J'ai passé une nuit horrible en raison de la chaleur et de l'humidité. Impossible de m'endormir profondement.
La priorité de la journée va a l'organisation de mes prochains vols en avion : celui pour aller a Singapour, et celui pour ... pour ... j'arrive pas a l'écrire... celui pour rentrer en France. J'entre dans une agence de voyage de Jalan Jalak (ma rue), et achete un billet d'avion pour Batam (420 000 RPH, soit 40 euros), petite ile indonésienne a 30 kilometres au Sud de Singapour. Apres, il n'y a plus qu'a prendre le ferry, et le trajet total me coutera 3 fois moins cher que si j'avais acheté un aller direct pour Singapour. 
Ceci fait, je prend la direction du bureau de British Airways, seule compagnie habilitée a effectuer un changement sur mon billet Tour du Monde. Bien sur, comme a chaque fois que j'ai du aller les voir, leur bureau a changé d'endRoit. Il ne se trouve plus avec Qantas, comme c'est spécifié dans le Lonely Planet. Je demande a tout hasard au gars de Qantas s'il peut imprimer mon nouveau billet. Il met du temps a comprendre que j'ai changé 2 fois de point de départ (Madras puis Bangkok, et finalement Singapour). Au bout du compte, il fait une copie de mon billet et l'envoi par fax a la nouvelle adreJsse de British Airways ou je dois me rendre. Et bien sur, c'est a perpette ! Hors de question de me faire encore arnaquer par un taxi local, donc je trouve un taxi-mobilette qui m'y emmene pour une somme raisonnable. La fille de British Airways est ultra lente. Elle tapote sans cesse sur son clavier, mai je me demande bien pour écrire quoi, car mon agence de voyage a déja fait tous les changements dans le systeme centralisé. Il n'y a qu'a imprimer mon nouveau billet normalement. 1 heures plus tard, apres avoir paye 125 USD supplémentaires, je sors enfin avec mon nouveau billet en poche. Le choc thermique entre l'air frais du batiment climatisé et la chaleur moite de Jakarta n'est pas tres agréable. Voila, l'essentiel est fait, je peux passser a la deuxieme étape : l'achat de mes souvenirs et des vetements.
Je me rend au centre commercial a proximité mais il n'y a pas du tout ce que je veux. Comme dans la rue, les différents types de marchandises sont organisés par étage. Un étage entier, grand comme un terrain de footbal, ne contient que des petits stands de téléphones mobiles neufs et d'occasion. Un vrai capharnaum ! Viens ensuite l'étage des ordinateurs et accessoires informatiques, l'étage des restaurants ou je m'installe pour le déjeuner car la vue y est chouette, l'étage des DVD et CD pirates, etc. Ce n'est pas tres dur de s'y retrouver, mais pour faire un choix, c'est une autre affaire.

A 14h00, j'appelle Monti, et elle me donne rendez-vous a 15H30 dans le lobby du J.W. Marriott juste en face du centre commercial. c'est la-bas qu'a eu lieu le second attentat en Indonésie apres celui de Bali. En attendant, je monte au dernier étage ou se trouve la parking a ciel ouvert (d'habitude les parkings sont souterrains, mais ici, c'est comme ca). Cela me permet de bénéficier d'une belle vue panoramique sur Jakarta et de voir le nuage de pollution qui plane sur la ville. Les tours du centre d'affaires ne sont qu'a quelques kilometres de moi, mais je ne peux que deviner leur silouhette grise. 
Des petits bidonvilles sont intercalés entre les tours, sur les terrains vagues promis a un grand avenir immobilier.
Je retourne dans les étages inférieurs puis me dirige vers le Marriott. Monti est déja la, tres éléguante dans une grande robe blanche avec des chaussures a talon, moi, j'ai mon treillis de routard avec mon t-shirt rouge délavé et mes chaussures de trek ... Cherchez l'erreur ! Elle est super contente de me revoir. Je lui explique que je dois encore acheter des souvenirs et de vetements. Comme elle a sa voiture, elle me propose de m'accompagner, ce que je ne refuse pas car elle va me faire gagner beaucoup de temps.
Nous partons donc dons les embouteillages vers le Blok M, un immense centre commercial ou je dois pouvoir trouver mon bonheur. Effectivement, l'étage consacré a l'artisanat possede absolument tout ce qu'il est possible de trouver en Indonésie. J'achete un masque de Barong, une danse traditionnelle balinaise, et un masque javanais. Nous allons ensuite a l'étage du pret-a-porter masculin ou elle me montre directement le coin des affaires : des chemises de marque pour 15 euros l'unité. J'en prend 3, et nous repartons au bout de 15 minutes, en passant pas l´étage de la mode musulmane. C'est tellement plus simple quand on fait ses activités avec les locaux .
L'oncle de Monti l'a appelé et nous a proposé de le rejoindre au restaurant du Marriott ou il donne un buffet a l'occasion de son 70eme anniversaire. Nous sommes cordialement invités et je ne me fais pas prier pour accepter l'invitation. Je dois juste mettre une tenu correcte. Monti me raccompagne donc a mon hotel, ou je prend une douche en 30 secondes, saute dans un jean, et met l'une des chemises que je viens d'acheter. Ca fait plus d'un an que je n'en avait pas mis une ! Ca fait plaisir de se sentir a nouveau présentable.
Le buffet du Marriott est fabuleux. Il y a plus 5 types de cuisine disponibles. L'oncle de Monti passe nous voir a notre table alors que je suis en train de choisir un vin. Il me précise immédiatement que je peux prendre ce que je veux. Je comptais justement payer le vin pour remercier Monti, mais apparament, ce soir mon porte-monnaie en au repos. Son oncle repasse une deuxieme fois a notre table accompagné du Chef. La réputation francaise a fait son effet... Quelques minutes plus tard, un médaillon de foie gras poellé parfait arrive sous mon nez, et le régal commence. Ce fut le meilleur diner depuis que je suis parti de France.
Monti me raccompagne a mon hotel. Elle repart demain a Yogyakarta en voiture, puis s'envole dans la foulée pour Bali avec Birgit, Anton et Joko. Y'a pas a dire, c'est cool la vie d'étudiant en Indonésie !
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