Mercredi 27 janvier 1999
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Le trajet s'est bien passé sauf que le bus a déposé tous ses passagers à Una, à 15 km de Diu alors qu'on m'avait certifié à l'agencede voyage que le bus allait jusqu'au bout. Ils se sont encore bien foutu de moi mais je m'en doutais car mon guide disait qu'il n'y avait pas de bus direct jusqu'à l'île. Nous devons donc rallier les derniers kilomètrespar nos propres moyens. Avec 3 autres touristes, nous prenons un rickshaw pour seulement 20 rps. La route jusqu'à l'île est une grande ligne droite de goudron complètement défoncée (un supplice pour mes fesses), bordée de palmiers, qui débouche sur un long pont de béton qui atteint l'île qui se trouve à 500 mètres de la côte.
La recherche d'un hôtel se fait à pied car la ville est très petite et la zone des établissements hôteliers très concentrée. J'obtiens une chambre simple pour 100 rps. Aussitôt déchargé de mon sac, je prend la direction du fort dont l'entrée est gratuite, histoire de me dégourdir les jambes avant d'aller manger. Qu'est-ce qu'il y a comme touristes ! J'en ai croisé une dizaine en 3 heures, autant que depuis mon arrivé il y a une semaine. Je me pose sur les murailles qui longent la côte pour écrire des cartes postales puis retourne vers la ville.
Aujourd'hui, j'inaugure mon premier poulet massala avec du riz et un jus de banane. Un vrai festin en perspective. Le poulet arrive : 3 petits morceaux plein d'os qui baignent dans la sauce. Merde et re-merde ! Encore une arnaque vu le prix que ça coûte.
Je pars à la recherche de la plage en passant par la ville. C'est un dédale de ruelles pavées tellement étroites que le soleil n'atteint le sol qu'aux environs de midi. Pas de voitures pollueuses ni même de rickshaws possibles car ils ne passent pas. Le moyen de transport ici, c'est la mobilette. Je remarque aussi que c'est la ville la plus propre que j'ai vu depuis que je suis arrivé en Inde. L'architecture est du style colonial portugais car c'est un des derniers comptoir portugais en Asie avecla région de Goa. Il a d?ailleurs été farouchement défendupar le fort qui se trouve à l'extrémité de l'île etque j'irai visiter plus tard. A force de marcher au hasard des ruelles, je me perd. Je monte donc sur un pan de la muraille rouge qui entoure la ville afin de voir la direction à prendre. En quelques minutes, j'atteins la plage.Quel bonheur de s'allonger au soleil sur du sable brûlant qui chauffe la peau ! Quand je pense qu'il doit faire à peine 5 degrés en France et que moi je suis là, torse nu en short avec la mer entre mes orteils et les palmiers derrière moi, je ne peux m'empêcher de rigoler tout seul. C'est jouissif ! Ca fait une semaine que je suis parti et je peux faire un premier bilan :
- j'ai dépensé 93 euros soit 4 250 roupies,
- je suis en avance de 2 jours sur mon itinéraire,
- je n'ai pas arrêter de me faire arnaquer, j'ai bien failli craquer, mais maintenant, ça va de mieux en mieux,
- j'ai l'impression d'être parti depuis un mois tellement il m'est arrivé de choses en peu de temps,
- j'ai perdu au moins 2 kilogrammes.
Il est temps d'aller faire ma première trempette dans la mer d'Oman mais je change vite d'avis après avoir mis mes pieds dans l'eau. Elle est gelé alors qu'il fait 40° et un soleil de plomb ! Après 1 heure au soleil et autant à écrire des cartes postales, je commence à me faire chier. La plage, ça va 5 minutes mais après, ça manque d'action à mon goût alors je pars explorer les rocher plus loin. Je découvre des grottes creusés (naturellement ou non, je n'en sais rien) au lei dit « SunsetPoint ». Elles sont fréquentés et servent de temple car ily a un petit autel avec de l'encens, des guirlandes et des dessins à lapeinture sur la roche de divinités hindous. J'attend le coucher de soleil ici car depuis 1 semaine, j'en ai vu 3 superbes et je n'ai pas pu les photographier. Au fur et à mesure que le soleil descend, ses rayons pénètrent dans la grotte et éclaire les fresques d'un rouge orangée vif quidonne l'impression qu'un feu invisible brûle en son sein. Superbe créationde la nature ! dès que le soleil passe sous l'horizon, le froid de la nuit reprend ses droits et je me dépêche de rentrer en ville. Je trouve un plat délicieux et pas ruineux au restaurant : le navrata korma, sorte de bouillie de légumes sucrée et salée.
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