelle place, tranquille cette fois, sans voisins. Nous préparons le diner dans la cuisine commune, et faisons au passage la préparation du déjeuner de demain. Un couple de sexagénaires arrive pour laver sa vaiselle. Il y a 6 éviers de libres, mais il faut qu'ils viennent prendre celui qui est a coté de nous pendant que nous mangeons, et au passage, ils virent la vaisselle que nous avions mis dedans ! Vive les beaufs !

NOUVELLE-ZÉLANDE - WELLINGTON - UN AIR DE SAN FRANCISCO

19 Février 2006 , Rédigé par Ludovic Publié dans #Nouvelle-Zélande

Nous quittons notre "merveilleux" camping ver 9h00 apres avoir fait une lessive et séché notre linge pour aller a Wellington, derniere étape de notre périple dans l'ile du Nord.
Nous arrivons dans le centre-ville par une voie rapide qui longe les quais et qui donne un beau premier apercu de Wellington. La mission d'urgence est de réserver notre place dans le ferry pour l'ile du Sud car les places au dernier moment sont les plus cheres. Nous avons choisi la compagnie Bluebridge qui, d'apres les conseils que nous avons recueillis depuis une semaine, est celle qui propose les meilleurs tarifs. Malgré cela, la traversée n'est pas donnés : 210 NZD en tout, pour la voiture (120 NZD) et nos 2 personnes (80 NZD) ! Et la carte de réduction que nous avons ne fonctionne pas avec eux... Nous n'avons pas trop le choix, donc nous prennons un billet pour demain matin a 3h00, ce qui nous permet de passer une journée entiere a Wellington.

Ceci fait, notre journée touristique peut enfin commencer, a un rythme tranquille car je dois ménager mes pieds autant que possible. Nous continuons a longer le quai pour aller au Musée Te Papa, le meilleur musée de Nouvelle-Zélande. En fait, l'un des meilleur que j'ai visité jusqu´a aujourd'hui. Le musée a brillament réussit a crée des expositions culturelles interressantes sur l'histoire du pays et sa culture, en incluant des modules multimedia et interactifs qui ne sont pas des gadgets, comme dans beaucoup de musées. L'immense partie sur les Maoris est passionante, tout comme celle sur les vagues d'immigrants qui se sont succedées depuis 150 ans. Le mix des 2 donne aujourd´hui cette culture indienne moderne et cet art de vie proche de la nature, unique au monde. Cerise sur le gateau, le musée est gratuit. La culture se paye assez cher de nos jours pour ne pas le mentionner, et en profiter sans retenu.

Nous sortons du musée a 14h00, moi, affamé. Nous reprennons la voiture et nous dirigeons vers les hauteurs de la ville, sur le Mont Victoria d'ou la vue sur la ville et ses environs est la meilleure. Au fur et a mesure que nous prennons les petites rues qui grimpent a pic, j'ai la sensation de connaitre cet endroit. Et pour cause, on se croirait a San Francisco, ou j'ai passé presque 2 ans de ma vie étudiant. Les maisons victoriennes en bois a flanc de colline, les facade peintes de toutes les couleurs, les rues étroites et sinueuses montant ou descendant a pic, la nature environnante ... tout est pareil.



Je retrouve meme une vieille camionnette Volkswagen des Années 60, repeinte a la main dans un style tres "personnel", qui pourrait etre importée directement de Height-Ashburry, le quartier hippie de San Francisco.

 

La vue depuis le sommet est réellement panoramique a 360 degres. Dommage qu'il ne fasse pas tres beau pour les photos. Je gare la voiture face a la baie, et nous pique-niquons. Des bus entiers de touristes sont débarqués toutes les 5 minutes sur le promontoire mais ils restent juste le temps de faire une video. Nous redescendons le Mont Victoria en nous perdant au hasard des ruelles afin de nous imprégner pleinement de l'atmosphere locale.

A propos d´atmosphere locale, j'ai remarqué une coutume bizarre ici : le trampoline. Tous le monde en a un dans son jardin, et meme dans les backapackers. Les kiwis aiment bien bondir semblerait-il ...

Nous essayons de rejoindre le Parliament Building, second plus grand batiment au monde exclusivement construit avec du bois, mais c'est une vraie galere de passer devant a cause des rues a sens uniques. A force de tourner, nous arrivons tout de meme, mais ca ne vaut pas vraiment le détour.

Nous continuons donc vers les hauteurs de Wellington, ou se trouve le Jardin Botanique, et l'arrivée du Cable Car (tramway) local, rouge comme sont homologue californien. Quand je vous disais qu'on se croirait a San Francisco ici !


 La vue sur la ville est aussi tres belle, mais le soleil se couche, et il est temps de retourner en centre-ville. En attendant le départ du ferry a 3h00, nous allons manger une pizza dans un boui-boui, l'une des meilleures que j'ai eu depuis des mois. Le pizzaiollo est italien, ca explique tout... Nous discutons avec un Maori qui a des origines écossaises le temps du repas, puis nous allons au Cinema voir un film avec G. Clooney sur le Macarthysme dans les années 50. Good Night and Good Luck : un groupe de journalistes de la chaine CBS, essaye de dénoncer l'instauration de la terreur envers les communistes par le sénateur Mac Carthy. Un film tourné en noir et blanc, completement foiré. Nous sommes parti avant la fin de la séance.

Il n'est que 23h00, mais nous n'avons rien d'autre a faire que d'aller au Terminal du ferry. Nous garons la voiture dans la file qui nous est indiqués. Nous ne sommes pas les premiers, un camping-car et d'autres voitures sont déja la, leurs chauffeurs endormis au volant. Nous allons patienter dans la salle d'attente ou je peux charger l'ordinateur en meme temps que j'écris l'article du blog. A minuit, je suis trop fatigué, donc nous retournons dormir dans la voiture en attendant l'embarquement. A 2h30, la meme fille qui était au guichet ce matin nous réveille en tapant sur la vitre pour nous prévenir de démarrer. Mais elle travaille combien d´heures par jour ??? Les yeux encore embués, je monte la voiture a bord du ferry. Nous ne sommes pas autorisés a rester dedans pendant la traversée, donc nous prenons nos sacs de couchage et allons nous installer dans un salon pour y dormir. Le bruit des immenses hélices commence a raisonner. Fin du voyage dans l'Ile du Nord.

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