Samedi 23 janvier 1999
6
23
/01
/Jan
/1999
00:00
Dès 4h00 du matin, l'activité dans la ville repart et le brouhahaincessant des indiens aussi. Il est 5h30. Merde ! Le bus est à 6h00 etje vais perdre du temps pour le trouver. Je fonce à l'accueil pourréserverune nuit supplémentaire et file dehors à la recherche d'un rickshaw.J'en trouve un qui met 10 minutes pour démarrer. La chance continue....Nous arrivons à temps à la gare et le bus part quelques minutesplus tard. Il faut d'abord aller à Dhar et changer de bus pour Mandu.D'après le Lonely Planet, le trajet dure 3 heures au total. La route,la piste plus exactement, est en mauvais état. Heureusement que je n'aipas pris de petit déjeuner sinon, je le vomissais au bout de 5 kilomètres.Le paysage est plutôt désertique, avec un petit air de savane africaine.De temps en temps, des usines gigantesques émergent à l'horizon,parfois appartenant à des grandes marques japonaises, anglaises, américainesou françaises. Nous roulons depuis 1h30 et toujours pas de Dhar en vue.Je me demande si j'ai pris le bon bus. Le gars à coté de moi m'assureque oui à plusieurs reprises car il y va aussi. Nous arrivons après2h45 de trajet. Le bus pour Mandu est garé de l'autre coté de laplace principale et part au bout d'un quart d'heure. J'arrive enfin à Mandu1 heure plus tard.
Je loue un vélo pour 30 rps la journée et en route pour la forteresseet ses temples disséminés sur plus de 10 kilomètres. Çafait du bien de pédaler, surtout au soleil ou il fait largement 25 degrés.Il y a plein de gens sur la route portant des sacs ou des vases sur la tête.Je passe dans des bourg ou sont regroupés 4 ou 5 huttes de terre. C'estaffolant de se dire que des gens passe leur vie la dedans. Le premier templeapparaît. : la pierre est rouge, presque noire à cause de la poussière.L'influence musulmane dans l'architecture est évidente. Je passe vite.Le deuxième monument est un joli palais dont la vue depuis le sommet estpas mal. Je m'installe sous l'une des coupoles pour manger mes bananes et mespommes quand une famille indienne arrive. Ils sont 8 et visitent aussi les ruines.Un des petits enfants s'approche et me regarde (à son âge, je suissûrement le premier blanc qu'il voit), puis regarde la pomme que j'épluchealors je lui en donne un morceau. Ses parents arrivent et nous discutons. Ilsveulent faire une photo pour moi puis je les prends tous ensemble. J'espèrequ'elle sera réussi car les femmes ont des saris et des bijoux superbes.Puis, ils veulent mon adresse et mon numéro de téléphone.Je me demande bien à quoi ça va leur servie car je les voient malm'écrire une lettre ou me passer un coup de fil, encore moins débarquerchez moi ! avant de partir, un des hommes m'offre ses lunettes de soleil. Çatombe bien car je devais justement m'en acheter. Je repars pour le plais de Rupmati(du nom de la princesse qui y habitait), tout en haut du plateau qui surplombeune immense plaine. La haut, la vue est magnifique. J'adore ce genre de panorama.Je repars vers le village et dévie en chemin pour aller voir un monastèrequi se trouve au bord d'un ravin. Les gens enlèvent leurs chaussures poury entrer, je fais donc de même. Il y a un moine drapé dans une togeorange qui lit au soleil et qui m'autorise à faire des photos. C'est unendroit très paisible qui contraste avec le tumulte de mon environnementdepuis 2 jours et où je serai bien resté une heure de plus. Maisje dois prendre le bus avant 17h00 alors je me dépêche malgré lesautres choses à voir.
Je rend le vélo et me ballade 5 minutes à pied en attendant lebus qui est déjà là et que je n'ai pas vu. Quand je me rendcompte que c'est le mien, il est déjà archi plein au point quela porte arrière ne se ferme plus. Je force à l'arrièreet arrive à me caser sur une marche à l'arrière. Un gars à coté d'unevoiture m'appelle. Je ne sais pas ce qu'il me veut mais je vais voir car j'aipeut-être perdu quelque chose ou un truc dans le genre. En fait, il veutseulement me proposer de prendre son taxi pour 200 rps jusqu'à Indore.Ce con m'a fait descendre pour ça ? Je ne réfléchi mêmepas car le bus est sur le point de partir. Je remonte sur le marche-pied illico-presto,tant bien que mal. 5 indiens arrivent. Ils ne vont pas faire çatout de même?
Si ... ils montent. Même le RER pendant une grèveaux heures de pointe , c'est de la rigolade à coté de ça.Une heure à tenir en équilibre sur une jambe, avec des bras etdes coudes dans la figure. Ma situation me fait rigoler intérieurementcar ce que je suis en train de vivre est absolument fantastique. Je me dis aussique j'ai enfin passé une bonne journée, sans arnaque, sans galère,sans ... le bus s'arrête au milieu de la route. J'ai parlé tropvite. Les hommes descendent et les femmes restent à l'intérieur.J'en profite pour aller prendre l'air et me renseigner sur cet arrêt imprévumais je crains le pire, comme un pneu crevé par exemple. J'inspecte les4 roues et il n'y a rien. Quel est le problème alors ? « No diesel! ». Une panne sèche en plein milieu de la campagne. Cette fois,j'ai raté mon train. Je ne m'énerve même pas car il n'y arien d'autre à faire que d'attendre un dépannage. Un autre busarrive au bout de 20 minutes et nous passe de l'essence. Dès que j'arrive à Indore,je fonce à l'endroit ou j'ai vu le guide touristique hier afin de prendreun ticket pour le bus dont il m?a parlé. Personne. J'attend. Toujourspersonne. Je vais donc me renseigner à la gare et il semblerai qu'il yai des bus demain matin à partir de 5h00 si j'ai bien compris. J'espèreque je serai dans l'un d'entre eux.
Vous avez dit