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Argentine

Vendredi 6 janvier 2006 5 06 /01 /Jan /2006 00:00

Je me lève à 7h00 et prend ma douche dans une salle de bain commune digne d'un camping  bas de gamme : douches et toilettes face à face. Nous prenons un petit-déjeuner sommaire avec du lait à la fraise au goût périmé. Nous allons passer la journée au Glacier Perito Moreno, le joyau touristique d'Argentine, avec les Chutes d'Iguaçu.

Le bus pour le glacier part à 8h30 de la gare routière. Il n'y a bien sûr que des touristes, dont la moitié d'israéliens. Le trajet dure 1h30, bien que sur une carte géographique, le glacier semble très proche. En fait, la route est goudronnée sur la moitié du trajet seulement, le reste est une piste cahoteuse qui serpente dans la montagne en suivant les rives du Lac Argentino. Je sors mon ordinateur dans le bus pour écrire les jours en retard. Je l'ai pris avec moi car l'hôtel ou nous sommes ne m'a pas inspiré confiance pour le laisser dans la chambre. L'entrée du Parc National des Glaciers coûte 30 pesos (environ 8 euros).

Nous arrivons sur un parking en hauteur où de nombreux bus sont déjà garés et ont déversé leur flot de touristes sur les passerelles en bois qui longent la façade du glacier. Le système est bien fait: la passerelle supérieure permet d'avoir une vue d'ensemble du glacier, et deux autres niveaux de passerelle permettent de se rapprocher de plus en plus. Au mieux, nous sommes à 100 mètres de la glace. Le Perito Moreno s'étend à perte de vue sur les montagnes au loin, et fini sa course dans le lac. Au milieu, il vient buter sur le promontoire ou nous nous trouvons. J'ai donc un mur de glace de 60 mètres de haut et 3 kilomètres de long à ma droite, et sensiblement la même chose à ma gauche.




Des craquements incessants se font entendre, et toutes les demi-heures au moins, un gros morceaux de glace tombe dans l'eau. A trois reprises dans la journée, c'est un pan entier du front qui s'est effondré dans un vacarme assourdissant, et en créant une grosse vague. La glace se morcelle alors dans l'eau, et crée une sorte d'auréole blanche à la surface du lac qui s'agrandit de plus en plus jusqu'à complètement disparaître en quelques heures. Le spectacle est impressionnant, et de nombreux touristes restent caméra au poing des heures durant au même endroit, dans l'attente de filmer un de ces effondrements spectaculaires. J'assiste à deux d'entre eux mais je ne suis pas assez rapide pour passer en mode vidéo et je dois me contenter d'apprécier de mes propres yeux.

 

Nous restons jusqu'à midi sur les passerelles, puis nous remontons prendre la navette qui nous emmène au port, pour prendre un bateau qui va nous emmener en face du front droit. nous avons juste le temps de préparer des sandwiches en attendant le prochain départ. La croisière coûte la bagatelle de 38 pesos pour 1 heure. En fait, c'est assez décevant car le bateau ne s'approche pas plus près du glacier que sur les passerelles (au mieux 300 mètres) pour des raisons de sécurité compréhensibles, et nous n'avons pas eu la chance d'assister à un effondrement, comme cela se passe dans 90% des cas. Au moins nous avons le beau temps avec nous.


Nous remontons ensuite sur les passerelles pour aller voir le côté gauche. Le soleil ayant bien bougé depuis ce matin, les éclairages sur la glace sont différent et renouvelle un peu le spectacle grâce à des effets de transparences bleues. A 15h00, nous avons fait le tour du propriétaire et remontons vers le bus pour nous mettre à l'ombre et discuter. Nous repartons pour El Calafate à 16h00.

Nous allons dîner dans une parilla bondée, puis je vais sur Internet voir les nouvelles concernant la fraude sur ma carte bancaire. Stand-by tant que ça n'apparaît pas officiellement dans mes comptes. Amichay a donné rendez-vous à son amie Dana à 23H00 à son backpacker qui est du genre "Réservé aux israéliens". Nous nous y rendons et je retrouve Yahil que j'avais croisé à Ushuaïa, puis il y a trois jours au Parc Torres Del Paine. Il voyage maintenant (et plus ...) avec une Sophia, une allemande. Comme c'est vendredi, tous le monde s'est mis a cuisiner pour faire un énorme repas. C'est très esprit de famille, et ils partagent le dessert (une salade de fruit dans un fondu de chocolat...miam!) et du vin avec nous. Comme je suis le français de la table, forcément, je dois me coller l'ouverture de la bouteille. Les fameux clichés nationaux ... ça mériterai un article spécifique d'ailleurs.
Par contre, comme ils parlent tous en hébreux, je ne comprend pas grand chose. Amichay me fait la traduction et certains m'adressent la parole en anglais, mais la langue nationale reprend vite le dessus. A 1h00, nous décidons de partir dans un bar avec de la musique. A El Calafate, il n'y en a pas cinquante ! Trois autres israéliens et nous accompagnent. Le bar est bien, l'ambiance au rendez-vous avec une piste de danse qui se rempli vers 2h00. Nous allons nous coucher à 4h00.

Par Ludovic - Publié dans : Argentine
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Ludovic

 
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