Dimanche 14 février 1999
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Le bus arrive à Ajmer à 5h00 et ne va pas plus loin. Je m'en doutais ... Pourtant le gars de l'hôtel m'avait bien confirmé plusieurs fois que le bus allait jusqu'à Pushkar. Je demande donc la direction de l'arrêt de bus pour Pushkar. Il est à 3 km, et j'y vais à pied car j'ai le temps. Un conducteur de cyclo-rickshaw me suit pendant 10 mn pour me prendre malgré mes refus pemanents. Ca me gonfle. Quand j'arrive à la gare, je demande, si je suis bien au bon endroit. Il me répond que c'est à l'autre station, celle d'ou je viens ! Commme par hasard, il est conducteur de rickshaw et propose de me rammener. Je le vois venir alors je lui propose un marché. Si jk'accepte et que par hasard, il s'est trompé, je ne paye pas la course, il me rammène, et je lui casse la gueule au passage.Il a compris que j'aai compris et fait demi tour. Ca me fait rire, pour une fois que les rôles sont inversés !
Je vais au guichet pour obtenir confirmation et j'obtiens le numéro de bus qui part dans 15 mn. Pour m'amuser, je retourne voir un rickshawn lui demande le bus pour Pushkar, et comme l'autre, il ment pour prendre la course.
J'arrive à Pushkar, et pour la première fois en Inde, aucun rickshaw ne se jette sur moi pour me proposer un hôtel. Personne ... Le pied ! Je marche tout content en direction de l'hôtel Akash, en siflotant. Il se situe dans une rue terreuse et poussiéreuse, la façade délabrée, mais à l'intérieur, des chaises en osier et des instruments de musique trainant dans tous les recoins laissent imaginer la fête qu'il doit y avoir le soir. J'obtiens une chambre avec 30 rps de réduction et vais me reposer jusqu'à 9h30.
Je pars ensuite visiter la ville et ses ghats. Dès que je m'approche des marches un brahmane me dépose des fleurs dans la main, et m'invite à faire une Puja, c'est-à-dire une prière suivie d'une offrande. Je m'approche de l'eau, il me met des graines dans la main, une noix de coco et me fait répéter plusieurs noms de dieux, puis des mots que je comprend pas. Puis sur ses indications, je jette tous dans l'eau, je me lave les mains dans le lac, et le brahmane me met avec son pouce de la poudre rouge au milieu du front, ainsi qu'un bracelet autours du poignet. Je dois maintenant faire une offrande de 100 rps, 200, 3000 ou plus. quand je sors 5 rps de ma poche, il râle alors je lui dit que s'il n'en veut pas, je les garde. Il ne dit plus rien et me montre la boite pour les dons. Je rigole intérieurement, je suis devenu un sacré enfoiré mais qu'est ce que ça fait du bien ! Ce prêtre bidon à du arnaquer tellement de touristes que je n'ai pas trop de scrupule à ne pas tomber dans le panneau. Un peu plus loin sur els ghats, un autre brahmane me remet des fleurs dnas la main et me refait le même cirque que le premier. Je lui dit que j'ai déjà donné,mais il insiste. Il est même prêt à prendre des devises, comme ça, quand il en a suffisament, il peut aller les changer à la banqu, et hop, dans sa poche ! Je l'envoie chier.
Je vais déjeuner au Sun Moon Hotel, dans un charmant jardin ensoleillé ou des singes n'arrêtent pas de faire ... les singes ! Une fois repu, je me dirige vers mon objectif de l'après-midi : le temple de Savitri, perché au sommet d'une montagne qui semble avoir été posé là, au milieu du plateau, tel un cone de sablier géant. Le panorama sur Pushkar et ses environs est grandiose depuis le sommet. Je me met au soleil pour écrire, et pour dormir un peu. Lors de la descente, mon pantalon craque, puis en m'asseyant dans un magasin, se déchire complètement. J'en achète un directement, à un prix défiant toute concurrence par rapport à ce que j'ai vu depuis 1 mois.
A l'hôtel, je discute avec Michel, un hippie français de 40 ans, et un turc, dont le look me laisse penser qu'il est gay. Les 2 ont vraiment l'air largué mais sont sympas. Je tire un peu sur le joint qui tourne, il a un goût bizarre. Puis je choppe une guitare, m'installe sur la terrasse et me fait plaisir en gratouillant les cordes. J'appelle en France, je dine et vais me promener de nuit sur les ghats avant d'aller me coucher. Je mange mon cookie pour voir : rien du tout.
Vous avez dit