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Antarctique

Lundi 26 décembre 2005 1 26 /12 /Déc /2005 00:00

Je me réveille à 8h00 pour le petit déjeuner, mais quand j'arrive dans la salle, il n'y a personne. La table n'est même pas encore mise. La serveuse qui est là, me dit que c'est à 9h00 car comme il n'y a plus de sorties, il n'y a plus besoin de le faire tôt. En plus, il fait un soleil radieux, et pas un iceberg à l'horizon pour en profiter.
Christophe arrive quelques seocndes plus tard, il s'est trompé comme moi. Du coup, nous nous installons dans la bibliothèque et on se met à délirer un ptit coup pour bien commencer la journée, en pensant à toutes les conneries qu'on auraient pu faire si nous n'avions pas eu les organisateurs sur le dos tout le temps. Du genre : attraper un pingouin et le prendre en photo avec des lunettes de soleil, ou lui mettre un masque et une cape, reconstituer un squelette de baleine avec les os qui traînaient sur la plage, etc ...

Il n'y a pas grand monde qui se pointe à 9h00. Le Passage de Drake fait son effet sur nos appétits.
Le petit-déjeuner terminé, j'ai une visite de la salle des machines qui m'attend avec quelques autres. Je descend dans la cabine du chef machiniste, un petit local avec une console de contrôle bardées de boutons et de jauges. Nous mettons des casques anti-bruit, et nous pénétrons dans la salle des machines. C'est un enchevêtrement impressionnant de tuyaux de toutes les tailles et de robinets. Plus bas, se trouve l'énorme moteur qui fait tourner les hélices. Nous passons ensuite dans la proue, mais ça commence à trop tanguer pour moi, et je remonte avant de me sentir trop mal. Le ciel s'est couvert et nous naviguons maintenant dans un épais brouillard.


Je vais m'allonger dans le salon et m'endors jusqu'au déjeuner, que j'expédie. L'après-midi se passe tranquillement entre siestes et tri des photos pour le blog.

Par Ludovic - Publié dans : Antarctique
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Dimanche 25 décembre 2005 7 25 /12 /Déc /2005 00:00

Je me réveille à 7h00, et je ne me sens pas très bien car la mer est toujours aussi agitée qu'hier soir. Je retrouve Christophe au petit déjeuner, puis Audrey qui, comme moi, commence a avoir le mal de mer. Du coup, je ne mange pas grand chose. Le Capitaine nous rejoint à table, et je demande des cachets qu'il envoi faire chercher par une serveuse. Ca fait bizarre de les revoir sérieuses au travail, nous traitant à nouveau comme des clients, alors qu'hier soir, on avait "cassé la glace" en discutant et dansant.
Le cachet m'assomme et je retourne dans mon lit. Je dors jusqu'à 13h00, et ça va beaucoup mieux en me réveillant.

Nous apprenons que l'escale dans la Baie de la Demi-lune sur l'île de Livingstone est annulée en raison des conditions météo trop mauvaises. Nous continuons donc notre route vers l'île du roi George Ier. Je m'installe dans la bibliothèque pour écrire jusqu'à 16h00, puis je monte sur le pont pour voir ou nous sommes. La bateau s'est arrêté dans une baie entourée de nombreux glaciers d'une taille monstrueuse, au point que leurs sommets se noient dans les nuages. Ils recouvrent les montagnes (parfois un pic réussit a émerger) puis se jettent dans la mer.

L'organisateur annonce au micro que nous sommes arrivés à notre nouvelle destination. Le ciel est gris, le vent est fort, il neige même un peu. Ce n'est pas très encourageant pour sortir dehors, mais c'est la dernière fois que nous posons le pied en Antarctique, donc je vais en profiter au maximum.

Nous sommes à Punta Hennequin, devant une côte qui abrite de nombreux vestiges de l'époque des baleiniers. Nous débarquons sur la plage où des gros morceaux de glace flottent près de la rive en créant une barrière blanche. Il faut les écarter pour pouvoir accoster avec le Zodiac.


Nous sommes encore sur une île volcanique a en juger de la cendre qui jonche le sol. Pour une fois, il n'y a pas de pingouins. Nous sommes juste autorisés a rester sur la plage, où des immenses os de baleines jonchent le sol. Un vrai cimetière ! Un os de vertèbre fait en moyenne deux fois la taille de ma tête et les côtes font jusqu'à 4 mètres de long. Des colonnes vertébrales entières pourraient être reconstituées mais nous n'avons pas le droit de toucher et déplacer les os.

 


Je marche jusqu'à un phoque qui se repose sur les galets, je prend quelques photos, puis je fais demi-tour avec Christophe qui m'a rejoint pour aller faire des photos un peu délirantes avec les os de baleine.
Le rappel sonne à 18h00, et je quitte l'île dans le dernier Zodiac.


Le bateau prend la direction d'Ushuaïa en empruntant le Passage de Drake, qui va nous secouer, comme à l'aller. Le médecin de bord va encore être très sollicité a en juger déjà par l'état de certains.

Je profite de mes derniers repas à bord tant que je me sens bien : double portion de frite et double dessert. Le Capitaine a encore squatté à notre table, et à la fin du repas, il nous ramène une bouteille de blanc pétillant qui n'est pas mauvaise.
Il y a un film en projection ce soir, mais je préfère faire le tri des photographies de la journée. Vers 23h00, nous dépassons le dernier iceberg  avant le Passage de Drake que j'immortalise, même s'il n'est pas le plus beau que j'ai vu ces derniers jours. Voilà... le cadeau de Noël est fini.

Par Ludovic - Publié dans : Antarctique
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Samedi 24 décembre 2005 6 24 /12 /Déc /2005 00:00

Le débriefing de notre promenade en Zodiac terminé, chacun va prendre sa douche et revient pour un cocktail. Christophe et moi, nous nous faisons des Martinis "On The Rock" avec le morceau d'iceberg que nous avons ramené. Ca, c'est la classe !

Au dîner, nous faisons une table de français, auquel se joint Amichaï, notre ami israélien, et le Capitaine qui a un petit faible pour Audrey. Le repas n'est pas mal, mais pas exceptionnel pour un réveillon. Je vais chercher ma bouteille de vin que je porte depuis que je suis en Amérique latine : un Margaux Grand Cru Classé de 1997 (Château Boyd-Cantenac), qui fait sont petit effet sur la table. Il était temps que je l'ouvre car ça faisait lourd dans mon sac. Le capitaine garde le bouchon en souvenir, et se fait prendre en photo avec la bouteille. Mais attention, il faut que ses galons soient surtout bien visibles !



Le repas terminé, un autre cocktail, avec tout l'équipage cette fois, a lieu dans le grand salon. Les serveuses nous apportent des Pisco Sour, boisson alcoolisée nationale du Chili et du Pérou. Puis elles vont se changer, et viennent se joindre à nous. La musique démarre et on peut se mettre à danser. Les "vieux" sont vite partis se coucher, donc il ne reste plus grand monde dans le salon dès 23h00. Ce n'est pas très grave car la vraie fête n'a pas lieu ici, mais en dessous, avec uniquement le personnel de bord, à partir de minuit et demi. Une des serveuses nous a proposé de se joindre à eux. Je suis fatigué par les longues journées que nous avons, mais je vais aller y faire un tour quand même.

Minuit arrive. Il fait encore jour et il neige. Nous faisons une photographie en souvenir dehors, et nous rentrons vite au chaud. Christophe, Amichaï et moi, attendons de pouvoir rejoindre l'équipage en bas. Le capitaine nous croise et nous fait signe que nous pouvons y aller. C'est dans un petit local, au premier niveau, qui fait un peu squat. Nous sommes les seuls "étrangers" bien sûr... Musique plutôt latine, ça bouge bien, mais rapidement, les vagues se chargent de nous remuer encore plus, et le mal de mer n'est pas très loin. Je vais me coucher à 2h00, épuisé.

Par Ludovic - Publié dans : Antarctique
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Samedi 24 décembre 2005 6 24 /12 /Déc /2005 00:00

Le bateau s'est stationné dans une nouvelle baie entourée de montagnes magnifiques, et de glaciers aux bords fissurés, à deux doigts de s'effondrer dans l'eau. Notre "Ice captain" a soigneusement choisi l'endroit.

 
     
 

Un premier groupe part en Zodiac à 14h30, puis à 15h30, c'est notre tour. Nous nous dirigeons d'abord sur une île où des chasseurs de baleines ont abandonné des tonneaux de poudre, puis nous faisons un stop sur une autre île où un phoque dors sur les galets du rivage. Nous attendons 10 minutes dans le froid que ce gros paresseux daigne bouger un peu pour prendre une photo, mais à part la narine droite qui s'ouvre de temps en temps, il n'esquisse pas l'ombre d'un mouvement.


Nous repartons et nous rapprochons d'un petit iceberg bleu, magnifiquement sculpté par le vent et l'eau. Le Zodiac le contourne pour l'admirer sous plusieurs perspectives, et à chaque fois, c'est une nouvelle oeuvre d'art qui se présente devant nous. La nature est un artiste qui fait des merveilles. Je le constate depuis plus de 7 mois maintenant. Nous renouvelons l'expérience un peu plus loin avec un autre iceberg, et le spectacle est toujours au rendez-vous. Christophe réussit même a décrocher un morceau de glace que nous ramenons à bord.




Le Zodiac se dirige ensuite vers une épave de bateau rouillée dont la proue pointée vers le ciel donne un caractère dramatique à la scène. Le naufrage a eu lieu en 1950. C'est un bateau norvégien qui transportait de l'huile de baleine qui à pris feu. Il a brûlé pendant plus de 3 jours, mais le capitaine a réussit à sauver tout son équipage. Nous accostons l'épave pour passer une tête par les hublots et la rambarde.

Nous revenons à l'Ushuaïa au bout d'une heure. Un buffet de nougat, chocolat, fruits sec et des gâteaux aux fruits nous attend, pour enchaîner sur le débriefing de la journée. C'est l'anniversaire d'une touriste et les organisateurs nous font chanter "Bon anniversaire" dans toutes les langues. Les versions chinoises et israéliennes sont sympathiques. Ensuite, les préparatifs pour Noël commencent.

Par Ludovic - Publié dans : Antarctique
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Samedi 24 décembre 2005 6 24 /12 /Déc /2005 00:00

Exceptionnellement, je me suis permis de me lever à 7h00 ce matin car la baie n'avait pas un grand intérêt au niveau photographique. Il neige toujours, et c'est magique de découvrir le paysage depuis le pont.


Le bateau repart pendant le petit-déjeuner, et nous passons devant la base chilienne qui se trouve sur un rocher. Un bateau mouille juste à côté et quand nous le dépassons, quelques membres de notre équipage vont sur le pont pour faire un coucou à leur homologues chiliens en les regardant dans les jumelles.



Nous arrivons à l'île de Danco, qui ne renouvelle pas le genre. Les éternels pingouins sont là. Comme l'île est recouverte de plusieurs mètres de neige, ils ont tracé un réseau de chemins de 50 cm de profondeur avec des bifurcations, des embranchements, qu'ils empruntent a la queue leuleu. J'aperçois un pingouin qui commence sa descente et je me poste au bout du chemin pour le photographier. Mais dès qu'il me voit, il s'arrête, réfléchit, et fait demi-tour jusqu'en haut pour prend un autre chemin. Pas con le pingouin !

 

Je continue mon ascension de l'île et grimpe jusqu'au sommet d'où la vue sur le glacier qui se jette dans la baie, me rappelle les photos du Perito Moreno. La neige est molle et des que je sors du chemin, je m'enfonce jusqu'à la taille. C'est l'occasion de faire quelques bonnes photos.




J'ai rapidement les pieds gelés donc je redescent au bout de 30 minutes. La pente est suffisante pour tenter de faire de la luge sur le ventre. Christophe part en premier et me trace une piste. Je me lance à mon tour mais je n'avance pas vite, et suis obligé de donner des coups de jambe et de m'aider de mes mains pour continuer la descente. Maintenant, je sais ce que c'est la vie de pingouin ! Je fais un rapide tour sur la plage, qui me permet de ce qui ce passe sous la neige. En fait, nous sommes sur un glacier qui avance et se casse au niveau de la plage de galets. Un espace subsiste entre le sol et la glace, ce qui me permet de passer ma tête dedans. Et voilà, ce que j'y vois : La glace a pris une couleur jaune-verte, et se termine en stalactites translucides.


Quelques photos, et je reprend le Zodiac.

Par Ludovic - Publié dans : Antarctique
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Ludovic


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