Mercredi 22 février 2006
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Nous avons réservé pour une journée entiere de cayak avec un guide, car c'est le seul moyen de pouvoir aller explorer les plages vierges du parc. Sans guide, nous ne sommes pas autorisés a aller plus loin que la premiere baie en raison des forts courants marins. Nous avons donc rendez-vous sur la plage a 9h00, ou une vingtaine de cayaks est en préparation. Notre guide s'appelle Chris, un canadien qui travaille ici pour la saison touristique. Nous formons un groupe de 4 personnes avec un japonais et un néo-zélandais. Les cayaks sont pourvus de compartiments étanches, et un sac nous est fourni pour pouvoir mettre nos appareils photos dedans. J'enfile ma jupe, mon gilet de sauvetage, et je saute dans la place avant du cayak. Ute monte l'arriere et prend les commandes du petit gouvernail, Chris nous pousse, et nous voila a l'eau, pret pour l'aventure. Enfin... presque, car l'eau est super froide et je n'ai pas envie de me retrouver dedans ce matin.
Nous contournons la pointe Nord de la plage, qui est habitée par de somptueuses maisons a moitié cachées dans la végétation, et qui ont acces a une plage privée. Le vent souffle dans notre dos, ce qui nous permet d'avancer vite en surfant sur le petites vagues. Nous longeons les récifs qui agrémentent la cote et qui abrite un peu de faune marine. Chris nous montre des superbes etoiles de mer accrochées aux rochers fouettés par les vagues, des moules et huitres sauvages qui abondent sur la cote.
Juste avant de traverser la Baie de Marahau, nous faisons un petit arret au Split Apple Rock, un ilot granitique sur lequel trone un rocher rond de 4 metres de haut, coupé en deux exactement au niveau de sa moitié. Je voulais monter dessus pour me faire prendre en photo au milieu de la cassure, mais la roche est incrusté de coquillages tranchants qui rendent l'accostage dangereux. Mes pieds sont deja en assez mauvais etat comme ca, je ne vais pas prendre plus de risques.
La grande traversés commence. Nous nous retrouvons presque en pleine mer, et nous pagayons sans relache pendant une bonne demi-heure avant de nous sentir a nouveau en sécurité a proximité de la cote. Si le vent souffle en sens inverse pour revenir, on va s'amuser ...
Nous passons devant plusieurs belles plages ou d'autres groupes de cayakeurs sont déja. Comme nous voulons un endroit rien que pour nous pour déjeuner, nous continuons jusqu'a une baie abritée du vent, et accostons a l'extrémité d'une longue plage jaune-orange, ou se trouve tout de meme d'autres personnes. J'en ai marre de pagayer, donc ca fera l'affaire.
Chris nous prépare des chocolats chauds, pendant que nous mangeons notre délicieuse salade de riz préparée hier soir. Je vais ensuite me promener un peu plus loin ou se trouve un canot Maori entouré de touristes.
La question qui se pose au départ est de savoir si nous continuons plus loin ou nona, en raison du fort vent qui va nous en faire baver au retour. Chris est partisan de faire demi-tour maintenant, je ne le contredis pas.
Nous longeons la cote le plus pres possible afin de ne pas prendre le vent a contre-sens, mais je sens quand meme la différence par rapport a l'aller. Nous faisons un nouvel arret sur une plage jusqu'a 15h00. Il est question un moment de s'arreter la, et de venir se faire récupérer en bateau-taxi car le vent souffle trop fort. Mais le vent tombe et Chris nous fait embarquer a nouveau dans nos cayaks.
La traversée de la grande baie est un peu plus mouvementé que la premiere fois, j'ai bien cru que nous allions nous retourner, mais nous atteignons l'autre coté sans difficulté, et enfin nous arrivons a Kaiteriteri a 16h00. Apres les pieds, j'ai les épaules en compote ... mais heureux de cette bonne journée sportive.
Je fonce prendre une douche au camping, puis nous prenons la voiture pour aller en ville a Motueka. Je dois retirer de l'argent, aller sur Internet, et la journée est enfin finie. Lors du diner, le couple de vieux revient faire sa vaisselle au meme endroit alors que la cuisine est vide : ils ont leur lavabo fétiche ...
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