Mardi 18 avril 2006
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05:37
Je quitte définitvement la Pension Diana cette fois et prend la direction de la rue ou les bemos partent pour Dempasar. Je fais le trajet jusqu'a la gare routiere en 2 fois. Je suis a peine sorti du bemo que j'ai déja 5 gars a mes basques pour me vendre un billet de bus. Je leur explique que je veux aller a Probolinggo et ils me montrent une rangée de bus qui vont tous a surabaya, s'arretant a Probolinggo. Le prochain départ est a 10h00, il n'est que 8h00. Ca m'étonne que je ne puisse pas partir avant donc je les lache pour me renseigner de maniere indépendante. Un gars arrive et me propose un bus pour 9h00. Parfait, mais j'ai a peine le temps de lui demander combien ca coute que les 5 autres arrivent et l'engueulent en indonésien pour le faire partir. Je le rattrappe pour lui dire que ca m'interesse mais il me dit le bus est complet. Hein ?? Le bus est complet ? Pourquoi tu m'as proposé un billet il y a 30 secondes alors ? J'insiste mais il ne demord pas. Quelle bande d'enfoirés ! Parceque je ne veux pas faire de business avec eux, ils dissuadent les autres de venir me voir et m'empechent de partir par la meme occasion. Je tente aupres d'un autre gars, et meme cirque, les 5 gars rappliquent et font fuit le vendeur. Je leur fait comprendre que je comprend ce qu'ils font et ils partent. Je change de stratégie pour pouvoir prendre le bus de 9h00 : je vais faire un tour puis je reviens derriere le bus afin de pouvoir etre seul a parler avec le chauffeur ou le vendeur. Et bien sur, il y a des places libres. Le billet coute 120 000 RPH, déjeuner et cout du ferry pour Java inclus. Je mets mon sac dans la soute et vais acheter de l'eau et des biscuits pour mon petit-déjeuner. Je prend aussi quelques photos de la gare routiere et c'est parti pour l'ile de Java. Je suis le seul touriste dans le bus.
Le trajet jusqu'a Gilimanuk, port d'embarquement pour le ferry, dure 2 heures et demi. Il n'y a rien de spécial a voir sur cette route et je m'endors rapidement.
Gilimanuk n'a rien d'une ville. C'est juste un long ponton avec un batiment en tole. Le bus s'arretent au controle des véhicules, et des que le chauffeur ouvre la porte, une horde de vendeurs de cacahuettes, boissons, brichettes de poulet, et de chanteurs se rue a l'assaut de nos sieges. Ils ne sortent que lorsque le bus embarque sur le ferry. La plupart des passagers restent dans le bus mais je préfere descendre et faire un tour pour me dégourdir les jambes. Il n'y a pas grand chose a voir sur ce tas de tole rouillée, donc je m'installe sur une rambarde au soleil et profite des 45 mn de traversée pour regarder Bali s'éloigner.
J'ai vraiment été surpris par cette ile. Je m'attendais a un paradis sans ame pour touristes friqués qui passent leurs journées dans leur transat au bord de la plage, et j'ai découvert une ile fabuleuse qui m'a séduite du début a la fin. Bali a su garder et meler avec habileté l'authentique culture traditionnelle balinaise a celle du monde moderne. L'artisanat y est diversifié et d'une exceptionnelle qualité. Les balinais sont des maitres hors-pairs dans l'art de travailler le bois, la pierre, la joaillerie, etc. Bien sur, en tant qu'ile, les spots de surf sont de qualité, mais surtout, la plongée et le snorkeling sur la cote Nord sont encore méconnus (et qu'ils le restent !) alors qu'ils rivalisent largement de beauté avec ceux de Polynésie ou autres endroits réputés paradisiaque. Enfin, Bali offre des paysages fantastiques : les magnifiques paysages de rizieres en terrasse ou ceux des volcans aux immenses crateres tranportent dans un autre monde. Alors si vous voulez un coin de paradis sur Terre l'espace d'une semaine ou deux, ne cherchez pas plus loin, Bali a tous ce qu'il faut pour tout le monde. La vie sur place ne coute pas grand chose, on peut vraiment se faire plaisir avec 30 euros par jour. La population a beaucoup souffert des attentats terroristes et aujourd'hui encore, les séquelles sont flagrantes. Quelques touristes en plus leur ferait le plus grand bien...
L'arrivé a Ketapang sur Java n'est pas la meilleure approche que l'on peut avoir de l'ile. Le bled poussiereux n'est qu'un point de transit et n'a aucun interet touristique. Le bus repart sur une route ou 2 gros véhicules peuvent a peine se croiser. Et comme notre chauffeur est assez nerveux, il ne peux s'empecher de rouler au milieu de la route et de doubler a chaque fois les véhicules plus lents, se rabattant au dernier moment alors qu'un camion arrive en face. Ca ne m'aide pas a me rendormir !
Nous faisons un arret a 15h00 dans un restaurant ou nous bénéficions d'un repas gratuit. C'est pas mal, je me gave de krupuk, des galettes de mais soufflé au gout de crevette. Un indonésien a remarqué que j'ai été me servir 3 fois et viens discuter avec moi dans le bus, car ca l'a fait halluciner que j'aime le krupuk a ce point. Il vend des chaussures et viens 1 semaine par mois a Bali pour ses affaires. Nous discutons de plein de choses, et je le laisse lorsque le bus arrive a Probolinggo.
Il est 16h15, le trajet a été long. Mais je ne suis pas encore arrivé : je dois encore rejoindre le village de Cemoro Lawang qui est le point de départ des treks et tours organisés au Gunung Bromo. Le bus m'a déposé un peu vant la gare routiere donc je prend un bemo pour faire les kilometres manquants. Comme a Dempasar, a peine ai-je passé la tete par la porte que 5 ou 6 gars m'interpellent. "Bromo Bromo, going to Bromo ? Come here !" Il y a 2 ou 3 bemos qui vont la bas, et qui essaye de m'enroller. Je connais l'astuce, j'ai largement usé du systeme en Afrique. Ils sont vides et ca peut prendre des heures avant qu'ils se remplissent et partent pour de vrai. Hors, il va faire nuit dans 1 heure et je ne veux pas etre bloqué ici. On me propose de partir plus vite avec une mobilette, ou de louer tout le bemo a moi tout seul pour un prix exhorbitant. Je m'éloigne pour me débarrasser de ces gars et essayent de glaner des renseignements fiables par moi meme. Il y aurait un bus publique a 17h00 pour 15 000 RPH. Je vais attendre et le prendre. Pour etre sur de ne pas le rater, je me poste a l'entrée de la gare routiere, regardant les bemos se remplir tres lentement. Il y en a un qui va plus vite que les autres, et qui tente toutes les 10 mn de me faire venir. J'attend ... A 17h15, toujours pas de bus en vue. De son coté, le bemo est plein et pret a partir, donc je me décide a aller avec lui. Je me met tout au fond, coincé contre la vitre. Nous nous entassons a 25 la ou nous devrions etre 15 maximum. Ce conducteur la est aussi pressé d'arriver : il "largue" ses passagers sur le bord de la route, juste en ralentissant, sans meme s'arreter. Au moins, ca va vite ! Le trajet qui devait durer 2 heures est effectué en a peine 1 heure, et j'arrive a ma destination finale a 18h00 en pleine nuit fraiche.
Je visite un premier hotel juste au bord de l'immense cratere, mais la chambre est une vraie cellulle dont la propreté donnerai de l'urticaire a une blatte. Et ca se loue 50 000 RPH !! Je vais au Cafe Lava, une bonne adresse réputé parmi les backapackers, et l'endroit tient ses promesses. Je me prend une chambre standard avec douche chaude pour 80 000 RPH, et je fonce me rassasier au restaurant d'un bon Club Sandwich. A tout hasard, je demande au réceptionniste si une allemande appellée Suzanne n'est pas passé ici. oui, et elle est meme toujours la. Effectivement, un demi-heure plus tard, elle arrive avec une amie. Je lui fais signe et apres s'etre installé pour discuter, je décide de les accompagner demain matin pour le trek matinal qui permet d'admirer le lever de soleil sur le Gunung Bromo (2392 m) depuis le Gunung Penanjakan (2440 m). Départ a 3h30 ... je vais me coucher illico-presto apres une bonne douche chaude.
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