Flux RSS

  • Flux RSS des articles

Chili

Samedi 14 janvier 2006 6 14 /01 /2006 00:00

Il est 6h00, je prend ma douche, je termine de boucler mon sac et me voila pret a repartir sur la route. Il me reste juste a dire au revoir Amichay qui s'est a moitié endormi. Avec Craig en Afrique, et Christophe en Antarctique, il fait parti des rares personnes que j'ai rencontré avec lesquel j'aurai pu voyager des semaines, voire des mois. J'espère vraiment que nos chemins vont se recroiser un jour. Je réveille ausi Itay, puis je pars.

Les rues de Bariloche sont vides, et un beau soleil éclaire le lac. J'attend 5 minutes un taxi pour m'emmener a la gare routière. Je m'enfile 2 croissants et 1 café avant de monter dans le bus flambant neuf qui me ramène au Chili, pour ma dernière semaine en Amerique du Sud. La route traverse la fameuse région des Lacs, jusqu'a la frontière que nous passons en 5 minutes. Les douaniers ont l'habitude des aller-retours des voyageurs en l'Argentine et le Chili et sont peu regardants (ou efficaces, va savoir ...). Au poste chilien, c'est un peu plus long, car l'importation de nourriture étant strictement interdite, ils vident la soute du bus pour mettre tous les sacs sur un tapis roulant qui les scannent.

Le bus s'arrete à Osorno, belle ville a l'architecture typique de la region, puis nous arrivons a Puerto Montt a 14h30. Je regarde les horaires des bus pour Santiago. il y en a plus d'une dizaine qui part entre 18h00 et 22h00, donc j'achète un billet (20 000 pesos) pour ce soir, ce qui me permet d'économiser une nuit d'hotel ici, et une longue journée de trajet. 

Je laisse mon gros sac à dos au garde-bagage, et je pars en ville tuer le temps. Il n'y a pas grand chose a faire a Puerto Montt, surtout qu'il ne fait pas tres beau temps. Cependant, je trouve que  la ville un certain charme. Je me promène le long de la baie puis je vais dans un Café Internet. J'achète  2 completos (sorte de hot dog avec une crème d'avocat et des tomates coupées en petit morceau, le tout recouvert de mayonnaise) pour le trajet, et me voila de retour a la gare. Le bus est vraiment confortable, ca fait plaisir. A peine installé, je m'endors.

Par Ludovic - Publié dans : Chili
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Partager    
Mercredi 4 janvier 2006 3 04 /01 /2006 00:00
Parcours depuis le Camp Torres jusqu'au Refuge Las Torres

Ma montre sonne à 4h30 comme prévu, mais comme j'ai entendu la pluie tomber sur la toile de la tente 30 minutes plus tôt, je me dis que ce n'est même pas la peine de jeter un oeil dehors. Le ciel doit être nuageux, et donc le lever de soleil sur les Torres del Paine compromis. Amichay vient me réveiller à 5h00, et me demande si on y va. Je regarde le ciel et un beau bleu sombre semble apparaître entre le feuillage des arbres. Branle-bas de combat ! En 5 minutes, je suis habillé, sac sur le dos avec le petit-déjeuner dedans. Comme Amichay et Moti tardent à se préparer, j'attaque la montée de la montagne en solo, gravissant les rochers à toute allure car le ciel s'éclaire de plus en plus vite, et je ne veux pas rater le moment où le soleil rougeoyant atteint les pics rocheux. La montée au Mirador dont le chemin se résume à de l'escalade dans une sorte de carrière de rochers énormes dure normalement 45 minutes. Je me la fais en 20 minutes ... et quand j'atteins enfin le sommet, j'ai les cuisses et les mollets à deux doigts de la crampe. Mais le soleil n'est pas encore là, ouf ! J'ai donc le temps de me reposer sur un rocher plat où sont déjà installés deux randonneurs barbus qui ont sorti leur réchaud. Ils ont bien raison car le vent est glacial. En montant, j'ai eu le temps de me dire que je n'ai pas pris les cuillères pour manger le muesli. Ni les bols d'ailleurs ... Heureusement, j'ai pris deux tasses.

Le spectacle en face de moi est impressionnant : trois gigantesques aiguilles de roche sont pointées vers le ciel comme si elles avaient poussé la veille. A leur pied se trouve un petit glacier dont le ruisseau souterrain se déverse dans un lac à l'eau cristalline. Lorsque les premiers rayons de soleil touchent la roche blanche, celle-ci rougit. La lumière progresse petit à petit depuis le sommet des aiguilles vers le bas, en passant de l'orange vif au jaune, puis la roche prend enfin sa couleur naturelle.

 

Ami et Moti me rejoignent et nous montons au sommet de la crête d'où la vue est la meilleure. Je sors le petit-déjeuner, et Amichay a une idée pour manger les céréales : (Musique de Mac Gyver) - utiliser les verres démontables des lunettes de soleil que j'ai trouvé il y a  3 jours. Et j'ai précisément les lunettes avec moi. On se régale. Nous restons sur la crête une bonne demi-heure, puis lorsque le soleil éclaire tout, nous prenons la direction de la descente.

 

De retour au camp à 8h00, nous faisons une courte pause et l'ultime démontage de la tente commence. Nous nous débarrassons des choses dont nous n'avons plus besoin (je donne une bonbonne de camping-gaz a des randonneurs français juste à côté de nous), et nous ne gardons que la nourriture pour le déjeuner. Le refuge Las Torres d'où part le bus du retour pour Puerto Natales est à 3 heures de marche, mais comme c'est quasiment toujours en descente, nous allons vite.

 

A 12h30, nous faisons notre pause déjeuner sur le flanc de la montagne avec une vue panoramique sur la vallée encaissée derrière nous et sur les lacs devant nous. Il faut encore nourrir Moti.
Puis nous entamons la longue descente à toute allure vers le Refuge Los Torres que nous atteignons en 45 minutes. En chemin, nous croisons des groupes des dizaine de randonneurs qui montent. Je n'en avais jamais vu autant depuis 4 jours. Une vraie colonie ! Il est temps de partir d'ici ... Nous croisons même un couple qui était avec nous sur le bateau en Antarctique.

 

Le chemin traverse un champ plat pour arriver au bord d'une rivière large. 2 options indiquées sur un panneau pour traverser : un chemin pour les humains et un pour les chevaux qui semble plus court. Pourquoi les différencier ? Amichay préfère aller au plus court donc nous prenons celui des chevaux, et quand nous arrivons en face de la rivière nous comprenons pourquoi il ne nous est pas destiné: il n'y a pas de pont... Le courant est trop fort donc il nous faut longer la rivière jusqu'au "pont des humains". Nous arrivons Arrive au Refuge Las Torres à 14h00, où se trouve un luxueux hôtel en bois avec une superbe vue sur les aiguilles du Torres del Paine au loin.



Nous attendons ici le mini-bus qui nous emmène à l'entrée du Parc . En l'espace de 20 minutes, une vingtaine de randonneurs arrivent, et le mini-bus se retrouve bondé. Mon sac part avec le premier bus mais il n'y a plus de place pour moi, donc je prend le suivant, et retrouve mon sac à l'arrivée. Puis nous prenons le bus pour Puerto Natales.

Une chambre nous attend à l'hôtel ou nous avons laissé le reste de nos affaires. On va diner dans un bon restaurant puis nous allons rendre les affaires de location. Je récupère mon ordinateur, puis je vais sur Internet consulter mes emails. Une trentaine de messages m'attendent, dont un qui attire mon attention : il vient de la compagnie aérienne brésilienne GOL avec laquelle j'ai acheté deux vols internes au Brésil il y a maintenant plus de 3 mois. Le message me confirme l'achat d'un billet d'avion à destination de Salvador da Bahia pour le 2 janvier (nous sommes le 4) pour Monsieur Robert Boller qui habite à la même adresse que moi, et qui a la même carte de crédit aussi apparemment. Prix du billet : 823 reals (presque 300 euros) ! Les boules ... Dur, le retour. Je n'ai pas encore eu d'ennuis de ce genre en 8 mois de voyage, donc il fallait bien qu'une tuile me tombe dessus un jour ou l'autre.

Je termine de lire mes emails et je commence à réfléchir aux conséquences de cette fraude sur ma carte de crédit : plus de retrait possible aux distributeurs, gros trou dans le budget, perte de temps et d'argent pour les démarches d'opposition... pfffff, ça me gave. Je m'en occuperai demain à El Calafate en Argentine, où les connexions à Internet et les appels internationaux sont moins chers.
Je reviens à l'hôtel sur le coup de 23h00, et je commence a préparer mon sac. Moti me demande si je peux lui graver un cd-rom de mes photographies. Je m'y attendais, mais j'estime qu'Amichay et moi avons déjà été bien sympa avec lui, donc je lui fais comprendre que je vais pas en plus lui servir de photographe officiel. Il tire la tronche car, comme prévu, il n'a pris quasiment aucunes photographies en comptant justement sur moi pour faire le travail. Dommage pour lui ... Ca me fait un peu chier d'en arriver la, mais j'avais envie de lui donner une lecon.

Par Ludovic - Publié dans : Chili
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Partager    
Mardi 3 janvier 2006 2 03 /01 /2006 00:00

Parcours depuis le Refuge Los Cuernos jusqu'au Camp Torres.

La plus grande journée de marche nous attend aujourd'hui : 4 heures jusqu'au refuge Chileno, puis encore 1 heure jusqu'au Camp Torres. Compte-tenu que les temps de parcours sont évalués sans prendre en compte les pauses, nous allons sûrement mettre 2 ou 3 heures de plus pour atteindre notre objectif.
Nous nous levons le camp à 9h00 sous une ciel nuageux menaçant, et reprenons le chemin qui longe le lac. Je pars avec Moti, car Amichay a semble t-il prit les devant. Ca nous étonne, mais vu que son sac n'est plus là...  Au bout d'une demi-heure a marcher à vive allure, toujours pas d'Amichay en vue. Nous continuons encore 20 minutes, mais sans résultat. Je demande à un randonneurs qui vient dans l'autre sens s'il a croisé un israélien, mais il n'a vu personne depuis 40 minutes. Amichay est donc derrière. Nous posons nos sacs pour l'attendre, et je monte sur un gros rocher pour avoir une meilleure vue sur le chemin. Enfin, au bout de 15 minutes, je l'aperçois. Il était au toilette pour prendre du papier hygiénique avant de partir, mais il y avait la queue et il a dû attendre 10 minutes. En revenant à la tente, nous étions partis.


Un groupe d'une dizaine d'américains est parti quelques minutes avant nous, et un autre de 8 allemands est derrière. Dès que je vais trop vite, je me retrouve au milieu des américains, et quand j'attend Amichay et Moti, où que je m'arrête pour prendre une photo, les allemands me rattrapent. J'ai horreur de cette situation où je ne  me sens jamais perdu en pleine nature, donc je met le turbo pour larguer tout le monde. Nous avons liquidé quelques kilos de nourritures mais pourtant, j'ai toujours l'impression que mon sac est aussi lourd. Il n'y a pas de réelle difficulté au début, ce n'est qu'un enchaînement de montées et de descentes dans un paysage vallonné, avec bien sûr, les traditionnelles rivières à traverser. Je m'étonne moi-même de ne pas avoir encore glissé sur une pierre mouillée pour me retrouver les pieds dans l'eau.

A 13h30, je m'arrête au sommet d'une petite colline qui domine le lac pour faire notre pause déjeuner. Les randonneurs qui passent m'imitent et bientôt, chaque sommet de colline séparée d'une centaine de mètres est occupée par un couple ou un groupe !  Amichay arrive 10 minutes après moi, puis Moti 10 minutes plus tard. Nous lui passons du thon et du pain pour qu'il ne mange pas que de la mayonnaise.

Le chemin reprend à travers champs, puis nous amorçons une montée qui devient de plus en plus raide. Là, je le sens passer, et j'arrive en sueur au col qui permet de passer de l'autre côté de la vallée. La vue panoramique est magnifique de part et d'autre.




Dès que les autres m'ont rejoint, nous amorçons la descente dans la vallée jusqu'au Refuge Chileno, dans un chemin à flanc de montagne. Je traîne pas mal pour prendre des photos.

Il est 15h30, et nous ne sommes plus très loin de notre objectif. Sans tarder, nous repartons en suivant la rivière. Toujours en tête, je m'enfonce dans la forêt en me disant que je ne m'arrête plus tant que je ne suis pas arrivé au Camp. Enfin, à l'approche d'une zone dégagée, qui donne sur un éboulement de rochers, j'aperçois le camp niché dans un bosquet. Il est seulement 16h30, je vais enfin pouvoir un peu profiter d'une fin de journée. La journée la plus longue en terme de marche aura été finalement celle que nous avons le mieux géré, en partant tôt.


 

Je nous trouve 2 emplacements de tente et je vais profiter du soleil qui est apparut, assis sur les rochers à l'entrée du camping, en attendant les autres. Quand nous sommes réunis, nous nous faisons des pâtes sans attendre l'heure du dîner car nous avons très faim. Je vais ensuite avec Amichay voir comment se présente le chemin pour demain matin. L'objectif est d'arriver au mirador sur les fameuses aiguilles granitiques Torres del Paines avant le lever du soleil.


Il va donc falloir se lever à 4h30 et enchaîner directement sur une ascension ardue pendant 45 minutes. En espérant que le soleil sera au rendez-vous, car c'est le clou du spectacle, et je me le suis gardé pour le dernier jour. Je vais me coucher à 22h00 alors que Amichay et Moti vont s'incruster avec 3 jeunes charmantes israéliennes qui sont arrivées peu après nous pour jouer aux cartes.

Par Ludovic - Publié dans : Chili
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Partager    
Lundi 2 janvier 2006 1 02 /01 /2006 00:00
Parcours depuis le Refuge Los Cuernos jusqu'au Refuge Sarmiento

Le programme de la journée se résume a un aller-retour jusqu'à un mirador situé à 2 heures de marche de notre camp. La météo n'est pas très bonne, mais au moins, il ne pleut pas. Nous prenons dans un petit sac à dos, juste de quoi faire un sandwich pour le déjeuner, et nous laissons tout le reste dans la tente. Pas de risque, à priori, de se faire voler quelque chose, tout le monde fait pareil, et je ne laisse aucun objet de valeur.

Le chemin longe la rivière tumultueuse qui coule directement du Glacier de Los Frances dans une vallée faite de gros rochers empilés.


Ca monte raide, et c'est l'enfer pour les jambes qu'il faut lever haut pendant une bonne demi-heure. Nous atteignons une crête peuplée de tronc d'arbres desséchés et blanchis en vrac sur le sol. Ca ressemble parfois a un champ de bataille. Je me demande ce qu'il a bien pu se passer ici.



Une fois au sommet qui nous offre une vue panoramique sur la vallée et le glacier, nous passons dans la forêt.


Le chemin zigzague entre les racines d'arbres, et nous fait faire des montagnes russes pendant plus d'une heure. A mi-parcours, Sarah n'en peux plus car elle a une douleur au genou depuis hier, et elle préfère retourner au camp pour s'économiser. Je prend donc son sac (en fait celui de Moti qui a réussi à lui refiler dans un geste de galanterie mémorable), que je rend dix minutes plus tard à son propriétaire que j'ai rattrapé.
Nous franchissons des rivières et après deux heures de marche, nous arrivons enfin au Camp de Los Inglese, ce qui signifie la proximité du Mirador.

 

Nous continuons pendant encore 30 minutes et atteignons enfin un gros rocher au sommet plat qui surplombe la vallée et nous offre une vue panoramique sur les environs. Nous sommes dans une sorte de gigantesque cirque naturel délimité par une série de montagnes granitiques aux formes fabuleuses.


Les "Jumeaux sont 2 cônes parfaits côte à côte, la "Cathédrale" est un  immense pic abrupte au sommet arrondi, dont la paroi est striée de haut en bas, le "Chateau" est un mur de granit horizontal, et les "Dentelles" sont un sommet finement ciselé sur plusieurs centaines de mètres. Derrière nous, l'ensemble du Torres Grande se montre sous un nouvel angle qui laisse apparaître une longue ligne de roche d'une couleur différente du reste, donnant l'impression que la montagne a été frappée d'un coup de sabre géant.


L'emplacement est idéal pour déjeuner, donc nous sortons les boites de thon, le pain et la mayonnaise.

Nous retrouvons Lam, qui redescend et compte aller jusqu'au Camp Paine Grande. Il ne transporte qu'un minuscule sac à dos car il dort et dîne dans les refuges, et il se nourrit au déjeuner de gâteaux secs. C'est plus simple de faire du trekking comme ça ! Nous nous donnons rendez-vous à El Calafate sans se fixer d'endroit précis, mais je parie que ça va marcher.

Nous reprenons le chemin du retour à 13h00 et arrivons à 15h30 au camp de nouveau épuisé. La descente  a fait aussi mal au genoux que la montée, et il nous faut maintenant plier bagage pour notre prochain camp, à 2 heures de marches. Sarah a trop mal au genou et décide de rebrousser chemin au Camp Paine Grande pour prendre le catamaran demain matin et rentrer à Puerto Natales. Avant de partir, nous assistons à une énorme avalanche de glace qui crée un effet boule de neige au fur et à mesure qu'elle descend le glacier.

Nous nous mettons en route à 16h30. Nous longeons le fjord avec une tendance plutôt "descente", ce qui m'arrange bien. Au bout d'une heure et demi, je m'effondre sur la rive.


Je suis au bord du fjord à l'eau d'un bleu turquoise cristallin, et dont la plage est d'un genre que je n'avais jamais vu auparavant : les cailloux sont seulement noirs ou blancs, et répartis de telle manière que, de loin, l'illusion d'un damier est parfaite.


J'attend là Amichay et Moti car le camp n'est plus très loin. Moti m'a demandé des conseils pour prendre des bonnes photos à la fin du premier jour, et je lui ai donc fait un petit cours pratique. Pourtant, il n'en prend pas malgré la beauté du lieu. Ca m'étonne, donc je lui pose la question. Sa réponse me sidère : "ce n'est pas la peine car comme tu prends des meilleures photographies que moi et que l'on voit exactement les mêmes choses, je récupérerai les tiennes à la fin". Bien sur .. Présenté comme ça, tu rêves mon coco...

Nous y arrivons 30 minutes plus tard sous un début de pluie. Il n'y a plus d'emplacements de camping pour deux tentes côte à côte, donc nous décidons de ne monter que celle de Moti et de dormir a trois dedans. Moti a aussi un matelas pneumatique énorme qui est une vraie galère à gonfler. Il faut pomper à la main pendant une demi-heure ! Un truc qui m'énerve avec lui, c'est qu'il a tendance a donner des ordres quand il veut quelque chose : "donne moi le sel.. viens ici pour m'aider... tiens moi ça", et jamais un "s'il-te-plait" avant, ni un "merci" après. Je lui fais gentiment comprendre que s'il veut s'assurer ma coopération pour les jours restants, il a intérêt à mettre les formes avec moi. Ca à l'air de l'étonner que je sois sensible à ça, mais il fait un effort dans ce sens. Je l'aide donc a monter la tente et a gonfler son matelas pendant que Amichay s'occupe de la popotte. Je vais prendre une douche au refuge, et à 22h00, je suis dans mon sac de couchage
Par Ludovic - Publié dans : Chili
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Partager    
Dimanche 1 janvier 2006 7 01 /01 /2006 00:00
Parcours depuis le Camp Grey jusqu'au Camp Italiano

Une longue randonnée nous attend aujourd'hui. Nous devons revenir au Camp d'où nous sommes partis le premier jour, puis 2 heures de marche nous attendent encore après pour atteindre le camp Italiano.  Avant de partir, je vais voir le glacier depuis un mirador situé à 10 minutes du camp, histoire de commencer l'année avec des belles images en tête, puis je reviens préparer mon sac. Nous avons dû bien manger 5 kilos de nourriture mais le sac n'est pas franchement plus léger qu'hier. Heureusement, c'est au tour d'Amichay de porter la tente aujourd'hui. Nous partons à 10h00, faisant en sens inverse le même chemin qu'hier. La montée se passe plutôt bien, je me souvenais de quelque chose de plus raide.



Les autres sont loin derrière moi, et je les attend vers 12h30 sur un petit promontoire d'où la vue sur le lac et le glacier en fait un endroit parfait pour déjeuner. Je prépare les sandwichs au thon et les tomates, si bien que quand ils arrivent, tout est prêt, et nous gagnons du temps.

 



La pause suivante se fait au sommet du col où une vingtaine de randonneurs se sont dispersés pour prendre des photos et pour déjeuner. Je repars avec cette fois l'objectif de ne pas m'arrêter avant le Refuge Paine Grande. J'y arrive sans soucis, mais trempé de sueur tellement il fait chaud. je pose mon sac au croisement avec notre prochaine direction, et m'allonge au soleil en les attendant. Je m'endors presque.  Au bout d'une demi-heure, personne en vue. Ca commence à m'inquiéter. Seraient-ils passés sans me voir ? Impossible, je suis en plein milieu du chemin. Je décide donc de les attendre encore mais je crève de soif, et j'aimerai bien m'absenter 5 minutes pour aller acheter une bouteille d'eau au Refuge, à 200 mètres. Je demande à un autre randonneur qui est là s'il peut "monter la garde pour moi, le temps d'y aller", et quand je reviens, je trouve Sarah. Amichay et Moti ne tardent pas a arriver, et après 15 minute de pause pour eux, nous reprenons diffcilement la route.

Le sentier monte une colline et lorsque nous arrivons en haut, la vision d'une montagne inoubliable apparaît : l'ensemble des Paine Grande. Le second pic sur la gauche est surréaliste : une base évasé noire sur laquelle une colonne de granit blanc s'élève. Sur le sommet aplati, une mini-montagne noire semble avoir été posée là par la main d'un géant. Un grand nuage blanc stationne juste au dessus donnant l'impression qu'un panache de fumée volcanique s'en échappe. Et pour compléter le panorama, un fjord se trouve au pied de la montagne. Grandiose !



 

Le chemin qui nous en rapproche à chaque pas serpente dans une zone vallonnée tout le long du fjord, recouverte d'arbres morts aux troncs desséchés et blanchit par le soleil et le climat sec. Ils donnent un caractère vraiment unique au panorama, qui est déjà fabuleux sans cela.

Le chemin continue le long du fjord et nous dépassons les Paine Grande. De l'autre coté, un immense glacier s'accroche à flanc de montagne : le glacier de Los Frances. Des grondements sourds se font entendre à intervalle régulier dune heure car des morceaux de glace s'effondrent en permanence créant des avalanches plus ou moins importantes.

A 18h00 j'arrive enfin au Camp Italiano, un camping gratuit situé au bord d'une rivière tumultueuse en provenance directe du glaccier, qu'il faut traverser sur un pont du genre "balançoire". Pas plus de deux personnes à la fois.


Le camping est bien abrité dans la forêt. Je trouve un emplacement pour nos deux tentes et attend l'arrivée des autres une quinzaine de minutes plus tard. Ici, il n'y a pas de douches, ni de poubelles. Il faut donc emporter ses détritus. Nous sommes tous fatigué donc après le repas, la veillée ne dure pas longtemps. Fin de ma première journée de l'année dans le Parc du Torres del Paine.
Par Ludovic - Publié dans : Chili
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Partager    

Mon récit dans ce pays vous a donné envie d'y aller ?

Tant mieux, c'est ma plus grande satisfaction !
Pour trouver votre billet d'avion, ou votre chambre d'hôtel, je vous conseille d'utiliser Illico Travel, le comparateur le plus efficace pour trouver les meilleurs tarifs du marché.

En utilisant Illico Travel depuis ce blog, vous me permettrez aussi de gagner quelques centimes d'euros pour continuer à voyager, et vous offrir d'autres récits et photographies pour le plus grand plaisir de la communauté des voyageurs. Merci d'avance !

Ludovic


Besoin d'argent pour voyager ?

Vous rêvez de voyager davantage mais hésitez à cause de la crise?
Et si on vous remboursait vos loyers d'appartement ou vos mensualités pendant votre
absence ?

Découvrez PariSharing en cliquant ici

Ou inscrivez-vous ici

Recherche

Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés