Mardi 21 février 2006
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Le ferry arrive a Picton a 6h00, comme prévu. Un marin nous réveille et 10 minutes plus tard, nous descendons dans la soute rejoindre notre voiture. Il y a une forte odeur de bétail dans l'escalier, des moutons je pense. Nous débarquons sur le quai de Picton, ville portuaire sans intéret. Nous cherchons aussitot avant le lever de soleil un point de vue élevé afin d'y prendre notre petit-déjeuner. Nous trouvons une route qui monte sur une colline, juste a coté de Picton, d'ou nous avons une belle vue sur les fjords de Marlborough Sounds.
Avant de partir pour le Parc National Abel Tasman, a 3 heures de route de Picton, nous faisons le plein d´essence meme si le réservoir n'est pas vide, car l'essence est plus chere ensuite.
La route longe la cote des fjords ou sont cachés de nombreuses baies paradisiaques, souvent accessibles qu'en bateau uniquement. De nombreux emplacements d'arret sont amenagés tout au long de la route pour pouvoir profiter pleinement de la vue. Les Kiwis font vraiment bien les choses pour leurs touristes chéris.
Nous faisons un arret prolongé a l'un de ces emplacements, car une courte marche permet d'accéder a la crete d'une colline qui s'avance dans le fjord et d'avoir un vue panoramique des environs, juste avant Havelock. La marée est basse et l'eau cristalline révele les fonds marins aux couleurs différentes.
Nous arrivons a Nelson pour le déjeuner. C'est une belle ville avec des maisons anciennes parmi les mieux conservées et mises en valeur de Nouvelle-Zélande. Le centre-ville est tres fleurie, et certaines rues ressemblent presque parfois a un décor de film avec ses facades en carton pate.
Le temps est magnifique et nous nous installons au Parc Queen Elizabeth pour un rapide pique-nique en bord de riviere. Nous prenons 1 heure pour visiter un peu la ville car elle le vaut. Nous garons la voiure sur un emplacement payant avec un systeme de parcmetre inhabituel, si bien que nous payons pour la place a coté de la notre.
Nous passons rapidement voir l'église anglicane avec ses orgues immenses, qui domine fierement la ville depuis sa colline . Nous parcourons quelques rue avec des vieilles maisons uniquement datant du debut du siecle, puis nous repartons.
La route sinueuse part dans la foret et ses collines recouvertes de pépinieres, dont les immenses rangées de sapins parfaitement alignés donnent l'impression d'une foret de Légo. Ute dors la majeure partie du trajet, et quand nous arrivons a Motueka, elle prend le volant pour que je puisse me reposer a mon tour.
Motueka est la derniere ville avant Le Parc National Abel Tasman, le plus visité de Nouvelle-Zélande. Je prend des prospectus au Centre d'Information Touristique pour faire du cayak et nous repartons pour Kaiteriteri, village en bord de mer. L'unique camping est en face de la plage, immense, bondé de camping-cars et de tentes famillialles. Leurs habitants sont majoritairement des couples de retraités, des familles de touristes allemands, hollandais et néo-zelandais. Ils campent la pour plusieurs semaines, entassées les uns sur les autres. La réceptionniste nous donne un emplacement entre 2 familles avec des gosses : j'ai impression de camper dans leur jardin. Je deteste ca, j'ai besoin de mon intimite, et ici, il faut plutot etre exhibitionniste pour rester 1 semaine.
Aussitot la tente installée, nous allons nous assoir sur la tres belle plage pour étudier les possibilités de visite du Parc Abel Tasman.
Tout est fait de maniere a encourager les touristes de partir en tour organisé : il n'y a pas de location de cayak sans guides de plus de 4 heures, et de toute facon les prix sont prohibitifs par rapport a un tour organisé de la meme durée. Il y a un truc génial par contre, c'est le bateau-navette : on peut se faire déposer n'importe ou sur la cote, et se faire récupérer plus tard a un autre endroit. Apres discussion, nous décidons de faire une journée de cayak avec un guide pour explorer la premiere partie du Parc, et de réserver un bateau-navette le landemain pour exporer la deuxieme partie a pied.
L'ambiance "beauf" continue sur la plage : une femme se promene avec son détecteur de metaux qui emet un "coin-coin" de canard. A chaque fois qu'il détecte quelque chose, elle s'excite et commence a gratter le sable comme un chien qui déterre son os... Je suis tombé ou ????
De retour au camping, je demande a changer d'emplacement en meme temps que nous réservons pour 2 nuits supplémentaires. Nous avons une nouvelle place, tranquille cette fois, sans voisins. Nous préparons le diner dans la cuisine commune, et faisons au passage la préparation du déjeuner de demain. Un couple de sexagénaires arrive pour laver sa vaiselle. Il y a 6 éviers de libres, mais il faut qu'ils viennent prendre celui qui est a coté de nous pendant que nous mangeons, et au passage, ils virent la vaisselle que nous avions mis dedans ! Vive les beaufs !
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