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Samedi 20 février 1999 6 20 /02 /1999 00:00
Dès que j'ai du temps, je met en ligne la suite de mes aventures en Inde.
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Par Ludovic - Publié dans : Inde 1999
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Mercredi 17 février 1999 3 17 /02 /1999 00:00
Je me lève avant Rolph et retrouve dans la salle de déjeuner les Français qui m'avaient donné le tuyau pour aller déjeuner au Lake Palace à Udaipur. Ils me disent que leur hôtel est pourri, et je leur conseil de rester ici, ce qu'ils font dans la demi-heure. Je vais ensuite à la banque, et, oh miracle, j'obtiens mon argent en 5 mn chrono ! Je rejoins Rolph qui prend son ptit dej à l'hôtel. Il y a aussi le Turc homosexuel de Pushkar, qui me demande ce qui n'allait pas l'autre nuit quand je râlais. Je lui explique que j'en avais marre de sa musique, et tout ce qu'il trouve à dire, c'est : Pourquoi t'es pas venu fumer avec moi ? C'est bon pour dormir !
Je l'envoi chier.

Nous allons visiter l'attraction majeure de Jaipur, le Hawah Mahal, le fameux Palais des Vents, qui n'est en réalité qu'une façade qui donne sur la rue moderne. Le palais derrière est sans grand intérêt. Nous partons ensuite pour l'observatoire astronomique crée par Udaï Singh. C'est un parc entouré d'une haute enceinte, rempli d'instruments astronomiques d'il y a 400 ans. Tout est en pierre, parfois aux dimensions gigantesques. Ils servaient à déterminéer la position du soleil, de la lune, des étoiles avec une précision hors du commun pour l'époque. Je suis sûr que la moitié des touristes présents n'ont pas idée e la manière dont ça fonctionne, moi même je suis un peu perdu, alors que j'ai pratiqué l'astronomie pendant quelques années. Le Turc est encore là, en train de s'extasier sur l'observatoire et hurlant: "Ca, c'est la vraie âme de l'Inde, la puissance cosmiiiique ! Pushkar, c'est de la meeeerde !" Et il part fumer un joint sous l'instrument qui sert à calculer la position de son signe astrologique, le Cancer (il me l'avait dit à Pushkar). Il est complètement frappé ...

Il n'y a rien pour déjeuner dans le coin, et je commence à fantasmer sur le Pizza Hut que j'ai aperçu hier soir. On prend un cyclo-rickshaw pour s'y rendre. Ca me fait vraiment bizzarre de voir l'indien pédaler, il a vraiment du mal, mais c'est comme ça qu'il gagne sa vie. Si tous le monde réagisait comme nous au début, il n'aurait aucun client et serait encore plus misérable.

Le Pizza Hut est un vrai de vrai, sans adaptation des recettes à l'indienne. Les pizzas coûtent toutes plus de 120 rps, une fortune ! Vue la taille des pizzas, ça nous fera aussi le repas du soir.

Nous reprennons un cyclo-rickshaw (maintenant on préfère, c'est plus typique) pour aller au pied de la montagne ou se trouve un petit fort. J'y vais plus pour admirer la ville en hauteur que pour le fort lui-même qui m' a l'air pas terrible. Sur la route qui monte en lacets, nous croisons un cortège de femmes portant des fagots de bois sur la têtes. Il y a 25-30 kilos facile, mais elles ne se plaignent pas, ne laissent transparaitre aucune douleur ou fatigue. Pendant ce temps, leurs maris ne doivent pas faire grand chose ... La condition de la femme indienne est l'une des pires au monde. Quel hasard a fait que je suis né Homme, en France ? Pourquoi pas Femme en Inde, ou en Somalie ? Question sans réponse, mais le fait de se la poser permet de relativiser beaucoup de choses sur ma condition de riche occidental. Je suis bien né, j'ai une vie formidable jusqu'à aujourd'hui, merci ... Est-ce que j'aurai encore le droit de me plaindre après mon retour ? Pas sur que ma consience me l'autorise. Mais je sais que la réalité occidentale va vite reprendre le dessus.
Nous faison un rapide tour de la muraille avant de s'installer dans l'unique bar-restaurant du fort.

Retour à pied à l'hôtel, et lorsque je prend ma douche, les filles de la chambre d'à coté sont là. Je leur parle en français, à poil dans ma douche, et elles nous invitent à venir les voir après. Avec Rolph, on se met à délirer sur la tête qu'elles peuvent avoir. Hé bin, c'est pas fameux !! La 1ère est rousse avec les dents qui rayent le parquet, et la 2ème est grosse. Il n'y a pas beaucoups de top-modèles qui voyagent en Inde, c'est un fait avéré ! Je leur montre mes photos car elles viennent juste d'arriver. Elles n'ont pas encore diné (Rolph et moi avons fini nos pizzas en discutant), et je réussi à m'esquiver de justesse pour ne pas les accompagner au restaurant. Rolph n'a pas cette chance. il revient 1 heure plus tard, mais heureux d'avoir eu sa bière.
Par Ludovic - Publié dans : Inde 1999
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Mardi 16 février 1999 2 16 /02 /1999 00:00
La nuit a été horrible : j'ai eu mal au ventre et envie de vomir sans arrêt. A 8h00, je me force à vomir enfin, et je sens un arrière-goût de Bhang. C'est donc ça ...Dès que ça va mieux, je prend une douche (un sceau d'eau pour appeler les choses par leur nom), et je monte sur la terasse pour me reposer un peu. Je suis complètement K.O.

Après avoir payé la chambre et les repas, il me reste juste 500 rps. Je dois donc aller à la banque. Le trajet est difficile, et je dois le refaire dans 4 heures avec mon sac à dos. Pffff ...Je patiente 15 mn alors qu'il n'y a aucun client (les joies de l'administration indienne), et quand c'et mon tour, j'apprend que les retraits avec une carte VISA ne sont pas possibles.

Je croise Paul qui a réussit à squatter dans la chambre d'un hollandais après mon départ. nous allons manger et je le laisse lire les pages de mon carnet de voyage qui nous concerne, car il se demande bien ce que je peux raconter sur lui. Après, il part dans le Sud et nos chemins vont donc se séparer définitivement. Nous glandons sur la terasse pendant des heures à observer les scènes de la vie quotidienne. Et ça vaut le coup ! Une femme qui vend des colliers, assise par terre, manque de justesse de se faire chier dessus par la vâche se trouvant derrière elle. Ses chaussures, par contre, n'y coupent pas ! Elle se lève furieuse et lance ses tongs dans les fesses de la vâche qui s'en va l'air de rien. La crise de fou rire est inévitable. Un peu plus tard, son petit garçon, lui aussi assis par terre, avec pour seul vêtement un chandail, se pisse dessus, et joue ave les méandres de son urine. On rigole, mais c'est malheureusement la réalité de 95% des indiens.

Le ciel s'obscurcit et je préfère aller chercher mon sac à l'hôtel de suite. Trop tard, je doit traverser la ville sous la pluie ! Je repasse devant le restaurant, dit au revoir à Paul qui s'y trouve toujours. S'il ne change pas d'avis, on se retrouvera soit en France, soit en Belgique.

Le bus est tout petit et pourri comme d'habitude. Il y a un allemand, Rolph,qui va aussi à Jaipur, alors on s'assoit à coté et on fait connaissance. Un sacré rigolo dans son genre. Nous partagerons une chambre à l'arrivée. Il fait nuit quand Jaipur est en vue. Nous prenons un rickshaw pour rejoindre l'hôtel, avec une petite différence par rapport à d'habitude : le conducteur pédale. Je plain le pauvre gars tout maigre qui nous tire, chargés comme nous sommes ! En plus, pas de bol pour lui, il se trompe de direction.

L'hôtel Evergreen est une usine à touriste, chère pour ce que c'est. Les chambres sont glauques. Nous allons voir la Guest House à coté, tenue par un petit vieux qui a du mal à monter les marches. Les chambres sont propres et moins chères, alors on s' y installe.

Nous allons diner, et quand on revient dans la chambre nous entendons du bruit dans notre salle de bain. Il y a une fille qui prend sa douche en parlant à sa copine !!!! C'est quoi ce délire ?? C'est bien notre chambre pourtant. En fait, ce sont les filles de la chambre à coté, dont la douche contingûe à la notre, est ouverte par le haut. La même idée nous vient à l'esprit, on se marre, mais il est tard et nous avons demain pour faire leur connaissance.
Par Ludovic - Publié dans : Inde 1999
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Lundi 15 février 1999 1 15 /02 /1999 00:00
J'ai mal dormi à cause du Turc qui est resté toute la nuit dehors avec sa musique, qu'il n'a pas voulu éteindre malgré mes 2 demandes.

Je vais me promener sur les ghats de l'autre coté du lac, mais c'est désert, donc je reviens vite vers la ville. Je croise 2 charmeurs de cobra. Ils ouvrent leur panier et en 1 secondes, 2 serpents se dressent puis ne bougent plus d'un poil malgré la musique. J'ai l'impression qu'ils sont en plastique, mais quand je les touche, ils bougent. Après la classique photo, le charmeur me demande 50 rps. Je lui en donne 2 ... tarif en vigueur n'importe où ailleurs. Je me dirige ensuite vers le Sunset Café, ou j'ai donné rendez-vous à Paul à midi dans mon dernier email. J'attend 45 mn, mais il me semble que ce soit encore raté. C'est la vie ! Avec la chance que j'ai, on va surement se croiser dans la rue, par hasard, avant la fin de la journée. Après été avoir mangé sur une terrasse au soleil, je retourne au magasin de peintures sur soie. Celles qui me plaisent sont toujours là. Je propose au vendeur 450 rps avec une paire de lunette de soleil, un miroir de rétroviseur (celui de la mobylette d'Udaipur) et mon pantalon en toile avec un trou énorme à l'entrejambe. L'affaire la plus délirante vient de commencer, et ce n'est possible qu'en Inde. Après 10 mn de réflexion, le vendeur accepte avec seulement les lunettes de soleil en plus. Je m'en vais en retenant un sourire de satisfaction.

Sur la route, un attroupement se forme au loin. C'est une procession en costume traditionnel pour le Shiva Day. Un gros moustachu est peint en bleu et un long serpent se ballade sur son ventre. Les tambours résonnent et les chars avancent sous une pluie de fleurs d'orange, entourés d'un cortège de femmes aux saaris multicolores, mais aux visages fermés. C'est un spectacle superbe, haut en couleur.

Comme j'ai un peu mal au ventre, je vais sur les ghats pour m'assoir et contempler les scènes de purification dans l'eau du lac. C'est une eau stagnante, envahie par la mousse et autres algues, et pourtant, les indiens se trempent dedans et la boive comme de l'eau minérale.

Je reprend le chemin de l'hôtel, et qui vois-je, arrivant en face de moi ? Paul. Toujours son appareil photo en main, avec 2 filles de l'hôtel. Il n'y a qu'à demander ... Nous allons au ghat d'où l'on peut admirer le coucher de soleil, mais nous arrivons trop tard. Les filles vont s'assoir sur les marches avec tous les hippies pendant que Paul, prend à manger, et moi à boire. Quand on décide de s'en aller, les filles ont disparu et l'une d'entre elle a oublié les 250 rps qu'elle m'a confié car elle n'avait pas de poche. De retour à l'hôtel, je lui rend immédiatement, en hallucinant sur son laxisme. Elle est jeune, fait confiance à tous le monde, j'espère que ça ne lui posera pas de problèmes mais j'en doute, surtout ici ... L'ambiance est cool, il y en a qui peignent, d'autres qui fument, Bob Marley nous accompagnent en musique. Moi, je ne me sens pas très bien, alors je vais me coucher.
Par Ludovic - Publié dans : Inde 1999
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Dimanche 14 février 1999 7 14 /02 /1999 00:00
Le bus arrive à Ajmer à 5h00 et ne va pas plus loin. Je m'en doutais ... Pourtant le gars de l'hôtel m'avait bien confirmé plusieurs fois que le bus allait jusqu'à Pushkar. Je demande donc la direction de l'arrêt de bus pour Pushkar. Il est à 3 km, et j'y vais à pied car j'ai le temps. Un conducteur de cyclo-rickshaw me suit pendant 10 mn pour me prendre malgré mes refus pemanents. Ca me gonfle. Quand j'arrive à la gare, je demande, si je suis bien au bon endroit. Il me répond que c'est à l'autre station, celle d'ou je viens ! Commme par hasard, il est conducteur de rickshaw et propose de me rammener. Je le vois venir alors je lui propose un marché. Si jk'accepte et que par hasard, il s'est trompé, je ne paye pas la course, il me rammène, et je lui casse la gueule au passage.Il a compris que j'aai compris et fait demi tour. Ca me fait rire, pour une fois que les rôles sont inversés !

Je vais au guichet pour obtenir confirmation et j'obtiens le numéro de bus qui part dans 15 mn. Pour m'amuser, je retourne voir un rickshawn lui demande le bus pour Pushkar, et comme l'autre, il ment pour prendre la course.
J'arrive à Pushkar, et pour la première fois en Inde, aucun rickshaw ne se jette sur moi pour me proposer un hôtel. Personne ... Le pied ! Je marche tout content en direction de l'hôtel Akash, en siflotant. Il se situe dans une rue terreuse et poussiéreuse, la façade délabrée, mais à l'intérieur, des chaises en osier et des instruments de musique trainant dans tous les recoins laissent imaginer la fête qu'il doit y avoir le soir. J'obtiens une chambre avec 30 rps de réduction et vais me reposer jusqu'à 9h30.

Je pars ensuite visiter la ville et ses ghats. Dès que je m'approche des marches un brahmane me dépose des fleurs dans la main, et m'invite à faire une Puja, c'est-à-dire une prière suivie d'une offrande. Je m'approche de l'eau, il me met des graines dans la main, une noix de coco et me fait répéter plusieurs noms de dieux, puis des mots que je comprend pas. Puis sur ses indications, je jette tous dans l'eau, je me lave les mains dans le lac, et le brahmane me met avec son pouce de la poudre rouge au milieu du front, ainsi qu'un bracelet autours du poignet. Je dois maintenant faire une offrande de 100 rps, 200, 3000 ou plus. quand je sors 5 rps de ma poche, il râle alors je lui dit que s'il n'en veut pas, je les garde. Il ne dit plus rien et me montre la boite pour les dons. Je rigole intérieurement, je suis devenu un sacré enfoiré mais qu'est ce que ça fait du bien ! Ce prêtre bidon à du arnaquer tellement de touristes que je n'ai pas trop de scrupule à ne pas tomber dans le panneau. Un peu plus loin sur els ghats, un autre brahmane me remet des fleurs dnas la main et me refait le même cirque que le premier. Je lui dit que j'ai déjà donné,mais il insiste. Il est même prêt à prendre des devises, comme ça, quand il en a suffisament, il peut aller les changer à la banqu, et hop, dans sa poche ! Je l'envoie chier.

Je vais déjeuner au Sun Moon Hotel, dans un charmant jardin ensoleillé ou des singes n'arrêtent pas de faire ... les singes ! Une fois repu, je me dirige vers mon objectif de l'après-midi : le temple de Savitri, perché au sommet d'une montagne qui semble avoir été posé là, au milieu du plateau, tel un cone de sablier géant. Le panorama sur Pushkar et ses environs est grandiose depuis le sommet. Je me met au soleil pour écrire, et pour dormir un peu. Lors de la descente, mon pantalon craque, puis en m'asseyant dans un magasin, se déchire complètement. J'en achète un directement, à un prix défiant toute concurrence par rapport à ce que j'ai vu depuis 1 mois.

A l'hôtel, je discute avec Michel, un hippie français de 40 ans, et un turc, dont le look me laisse penser qu'il est gay. Les 2 ont vraiment l'air largué mais sont sympas. Je tire un peu sur le joint qui tourne, il a un goût bizarre. Puis je choppe une guitare, m'installe sur la terrasse et me fait plaisir en gratouillant les cordes. J'appelle en France, je dine et vais me promener de nuit sur les ghats avant d'aller me coucher. Je mange mon cookie pour voir : rien du tout.
Par Ludovic - Publié dans : Inde 1999
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Ludovic


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