Mercredi 3 février 1999
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Je me réveille inlassablement à 7h00 depuis deux semaines. Je suis plus précis que mon horloge mécanique. Je profite de la douche pour laver discrètement mon linge, ce qui est strictement interdit ici. je me rase aussi pour la première fois depuis que je suis arrivé, en gardant le bouc. Ca fait bizarre car je ne m'étais jamais laisser pousser la barbe aussi longtemps. Je n'ai plus qu'à attendre Paul en prenant le même petit déjeuner qu'hier.
Les rayons du soleil procure déjà une agréable sensation de chaleur qui me donne envie de lézarder dans la patio tout la matinée. Mais je n'en ferai rien car je suis pas là pour ça. J'appelle au Lake Palace pour essayer de réserver deux places pour le déjeuner. Il parait que rien que pour le cadre, ça peut être un souvenir mythique, à défaut d'y passer la nuit. En plus, le repas est abordable pour mon budget (150 rps), ce qui n'est pas le cas d'une chambre, pardon, je veux dire d'une Suite Royale (plus de 2000 rps). Malheureusement, c'est déjà complet jusqu'à demain et je pars pour Mont Abu le même jour. Je suis déçu car je ne sais pas si j'aurais un jour une autre occasion de revenir ici et de goûter aux fastes des Maharadjas. Paul arrive.
Pendant qu'il prend son petit déjeuner, le gérant de la Guest House joue du sitar. Le son est vraiment magnifique et la mélodie hypnotisante. Je vais le voir pour admirer de plus près la technique et lui demander des noms de joueur de sitar dont je pourrai m'acheter les compact-discs de retour à Bombay. La matinée passe et il est déjà l’heure du déjeuner, que nous allons prendre sur notre terrasse habituelle. Là, on rencontre des français dont un qui à presque le même parcours que Paul et qui a travaillé dans une ferme de l'Himachal Pradesh avant de venir à Udaipur. La discussion s'éternise après le repas alors je dis à Paul de me rejoindre au City Palace que je vais visiter.
C'est 15 rps l'entrée plus 50 rps pour prendre des photos à l'intérieur. J'ai intérêt a en prendre un paquet si je veux rentabiliser l'investissement. Eh bien, je n'ai pas été déçu ! L'intérieur du palais est somptueusement décoré et encore, il ne dois plus resté grand chose de ce qu'il y a avait avant. Les cours intérieurs entourées d'arches finement ciselées et les balcons aux vues superbes sur la ville se succèdent sur différents niveaux. Le sol est entièrement fait de marbre noir et blanc. Certaines pièces ont des vitraux multicolores et sont décorées du sol au plafond de miroirs de différentes teintes. On se croirait dans un kaléidoscope. D'autres pièces sont recouvertes de toiles de lin peintes dans le moindre détail et représentant le Maharana à la chasse aux tigres, à l'ours, en guerre ou défilant devant son peuple. Un autre patio est entièrement recouvert de mosaïques blanches et bleu avec un balcon donnant sur l'entrée du palais et sa place. C'est d'ici que le Maharana devait faire des déclarations officielles. Je redescends dans la salle où sont exposés les armes d'époque. Il y a une collection de sabres, d'épées et de dagues impressionnantes. Même les flèches des arbalètes sont sculptées. J'ai du mal à croire que de telles oeuvres d'art avaient pour unique but de tuer.
Au moment de sortir, Paul est là. il m'avait aperçu dans la galerie d'arme mais ils n'a pas été autorisé à rentrer pour m'appeler. Il est maintenant trop tard pour qu'il visite le palace à sont tour alors nous allons chercher les photos qu'il a fait développer pour moi. Evidement, il y en a des géniales que je n'aurait jamais pu faire avec mon appareil.
Avant de partir d'Udaipur, il ne me reste plus qu'à acheter une peinture sur soie. Paul m'accompagne à l'atelier de peintures du jeunes que j'ai croisé plusieurs fois. Il a compris que je suis venu pour acheter alors il me sort aussitôt sa camelote. Il essaye de me vendre les plus moches mais je ne me fais pas avoir. Celle qui me plaît coûte 900 rps ce qui est ici une fortune et même par rapport à mon budget quotidien. Paul négocie pour moi et en obtient 700 rps en 2 minutes. pendant que je regarde les autres. Rien de très intéressant alors j'obtiens encore 25 rps de réduction et je la prend. Ca fait quand même un sacré trou dans mon budget ! Nous avons droit à une tasse de thé chacun avant de reprendre la route. A tout hasard, je jette un oeil en passant dans un autre magasin qui vend le même type de peinture. Et je trouve une pièce quasi-similaire pour 500 rps, non négociée ! Et merde ! Je fais demi-tour mais pas besoin d'aller très loin car les peintres sont dans la rue, sûrement en train de boire à ma santé. Je leur dit que j'ai vu moins cher ailleurs pour la même qualité mais ils prétendent que c'est impossible. J'insiste et demande à me faire rembourser la différence mais il n'y a rien à faire, ils refusent . Bande de petits cons ! Je suis énervé. Je sais que fondamentalement j'ai fait une bonne affaire car en France ça coûterai le triple, mais pour ici, c'est autre chose ... Je me calme en me disant que ce n'est pas grave car j'ai le cadeau de mes parents et c'est ça qui compte.
La nuit tombe et je vais attendre Paul sur notre terrasse habituelle pendant qu'il transfère ses affaires depuis son hôtel jusqu'au mien. Ca lui prend une heure pendant laquelle je l'attend en regardant "Octopussy". L'image est de très mauvaise qualité et à nouveau, je me gèle les c.... Dès qu'il arrive, je fonce chercher mon pardessus mexicain. Je ne pensais pas à avoir m'en servir dans cette région. Paul a encore raté le début du film alors il demande au serveur de le repasser dès que les clients sont partis. Sacré Paul !
J'en profite pour prendre une photo de nuit du Lake Palace. Avec les reflets de ses lumières dans le lac, ça devrai être une sacrée photo. Idem pour la vue d'Udaipur depuis l'autre coté du pont. L'heure d'aller me coucher approche et je donne rendez-vous à Paul, qui reste ici une journée de plus, dans 3 ou 4 jours à Jaisalmer après avoir choisi deux hôtels comme point de chute. Si ça marche, ça va être marrant.
Les rayons du soleil procure déjà une agréable sensation de chaleur qui me donne envie de lézarder dans la patio tout la matinée. Mais je n'en ferai rien car je suis pas là pour ça. J'appelle au Lake Palace pour essayer de réserver deux places pour le déjeuner. Il parait que rien que pour le cadre, ça peut être un souvenir mythique, à défaut d'y passer la nuit. En plus, le repas est abordable pour mon budget (150 rps), ce qui n'est pas le cas d'une chambre, pardon, je veux dire d'une Suite Royale (plus de 2000 rps). Malheureusement, c'est déjà complet jusqu'à demain et je pars pour Mont Abu le même jour. Je suis déçu car je ne sais pas si j'aurais un jour une autre occasion de revenir ici et de goûter aux fastes des Maharadjas. Paul arrive.
Pendant qu'il prend son petit déjeuner, le gérant de la Guest House joue du sitar. Le son est vraiment magnifique et la mélodie hypnotisante. Je vais le voir pour admirer de plus près la technique et lui demander des noms de joueur de sitar dont je pourrai m'acheter les compact-discs de retour à Bombay. La matinée passe et il est déjà l’heure du déjeuner, que nous allons prendre sur notre terrasse habituelle. Là, on rencontre des français dont un qui à presque le même parcours que Paul et qui a travaillé dans une ferme de l'Himachal Pradesh avant de venir à Udaipur. La discussion s'éternise après le repas alors je dis à Paul de me rejoindre au City Palace que je vais visiter.
C'est 15 rps l'entrée plus 50 rps pour prendre des photos à l'intérieur. J'ai intérêt a en prendre un paquet si je veux rentabiliser l'investissement. Eh bien, je n'ai pas été déçu ! L'intérieur du palais est somptueusement décoré et encore, il ne dois plus resté grand chose de ce qu'il y a avait avant. Les cours intérieurs entourées d'arches finement ciselées et les balcons aux vues superbes sur la ville se succèdent sur différents niveaux. Le sol est entièrement fait de marbre noir et blanc. Certaines pièces ont des vitraux multicolores et sont décorées du sol au plafond de miroirs de différentes teintes. On se croirait dans un kaléidoscope. D'autres pièces sont recouvertes de toiles de lin peintes dans le moindre détail et représentant le Maharana à la chasse aux tigres, à l'ours, en guerre ou défilant devant son peuple. Un autre patio est entièrement recouvert de mosaïques blanches et bleu avec un balcon donnant sur l'entrée du palais et sa place. C'est d'ici que le Maharana devait faire des déclarations officielles. Je redescends dans la salle où sont exposés les armes d'époque. Il y a une collection de sabres, d'épées et de dagues impressionnantes. Même les flèches des arbalètes sont sculptées. J'ai du mal à croire que de telles oeuvres d'art avaient pour unique but de tuer.
Au moment de sortir, Paul est là. il m'avait aperçu dans la galerie d'arme mais ils n'a pas été autorisé à rentrer pour m'appeler. Il est maintenant trop tard pour qu'il visite le palace à sont tour alors nous allons chercher les photos qu'il a fait développer pour moi. Evidement, il y en a des géniales que je n'aurait jamais pu faire avec mon appareil.
Avant de partir d'Udaipur, il ne me reste plus qu'à acheter une peinture sur soie. Paul m'accompagne à l'atelier de peintures du jeunes que j'ai croisé plusieurs fois. Il a compris que je suis venu pour acheter alors il me sort aussitôt sa camelote. Il essaye de me vendre les plus moches mais je ne me fais pas avoir. Celle qui me plaît coûte 900 rps ce qui est ici une fortune et même par rapport à mon budget quotidien. Paul négocie pour moi et en obtient 700 rps en 2 minutes. pendant que je regarde les autres. Rien de très intéressant alors j'obtiens encore 25 rps de réduction et je la prend. Ca fait quand même un sacré trou dans mon budget ! Nous avons droit à une tasse de thé chacun avant de reprendre la route. A tout hasard, je jette un oeil en passant dans un autre magasin qui vend le même type de peinture. Et je trouve une pièce quasi-similaire pour 500 rps, non négociée ! Et merde ! Je fais demi-tour mais pas besoin d'aller très loin car les peintres sont dans la rue, sûrement en train de boire à ma santé. Je leur dit que j'ai vu moins cher ailleurs pour la même qualité mais ils prétendent que c'est impossible. J'insiste et demande à me faire rembourser la différence mais il n'y a rien à faire, ils refusent . Bande de petits cons ! Je suis énervé. Je sais que fondamentalement j'ai fait une bonne affaire car en France ça coûterai le triple, mais pour ici, c'est autre chose ... Je me calme en me disant que ce n'est pas grave car j'ai le cadeau de mes parents et c'est ça qui compte.
La nuit tombe et je vais attendre Paul sur notre terrasse habituelle pendant qu'il transfère ses affaires depuis son hôtel jusqu'au mien. Ca lui prend une heure pendant laquelle je l'attend en regardant "Octopussy". L'image est de très mauvaise qualité et à nouveau, je me gèle les c.... Dès qu'il arrive, je fonce chercher mon pardessus mexicain. Je ne pensais pas à avoir m'en servir dans cette région. Paul a encore raté le début du film alors il demande au serveur de le repasser dès que les clients sont partis. Sacré Paul !
J'en profite pour prendre une photo de nuit du Lake Palace. Avec les reflets de ses lumières dans le lac, ça devrai être une sacrée photo. Idem pour la vue d'Udaipur depuis l'autre coté du pont. L'heure d'aller me coucher approche et je donne rendez-vous à Paul, qui reste ici une journée de plus, dans 3 ou 4 jours à Jaisalmer après avoir choisi deux hôtels comme point de chute. Si ça marche, ça va être marrant.


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