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Chili

Mercredi 18 janvier 2006 3 18 /01 /2006 00:00

Je suis sur le pied de guerre dès 7h00. Je  zappe le petit-déjeuner et je saute dans le premier bus pour l'aéroport. La confrontation finale avec la douane chilienne approche. J'envisage toute les hypotheses pour mon chargeur de batterie, la meilleure, comme la pire, et je commence meme a echaffauder un plan B ou cas ou je rentre bredouille.

Le bus traverse une zone d'activite ou des batiments aux couleurs de compagnies de livraison se succedent, je ne doit pas etre tres loin. Je demande au chauffeur du bus qui me dit que la douane est la, donc, je descend. Rien de special n'est indique, alors je demande a nouveau au gardien dans son poste de surveillance. Je lui montre la lettre et il m'indique un autre endroit, a 5 mn a pied, plus pres de l'aeroport. Je m'y dirige en marchant vite, j'arrive a une sorte de depot, mais je ne vois toujours rien d'indiqué. Je redemande a une personne qui me dit que c'est encore plus loin, de l'autre cote de la route. En face, c'est l'aeroport lui meme. Ca me semble louche, mais j'y vais en entrant par une porte de service. Toujours rien. Je croise une femme de menage, qui m'indique le 3 eme etage. J'y vais mais c'est le bureau de la Poste Chilienne. Je monte encore un etage et entre dans une societe pour demander. Ca me gave. Il n'y a pas une personne dans ce putain d'aeroport qui sait ou se trouve UPS, et ils preferent m'envoyer dans une direction au pif, plutot que d'admettre qu'il ne savent pas. Ca me rappelle la Bolivie tiens ! La receptionniste veut m'aider et elle passe donc quelques coups de fils pour se renseigner, sauf qu'elle n'arrive jamais a lire la bonne ligne sur mon document d'UPS, et elle demande toujours la Bodega 4 ou lieu de la Bodega 10. Je ne vais pas aller loin comme ca ... Finalement, elle me passe quelqu'un au telephone, qui m'explique que je dois revenir en arriere. Je raccroche et hop, c'est reparti pour un tour ! En revenant devant l'entrepot, je remarque des voitures UPS en stationnement.  Je chauffe ... Je jette un oeil a l'interieur, et je vois écrit "Bodega 10 - Adouana. OK ... c'est parti pour le round final !

Je suis en plein dans l'entrepot ou les colis sont decharges de l'avion. La piste d'atterissage est juste derrier, je ne peux pas remonter plus a la source ! Je tend mon papier a un agent de la douane derriere un comptoir. Il le regarde, le pose dans un coin, me dit d'attendre, et il va s'assoir plus loin. Pendant 10 minutes, il ne fait rien que de cliquer nonchalament sur sa souris, apres avoir taper la discute avec une employee.  C'est pas comme ca que je vais avoir mon colis ... 15 minutes plus tard, un moustachu arrive et s'assoit lourdement derriere le comptoir. Il n'est que 9h30, mais son visage exprime deja a quel point ca l'emmerde de devoir tamponner la petite pile de papier devant lui. Je me leve et commence a tourner en rond devant lui pour lui faire comprendre que j'attend le papier pour retirer mon colis.
- Vous attendez quelques chose ?
- (ouais, que tu bouges ton gros cul, feignasse), "oui, je dois recuperer un colis pour l'Ambasse de France" dis-je en esperant que le mot "Ambassade" va le faire s'agiter un peu.
- Il y a quoi dedans ?
C'est ecrit en 4 exemplaires sur la feuille de livraison mais je lui explique tout de meme ce qu'il y a dans le colis. Quelques minutes plus tard, il me tend les papiers tamponnés et m'indique le bureau UPS a 10 metres. Je touche au but !

Le bureau d'UPs est en fait un local avec un tapis roulant qui donne sur le tarmac de la piste d'atterrissage. Je tends mon bon de livraison au gars qui tapote sur son clavier d'ordinateur, et  il m'annonce la "bonne" nouvelle. Il ne peut pas me donner le colis car il y a une difference entre la valeur declaree par l'expediteur (30 euros) et la valeur estimee par la douane chilienne (50 dollars). Faudrait qu'ils m'expliquent comment ils ont fait pour estimer un produit qui n'existe pas chez eux, sans avoir ouvert le paquet en plus ... Je lui fait comprendre que je commence a etre passablement agacé.
Il m'envoi re-voir le douanier pour faire la correction sur le papier, mais celui-ci me dit que c'est bon comme ca, et je retourne voir le gars d'UPS.
Le gars me demande encore de payer. La, je m'enerve :  je leur dit que je ne paierai rien car c'est un produit usagé, qu'ils n'ont qu'a ouvrir le colis pour vérifier, que j'ai deja paye UPS pour un service de livraison qui n'a pas été mené a bien, et que j'ai perdu assez de temps comme ca avec eux. JE VEUX MON COLIS MAINTENANT  !!! 

Je suis agreablement surpris par ma capacite a peter un plomb en espagnol, dis donc ! J'ai beau lui mettre l'autorisation de l'Ambassade de France sous les yeux, rien n'y fait. Le gars essaye de m'expliquer que ce n'est pas lui, que c'est la Douane qui impose une taxe d'importation (mais puisque je vous dis que ce n'est pas de l'importation, c'est pour mon usage personnel !!!).
15 minutes plus tard, je suis a 2 doigts de commettre un double homicide ... et puis je decide de changer de tactique. En 1/10eme de seconde, je ravale toute ma haine pour UPS et la douane chilienne, et j'arbore mon visage le plus dépité, en m'affalant de desespoir sur le bureau.
- Escucha me, c'est pas que je ne veux pas payer, c'est que je ne PEUX PAS ! Je me suis fait tout piquer il y a 10 jours, plus d'argent, plus de CB (faut exagerer un peu dans ces cas la), l'Ambassade m'a fait cette autorisation pour m'aider ! Je suis dans la merde, et vous, vous m'y enfoncez encore plus. Vous voulez voir la declaration de Police ??
- Tu as deja parle de ca a la douane ?
- Non,
- Bien. Viens, je vais voir ce que je peux faire.
Il prend le papier, discute a voix basse avec une femme, puis il revient avec un petit sourire.
- C'est bon, c'est arrangé.
En 30 secondes, j'ai une petite boite en carton dans la main.  Je n'osais plus y croire. Je le remercie de son aide, et je quitte le depot sans trop réaliser que j'ai gagne ! Je ne peux pas attendre d´etre au backpacker, j'ouvre la boite. Un chargeur universel avec plein d'adaptateurs est dedans, et un cable d'Ipod aussi. Des que je suis dans le bus, je prend la baterie de mon appareil photo, et je commence a essayer de trouver le bon emboitement.  J'essaye toute les combinaisons possibles mais rien ne fonctionne. C'est pas possible, c'est un cauchemard, je vais me réveiller bientot ... Je lis le mode d'emploi, et je réalise que le chargeur n'a pas d'adaptateur specifique pour mon type de baterie.
OK ... plus le temps de m'apitoyer sur mon sort, je passe au plan B : j'ai 16 heures pour trouver un gars fortiche en electronique qui va me bidouiller le chargeur et me sauver. Si le plan B n 'est pas possible, j'ai le plan C : a partir de l'appareil photo, faire fabriquer une batterie artisanale en reliant les bornes + et - a une grosse pile avec un fil électrique. Souvenir de mes cours de physique de 4ème ... 

Mais avant, je vais essayer un truc. Des que j'arrive au backpacker, je monte dans la chambre et je me colle devant une prise. Je prend l'adaptateur qui s'approche le plus de ma baterie, meme s'il manque des élements, et je force comme un dingue pour se faire toucher les bornes. Le petit voyant vert clignote. C'est bon signe ca ? Je relis le mode d'emploi et je commence a reprendre espoir. Je remet la baterie qui etait auparavant vide dans mon appareil photo, je l'allume et ....  MIRACLE !!! CA MARCHE !!! Fin de la galere. Il est 11h00. Je vais sur Internet en attendant que la baterie se charge au maximum, puis je pars dans les rues de Santiago donner a manger a mon bébé Panasonic.

Je repasse dans plein d'endroits que j'avais reperé avant, puis je vais dejeuner. Avant de partir a l´Ile de  Paques, je change des euros en pesos car je ne suis pas sur que le taux soit tres avantageux sur place. Je retourne au Cerro San Cristobal pour la vue panoramique sur Santiago ou je me fais 2 trajets aller-retour sur le téléphérique, puis je retourne en ville. Il faut aussi que je fasse des courses de nourituure car je sais que cela coute cher sur l'Ile. Et bien sur, je  ne vous parle pas de la connexion internet qui doit etre lente (ou alors tres cher), donc pas de panique s'il n'y a rien sur le blog pendant 5 jours.

Voila, j'attaque ma derniere nuit sur le continent Sud-americain. Ces 10 dernier jours ne resterons surement pas dans les meilleurs souvenirs de mon voyage, mais je m'en souviendrais quand meme longtemps ! Maintenant, il faut s'attaquer au probleme de l'ordinateur ...

Par Ludovic - Publié dans : Chili
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Mercredi 18 janvier 2006 3 18 /01 /2006 00:00

Il y a des jours comme ca ...

Ce matin, je dois débarrasser le plancher du backpacker car les tres professionnelles personnes de la réception ont cru bon de donner mon lit à quelqu'un d'autre au bout de 3 jours, sans même me demander avant si je comptais rester plus longtemps. Comme d'habitude, les 2 douches du rez-de chaussée sont occupées, et celle du 1er étage ne laisse couler qu'un filet si mince que je ne prend pas le risque d'aller en dessous. Je récupère mon passeport, mes cartes de crédits et mon argent au coffre. Je recompte les pesos et il me manque un billet de 10 000. La fille de l'accueil devient blème (son job est peut-être en jeu). Je pensais avoir bien compté au moment du depôt, mais bon, j'ai pu faire une erreur aussi, surtout en ce moment ou je suis un peu sur les nerfs. Donc sans preuve, je laisse couler. Je fais mon sac, et le met au dépôt pour partir à la recherche d'un autre logement.

Heureusement, je trouve rapidement une autre Auberge de Jeunesse (6 000 pesos le dortoir) à quelques rues seulement, et je prend aussitot la direction de l'Ambassade de France. A 11h00, le colis n'est toujours pas arrivé. Ca commence à m'inquiéter. Je vais sur l'extranet client d'UPS pour lire les nouvelles, mais il n'y aucune indication de plus que "Delivery".

Je me rejouissais déjà de pouvoir courrir cet après-midi dans les rues de Santiago pour mitrailler au zoom, et bien non ! Il va encore falloir que je trouve un truc à faire pour m'occuper autrement. Tiens, si j'allais chez le coiffeur ? Ca c'est une mission intéressante : en effet, il s'agit de trouver un salon qui inspire suffisament confiance pour avoir une chance de ressortir sans raser les murs, tellement la coupe est foiree, tout en n'ayant pas le sentiment de s'etre fait avoir sur le prix. Toujours le traumastisme de mon experience zambienne ...  Je me fais quelques galeries commerciales, et j'ose entrer dans un qui ne paye pas de mine, mais dont les coiffeuses n 'ont pas des tetes d'apprenties.  Je m'installe, et la dame commence soigneusement a me degarnir au rasoir electrique puis aux ciseaux. Elle semble s'appliquer, c'est bon signe. Et le resultat final est plutot bien. Enfin, il m'arrive un truc bien ces derniers jours !

Je vais dejeuner, puis je retourne sur le site UPS, mais toujours rien. J'essaye de joindre l'Ambassade mais ce ne repond pas, donc mes pied se mettent en marche  sur un chemin que je commence a connaitre par coeur. Le gardien de l'Ambassade me dit que quelque chose est arrive pour moi. Hourraaa !! Il appelle la personne qui a receptionne le colis et qui arrive avec une enveloppe dans la main seulement. Pas bon signe ... La lettre en espagnol dit que le colis est retenu a la douane pour une raison inconnue, mais surement injustifiee. Le colis n'a aucune valeur marchande en soit.

Nous appelons donc UPS pour savoir ce qu'il faut faire pour le recuperer. Il faut aller au Service des Douanes a l'aeroport demain matin (car maintenant, c'est ferme, histoire de me faire perdre encore plus de temps ), et il y aura bien sur un cout supplementaire. Comme si je n'avais pas perdu assez de temps et d'argent comme ca .... MAIS, ca serait encore trop simple ! Cerise sur le gateau, je ne peux pas retirer moi-meme le colis, car celui-ci est d'abord adresse a l'Ambassade de France, avant d'etre a mon nom. Zen Ludo, Zen ... Heureusement, il est possible de me faire exceptionnellement une procuration pour que je puisse aller retirer mon colis tout seul. Et comme je suis une sorte "d'emissaire" de l'Ambassade, je ne devrais rien payer de plus normalement. 
Je sors de l'Ambassade avec les cartes de la derniere chance. Un grand merci, (je ne sais pas si je peut citer son nom sur le blog), a cette personne qui a fait tout ce qu'elle a pu pour m'aider. Si ca ne marche pas demain matin, je vais devoir partir pour l'Ile de Paques avec un appareil photo inutilisable. Je crois que je vais en pleurer de rage pour la premiere fois depuis tres longtemps.

Je reprend le metro pour le backpacker, recupere mes affaires, et vais prendre possession de mon lit dans mon nouveau "palace". C'est l'Auberge de Jeunesse par excellence : vaste, froide, impersonnelle, mais au moins, je ne suis pas a la rue. 

Voila ... c'est aussi ca la vie en voyage : des galeres que je ne souhaitent a personne. Il faut en avoir conscience, la gestion des petits tracas representent 30% de mon occupation hebdomadaire. Alors celui qui croit que c'est la belle vie tous les jours, et qu'il peut faire la fete 24h/24 en toute insoucience, risque de rentrer bien vite chez lui au bout de quelques semaines.

Par Ludovic - Publié dans : Chili
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Mardi 17 janvier 2006 2 17 /01 /2006 00:00
Encore une journee d'attente interminable. Sans appareil photo, je n'ai pas trop envie d'aller me ballader partout, si je peux rien capturer. Ca va etre plus frustrant qu'autre chose. Mais il faut bien que je m'occupe donc je commence par une petite heure sur internet pour rechercher des bons plans en tout genre sur l'Ile de Paques et la Polynesie.

Puis je vais dejeuner sur la Plaza de Armas qui grouille de monde a cette heure. Je decide d'aller faire un tour au Cerro San Cristobal, une petite montagne qui domine tout Santiago. Un funiculaire (1200 pesos l'aller-retour) qui monte a pic m'emmene au sommet. A la maniere de Rio de Janeiro, une immense statue blanche trone au somment, les bras ouverts. Sauf que ici, c'est la vierge.

Un nuage de fumee s'eleve au loin, et les sirenes des pompiers qui commencent a retentir me confirme que c'est un important incendie qui s'est declare. Je m'installe dans une chaise pour lire au soleil, tout en profitant de la magnifique vue pamoramique, mais au bout de  20 minutes, je  m'endors presque sous l'effet de la chaleur.

A 17h00,  je redescend et decide de passer a l'Ambassade de France  pour savoir si mon colis est arrive. Je demande au gardien, mais le mien n'est toujours pas la. Je retourne donc sur Internet verifier l'acheminent via l'extranet client d'UPS. C'est beau la technologie : je peux suivre a distance et quasiment en direct tout le trajet de mon precieux petit chargeur de batterie. Je peux ainsi savoir qu'il a  fait un escale a Miami cette nuit, et que, aujourd'hui a 17h03 .... CETTE SALOPERIE DE DOUANE CHILIENNE LE BLOQUE ET MENACE DE LE RETOURNER A L'ENVOYEUR !!!  Motif : une anomalie entre la valeur declaree du colis et son poids. Je dois etre maudit .... Je suis a 2 doigts de peter un plomb et de debarquer chez UPS a Santiago, dont je recupere l'adresse illico-presto. La suite du message tempere la situation car un agent d'UPS serai en train de regler le probleme.  OK... j'attend. A 19h00, je retourne sur Internet. Je peux lire que le colis est passe, et qu'il est en phase de livraison finale. Ouf !! Demain, je serai le premier a l'ouverture de l'Ambassade !
Par Ludovic - Publié dans : Chili
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Lundi 16 janvier 2006 1 16 /01 /2006 00:00
Le petit-déjeuner au Bckpacker est à 9h00 seulement, assez révélateur de l'état d'esprit de l'endroit. " Ici, on est là pour se coucher tard et on a tout prevu pour le landemain matin."

La première chose que je dois faire aujourd'hui est de contacter l'Ambassade de France pour m'assurer qu'elle peut bien réceptionner le colis avec le chargeur de mon appareil photo. Je les appelle à plusieurs reprises mais personne ne repond. Je vais sur Internet verifier le numero de telephone, mais celui-ci est bon. J'essaye a nouveau mais toujours pas de reponse, donc je decide de me deplacer.  L'Ambassade est bien ouverte. J'explique a la dame de l'accueil mon probleme, et sa seule reponse est de me dire "voyez un conseiller" en me donnant un ticket de file d'attente. Le telephone sonne, sonne, sonne, mais elle ne repond jamais. OK, c'etait donc ca... Au bout d'une demi-heure, je rencontre enfin une charmante personne qui me met en contact avec celle Responsable du courrier, et elle accepte gentiment de s'en occuper. Elle me donne son numero direct et je dois l'appeler demain pour verifier que le colis est bien la avant de passer a l'Ambassade. Voila une bonne chose de faite.

Je dois maintenant aller chez British Airways, dans le quartier de Providencia, confimer mon vol pour l'Ile de Paques, et les suivants. Je fais connaissance avec le metro local, de construction francaise s'il vous plait, ce qui explique le fait que je trouve les rames tres familieres. Je me croirais presque a Paris, si je n'etais pas entoure de chiliennes aux origines indiennes bien marquees sur leur visage (peau basanee, yeux en amande, cheveux et pupilles noires de jais).

Je sors de la bouche du metro aveugle par le soleil de plomb, puis au bout de quelque secondes ,je realise que je viens de mettre les pied dans un quartier special : le Centre des Affaires du Chili, ou toutes les multinationales americaines et europeennes ont implantees leur siege. Je regardrai ca en detail plus tard, pour l'instant je fonce chez British Airways qui, bien sur, ne se trouve plus a l'endroit indique dans mon guide et sur Internet.. C'est une manie chez eux ... Le concierge du batiment me donne la nouvelle adresse. C'est encore un petit bureau perdu dans une tour aux allures de residence. L'hotesse est efficace, et a 13h00, l'essentiel pour la journee est fait.

Je vais donc me promener dans le quartier de Providencia, centre nevralgique de l'economie chilienne. Au premier abord, cela ressemble a une ville neuve avec ses grandes rues propres bordees d'arbres, mais surtout ses grands batiments residentiels pour riches.  A intervalle regulier, des tours de bureaux a l'architecture audacieuse, et au design moderne s'elevent gracieusement donnant au quartier des airs de ville du futur. De nombreux petits espaces verts sont  implantes entre les tours, et donnent un qualite de vie vraiment agreable ici.  A l'heure du dejeuner, les bancs sont envahit de secretaires et  assistantes au look fashion qui feraient palir de jalousie les plus sexy des starlettes hollywoodiennes.
Les urbaniste ont fait un travail remarquable et ce n'est pas fini a juger des nombreuses tours en train de sortir de terre. A mon avis, le resultat general relegue au rang de "quartier ringard" les plus grands centre d'affaire occidentaux. Je prend tout de meme quelques photos, en essayant d'etre efficace pour economiser la batterie (mais c'est dur quand il y a autant de merveilles architecturales autour de soi). Je me fait un dejeuner copieux dans un restaurant pas cher mais tres bon genre, puis je plonge dans le metro pour regagner le centre-ville.

Je vais acheter une nouvelle calculatrice car j'ai perdu la mienne, puis je me promene en ville pour reperer quelques cadrages interessants. Ca ne manque pas ici. La chaleur devenue ettouffante fait le succes des marchand de glaces. Quand j'arrive sur la Plaza des Armas, quasiment tous le monde en leche une, assis a l'ombre des palmiers.

A 19h00, je reprend tranquillement le chemin du retour pour le backpacker ou je m'installe pour lire un peu. Une demi-heure plus tard, je retouve Patricia et sa mere qui rentrent juste de Valparaiso et Vina del Mar Je leur demande comment c'est, car je pense aller y faire un tour apres-demain. Du coup, nous allons diner ensemble pour continuer la discussion dans un restaurant celebre de Bellavista, Con Agua et Chocolate, ou j'etais deja aller avec les amis. Rien n'a change. Je me fais un bon saumon a la provencale, puis nous rentrons en taxi au Backpacker.
Par Ludovic - Publié dans : Chili
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Dimanche 15 janvier 2006 7 15 /01 /2006 00:00

Le bus arrive a 9h00 a Santiago, apres une bonne nuit de sommeil dans mon siege super comfort.

7 ans plus tard, me voila de retour dans une ville qui restera longtemps dans mes souvenirs. En effet, je suis deja venu pour  10 jours  a Santiago, dans un contexte un peu particulier. A l'epoque, je travaillais en interim. Mes 2 meilleurs amis, Thierry et Vincent, accompagnes de Felix, le cousin de Thierry, partent au Chili pour 1 mois. Le frere de Thierry, Francois-Xavier  (FX) qui vivait a Santiago, avait monte un bar la-bas :  La Boheme. Mais cette fois, je ne suis pas du voyage car je suis coincé a Paris par des obligations professionelles et financieres. Mais je commet l'énorme erreur de les accompagner a l'aéroport.... Nous buvons une biere sur place, et lorsque l'embarquement commence, je les suit jusqu'au portique. Sauf que je reste comme un couillon derriere, a les regarder partir s'éclater au Chili, sans moi. Les enfoirés ... ca ne va pas se passer comme ca !
De retour chez moi, je me plante devant Internet et cherche un billet d'avion a destination de Santiago, pour la semaine de leur retour, ou je sais qu'il vont crécher chez Francois-Xavier. Je passe un deal avec la responsable de ma mission d'intérim chez Unilog pour m'absenter 10 jours, et 3 semaines plus tard, je m'envole pour le Chili.
Mes amis arrivent d'Arica le jour meme, apres 24 heures de bus . Ils s'installent dans le fauteuil du salon de chez FX et commencent a lui raconter leur périple. Je rentre dans la piece et  je m'installe calmement entre eux en passant par derriere, et en leur lancant avec une ptite tape dans le dos, " Ca va les gars ?" Je ne vous raconte pas la tete qu'ils ont fait !  Thierry s'est presque decroche la machoire et Vincent m'a regardé comme s'il venait de voir un fantome ! La fiesta qui a suivie ce soir la a La Boheme fut fabuleuse, d'autant plus que c'était aussi l'anniversaire de Thierry. Voila pour l'anecdote.

Soleil radieux, 25 degrés, temps idéal pour partir a la recherche d'un backpacker. J'en trouve un proche de la gare routiere, mais il semble plein, et la recéptionniste doit attendre midi, l'heure du check out por etre en mesure de me dire si il y a une place ou non pour moi. Ca, c'est de la bonne gestion ... Je laisse mon gros sac a dos ici, et je pars vérifier une autre adresse qui se trouve en face de la gare et que je n'ai meme pas vu en sortant. Ils ont un lit de libre en dortoir donc je le réserve, puis je repart chercher mes affaires. L'endroit est convivial, confortable, a 5 minutes a pied du centre-ville, et toutes le commodités sont incluses.

Je vais faire un tour en ville, mais tout est fermé, absolument tout. Les rues sont désertes. Non seulement c'est Dimanche, mais en plus, c'est aujourd'hui le 2eme tour des Elections Présidentielles, tout s'explique. Je tourne en rond pendant 1 heure avant de trouver un boui-boui ouvert qui met  30 minutes a me servir un simple hamburger, puis je vais voir le Palace de la Moneda, le Palais Présidentiel ou a eu lieu le coup d'état de Pinochet. Quand j'y suis passé  il y a 7 ans, il y avait encore quelques  impacts de balles d'époque sur la facade. Aujourd'hui, toute la facade a ete ravalée, et il ne subsiste plus rien de ce triste detail historique.

Je vais ensuite au Cerro Santa Lucia, la petite colline au coeur de la ville qui abrite une forteresse reconvertie en jardin publique et qui permet d'avoir une belle  vue panoramique. Je fais quelques photos en prennant bien soin d'économiser le peu de batterie qu'il me reste. Je suis a une centaine de metres de l'ancien appartement de FX, donc j'y passe, pour une petite séquence nostalgie. Tout est toujours pareil. Et le restaurant chinois juste en dessous ... aie aie aie ... je ne peux pas m'empecher de rire. Je me rappelle ce déjeuner mémorable qui s'est terminé en  bataille de nouriture. Et Fabien ... un ami qui travaillait a La Boheme qui a vomit dans son potage de vermicelle ... On a sacagé la salle au point qu'il nous a fallu  laisser un pourboire plus que conséquent pour calmer le patron !
Je continue sur le quartier de Bellavista ou se trouvait La Boheme. Le batiment est toujours la, sauf que c'est maintenant un club de jazz peint dans un vert hideux. Je jette un peil par la fenetre : le long bar en bois avec sa forme de point d'interrogation n'a pas bougé. Tous les souvenirs de soirées me sautent  a la tronche. Pfff ...  Je continue de me promener dans le quartier aux facades de batiments colorés, puis je rentre au backpacker en traversant un jardin public. C'est rempli de jeunes couples qui s'embrassent goulument sans pudeur. Ici, c'est un peu comme au Brésil : les jeunes habitent chez leurs parents jusqu'au marriage, et les jardins de la ville constituent le seul endroit ou il peuvent se retrouver pour un peu "d'intimité" loin des parents.

Une fois arrivé, je m'installe sur l'ordinateur a la connexion Internet ultra-lente. En meme temps, je fais la connaissance de Patricia, une jeune brésilienne de 19 ans qui voyage avec sa mere. A 20h00, le résultat des électiond présidentielle est annoncé : Michelle Bachelet devient la premiere femme élue Presidente en Amerique du Sud. Nous allons tous les 3 dans la rue assister a la joie des partisants qui se regroupent autours d'un estrade installée sur l'avenue principale.  A 21h30, Madame La Presidente, arrive et fait le traditionnel discours demagogique de circonstance. Puis, c'est la fete dans la ville. Nous, notre seule préoccupation est de trouver un endroit pour diner. Nous finissons dans une pizerria pas tres bonne, puis nous rentrons au backpacker.

Par Ludovic - Publié dans : Chili
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