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Actualité du voyage

Mardi 16 décembre 2008 2 16 /12 /Déc /2008 22:27
Les coups de gueule sur ce blog sont rares, mais j'ai décidé de réagir à une situation qui nous concerne tous, nous les Voyageurs Blogueurs.

Depuis plus de 3 ans que ce blog existe, je reçois tous les mois des emails de la part de sites éditoriaux participatifs fraichement sorti du moule (du genre Monvoyageur.com, Paperblog.com, Globonautes.com, Les vegetaliseurs.com, … ) me demandant de devenir rédacteur bénévole, et de publier mes notes de voyage et mes photos sur leur site.
Le dernier en date est Globonautes.com, site communautaire lancé pour le compte de Go Voyages par une agence de marketing web, qui me demandait mon autorisation pour reprendre intégralement certains articles de mon blog, et ainsi obtenir du contenu gratuitement.

Autant, il y a encore 2 ans, je trouvais la démarche intéressante, voire novatrice dans l'esprit "partage d'experiences de voyage", au point que je me suis engagé avec certains sites non commerciaux (dont Youvox Voyage) pour dupliquer les articles de mon blog sur leur site, et même écrire des articles exclusifs pour aider à leur lancement, autant je trouve aujourd’hui scandaleux qu’une marque faisant des centaines de millions d’euros de chiffre d’affaire, compte sur les blogueurs pour leur fournir du contenus gratuitement.
Car il faut avoir conscience que depuis quelques années, les blogueurs-voyageurs ont muris, et sont devenus pour certains des journalistes amateurs en puissance avec la narration de leurs périples sur leur blog et leur reportages photos. Nous faisons cela pour notre plaisir, pour témoigner, et partager nos aventures auprès de notre famille et amis, rarement dans un but lucratif.
 
Je vous propose donc de rentrer dans le détail de la stratégie d'acquisition de contenu de ces sites, pour bien comprendre ce que nous leur apportons et ce que nous méritons en retour.


Quels sont les avantages qu’ils nous font miroiter pour nous convaincre de publier nos textes et photos sur leur site ?
 
"Vous allez pouvoir améliorer le référencement de votre blog. "

Ca y’est… il a balancé les mots magiques pour tout blogueur en quête de célébrité. Vous jubilez d’avance d’être l’heureux veinard d’une telle proposition, et êtes toute ouïe. Vous voyez déjà le compteur de visites sur votre blog s’affoler… 

Pour bien comprendre la portée de cet argument,  et le miroir aux alouettes qui va avec, il faut comprendre comment fonctionne le référencement dans les moteurs de recherche. L’un des critères important  (parmi de nombreux autres) est le nombre de liens qui pointent vers votre blog. Plus il y en a, plus Google considérera votre blog populaire dans sa catégorie (car de nombreux sites font référence a vous), et aura tendance a bien vous placer sur les résultats d’une requête.

Le deuxième critère est les mots clés qu’il contient. Pour qu’un lien vers votre blog soit efficace, il doit comporter des mots pertinents pour faire comprendre aux moteurs de quoi on parle sur votre blog et optimiser ainsi réellement son référencement.

Par exemple :
  • Lire l’article sur Le référencement des blogs > OUI. C’est un bon lien car il contient 2 mots clés importants (référencement et blog) pour faire comprendre au moteur la thématique de l’article vers lequel le lien pointe. 
  • Lire l’article original > NON. Ce lien n’apporte rien car il n’est  pas descriptif du contenu vers lequel il renvoi.

Autre exemple :
Et bien entendu, quel est le genre de lien que ces sites communautaires vont mettre en place ??  Je vous le donne dans le mille… c’est à chaque fois le mauvais lien.

Mais là où c’est plus grave,  c’est que ce genre de site produit exactement l’effet inverse d’une amélioration de votre référencement. En fait, ils cannibalisent le référencement de vos articles en passant devant vous dans les résultats des moteurs de recherche, alors qu’ils s‘agit de votre contenu !!

Un commentaire de Sixpo, issu du site Coteboulevard.com qui se plaint de sa perte de trafic suite à son inscription sur Paperblog décrit bien le phénomène :

 « Le principe est simple : lorsque des articles sont dupliqués sur Google (copier/coller ou aspiration, etc.), le moteur tranche en favorisant le site le plus important (je vous passe les détails techniques). Le modèle économique est simple : capter du trafic gratuit en référencement naturel (par les moteurs de recherche) et le monétiser grâce à la publicité... sans payer le contenu !!! Le pari est en passe d'être réussi par Paperblog puisque ce site parasite réalise aujourd'hui une audience supérieure au site lepoint.fr par exemple... »
Par Sixpo sur http://www.coteboulevard.com/2008/06/paperblog.html 


"Vous allez être mis en avant dans la communauté, et pouvoir faire la promotion de votre blog. "

Ha oui? Comment ça ? Généralement, on vous explique que vous allez pouvoir vous créer une fiche profil pour vous présenter, et ajouter un lien vers votre blog. Super… Ca nous fait une belle jambe...
Certains sites éditorialisent leurs contenus, et si vos articles ont un angle d’attaque original, ou traitent d’un thème d’actualité (là, nous rentrons dans un vrai travail de rédacteur),  vous aurez peut-être la possibilité de figurer quelques jours sur la page d’accueil. Pour avoir fait l’expérience d’être à la une de ce type de site, je peux vous assurer que cela ne change absolument rien au trafic sur votre blog, (ni à votre anonymat qui reste intact) car les lecteurs restent sur le site pour lire l’article. En effet quel est l’intérêt d’aller sur votre blog pour lire exactement la même chose. Vous aurez peut être un peu plus de commentaires sur ce site qui drainent plus de visites que votre blog, mais cela ne change rien au global pour vous, à part flatter un peu votre égo.
 
Bien sûr, à chacun de vos textes et chacune de vos photos repris dans le site, votre nom avec un lien vers votre fiche profil sera mentionné.
C’est le début de la gloire ??? Non, c’est la moindre des choses !  Ca peut paraitre évident pour certain, mais une piqure de rappel ne fait pas de mal. La mention de l’auteur est obligatoire au titre de la propriété intellectuelle et des droits d’auteur, le site doit citer l’auteur de chaque texte, de chaque photo.


Quels sont les avantages pour ces sites qui reprennent votre contenu ?

Il y en a beaucoup, et comme par hasard,  on ne vous en parle jamais, sinon vous risqueriez de demander votre part du gâteau. En voici une petite liste :

1.  Ne pas avoir à payer des journalistes professionnels pour alimenter son site en contenu : le plus gros avantage est bien sûr d’obtenir du contenu gratuit grâce à vous, au lieu d’avoir à payer des journalistes professionnels, ou des rédacteurs pour le faire. Pour votre culture générale, sachez qu’une journée de travail d’un rédacteur en agence de communication est vendue au minimum 500 euros HT… Faites le calcul du temps que vous avez passé à écrire les articles mis gracieusement  à la disposition de ces sites, et vous saurez globalement combien ils économisent grâce à vous.
Quand on pense que derrière ces sites, il y a parfois des sociétés qui font de millions d’euros de bénéfices… c’est beau le communautaire participatif !!

2.  Améliorer gratuitement leur référencement naturel dans les moteurs de recherche grâce à vos articles : chacun de vos articles repris crée une nouvelle page qui s’ajoute à leur site, est qui est donc référencée dans les moteurs de recherche sous leur propre nom de domaine. Plus il y a de pages référencées, plus le site capte du trafic… c’est mécanique. Avoir un bon référencement naturel est un enjeu primordial pour tout site, et des sociétés spécialisées sont payées chères pour optimiser le référencement d’un site. Cela va de 10 000 euros, à plus 100 000 euros à l’année pour un site d’e-commerce important.
Cout technique d’un blogueur ? Zéro …. belle économie !

3. Vendre de la publicité sur vos contenus, et ne rien vous reverser : Chaque article est une page web sur laquelle peut figurer de la publicité sous forme de bannière ou de liens sponsors. Plus votre article est intéressant et attire des visiteurs sur le site qui en reprend le contenu, plus les recettes publicitaires sont importantes. Le CPM (coût pour mille affichages d’une bannière) oscille entre 2 et 5 euros selon la qualité du ciblage. Un petit site qui fait 1 million de pages vues sur 1 mois peut ainsi espérer collecter au minimum 2 000 euros en partie grâce à vous.
Bien sûr, en aucun cas il ne vous sera proposé de partager avec vous la recette issue de ces revenus, et acquise grâce à votre plume….

4.  Faire de la publicité gratuitement pour vendre ses propres produits sans avoir à vous reverser une commission :
au lieu de vendre l’espace pub pour des sites externes, pourquoi ne pas utiliser l’espace publicitaire disponible pour faire la promotion de ses propres packages Thalasso en Tunisie, week-end à Budapest, vols secs ? C’est encore plus rémunérateur ! La cible (les lecteurs de mes articles) est en affinité avec la thématique du voyage et représente donc des centaines de bons clients potentiels.
Cela évite d’avoir à payer pour faire une campagne de pub sur mon blog, et de me reverser un pourcentage du chiffre d’affaire généré si jamais cela déclenche une vente, comme c’est le cas dans un système d’affiliation classique.


5.  Se constituer une base de données qualifié d’utilisateurs, qui peut ensuite être revendue à des partenaires commerciaux, ou servir en autopromotion : la duplication de  contenu sur ce type de site implique la plupart du temps la création d’un compte utilisateur avec des informations sur vous.
Idéal pour une campagne d’emailing bien ciblée, sur des offres partenaires si vous avez donné votre accord (optin), ou sur ses propres produits dans une newsletter pseudo-éditoriale.

Je pourrai développer encore plus de points, mais ces 5 là vous donnent déjà un bon aperçu de l’aubaine que nous autres, blogueurs, représentons pour ces sites de voyage communautaire, et du niveau de l’exploitation qui peut en être fait sur notre dos.


Moi aussi je veux ma part du gâteau, sinon … vous n’aurez rien !

Vous comprenez donc que les contenus de vos blogs une fois tous agrégés valent parfois de l’or pour ces sites qui comptent allègrement sur vous, sans jamais vous proposer une rémunération, même symbolique, pour les utiliser. Il n’est pas normal de ne pas percevoir aussi les bénéfices de notre travail !

Je fonde donc, avec la publication de cette note, le MVBPD, Mouvement des Voyageurs Blogueurs Pas Donateurs de ses articles et de ses photos !!   ;-)

Je viens même de créer un sticker humoristique qui s’affiche dans ma colonne de droite. 

Mes articles vous intéressent ?

Mes photos vous intéressent ?

Donnez-moi un billet d’avion, un ordinateur portable, un appareil photo,

et j’en ferai d’autres, rien que pour vous !


Pour ceux qui comprennent ma démarche et la rejoigne, je vous propose de vous positionner clairement aux yeux de ces sites commerciaux qui profitent de nous, et de refuser toute donation de vos textes et photos, sans avoir un minimum de compensations financières, ou en nature, ou au moins de vrais avantages éditoriaux qui rapportent du trafic sur votre blog sur le long terme.
Si vous voulez aussi poser ce sticker sur votre blog et essayer de participer au changement des mentalités, vous pouvez copier-coller le code ci-dessous dans une note (en mode HTML), ou dans un module de vos colonnes :

<div style="text-align: center;"><a href="http://www.tour-du-monde.net/article-25646468.html"><span style="font-size: 8pt;">Mouvement des Voyageurs Blogueurs Pas Donateurs</span></a><br></div>
<div style="text-align: center;"><img key="cee469b531dfccad83bbf4cf95fc5b20" src="http://idata.over-blog.com/0/44/26/71/MVBPD/banniere_MBVPD.gif" class="CtreTexte" width="199" height="264"><a href="http://www.tour-du-monde.net/article-25646468.html"><span style="font-size: 8pt;">Diffusez cette banni&egrave;re sur votre blog</span></a></div>
</div>

Ce qui donnera ça :


N'hésitez pas à réagir en laissant un commentaire.
Toutes vos bonnes idées pour faire passer le message sont les bienvenues

Quelques sites qui illustrent ce que je décris dans les lignes ci-dessus :
  • http://www.paperblog.fr/voyages > agregateur très controversé.
  • http://www.globonautes.com > appartient à Go Voyages.
  • http://www.voyagemotion.com > appartient à Monagence.com.
  • http://www.monvoyageur.com > racheté par Prisma Presse.
  • http://www.trivago.com > société allemande.
Par Ludovic - Publié dans : Actualité du voyage
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Mercredi 4 juin 2008 3 04 /06 /Juin /2008 10:58

Ca y'est Yves est parti sur la route du Cercle polaire à la force de ses mains. Il avance pour lui, il avance pour  les autres, et relate son aventure incroyable dans son blog, qui est mis frequement mis à jour grâce à l'équipe qui le soutien.

Soutenez le aussi et suivez son aventure en lisant son blog http://www.handikapp-nord.org.
Par Ludovic - Publié dans : Actualité du voyage
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Dimanche 25 février 2007 7 25 /02 /Fév /2007 23:21
Le titre de cet article peut paraître racoleur, et pourtant, c’est une réalité devenue possible grâce à quelques sites communautaires qui permettent aux voyageurs sans le sous (et même les autres) de trouver des bonnes âmes aux quatre coins du monde pour leur offrir un toit.

Internet réinvente l’hospitalité au niveau mondial.
La recette simplissime reprend tous les ingrédients qui ont fait le succès des sites de rencontres, mixés à ceux des réseaux sociaux, le tout adapté à la sauce "voyageur". Le résultat se nomme Couchsurfing.com, Hospitalityclub.org ou encore Stay4free.com pour les plus connus.

Dans tous les cas, la création d’un profil est nécessaire. État civil, photos de soi, langues étrangères parlées, pays, ville, loisirs, centres d’intérêt, philosophie de la vie, voyages déjà effectués, constituent les éléments de base. Puis vient la partie hébergement où l’on peut aussi bien proposer de prendre un croissant chez soi le temps d’un petit déjeuner à la française, que de squatter 1 semaine sur le clic-clac du salon. La description précise de la prestation d’hébergement, le quartier, sont aussi demandés afin d’éviter les mauvaises surprises en arrivant chez son hôte. Dormir sur la moquette après 15 heures de vol, là où on s’attend à un lit king size bien moelleux n’est pas la meilleure manière de commencer son séjour à l’étranger. Bon, OK ... c’est gratuit... mais il ne faut pas exagérer non plus ! L’image de la France est en jeu là !

Trouver son home sweet home au bout du monde.
Mais avant, il faut trouver où dormir. Pour cela, un moteur de recherche multi-critères permet de cibler sa ville, et le profil de son futur sympathique hébergeur. Un non fumeur citadin ? Un amoureux des animaux à la campagne ? Un artiste ou un night-clubber ? Allez, je vais chercher une fille qui aime faire la cuisine, comme ça je découvre la "french gastronomy" au passage ... Tout se trouve.


Ensuite, le mode de contact se fait principalement par email, via un formulaire. Ce dernier permet de contrôler, si besoin, les demandes, jusqu’à ce que l’accord entre les 2 personnes aboutisse. Les profils sont directement consultables afin de savoir avec qui on traite.


L’autre moyen de contrôle de la qualité des hôtes est un classique, et très bien conçu, système de commentaires/notations consultables par tous les visiteurs du site, membres de la communauté ou non. Les mauvais hôtes sont vite repérés. Lors de mon expérience d’accueil que je vais vous relater dans un second temps, j’ai récolté un "Je fais confiance à ce gars au point de pouvoir mettre ma vie entre ses mains". Sympa, j’en demandais pas tant.`



Au dela de l’hébergement, un accélérateur d’amis.
Le système s’appuie aussi largement sur le phénomène des réseaux sociaux. Je peux créer un groupe d’amis et l’enrichir à volonté. Enfin, selon les sites, le système va plus loin que l’hébergement. Couchsurfing.com permet d’organiser des soirées entre ses membres, de le faire savoir auprès des voyageurs de passage, et offre ainsi la possibilité de se faire des amis le temps d’une escapade en ville, dans tous les coins du monde.
Une révolution dans le monde des routards ? Certainement. Ce système rend possible des séjours plus ou moins longs pour des gens peu fortunés qui ne pouvaient se permettre de visiter des pays avec un coût de la vie élevé. Le logement a toujours pesé lourd dans un budget voyage, mais maintenant, on n’aura plus d’excuse pour aller voir du pays.

J’ai essayé le couchsurfing.
A titre personnel, j’ai testé le système avec le site Couchsurfing.com. Deux semaines après avoir créé mon profil, je recevais en moyenne une demande d’hébergement par jour, d’Amérique du Nord principalement, mais aussi du Mexique, d’Inde, d’Espagne et du Brésil. C’est de ce dernier pays que j’ai choisi d’héberger Guilherme, un directeur artistique de 29 ans, habitant à Rio de Janeiro. Après une prise de contact facile et quelques discussions sur Instant Messenger, je l’accueille chez moi pour 3 jours. Outre mon rôle premier d’hôte, j’ai très vite dû jouer (avec plaisir) le rôle du guide touristique, car j’estime que cela fait aussi parti du service global. Je l’ai intégré à un dîner avec des amis, nous avons été dans un club de jazz, je lui ai fait une visite de Paris by night. Bref, j’ai autant profité et apprécié sa venue que lui. Et pour le double effet Kiss Cool, j’ai maintenant un appartement gratuit qui m’attends à Rio de Janeiro, avec un guide personnel en prime. Quand on sait que le prix des hôtels est multiplié au minimum par 10 au moment du Carnaval (et encore, si on trouve une chambre libre ...), c’est le genre de bon plan qu’on est content d’avoir sous la main ! ;-)

Quelques sites à consulter :
www.couchsurfing.com
www.hospitalityclub.org
www.stay4free.com
www.place2stay.net
www.globalfreeloaders.com
Par Ludovic - Publié dans : Actualité du voyage
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Mardi 16 janvier 2007 2 16 /01 /Jan /2007 18:14

Enfin ! Ils l’ont fait ! Les éditions des fameux guides de voyage Lonely Planet ont lancé en novembre 2006 leur site de réservation d’hôtels www.haystack.lonelyplanet.com, mettant ainsi en ligne leur base de données de bons plans "logement" dans le mon entier. Surtout, le site exploite pleinement le côté communautaire cher aux voyageurs, en leur permettant de déposer leurs propres avis et notations sur chaque établissement.


La touche "Lonely Planet" sur Internet
"Haystack", que ça s’appelle. En français "botte de foin". Le crédo qui a fait le succès des guides Lonely Planet est donc toujours bien là : trouver "THE" hôtel, ce dont nous avons besoin même au bout du monde, l’aiguille dans la botte de foin, "the needle in the haystack".


Pour ce faire, un moteur de recherche simple et efficace permet de faire un choix par pays puis par ville, en prenant en compte la particularité des établissements pour voyageurs. Il y a donc une possibilité de choix de chambre à plusieurs (recommandé pour se faire des amis le temps d’un soir, ou trouver des compagnons de route), en couple, ou seul.

Les établissements répertoriés sont fidèles à l’esprit des guides papiers et de leurs lecteurs, en majorité des voyageurs ayant soif d’aventure et de découvertes locales : les backpackers (hôtels pour routards) déjà répertoriés dans les guides sont présents, mais aussi les hôtels de catégorie supérieures, ainsi que les grandes chaînes hôtelières. Le prix des chambres s’affiche directement dans la monnaie de son choix (USD, Euro, ou Livre) ce qui évite d’avoir à perdre du temps pour trouver le taux de conversation de la monnaie locale et avoir un repère de prix plus parlant quand on voyage dans la zone hors euros. Le voyageur puriste dira que ça perd un peu de son charme car les monnaies locales font déjà partie de l’esprit du voyage. Mais, là, il faut avouer que c’est bien pratique, car dans le guide papier, en tant que Français, il faut jongler avec le taux de conversion local où avec le dollar.

Les fiches détaillées par établissement (services et commodités disponibles, informations pratiques, plan de localisation, indication d’accès, diaporama photos) sont très complètes, avec notamment la revue effectuée par un expert Lonely Planet. Cette personne ayant visité l’hôtel de manière anonyme, il n’y a pas de complaisance. C’est bien, l’auteur le dit, ça craint, il le dit aussi.

Seul bémol, la base de données des hôtels est encore peu fournie par rapport a son potentiel, puisque seuls les établissements ayant un système de réservation via Internet sont présents. Hors, les vrais hôtels pour routards sont rarement dans cette démarche "d’internetisation", car vivant allègrement du passage et du bouche à oreille.


L’esprit communautaire des voyageurs
Le Lonelyplanet a aussi construit son succès sur l’état d’esprit communautaire et d’entraide qui anime ses lecteurs. On se passe les bons plans, partage les galères à éviter, mais surtout, on remonte des informations toutes fraîches aux auteurs du guide qui peuvent ainsi mettre à jour l’édition suivante sans avoir à se déplacer nécessairement dans le pays. Un précurseur du web 2.0 ? Oui. Cela leur assure ainsi une qualité et une fiabilité d’information qu’aucun autre guide de voyage papier n’a su produire à ce jour.

Sur le site, c’est pareil. En ouvrant un compte, toute personne peut laisser un commentaire relatant son expérience à l’hôtel où il a séjourné, confirmant ou infirmant l’impression de l’expert Lonely Planet, complétant les informations pratiques (les meilleurs chambres à réserver, un bar sympa à côté, ...) Enfin, tout bon plan de logement ne figurant pas sur le site peut être ajouté. Le Lonely Planet fera le reste pour compléter la fiche.


Au final, Lonely Planet nous livre un site fidèle a lui même, fidèle à ses lecteurs, respectant la recette qui a fait leur succès bien avant l’apparition du concept marketing de web 2.0 et ses communautés d’internautes. Parions que ce site va vite devenir une référence en la matière.
Par Ludovic - Publié dans : Actualité du voyage
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Samedi 6 janvier 2007 6 06 /01 /Jan /2007 02:11
Ce club de voyageurs n’est pas nouveau : née en 1954 à Los Angeles, Californie, il compte aujourd’hui plus de 1 800 membres, surtout aux Etats-Unis, mais aussi dans le monde entier.  Portrait d'une communauté originale.

Accès interdit aux sédentaires
L’unique condition d’adhésion au Traveler’s Century Club (TCC) est d’avoir visité au moins 100 pays. Le TCC a défini sa propre notion d’un pays : il peut aussi s’agir d’une endroit rattaché a un pays « parent » mais qui est géographiquement, politiquement ou ethniquement différent de ce dernier. Par exemple, la France et la Guadeloupe sont donc 2 pays « différents » selon cette notion. De même l’Alaska, Hawaï et les Etats-unis sont 3 pays différents. Au final, le TCC publie sa liste officielle avec 315 pays, à comparer aux 192 pays seulement membres de l‘ONU. Le site Internet www.travelerscenturyclub.org donne aussi la liste des pays perdus !


La course aux pays
Là où ça devient vraiment impressionnant, c’est que certains membres ont à leur actif plus de 250 pays visités ! Le Gold Membership commence à partir de 200 pays et ils sont une cinquantaine de membres de ce club très fermé. Je vous laisse deviner la moyenne d’âge ! A date, seulement 9 membres du TCC ont visité tous les endroits de la liste, et ils sont plus d’une dizaine avec plus de 300 pays à leur actif. Devinez leur métier ? Ils sont tous directeurs d’agences de voyage … Forcément, ça aide !


Le plus jeune membre à avoir réalisé cet exploit est Charles Veley de San Francisco en 2003. Il avait alors 37 ans et a visité la majeure partie de la liste en 3 ans seulement. C’est un job à plein temps !
Toujours en 2003, Kevin Hughes, le président du TCC a bouclé une croisière de 66 jours à bord d’un brise-glace russe, histoire de rajouter les derniers pays à sa liste. Mais les forts vents l’ont empêché d’accoster en Terre Adélie (France) et de mettre le pied dans le seul "pays" manquant à son palmarès ! Cocoricoooo ! La France continue de jouer les trouble-fêtes de l’hégémonie américaine !

Encore plus fort : le plus jeune membre du TCC est Lani Shea dont les parents ont déclaré qu’elle a « visité » son 100ème pays alors qu’elle n’avait que 2 ans et 8 mois. Est-ce que les voyages prénatals comptent aussi ?


La "visite" d’un pays, une notion large ...
Pour relativiser cette performance, il faut avouer que les conditions de qualification d’un pays sont plutôt ouvertes : aujourd’hui, un simple passage de transit dans un aéroport étranger, ou un ravitaillement d’essence en avion suffit à ajouter un pays à son compteur. Il faut juste fournir pour preuve au TCC, un tampon de douane, un billet d’avion, ou une photo avec un élément du décor local pour valider cette nouvelle destination.
A ses débuts, le TCC imposait une durée minimum de 48h00 sur place, ce qui réduisait largement le potentiel de membres de son club.


Comment s’occupent les membres du TCC ?
Voila pour les formalités. Et à part ça, que fait-on une fois qu’on est membre de ce club ? Bin … on voyage, tous ensemble ! Et ce n’est pas de tous repos. Certains membres relatent lors des nombreux meetings du Club, comment ils ont échappé aux attentats de Bali, au tsunami sur les plages de Phuket, à la rébellion au Myanmar (ex-Birmanie) ou plus récemment au Népal, et j’en passe.
Forcément, à force de voyager sans cesse, il y a toujours un membre du TCC où il ne faut pas.

A propos, j'en suis où moi après mon Tour du Monde ? D'après mes calculs, j'ai visité  39 pays (ci-dessous en rouge sur la carte) soit à peine 17% de la planète. J'ai encore du travail avant de postuler au TCC ! 
Quoique, faire partie de ce club ne représente que peu d'intérêt si ça se résume à faire la course aux visas dans les aéroports.


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Par Ludovic - Publié dans : Actualité du voyage
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Mon récit dans ce pays vous a donné envie d'y aller ?

Tant mieux, c'est ma plus grande satisfaction !
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Ludovic


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