Samedi 28 janvier 2006
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Je quitte silencieusement la pension Te Miti a 6h00 pour aller prendre le bateau pour Huahiné En descendant le chemin vers la route principale, je croise le couple de retraités français qui repart en France et qui attend des amis qui doivent les emmener à l'aéroport. Moi, j'attend avec une tahitienne le bus qui va en ville. Le premier s'arrète mais ne prend personne car il est soit-disant "plein". Le chauffeur n'a vraisemblablement jamais vu un bus bondé a Paris aux heures de pointe... Si le suivant fait pareil, ca va etre chaud pour avoir mon bateau a temps. Je decide de tenter l'auto-stop. Une voiture s'arrete à 500 m de moi. La tahitienne me dit : "c'est pour toi, vas-y !" J'ai plutot l'impression qu'il s'est garé juste pour rentrer chez lui, mais j'y vais quand meme, et ... j'avais raison. La voiture est vide. Heureusement, un 2ème bus arrive et a 7h15, je suis a Papeete.
J'ai juste le temps de retirer de l'argent au distributeur automatique, d'aller 10 minutes sur Internet pour prévenir ma famille de mon itinéraire, et je me dirige sous la pluie vers l'Aremiti 4, un ferry-catamaran qui semble comme neuf. Vu le temps qu'il fait, personne ne va dans les iles, et nous sommes a peine une vingtaine de passager dans le bateau.
La traversée dure 3 heures, sur une mer un peu agitée. Je gère assez bien le mal de mer, bien que vers la moitié du trajet, j'ai eu un gros coup de chaud.
Vers 11h00, nous approchons de Huahiné. L'Aremiti 4 longe un récif qui entoure l'île, puis s'engouffre dans une passe pour atteindre le quai de Fare, principale village de l'île. Je débarque sur le port qui est le centre-ville, dans ce qui ressemble a un petit paradis.
Je m'installe à la pension Chez Gynette, une institution parmi les backpackers du coin, a 100 metres du port. Je me demande bien pourquoi ? Au bout d'uh couloir sombre, le dortoir est une vaste pièce d'une dizaine de lits superposés, séparée de la cuisine/cantine par un rideau. Les toilettes-douches sont rudimentaires, et le prix pour une place en dortoir est exhorbitant (2000 CFP/nuit soit 17 euros) par rapport a la qualité de l'endroit. Bref, je n'aime cette pension.
Je pose mon sac ici pour cette nuit et je pars aussitôt a la recherche d'une autre pension pour le reste de la semaine. J'ai une adresse un peu éloignée de Fare mais qui se situe en bord e mer. Je tourne en rond pendant 1 heure mais je ne la trouve pas. Je rentre agacé, je vais faire les courses au supermarché ou je suis agréablement surpris par la qualité de l'achalandage. On est quand meme au milieu de nulle part ici ! Et le comble, je trouve une connexion Internet moins chère qu'a Papeete : 900 CFP pour 1 heure tout de même.
Dans la cuisine de Chez Gynette, je rencontre un couple d'américains qui est venu jusqu'en Polynésie en travaillant sur un voilier. Nous discutons un peu mais pas de feeling qui passe. Je trouve un guide de voyage qui explique précisement ou se trouve la pension que je cherchais quelques heures auparavant, et qui me confirme que c'est un endroit charmant. J'y retourne donc, et réserve une place en dortoir pour la nuit prochaine. La pluie se met a tomber donc je reste a l'abris la-bas en discutant avec un couple de retraités qui part a l'aéroport dans 1 heure. Mais comme la pluie ne cese pas, le propriétaire de la pension propose de les emmener en voiture a l'aéroport et de me déposer a Fare ensuite.
Je rentre chez Gynette et me replonge dans la lecture des horaires des bateaux entre les îles pour essayer d'organiser un trajet jusqu'a l'atoll de Maupiti. Les bateaux ne sont tellement pas coordonnés entre eux que ca va être la galère pour revenir a temps a Papeete pour prendre mon avion vers la Nouvelle-Zélande. Je ne suis pas très chaud pour prendre ce risque.
Je me fais des crèpes au fromage avec du riz pour le diner, et je vais me coucher tôt.
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