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Polynésie française

Dimanche 5 février 2006 7 05 /02 /2006 22:19
Je me lève a 7h00, en même temps que l'allemande qui est avec moi dans le dortoir. Mon sac est déjà prêt car je n'ai rien déballé hier soir. Je me fais un énorme petit-déjeuner de tartines avec du pain frais, et Fred nous emmène au port avec 4 anglais. Nous sommes serrés comme des sardines dans son Peugeot 806. La course nous coûte 1300 CFP chacun. Il abuse un peu le Fred sur ce coup là, il aurait pu faire un tarif de groupe, ou un prix unique du trajet que nous aurions divisés entre nous.

J'embarque seul sur l'Aremiti 5 avec le billet que le couple Américain m'a donné hier. Les autres prennent Le Moorea Express, légèrement moins cher que mon bateau (900 SFP au lieu de 1050 pour moi), mais ils partent en même temps. Je me retrouve avec un groupe organisé de retraités américains fraîchement débarqué du paquebot amarré un peu plus loin et que j'avais remarqué en venant. Je pose mon sac en face de mon siège et je vais sur le pont supérieur apprécier le panorama. quand je redescend a ma place 5 minutes plus tard, j'y trouve une vieille américaines confortablement installée. Ca m'énerve ... Je m'installe derrière, puis je décide de remonter sur le pont pour profiter du soleil radieux. J'ai eu tellement de pluie ces 10 derniers jours qu'il faut en profiter.  Pour les curieux, je précise que les polynésiennes sont en général très loin d'être comme celle au premier plan de la photo ci-dessous ...  :-)


Un groupe de polynésiens est assis en cercle, guitare à la main. Les chansons paillardes vont bon train et il n'y a que moi qui rigole un peu car les autres touristes ne comprennent pas le français. Le trajet dure à peine 30 minutes, et me voilà à nouveau livré à l'inconnu en débarquant sur le quai.


Dans la cohue des navettes vers les complexes hôteliers de luxe, je trouve un bus local (300 CFP), un vieux Dodge Bluebird des années 60, peint en bleu, qui m'emmène a l'autre bout de l'île. C'est la-bas que se trouve le Camping Chez Nelson, un établissement réputé parmi les backpackers pour ses prix honnêtes. Ce que j'aperçois sur le trajet est de bonne augure pour mon appareil photo. Comme c'est Dimanche, les locaux s'habillent tout en blanc pour aller à l'église qui se détache devant l'eau turquoise du lagon.

J'arrive au camping Nelson au bout d'une demi heure, le bus est maintenant presque vide. L'endroit est effectivement un vrai camping , mais il n'y a pas beaucoup de tentes installées. Les gens vont plutôt dans les petites cabines de 2 ou 3 personnes, ou dans les quelques bungalows idéalement situés sur un terrain a l'herbe généreuse, au bord du lagon. Une petite plage de sable agréable complète le tableau. Sympathique endroit donc, il ne reste plus qu'à rencontrer des gens dans la même veine.

Je prend possession de ma chambre rudimentaire (1500 FCP) où je suis pour l'instant seul, et je pars aussitôt faire les courses afin de pouvoir me préparer quelques chose ce soir dans la cuisine collective pour les jours à venir. Le supermarché, situé a 500 mètres, n'est pas grand mais le nécessaire est là. Il y a aussi un café Internet (toujours hors de prix), une librairie bien fournie, des magasins de paréos et de t-shirts souvenirs. De retour au camping, je range mes provisions dans un carton que je laisse dans la cuisine commune, puis je vais m'installer au bord du lagon pour écrire et lire.


J'ai laissé toutes mes affaires de valeur dans la chambre donc par mesure de sécurité, j'ai mis mon propre cadenas sur la porte de ma cabine. Et bien sûr, il faut que quelqu'un arrive précisément dans cette chambre. J'arrive juste à temps pour éviter que le propriétaire ne coupe mon cadenas avec une pince. Mon colocataire est français, en provenance de Madagascar, et s'appelle Yann. 45 ans, sympa, il est en mission à Papeete pour organiser la réparation d'une corvette de la Marine Française. Il me propose d'aller dîner ensemble ce soir, sachant qu'il offre le vin. Si ça commence comme ça ... :-)

Je retourne lire mon bouquin sur l'histoire d'un pêcheur tahitien qui a dérivé pendant 3 mois en mer. C'est une histoire vraie, une histoire de survie poignante et très instructive sur la vie locale et le développement de Tahiti depuis les années 70. Je démonte aussi ma montre pour essayer de la réparer, mais l'intérieur est rouillé, c'est presque sans espoir. Je vais tout de même la nettoyer et changer la pile pour en être sûr.

Le lagon en face de moi donne vraiment envie de piquer une tête dedans, mais sans masque ni tuba, ça fait chier. J'ai envie de voir des poissons ! Je vais réfléchir à l'achat d'un équipement car j'ai encore de bonnes occasions de m'en servir après la Polynésie, notamment à Bali, en Malaisie et en Thaïlande.


La nuit est tombée et Yann est revenu. nous partons au restaurant avec sa voiture de location. Le premier que nous essayons est vide et assez cher par rapport à mon budget, et nous finissons chez dans un restaurant corse sur pilotis qu'il a déjà testé ce midi. Les prix sont similaires au premier que nous avons vu mais ça à l'air vraiment bon, donc je m'accorde un Mahi-mahi au basilic. Nous nous racontons nos vies, la sienne est assez impressionnante. Il a notamment fait des missions humanitaires en Afrique dans des conditions incroyables. Un vrai roman !

De retour à la chambre, il fait chaud et humide. Les moustiques se sont invités et bourdonnent toute la nuit autours de mes oreilles.
Par Ludovic - Publié dans : Polynésie française
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Samedi 4 février 2006 6 04 /02 /2006 15:43
Le ferry qui me ramène à Papeete part a 14h30 du quai de Fare. C'est le même que celui de l'allée, l'Aremiti 4, un ferry régulier ou je suis sûr d'avoir une place, pas comme sur ces foutus cargos de marchandises. Jocelyne, la fille qui tient la pension va m'emmener car elle doit aussi aller au quai en début d'après-midi. Je passe donc tranquillement la matinée dans le jardin, allongé sur mon transat face à l'océan, à bronzer.
A midi, dernière assiette de pâtes avec Vincent et Cyndia, puis nous faisons quelques photos en souvenir.


Alors que je profite de la vue, j'aperçois l'Aremiti 4 arriver à toute allure dans une grand gerbe d'écume blanche. Il est à peine 13h30, j'ai 1 heure devant moi, me dis-je ... Je vais quand même prévenir Jocelyne pour qu'elle se prépare a m'emmener.
- "Déjà ? Mais il est sacrément en avance !!
- oui mais, bon, il n'y a pas le feu, le départ est prévu pour 14h30.
- Ha bin non hé, le bateau, il repart tout de suite, il attend pas !
- Hoooo putain ..."
Elle fonce dans le 4x4, je balance mon sac à l'arrière et je m'installe devant.
- "Tu veux toujours y aller ? qu'elle me lance
- Evidemment ! Fonce ! Le prochain bateau est dans 1 semaine !"
Elle n'avance pas vite à cause des nids de poule dans la route. Et quand son téléphone mobile sonne, elle répond en plus ! Ca ne va pas m'aider a aller plus vite. Je me retiens de lui écraser le pied sur l'accélérateur. Elle parle avec une amie sur le quai, en face du bateau.
- "Oui mais là, j'arrive avec un client. Il peut pas attendre le bateau ? demande t-elle a son amie.
- Il est en train de partir" me dit-elle.

Ca y'est, je suis résigné à encore galérer. Pourtant, lorsque nous arrivons sur le quai, l'Aremiti 4 est encore là, passerelle déployée.  Ouf ! Je remercie Jocelyne et fonce à l'intérieur ou j'achète mon billet, puis je m'installe avec soulagement dans mon siège, pour repartir aussitôt sur le pont prendre des photos de mon île paradisiaque qui s'éloigne au loin. J'aperçois même la pension Vaihonu avec son jardin, et le transat ou j'étais allongé quelques heures plus tôt.


Je retrouve Ross et Meriah, le couple américain que j'avais rencontré la première fois Chez Gynette. Après 10 minutes de discussion, je leur dit que je vais ensuite à Moorea, et ils me propose un billet de ferry aller-retour qu'ils ne vont pas pouvoir utiliser car leur avion pour Los Angeles part demain. J'insiste pour en payer quand même la moitié, et je vais m'asseoir car le mal de mer commence a se faire sentir.

Le bateau arrive à 18h00 a Papeete. Je dois maintenant rejoindre la pension Te Miti ou j'ai déjà réservé ma nuit. Ross et Meriah semblent en galère de logement donc je leur propose d'appeler ma pension pour vérifier qu'il y a de la place. Oui, c'est bon, donc libre a eux de me rejoindre plus tard.

Je vais à l'arrêt de bus derrière le marché mais il ne reste plus qu'un truck pour le centre commercial situé à mi-chemin de la pension. C'est toujours ça de gagné donc j'embarque dedans, puis j'enchaîne en faisant du stop. Au bout de 5 minutes, une polynésienne avec ses 2 enfants s'arrête. Elle ne va pas jusqu'à la pension Te Miti, mais j'accepte de monter quand même pour me rapprocher un peu plus. Elle me raconte ses déboires pour trouver une femme de ménage car de sa propre bouche, les polynésiens sont des feignants qui ne veulent pas travailler. Ils se contente du minimum pour vivre, du pain, du café et du lait. Et lorsqu'ils gagnent de l'argent, ils dépensent tout en quelques jours et ne soucie pas de l'avenir. La mentalité des îles ... Du coup, elle s'est marriée a un expert-comptable de Bordeau expatrié car elle se supporte pas cette mentalité.
Pourtant la vie en Polynésie est chère pour eux aussi. Ainsi, cette dame préfère prendre l'avion pour Los Angeles tout les ans afin d'y refaire d'un coup sa garde robe et celle de ses enfants.
Finalement, à force de parler, elle va plus loin que prévu et décide de m'emmener jusqu'à la pension.

Lorsque j'arrive, l'endroit est vide. Pas de traces de Fred (le propriétaire), ni de sa femme dans les parages, donc je m'installe dans le dortoir que j'occupais la dernière fois. Des touristes arrivent petit à petit, un couple de Français, un néo-zélandais, une allemande qui va à Moorea Demain. Je rencontre aussi Yves, un routard retraité qui a l'impression de me connaître, de m'avoir déjà rencontré quelque part. C'est bizarre car plus il me parle et plus sa tête me dit aussi quelque chose. Nous essayons dons de retrouver un endroit ou nous aurions tous les deux été, ou des connaissances communes. A force de croiser les possibilités, nous nous rendons compte que nous connaissons tous les deux Manuela, une amie parisienne que j'ai rencontré lors de mes études à San Francisco. Yves connaît bien sa mère car c'est une de ses grandes amies. Mais je n'ai toujours aucun souvenir de Yves et surtout, je ne comprend pas dans quel contexte nous aurons déjà pu nous rencontrer. Peut-être que Manuela a une réponse à nous apporter, donc je lui écrirais pour lui demander.
Par Ludovic - Publié dans : Polynésie française
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Vendredi 3 février 2006 5 03 /02 /2006 15:35
Je me lève à 6h30 pour amener Chantal et Oliver à l'aéroport avec la voiture de location. Dommage qu'ils partent, ils étaient parmi les français les plus sympathiques que j'ai rencontré depuis le début du voyage. Ils partent pour Rangiroa, LE spot de plongée en Polynésie Française, avec Fakareva et quelques autres îles. Je repasse à la pension prendre Vincent et Cyndia et nous allons a Fare rendre la voiture. J'essaye de payer avec ma carte bancaire mais elle est refusé. A tous les coups, mon compte en banque est dans le rouge. Je n'ai pas pu faire de virement récemment car Internet est tellement chère ici que je ne suis pas connecté depuis 1 semaine pour faire le nécessaire. Je paye donc en liquide et je file à la plongée.

Annie, qui tient le magasin de plongée sous-marine, est une petite belge blonde très sympa. Elle arrive avec 3 autres français de mon âge qui sont en vacance ici pour 2 semaines. Je m'équipe, nous prenons un Zodiac et partons vers la sortie du lagon pour plonger dans la passe. L'eau est à 28° C et la visibilité est bonne.
Nous sommes au dessus d'un plancher de coraux qui descend lentement. Les poissons habituels sont là, mais plus gros qu'aux autres endroits ou j'ai fait du snorkelling. Ils ne sont pas farouches car un poisson baliste de la taille d'un ballon de rugby suit Annie pendant 10 minutes.


Puis nous apercevons des requins : d'environ 1,5 mètres, ils zigzaguent rapidement a une dizaine de mètres de nous avant de disparaître dans le bleu profond de l'océan. Une murène de 3 mètres vient elle aussi faire son show.

Nous remontons ensuite une paroi pour atteindre a nouveau les champs de coraux avec de nombreuses anémones de mer.


Un banc de carangues se déplace majestueusement au dessus de nous, tournant lentement tel un ruban de tissu, virevoltant au ralenti. Parfois, le banc se coupe, puis se reforme quelques mètres plus loin, comme si tous ces poissons ne faisaient qu'un seul être vivant.

Nous amorçons lentement la remontée vers le Zodiac. La plongée a duré 52 minutes, mon record, car j'étais tellement zen que j'ai consommé très lentement mon oxygène. Ce n'était pas le cas des autres, dont Jérôme, qui a dû utiliser le respirateur secondaire d'Annie pendant les dernières minutes. Comme il a un appareil photo numérique dans un caisson étanche, il n'a pas arrêté de nager partout à la poursuite des poissons. J'ai fait aussi des photos avec mon petit appareil étanche classique. J'ai hâte de les faire développer pour voir le résultat. Retour a la bonne vieille méthode !

Je paye la plongée (45 euros), et vais consulter les emails avant de retourner à pied à la pension sous un soleil de plomb. Un message de la compagnie d'assurance suite au vol de mon Ibook m'attend. Elle me demande le contrat de location de l'appartement ou nous logions, le contrat d'assurance  de l'appartement, et la position du propriétaire dans l'affaire. Sans ces documents dans mon dossier, ils refusent de procéder au remboursement de mon ordinateur. Je rêve ... Ca ressemble fortement a une demande de documents qu'ils savent pertinemment impossible a obtenir puisque je ne suis plus en Argentine, afin de pas avoir a m'indemniser. Et dire que j'ai payé une police d'assurance pour recevoir ce genre d'email... Si j'avais le gars qui l'a envoyé en face de moi, je l'aurai mordu !!! Je fais une réponse pour leur expliquer ma situation en tentant de rester le plus cordial possible (mais c'est dur !!) et je repars très énervé.

Le déjeuner a lieu avec Cyndia et Vincent de restes de pâtes, tomates et ananas. Nous avons aussi gardé la tête du poisson que nous avons mangé hier. Non pas pour la manger car elle empeste trop , et nous avons du la laisser dans un sac plastique dans un coin du jardin, mais pour servir d'appât.

Vincent et moi allons faire du snorkelling en face de la pension et nous nous servons de la tête de poisson. Nous la laissons flotter au rythme des vagues, attirant quelques petites poissons. Mais au bout de quelques minutes, le goût du sang attire 1 requin, puis 2 et finalement 4 requins tournoient autours. ils ne sont pas gros, 1,5 mètres à peine, mais la sensation de nager à proximité d'eux est géniale, excitant je pourrai même dire. L'un d'eux a vite fait de s'en emparer et il disparaît avec ses congénères.

Nous préparons un autre appât avec des morceaux de poisson blanc que nous avons trouvé sur les rochers. Cette fois, nous l'attachons a un fil puis nous le bloquons sous des rochers pour éviter que les requins ne l'emportent. Les petits poissons tropicaux arrivent rapidement et se faufilent dans les espaces pour manger, mais pas de signe des requins. Nous attendons 20 minutes et il ne reste quasiment plus rien de notre dernier appât, donc nous abandonnons notre chasse aux requins pour aller taquiner une murène blanche qui est coincée dans un trou du récif, près du bord.


La fin de l'après-midi arrive très vite, ainsi que de nouveaux voyageurs. Je commence a étouffer ici. Le seul coté positif est qu'un gars avec un chargeur d'Ipod est dans le dortoir et il accepte de me le prêter pour recharger enfin le mien. Autre mauvaise nouvelle de la journée après celle de l'assurance, ma montre est morte. Elle est soit disant Waterproof jusqu'à 50 mètre mais elle n'a pas résisté a 2 heures de snorkelling a 10 centimètres de profondeur. Encore une dépense non prévue.

Je passe la soirée tranquillement dans mon transat a lire et regarder les bateaux qui passent à l'horizon avant la tombée de la nuit.

Par Ludovic - Publié dans : Polynésie française
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Jeudi 2 février 2006 4 02 /02 /2006 15:21
Après le mini-déluge des 2 derniers jours, le soleil refait son apparition, un peu timide mais suffisante pour envisager des activités extérieures. Je loue à nouveau une voiture avec mes 4 acolytes français afin de continuer l'exploration de l'ile. Comme la dernière fois, la responsable de l'agence locale vient nous chercher à la pension. J'y vais avec Oliver et Chantal, et une fois que nous avons récupéré la voiture, nous allons sur le quai de Faré ou se tient le marché matinal.


Les étals sont assez basiques et beaucoup de marchandises sont vendus directement depuis le coffre des 4x4 pickup. 


Les vendeur de poissons accrochent directement leur prise du matin sur un baton de bois ou la pende aux arbres qui bordent la rue. Chantal achète un poisson frais pour nous préparer un diner d'adieu, car elle part demain avec Oliver pour Rangiroa.


Moi, je vais faire un tour des étals pour voir les spécialités locales en matière de fruits et légumes, et faire quelques photos. Il n'y a pas beaucoup de variétés de fruits tropicaux, contrairement a ce que je m'imaginais, mais que trouve quelques légumes que je ne connaissais pas tel cette racine géante qui sert a faire des soupes.



En route vers la pension, nous nous arrêtons aux club de plongée d'Annie (une belge adorable) situé au bout du quai. Chantal la conna”t car elles ont des connaissances communes dans le milieu de la plongée. Ca papote des dernières nouvelles sur les autres clubs dans les ”les de Polynésie. C'est un petit milieu ou tout le monde connait tout le monde. C'est souvent comme ça dans les milieu de passionnés. En plus, ici, ce sont souvent des gens sympathiques, qui ne se prennent pas trop la tête et qui ont un mode de vie simple. Ils ne vivent que pour/par leur passion et ils ne pouvaient pas mieux choisir que la Polynésie pour ça ! J'apprend ainsi que le fils du commandant Cousteau (elle le connait personnellement et a rencontré le célébrissime père) a crée un club de plongée sur l'atoll de Rangiroa.
Je me renseigne pour le prix d'une plongée avec Annie et je réserve ma place pour demain matin. Comme elle n'a encore personne d'autre que moi pour l'instant, elle me confirmera dans la journée si la sortie en mer est maintenu ou non.

Nous retournons à la pension pour récupérer Vincent et Cyndia. Chantal va préparer le poisson pour sa recette avant de repartir. Nous allons sur les récifs au bord de l'eau et je la regarde vider les entrailles de notre poisson pour ensuite faire des petits morceaux qui vont mariner dans le jus de citron toute la journée au réfrigérateur.


Nous partons ensuite pour le Nord de Huahiné pour retourner au Jardin de Corail ou nous avions déjà fait du snorkelling la première fois. Nous y restons plus de 2 heures a explorer les recoins du lagon. La visibilité est toujours exceptionnelle, le soleil est au rendez-vous, et je dois nager avec un t-shirt pour ne pas me bréler le dos a force de rester dans l'eau.
Vincent, Cyndia et moi suivons Chantal qui nous fait un cours pratique en direct sur les poissons, les coraux, les coquillages que nous voyons. Ca donne une autre dimension a la plongée de pouvoir mettre un nom sur ces merveilles de la nature. C'est génial de nager au milieu de cette faune, mais c'est encore mieux quand on sait la reconnaître.

Nous revenons à la pension pour le déjeuner car nous ne sommes pas trop loin et nous n'avons rien géré pour pouvoir déjeuner sur la route. Notre lieu de snorkelling suivant est la plage du Relais Mahana au Sud de Huhainé Iti. L'eau est moins claire qu'il y a 2 jour mais la qualité d'observation a moins de 3 mètres reste très bonne.. Nous avons gardé dans un sac plastique les déchets du poisson que Chantal a achetée ce matin et nous les prenons avec nous cette fois. Lorsque nous les jetons a l'eau, une nuée de petits poissons se constitue et s'agglutine autours pour tout dévorer en quelques secondes. Nous réitérons l'expérience en bloquant le morceaux sous des cailloux a 3 mètres de profondeur afin que nous puissions observer plus longtemps le magnifique spectacle de cette nuée multicolore et agitée. Alors que je suis remontée a la surface, Chantal et Oliver nous appellent car il y a une grosse murène qui a attrapée l'app‰t et qui est partie se cacher. Je n'ai pas eu le temps de la voir donc nous replaçons un app‰t, la tte du poissons, à proximité du ponton qui nous permet d'avoir une bonne vue mme en étant hors de l'eau. Moi, je reste dans l'eau pour la voir de plus près.

Je me suis positionné a coté du rocher, et tout d'un coup, elle sort sa grosse tte hideuse depuis un trou juste a coté de moi auquel je ne m'attendais pas. Surpris par cette apparition, j'ai fait un "bond" en arrière en pataugeant a toute allure.
Elle mesure bien 1,5 mètres, de couleur marron avec des points clairs. Elle s'approche petit à petit se faufilant entre les rocher mais restant toujours le plus cachée possible dans les rochers biscornus et creux. Elle s'approche avec méfiance et puis tout d'un coup se précipite sur la tte du poisson mort quelle croque d'un coup pour en arracher le plus gros morceau possible, puis elle fonce s'abriter à nouveau. Elle opère ainsi une succession d'attaque sur notre appât jusqu'à ce qu'elle arrive à le décrocher de son fil et à partir avec. Au plus près, je me suis retrouvé à moins de 2 mètres d'elle.

Nous restons jusqu'à 17h00 puis la tombée de la nuit approchant, nous repartons en continuant notre tour de l'ile. Nous faisons un arrêt sur le pont qui relie Huahiné Iti à Huahiné Nui.



Il enjambe une passe avec un fort courant ou des poissons Trompettes (ou poissons Chirurgiens), long et filiforme avec leur bouche/nez qui fait la moitié de la longueur de leur corps. Ils nagent a contre-courant pour se nourrir de plancton. Nous apercevons un poisson-pierre, poisson très venimeux dont la couleur lui permet de se confondre a la perfection avec les récifs de la passe lorsqu'il rabat ses nageoires et ne bouge plus. Il y a aussi une raie pastenague qui ondule et plane majestueusement a quelques centimètres du fond.

Soudain, j'aperçois au loin des nageoires qui dépassent de temps en temps de l'eau. Des requins ? Non, mieux que ça : un groupe de 5 raies souris qui nagent en formation serrée et effectuent un grand cercle. Meme les enfants locaux qui ont en vue d'autres grimpent sur la balustrade du pont pour les admirer.


Nous repartons au bout d'une heure pour la pension qui accueille encore des nouveaux voyageurs. Ca commence a faire beaucoup de monde dans un endroit pas si grand qu'il en a l'air. Le soir, c'est la bagarre pour faire la cuisine car il n'y a pas assez d'ustensiles et de casseroles pour tout le monde. Il est temps de partir d'ici, c'était vraiment mieux au début de la semaine quand nous étions juste tout les 5. Le poissons cru que nous a préparée Chantal est prt, nous le mélangeons avec une salade de carottes râpées, des concombres en tranche et de la sauce de soja. C'est notre dernier repas tous ensemble.
Par Ludovic - Publié dans : Polynésie française
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Mercredi 1 février 2006 3 01 /02 /2006 18:19
Une nouvelle venue dans le dortoir que je partageais jusqu'à maintenant avec Vincent et Cyndia seulement me réveille a 3h00 du matin. Les présentations commencent mal car j'ai squatté le lit qui lui était réservé pour le coller au mien et me faire un lit grande taille. C'est pas une heure pour déranger les gens dans leur sommeil, mais elle a sérement du arriver par le cargo de nuit. Je libre la place et me rendors aussitôt.

La journée commence par une petite averse (pour ne pas changer les bonnes habitudes ...) mais heureusement le soleil fait rapidement son apparition. Je m'installe dans un transat face a l'océan pour y lire toute la matinée, et j'attrape un bon coup de soleil. Le déjeuner est préparer en commun avec Chantal, Oliver, Cyndia et Vincent, puis la journée de relaxation suit son cours. J'emprunte l'un des vélo tout rouillé de la pension qui permet juste d'aller au quai de Fare, car dans l'état ou il est, il serait courageux de tenter d'aller plus loin de toute facon. Je vais voir si je peux aller sur Internet, mais les 2 magasins de location de DVD qui abritent les ordinateurs sont fermés. Tant que je suis lˆ, j'en profite pour faire des photos de maisons typiques dans les environs avec les murs tressés et leur toit en feuilles de palmier séchés. Je photographie aussi des enfants qui jouent sur le rebord d'un pont.

Je profit aussi d'être au village pour téléphoner a la compagnie qui gère le ferry Aremiti 4 pour réserver ma place de retour vers Papeete. En effet, j'ai décidé d'abandonner ma tentative de me rendre jusqu'à l'atoll de Maupiti en passant par Raiatea et Bora-bora. Les liaisons inter-iles en bateau sont tellement peu fiables que je ne préfère pas prendre le risque de me retrouver bloqué a Maupiti et ne pas pouvoir revenir à temps a Papeete pour prendre mon avion vers la Nouvelle-Zélande.
Comme pour le cargo Vaianu, il n'est pas possible d'acheter son billet à l'avance. Je dois donc me pointer sur le quai a l'avance le jour du départ pour acheter mon billet au moment de l'embarquement. J'espre que ca ne va pas me faire le meme coup qu'au gars qui a attendu de pouvoir embarquer pendant 4 jours parceque le bateau était soi-disant toujours plein...

De retour a la pension, je vais faire un peu de snorkeling mais comme la dernière fois, les vagues et le courant rendent l'activité peu agréable. Il ne me reste plus qu'a profiter de mon transat.

Je retourne au quai en fin d'après-midi car le magasin avec internet est ouvert, puis je vais faire des courses de nourriture. Au moment de rentrer, le temps se gâte et très vite, un déluge s'abat sur ma petite île perdue dans le Pacifique.




J'attend 5 minutes, 10 minutes, et puis je me dit que ce n'est pas trs grave d''êre mouillé quand on vit en short, torse nu toute la journée. Donc je pars sous la pluie. Seul mon sac sera mouillé et j'en profiterai pour le laver.

Je dîne avec Sophie, la nouvelle venue de ce matin, Vincent et Cyndia, d'un plat de pâte. Bénissons les chinois qui ont inventés le délice quotidien du routard !
Nous faisons mieux connaissance avec Sophie qui est aussi française, un peu plus jeune que moi. Elle a quitté son travail dans une association en République Dominicaine ou elle vivait depuis 2 ans. C'est une férue de plongée sous-marine (comme Chantal) et elle voyage avec un sacré équipement. Comme moi, elle veut essayer de visiter les autres îles de l'archipel Sous-le-Vent en utilisant les ferries et les cargos, et elle commence a comprendre le casse-tête que cela représente.
Par Ludovic - Publié dans : Polynésie française
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Ludovic


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