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Indonésie

Vendredi 5 mai 2006 5 05 /05 /Mai /2006 10:50
J'ai eu a peine 3 heures de sommeil mais l'excitation du départ m'aider a fonce sous la douche pour me réveiller. J'engloutis mon pancake a la banane en 1 minute, je paye l'hotel et je me rend au bureau de l'agence de voyage a 50 metres dans la ruelle. Le gars se souvient de moi, et me fait assoir pour attendre le bus. A 7h30, il me fait signe qu'il arrive et je me leve pour aller sur la rue principale, mais c'est un fausse alerte. Je reste a patienter sur le trottoir, assis sur mon sac a dos. 8H00 passe, heure prévue du départ, mais toujours pas de bus en vue. Il devait deja passer me prendre 7h30... Ca s'annonce mal. Je me vois déja en train de raler pour demander le remboursement du billet, et de monter dans un taxi pour aller a la gare routiere et attraper le premier bus pour Pangadaran. 8h15 passe, 8H30 arrive, et le gars de l'agence s'agite quand un bemo tout pourri, peint en rose approche. Ca, c'est pour moi. Gagné! Il se gare. Pour le prix que j'ai payé, je m'attendais a un bus privé de luxe, dans le genre de celui pour aller a Semarang. Cruelle désillusion. Il n'´y a que 2 personnes a l'interieur en plus de moi, donc j'ai de la place a l'arriere. L'essentiel est que j'Arrive a temps a Cilacap pour avoir le ferry de 13h00 qui va a Majinklak, d'ou je prendrai un bus local pour Pangandaran.

Nous partons de suite sans récupérer d'autres personnes au passage, ce qui m'arrange car je suis déja assez en retard et je ne veux pas stresser pendant 4 heures. La chaleur est étouffante par cette belle journée, ca ne m'aide pas pour m'endormir. En plus, l'indonésien de devant, passe derriere et commence a vouloir discuter avec moi. Je me prete au jeu l'espace d'une demi-heure, mais mon envie de dormir l'emporte rapidement. A 11h00, nous faisons un premier arret de 15 minutes dans une gare routiere que j'identifie comme étant dans un bled a mi-chemin de Cilacap. Le timimg va etre court. Je ne me rendors pas, j'essaye de voir comment nous progressons sur la carte de la région du Lonely Planet mais celle-ci n'est pas assez détaillée. Jusqu'a ce que je vois enfin un panneau "Cilacap - 31 km", je n'ai aucune idée d'ou nous sommes. Il est alors 12h30. A raison d'1 kilometre par minute, ca devrai le faire. Sauf que bien sur, on commence par faire un détour par des petites rues pour déposer l'indonésien a son domicile, puis nous faisons un nouvel arret pour déposer un colis, puis les feux rouges s'y mettent. Je m'assure que le chauffeur a bien compris que je veux aller au port d'embarquement de ferries pour prendre celui de 13h00 et qu'il ferait mieux de se dépecher car il est 12h59 ! Il ne conprend pas l'anglais, ca sent de plus en plus le roussi ...

Nous arrivons a l'entrée d'un port : je saute du van, fais signe au chauffeur d'attendre, et je vais demander a un agent au poste de sécurité si c'est bien ici pour le ferry qui va a Majinklak. Non, c'est ailleurs et il donne la direction au chauffeur. C'est reparti pour un tour, il est maintenant 13h10. Nous arrivons a 13h20 devant un ponton d'embarquement avec un bateau sur lequel est écrit "Indonesian Ferry". YES !! Ca doit etre ca, il n'est pas encore parti. Et Il ne partira jamais ... L'agent portuaire explique que le service de ferry est interrompu depuis plus d'un an. La seule solution pour moi est d'affreter un bateau en bois, mais ca va couter une fortune. Tout ca pour ca ! Je ne passerai pas par le chenal avec les backwaters, mais au moins j'ai tenté le coup, c'est sans regrets.

Je remonte donc dans mon bemo privé et il ne me reste plus qu'a aller a la gare routiere pour prendre un bus direct pour Pangandaran. Le prochain part dans 20 minutes, c'est un mini-bus assez déglingué car il sert transporter tout et n'importe quoi. Je demande le prix et on m'annonce "Three thousand roupiahs". Pas cher pour 3 heures de trajet ! Ca m'étonne un peu mais je vais bien voir. Je mets mon sac a l'arriere, et m'aprette a aller chercher a manger, mais le moteur demarre. C'est plus dans 20 minutes le départ ? J'embarque, je creve  de faim. Lorsqu'il faut payer, je prépare mes 3000 RPH, et quand je les tend au gars, il me regarde d'un drole d'air et me les rend. Bah quoi ? T'en veux pas ? Un vieux a coté rigole et me fais comprendre qu'il veut 3 billets de 10 000 RPH et non pas de 1000 RPH. J'en étais sur : le gars a confond "three thousand" et "thirty thousand". Je paye, et j'essaye de m'endormir, blasé. La route est ultra cahotique et je fais parfois des bonds 15 cm sur mon siege. Pourvu que ca ne soit pas comme ca pendant 3 heures. Ca me rapelle le bus pour Dar-es-Salaam en Tanzanie (lien hypertexte): une des pires route que j'ai eu, pendant 8 heures, avec une diarhée a gérer... Ca me semble hier et pourtant, c'était il y a plus de 8 mois.

Le temps est long, j'ai hate d'arriver maintenant, mais la carte géographique de mon guide fait toujours défaut. Je regarde donc le paysage défiler sous mes yeux et me dit en souriant ironiquement que dans quelques semaines, je serai pret a payer cher pour etre a nouveau dans ce bus pourri. En attendant, je vais glandouiller quelques jours au bord de la mer, histoire de bien me relaxer une derniere fois avant de plonger dans le tumulte urbain de Jakarta, puis Singapour, et Paris.

A 16h30, la mer apparait enfin et j'arrive a Pangandaran. Il aura fallu 8 heures pour faire 200 kilometres (a vol d'oiseau). Je parcours a pied le dernier kilometre qui me sépare de l'hotel Puri Sakura que j'ai choisi, a 100 metres de la plage dans une petite allée. La chambre est propre, bien décorée, avec une vrai douche (eau froide), et un lit confortable. Je négocie le prix de 65 000 a 55 000 RPH, et je pose enfin mon sac. Je suis arrivé ! Je sirote mon thé de bienvenue en discutant avec un local qui fait office de guide touristique, puis je vais faire un tour pour avoir un premier apercu de la ville. C'est tres calme, pas un touriste étranger a part moi, exactement ce qu'il me fallait ! Je rentre prendre une douche, puis je vais diner au Café Bambou ou les premiers touristes apparaissent. Des allemandes, dont l'une tres typée indonésiennes. Si elles sont la pour le week-end, je mets ma main a couper qu'on va vite se recroiser. Je n'ai qu'une envie apres m'etre bien rempli le ventre, c'est d'aller dormir. Malgré le fait d'etre vendredi soir, et qu'il pourrait y avoir un peu d'animation, je ne resiste pas a l'appel de la couette et je vais me coucher a 22h00.
Par Ludovic - Publié dans : Indonésie
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Jeudi 4 mai 2006 4 04 /05 /Mai /2006 13:36

Je continue ma promenade en allant de l'autre coté de la rue, et je remarque une étroite ruelle remplie de commercants qui s'enfoncent dans un labyrinthe. Interessant ... J'y vais, et oh bonheur! Je me retrouve en plein milieu du marché local, un bric-a-brac inimaginable sur 4 giguantesques niveaux, un condensé de la vraie vie a Yogyakarta, celle que bien peu de touristes percoivent car personne n'ose s'aventurer dans les quartiers pauvres. J'erre entre les étals, tournant a droite ou a gauche au gré des regards curieux et des sourires a mon approche. Il regne une atmosphere particuliere ici, surement due a la pénombre dans laquelle nous sommes plongés. Des rayons de soleil filtrent parfois jusqu'au sol, diffusant une lumiere mystique sur les marchandises exposées.

 

Comme toujours dans les marchés asiatiques, et meme sud-américains, les étals sont regroupés par catégories de marchandise : le coin des vetements, le coin des chaussures de football, le coin des légumes, le coin de la médecine traditionnelle, le coin des poissoniers, le coin des magazines usagés, le coin des réparateurs de matériel électronique, le coin des vendeurs de banane, etc.


 



Seule la faim arrive a m'extirper de l'abysse de curiosité dans lequel je suis plongé. Quand j'arrive a trouver la sortie, dehors, c'est le déluge. J'attend un peu mais l'averse ne faiblit pas donc je remonte Jalan Malioboro est longeant les arcades qui fournissent une protection suffisante. Je vais manger dans le centre commercial rutilant et climatisé qui se trouve sur mon chemin, puis je vais téléphoner a Birgit pour savoir a quelle heure nous nous rejoignons pour notre ultime diner en Indonésie.

J'ai encore quelques heures devant moi pour organiser mon départ. Je cherche donc une agence de voyage qui vend des billets de bus direct pour Cilacap. Je pourrai aller a la gare routiere, mais je ne veux pas prendre un bus public car ceux-ci s'arretent tous le temps, et sur un trajet de 150 km, ca risque de durer une éternité. J'en trouve une qui propose un bus direct sur les 5 que j'ai consulté. Elle me propose un billet a 100 000 RPH, mais je le négocie rapidement a 80 000 RPH, ce qui veut dire que ca ne coute probablement pas plus de 60 000 RPH en réalité. Je vais essayer de trouver une autre agence pour pouvoir comparer le prix, a tout hasard.

Je m'occupe ensuite de mon billet d'avion pour Singapour depuis Jakarta. Les premieres offres commencent a 124 USD. La aussi, je fais le tour de plusieurs agences jusqu'a ce que je trouve un billet a 104 USD. Je décide de l'acheter maintenant pour me débarrasser de ce soucis. Il faut que je fournisse une preuve que j'ai un billet de retour en France donc je repasse a l'hotel chercher mon billet d'avion. Je veux payer avec ma carte bancaire ce qui rajoute 3% de frais. Il faut aussi convertir le prix en roupiah. Et la, quand le gars m'annonce le taux de change, j'hallucine. Par rapport au taux réel du marché, cela me fait un supplément de 15 dollars sur le prix du billet en USD. Je prosteste énergiquement en exigeant la conversion au taUX réel, mais le gars m'explique que c'est la compagnie aerienne qui fixe ces conditions. Tres bien ... j'attendrai d'etre a Jakarta pour acheter mon billet.

Je passe a l'agence pour acheter le billet de bus pour Cilacap. Le gars appelle la compagnie mais le bus de demain a 7h00 est plein. Il appelle d'autres compagnies jusqu'a ce qu'il me trouve une place. Je pars donc comme prévu, demain a 8h00.

Je vais prendre une douche car la pluie de cet apres-midi a rendu l'air humide et je suis tout moite a force de courrir d'agence en agence. Je prend ensuite un taxi pour l'hotel de Birgit. Je retrouve aussi Marlene et Anton, ainsi que Monti. Je transfere mes photos du séjour au Kalimantan sur l'ordinateur de Birgit, et nous nous faisons une séance de visionnage pour montrer a Monti ce qu'elle a raté. Nous allons ensuite diner, juste Birgit, Marlene et moi, puis rejoignons les autres au billard avant de partir en taxi pour un bar-discotheque que veux nous montrer Birgit. L'endroit n'a pas trop d'ambiance ce soir, donc nous partons pour un autre bar en plein air, bien plus sympathique. Nous y restons jusqu'a 2h30, heure de la fermeture.

Le moment des adieux arrive : c'est toujours un moment peu agréable, mais je m'y suis habitué. Il y en a eu tellement depuis 1 an ... Ca fait partie des regles du jeu si on veut continuer a admirer les merveilles du monde : il faut toujour avancer, et souvent laisser des nouveaux amis derriere soi. Je ne m'éternise pas, je monte dans un taxi qui démarre aussitot. Il est 3h30, je suis claqué mais je dois encore préparer mon sac a dos avant d'aller me coucher pour quelques heures seulement.

Par Ludovic - Publié dans : Indonésie
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Jeudi 4 mai 2006 4 04 /05 /Mai /2006 13:17

Décu par le fait de ne pas avoir pu aller au Plateau de Dieng, je n'ai pas envie de rester a rien faire de la journée. Je décide donc de partir en "expédition photo" pour la journée. J'ai un super oeil aujourd'hui, je vois pleins de scenes et de détails intéressants de la vie quotidienne que j'avais tous les jours sous le nez, mais que je n'avais jamais percu jusqu'alors. C'est bon signe !

Je commence avec la vie des becaks, ces cyclo-pousses qui pullulent dans Yogyakarta plus que dans n'importe quelle autre ville d'Indonésie. Ils sont garés partout, en rang d'oignon ou de maniere completement anarchique. Ils sont a tous les coins de rues, a toutes les sorties de ruelles ou de centre commerciaux, devant tous les batiments ou les allers et venus sont importants.

On peut monter seul dedans, ou a 4 en meme temps, ca ne leur fait pas peur. Ils vous emmenent lentement mais surement dans le moindre recoin de la ville, a la seule force des mollets. Et leurs mollets sont rarement plus gros que mon avant-bras. Quel est donc leur secret ?

Les proprietaires de becaks vivent dans leur becak, souvent décoré de maniere personalisée via une petite fresque peinte sur les garde-boues. Ils y dorment une grande partie de la journée dans l'attente d'un client potentiel, ils lisent dedans, discutent avec leur voisin becak. Ils regardent l'activité de la ville se dérouler devant leur roues, en helant de temps en temps quelqu'un qui pourrait avoir besoin de leur service. En tant que touriste, heuuu ...non.... en tant que voyageur, je suis une cible privilégiée, et il est impossible de marcher 100 metres sans entendre un "Hello Mister ! Becak ?"

Jalan Malioboro est une des rues principale de Yogyakarta et réunit une grande quantité de becaks le long du couloir qui est spécialement destiné a leur circulation.

Tout du long de ses arcades s'alignent une quantité impressionante d'étals et de magasins de vetements batik, d'artisanat en tout genre. Je m'y promene appareil photo en main, essayant de faire un panel représentatif de ce que j'ai sous les yeux.

Des vetements au motifs locaux.


Pour avoir la tenue locale complete, il ne faut pas oublier les sandales assorties.


Les vetement, c'est plus confortable quand on dort dessus que dedans.

Les masques traditionnels javanais sont haut en couleurs, mais bien moins beaux que ceux de Bali.


Les bijoux a base de graines et autres matieres premieres naturelles sont particulierement bien fait.

Cet abat-jour en osier tressé représente un fantastique travail d'artisanat.

Il y a aussi des objets de moins bon gout tels ces cendriers humains. Notez celui en forme de bouche ouverte particulierement réussi. Pas une seule carrie !

Alors que je fais une pause, un groupe de 7 adolescentes voilées, tout sourire, me saute dessus. "S'il vous plait Monsieur, nous faisons une interview pour l'école, est ce que vous pouvez répondre a nos questions ?". C'est classique ici : pour faire pratiquer l'anglais a leurs étudiants, les professeurs les envoient en commando dans les quartiers touristiques pour parler avec les étrangers. Le questionnaire est vraiment basique et je dois répondre dans un microphone car la conversation est enregistrée. Une photo pour clore le tout et me voila a nouveau libre.

Suite de la journée dans l'article :
Java - Yogyakarta - Dans les entrailles du marché local

Par Ludovic - Publié dans : Indonésie
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Mardi 2 mai 2006 2 02 /05 /Mai /2006 13:10

Je me leve vers 8h00 avant les autres car je n'arrive plus a trouver le sommeil. Un taxi arrive a 9h00 avec Suyono dedans pour nous emmener a l'aéroport qui ne se trouve pas bien loin. La course nous coute tout de meme 50 000 RPH. On s'est fait légerement avoir en beauté...

Nous enregistrons nos bagages et allons dans la salle d'attente. Il est a peine 9h30 et notre avion est a 11h30 seulement. Il y en a un sur la piste, similaire a celui que nous avons pris pour venir, qui semble etre le notre. Vers 10h00, un agent ouvre les portes de la salle et nous fait signe d'embarquer. Il est un peu en avance la, non ? Je lui demande si c'est l'avion pour Semarang, il me répond affirmativement, et nous voila dans les airs bien plus tot que prévu. Bonne surprise !


Un en-cas nous est servi, et j'ai droit a un truc bizarre mais pas mauvais : des petites boules vertes et molles en pate de riz, avec de la noix de coco rapée dessus, et un jus de beurre de cacahuette dedans. Je regarde la cote s'éloigner et les champs de déforestation qui apparaissent commme une tache carré au milieu d'un océan de vert. Pourvu que ca s'arrete rapidement.

Nous arrivons a l'aéroport de Semarang sans soucis, et nous sautons dans un taxi qui nous emmene au Centre d'Information Touristique, point de départ des navettes de la compagnie Joglosemar pour Yogyakarta. Nous sommes a peine descendu du taxi que le bus part. Nous faisons signe au chauffeur, et hop, nous voila dans le bus. Depuis ce matin, les connexions sont parfaites. Ca m'est rarement arrivé d'avoir autant de chance en enchainant avion-taxi-bus sur une si longue distance. En plus, il se met a pleuvoir des cordes, c'est donc une journée idéale pour voyager. Je m'endors dans le bus.

Nous arrivons a Yogyakarta a 15h00. Je quitte Birgit, Marlene et Anton en prennant un taxi pour mon hotel Setia Kawan (que je recommande fortement) ou une chambre doit logiquement m'etre réservée. Je récupere les affaires que j'avais laissé, et meme le t-shirt que j'avais oublié sur la corde a linge en partant. Ma chambre est encore mieux que celle précedement, tout roule. Je vais sur Internet mettre le blog a jour et répondre aux nombreux emails en retard depuis 5 jours. Je me détends, et passe une fin de journée tranquille, appréciant de retrouver un peu de solitude.

Par Ludovic - Publié dans : Indonésie
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Lundi 1 mai 2006 1 01 /05 /Mai /2006 09:51
Des 8h00, le bateau prend la direction de Kumai, marquant la fin de notre périple dans la jungle du Kalimantan. Nous retournons au Camp Pondok Tangguy qui est sur la route pour notre derniere observation des orang-outans.
Nous accedons a la meme plateforme que la premiere fois par un chemin différent qui me semble beaucoup plus long mais beaucoup plus beau aussi car on se sent vraiment perdu dans la jungle. Un touriste américain et un anglais sont deja la. Et Tom aussi, déja en train de se goinfrer de bananes.
L'américain entame la conversation avec moi et des que je lui dit que je suis francais, sa réaction est :
- "Whoaww !! Tu parles anglais ??? C'est rare, les francais ne savent pas parler anglais d'habitude". Mauvais début. J'essaye de lui faire comprendre que ce temps la est fini et que la nouvelle génération parle anglais aussi bien que le reste des pays européens (quoique l'Espagne et l'Italie ne soient pas des exemple en la matiere...) mais il ne veut rien entendre.
- " Les francais détestent toujours autant les americains, tu sais pourquoi ?" Oui, je crois savoir ... Si les américains sont tous aussi con que toi, ce n'est pas étonnant ... me dis-je. Je lui explique que la politique impérialiste des USA, et la stupidité de leur Président (Remarque, le notre est pas mal aussi dans le genre ...) sont des causes parmis d'autres. Ce a quoi il réplique que la guerre en Irak a sauvé le peuple du martyr de Saddam Hussein, que les USA devraient balancer quelques missiles bien placés en Iran pour leur faire arreter leur programme nucléaire (comme s'ils allaient se laisser faire ...). Israel ? "Qu'ils se demerdent, c'est plus nos affaires" (pour une fois ... ). Bref, un abruti total, typique de ce pays ou le meilleur cotoie le pire. Je me retiens de faire empirer sa vision des francais en lui disant réellement ce que je pense de lui, et je l'ignore en commencant a faire des photos.


 

Tom s'en va, et 2 autres orang-outans arrivent, mais rien de comparable aux jours précédents. Je m'amuse un peu en essayant de grimper aux lianes par lesquelles sont arrivés nos amis, et finalement, ce n'est pas si compliqué que ca. J'arrive a me hisser a plus de 10 metres de haut, mon passé de gymnaste m'ayant un peu aidé pour les passages délicats. Birgit me balance une grappe de bananes que j'attrape au vol, et me voila pret pour une séance de photos inoubliables.


Nous retournons au bateau et continuons notre descente de la riviere en déjeunant. J'aurai bien pris une douche "locale" avant de repartir car je suis a nouveau trempé de sueur. Peut-etre un espoir du coté du ciel : des gros nuages gris se sont rassemblés et une fine pluie commence a tomber. En 5 minutes, c'est le déluge. J'enfile mon maillot de bain, les autres m'imitent, je prend mon gel douche et nous voila tous en train de nous savonner sur le pont devant les yeux médusés et amusés des locaux que nous croisons sur leur barque. Anton arrive en dernier et lorsqu'il est bien recouvert de mousse, la pluie s'arrete. Ca c'était sur que ca allait arriver! Du coup, il se rince avec l'eau marron de la riviere.  Ci-dessous, moi en train de faire ma pause WC matinale.


Vers 13h00, nous arrivons a un village traditionnel ou nous faisons escale. Ce n'est pas un endroit a touristes car il n'y a aucun étals de souvenirs ou d'artisanat a vendre. Personne ne nous saute dessus non plus. Le village se compose d'une longue rangée de maisons en bois de part et d'autre d'un canal.


Derriere le village, s'étend un marécage avec quelques rizieres. Je regarde des enfants faire un match de football. Je monte sur un banc pour avoir un meilleur angle de vue, et tout s´écroule sous mon poids. Les planches sont completement vermoulues, donc ca devait arriver, mais je suis quand meme gené.

Je remonte le long du canal en observant la vie du village. Des jeunes filles font leur lessive et la vaiselles dans l'eau saumatre de la riviere.


Les petits garcons font du vélo, ou s'amusent a tous tenir sous une cabane qu'ils ont construit eux-meme.


Et les petites filles jouent avec Barbie. La garde-robe de "Barbie Indonésie" reflete bien l'endroit ou nous sommes : des morceaux de chiffons troués pour passer les bras et les jambes.


Un gamin sur son vélo s'amuse en faisant tourner une petite hélice fabriquée avec une feuille de palmier pliée. Il ne leur en faut pas plus pour s'amuser. S'ils voyaient ce que les gosses de "mon monde" ont aujourd'hui, ils n'en reviendraient pas ...


Je pénetre dans une maison ou 2 femmes tressent des tapis en feuille de palmier. Avec l'aide de notre guide, elles nous expliquent ce qu'elles font. Marlene leur achete une grande et une petite natte, puis nous retournons au bateau.


Nous arrive a Kumai vers 16h00. Nous sommes tous content de notre expédition et de la maniere dont l'équipage s'est occupé de nous, donc nous préparons un pourboire. Tony leur donne discretement, chacun leur tour en leur serrant la main lors des adieux, et nous embarquons avec Suyono dans un 4X4 qui nous transporte jusqu'a Pangkalanbun. Notre avion pour Semarang décolle demain a 11h30, donc nous devons passer la nuit sur place.

Nous allons l'Hotel Bone, un établissement sans prétention mais qui possedent quelques chambres propres et confortables. Les fillesse font plaisir en choisissant la meilleure chambre avec air conditionné (85 000 RPH), moi je partage une chambre basique et propre avec Anton (30 000 RPH). Aussitot installé, je vais au Café Internet juste a coté, ou tous les autres me rejoignent. La connexion est désespérement lente mais je m'en contente pour répondre aux emails urgents.

Nous allons ensuite a la recherche du marché nocturne que nous a conseillé Suyono. Dans la nuit, ce n'est pas évident a trouver, et personne ne sais ou ca se trouve ! On nous envoit dans des directions opposées a chaque fois que nous demandons si c'est la bon chemin. C'est dingue ca ! Finalement, nous abondonnons et entrons dans le premier restaurant local que nous trouvons sur la route. Je me régale d'un plat de nouilles sautées. Un indonésien de Yogyakarta qui a commencé a discuter avec Anton nous rammene meme une petite bouteille d'Arak, cet alcool artisanal issu du lait de noix de coco. Lorsque nous sortons du restaurant, que voyons nous a 25 metres ? Le marché nocturne ! Quelle bande de nazes ces indonésiens. Le batiment est tellement grand et éclairé qu'il est impossible de ne pas le connaitre dans cette petite ville. Ca ressemble a une gallerie commerciale moderne ou quasiment que des vetements sont vendus sur 3 niveaux. Ca pullule de faux Nike, Billabong, et cie a des prix dérisoires. Je fais un rapide tour mais je n'achete rien.

De retour a l'hotel, tout le monde prend une douche et nous repartons pour le meilleur bar-karaoke de la ville installé au sous-sol du meilleur hotel de la ville. Je pénetre en premier dans la salle ultra-sombre et nous nous installons a une table devant une scene ou un groupe joue de la musique locale. La chanteuse braille dans le micro des air mielleux avec des envolées lyriques a la Céline Dion, l'horreur. Puis c'est au tour d'un adolescent de prendre le micro, tout en déhanchant comme une fille, touchant son coeur toute les minutes. Il s'y croit vraiment le gars ... Vive la génération karaoké ! C'est comme pour les Brésiliens avec le football. Les indonésiens pratiquent assidument le karaoké, et se débrouille tres bien la plupart du temps, mais ils ne peuvent s'empecher de se prendre pour des stars des qu'ils sont sous les projecteurs. Surtout que le micro avec ses effets speciaux qui lissent la voix et qui donne des cordes vocales de tenor aide bien...

En plus de ce spectacle afligeant qui ne m'amuse guere plus de 10 minutes, le prix de la biere est tout simplement exhorbitant pour le pays (35 000 RPH contre un prix moyen de 15 000 RPH normalement). Le "team allemand" ne semble pas s'amuser plus que moi mais il ne semble pas vouloir partir non plus. Ne voyant pas l'intéret de rester ici, je fini ma biere et je leur signifie que je rentre a l'hotel. Anton arrivera a peine une demi-heure plus tard.
Par Ludovic - Publié dans : Indonésie
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Ludovic


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