Dimanche 24 janvier 1999
7
24
/01
/Jan
/1999
00:00
J'ouvre les yeux pendant la nuit et jette un coup d'oeil au réveil. Il est 00h30, soit la même heure qu'il était quand j'ai réglé l'alarme avant de me coucher. Merde et re-merde ! Je me lève à toute allure et fonce à l'accueil ou il y a une horloge. Il est 4h45. Ouf ! Dès que j'arriverai à Ahmedabad, je balancerai cette saloperie de réveil et en rachèterai un mieux. Je ne me rendors pas car je pense à ce que m'a dit le guide : « un bus d'une compagnie privée, confortable, qui va vite et qui part à 9h00 ». Ça donne envie...
Je décide de tenter un coup de poker : je me lève et part à la recherchede ce bus dont la compagnie devrai se trouver dans les environs de la gare routière. Un bus dans le genre de celui que je cherche est stationné. J'espère très fort qu'il va ou je veux et vais demander sa destination au chauffeur. Pas de chance, il va ailleurs et aucun autre de sa compagnie ne va à Ahmedabad. Je fonce à la gare routière pour voir s'il me reste une chance.Oui ! 6h45 à l'autre gare, de l'autre coté de la ville. Il est 6h15 et le marathon commence. Je récupère mon sac à l'hôtel et bondi dans le premier rickshaw pourm'emmener à la gare mais le conducteur ne comprend rien et me ramène à la gare d'ou je viens ! Je m'énerve et refuse de le payer. Comme il ne comprend pas ou je veux aller, je descend et vais voir un autre rickshaw. L'autre arrive et me réclame ses 10 rps. Je me méprend sur ses intentions et croit qu'il a compris ou je veux aller et qu'il me propose un prix. Alorsje reviens et j'ai un choc en apercevant mon appareil photo sur la banquette arrière. Quel con ! Je l'avais oublié dans la précipitation et surtout l'obscurité. Ma bonne étoile veille toujours sur moi, c'est rassurant. Si le conducteur s'en était aperçu, il aurai détalé sans ses 10 rps et se serait fait une fortune en revendant mon appareil. Je croisque j'en aurai pleuré. Du coup, je me calme, il m'emmène à la gare que je veux, et je lui donne 30 rps, encore sous l'émotion de ce qui aurait pu me dégoûter définitivement de l'Inde. Un indien que j'ai croisé quelque part me reconnaît (pas dur pour lui mais pour moi, c'est autre chose) et m'indique aussitôt le bus. Il y a plein de places libres je vais enfin pouvoir voyager dans des conditions décentes. C'est un deuxième miracle en moins de 30 minutes. Ce coup de poker aurait pu tourner très mal mais je m'en sort à merveille, une fois de plus.
Nous traversons une plaine immense où s'alternent des parcelles de cultures vertes et jaunes. J'imagine la vue du ciel : ça doit ressembler à un échiquier géant. Des collines recouvertes d'herbe desséchée apparaissent. Ça me fait penser à ce qu'on peut voir en Californie, après Oakland sur la route du Yosemite Park. Que de souvenirs ! Petit à petit, des canyons se creusent. Au fond, des cultures et une végétation luxuriante qui crée un contraste avec la sécheresse environnante. Nous arrivonsdans une ville super poussiéreuse vers midi. J'en profite pour aller uriner.Une odeur nauséabonde prend immédiatement à la gorge : les toilettes publiques indiennes ... Le sol est recouvert de merde liquide, surplombée d'une sorte de bouse humaine. J'arrête ici la description. Je ne sais pas comment j'ai fait pour ne pas vomir à la vue et l'odeur de ça. Je fais des provisions de fruits et le bus repart.
En montant une cote, le moteur cale. Mais pourquoi ne font-ils pas le plein d'essence ou ne prennent-ils pas un jerrican supplémentaire avec eux ? Cette fois, c'est le réservoir d'eau qui est vide. On roule au ralenti jusqu'à un petit lac ou le chauffeur fait le plein d'eau. Le trajet commence à me sembler long. Certains bâtiments sur le bord de la route arborent une croix gammée peinte, puis un camion qui nous croise sur sa calandre aussi. Je me souvent avoir lu que la Svatiska est en fait un symbole indien en relation avec un dieu puissant. C'est donc normal de voir ça ici. Je me demande si les indiens ont une idée de la connotation que cette croix a en Europe depuis les années 30. Je me demandais aussi pourquoi ils laissaient déambuler les animaux partout dans la ville alors qu'il y a des milliers d'hectares déserts tout autours ? J'ai compris après avoir lancé une peau de banane à une chèvre. Ce sont les éboueurs publics ! Comme il n'y a pas de décharge, ni de collecte de poubelle, ce sont les vaches, chèvres et cochons qui les mangent. Moi qui trouvais les rues dégoûtantes, je n'ose même pas imaginer ce que ça serait si ces animaux n'étaient pas là.
Il est 17h30, la nuit tombe et il reste une heure de route. J'en ai vraiment marre. A partir d'aujourd'hui, je ferai tous les trajets de plus de 6 heures de nuit. 18h30, enfin arrivé ! Je retrouve l'urbanisation avec plaisir. L'hôtel que j'avais repéré dans mon guide et que je voulais a fermé ses porte, celui d'en face est complet, un autre est trop cher, le quatrième est le bon. Le Sweet Dream : 300 rps la chambre tout confort et surtout, eau chaude au robinet à volonté. Je file manger puis opère un décrassage complet. Je fais aussi ma lessive avant d'aller me coucher. Demain, pas de bus, ni de train à prendre, donc pas de stress pour la première fois depuis 3 jours. Enfin une bonne nuit qui s'annonce et une grasse matinée en prime.
Je décide de tenter un coup de poker : je me lève et part à la recherchede ce bus dont la compagnie devrai se trouver dans les environs de la gare routière. Un bus dans le genre de celui que je cherche est stationné. J'espère très fort qu'il va ou je veux et vais demander sa destination au chauffeur. Pas de chance, il va ailleurs et aucun autre de sa compagnie ne va à Ahmedabad. Je fonce à la gare routière pour voir s'il me reste une chance.Oui ! 6h45 à l'autre gare, de l'autre coté de la ville. Il est 6h15 et le marathon commence. Je récupère mon sac à l'hôtel et bondi dans le premier rickshaw pourm'emmener à la gare mais le conducteur ne comprend rien et me ramène à la gare d'ou je viens ! Je m'énerve et refuse de le payer. Comme il ne comprend pas ou je veux aller, je descend et vais voir un autre rickshaw. L'autre arrive et me réclame ses 10 rps. Je me méprend sur ses intentions et croit qu'il a compris ou je veux aller et qu'il me propose un prix. Alorsje reviens et j'ai un choc en apercevant mon appareil photo sur la banquette arrière. Quel con ! Je l'avais oublié dans la précipitation et surtout l'obscurité. Ma bonne étoile veille toujours sur moi, c'est rassurant. Si le conducteur s'en était aperçu, il aurai détalé sans ses 10 rps et se serait fait une fortune en revendant mon appareil. Je croisque j'en aurai pleuré. Du coup, je me calme, il m'emmène à la gare que je veux, et je lui donne 30 rps, encore sous l'émotion de ce qui aurait pu me dégoûter définitivement de l'Inde. Un indien que j'ai croisé quelque part me reconnaît (pas dur pour lui mais pour moi, c'est autre chose) et m'indique aussitôt le bus. Il y a plein de places libres je vais enfin pouvoir voyager dans des conditions décentes. C'est un deuxième miracle en moins de 30 minutes. Ce coup de poker aurait pu tourner très mal mais je m'en sort à merveille, une fois de plus.
Nous traversons une plaine immense où s'alternent des parcelles de cultures vertes et jaunes. J'imagine la vue du ciel : ça doit ressembler à un échiquier géant. Des collines recouvertes d'herbe desséchée apparaissent. Ça me fait penser à ce qu'on peut voir en Californie, après Oakland sur la route du Yosemite Park. Que de souvenirs ! Petit à petit, des canyons se creusent. Au fond, des cultures et une végétation luxuriante qui crée un contraste avec la sécheresse environnante. Nous arrivonsdans une ville super poussiéreuse vers midi. J'en profite pour aller uriner.Une odeur nauséabonde prend immédiatement à la gorge : les toilettes publiques indiennes ... Le sol est recouvert de merde liquide, surplombée d'une sorte de bouse humaine. J'arrête ici la description. Je ne sais pas comment j'ai fait pour ne pas vomir à la vue et l'odeur de ça. Je fais des provisions de fruits et le bus repart.
En montant une cote, le moteur cale. Mais pourquoi ne font-ils pas le plein d'essence ou ne prennent-ils pas un jerrican supplémentaire avec eux ? Cette fois, c'est le réservoir d'eau qui est vide. On roule au ralenti jusqu'à un petit lac ou le chauffeur fait le plein d'eau. Le trajet commence à me sembler long. Certains bâtiments sur le bord de la route arborent une croix gammée peinte, puis un camion qui nous croise sur sa calandre aussi. Je me souvent avoir lu que la Svatiska est en fait un symbole indien en relation avec un dieu puissant. C'est donc normal de voir ça ici. Je me demande si les indiens ont une idée de la connotation que cette croix a en Europe depuis les années 30. Je me demandais aussi pourquoi ils laissaient déambuler les animaux partout dans la ville alors qu'il y a des milliers d'hectares déserts tout autours ? J'ai compris après avoir lancé une peau de banane à une chèvre. Ce sont les éboueurs publics ! Comme il n'y a pas de décharge, ni de collecte de poubelle, ce sont les vaches, chèvres et cochons qui les mangent. Moi qui trouvais les rues dégoûtantes, je n'ose même pas imaginer ce que ça serait si ces animaux n'étaient pas là.
Il est 17h30, la nuit tombe et il reste une heure de route. J'en ai vraiment marre. A partir d'aujourd'hui, je ferai tous les trajets de plus de 6 heures de nuit. 18h30, enfin arrivé ! Je retrouve l'urbanisation avec plaisir. L'hôtel que j'avais repéré dans mon guide et que je voulais a fermé ses porte, celui d'en face est complet, un autre est trop cher, le quatrième est le bon. Le Sweet Dream : 300 rps la chambre tout confort et surtout, eau chaude au robinet à volonté. Je file manger puis opère un décrassage complet. Je fais aussi ma lessive avant d'aller me coucher. Demain, pas de bus, ni de train à prendre, donc pas de stress pour la première fois depuis 3 jours. Enfin une bonne nuit qui s'annonce et une grasse matinée en prime.


Vous avez dit