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Argentine

Samedi 7 janvier 2006 6 07 /01 /Jan /2006 00:00

Je me lève à 10h00, prend ma douche et me dirige vers le supermarché le plus proche pour acheter du lait et du muesli afin de faire un bon petit-déjeuner économique. Je fais 2 supermarchés mais impossible de trouver du muesli. Je rentre donc au backpacker avec un gros gâteau à la place.

La journée va être calme. Nous n'avons presque rien à faire en attendant notre bus pour El Chalten, capitale argentine du trekking, qui part ce soir à 18h30 (50 pesos). Avec Amichay, nous avons comme projet de partir en randonnée pour 2 jours autours du Fitz Roy. Comme le village d'El Chalten n'abrite que 200 personnes, nous nous organisons à El Calafate pour les provisions de nourriture.
Nous allons acheter notre ticket de bus pour El Chalten (50 pesos, 4 heures de trajet), et celui pour Bariloche. Ce dernier coûte une fortune (310 pesos) et le trajet très long avec minimum 24 heures de transport. Mais comme il n'y a des départs que tous les 2 jours, je ne préfèrent pas prendre de risque et nous prenons notre ticket au départ d'El Chalten puisque le bus y passe. et cela nous évite de revenir à El Calafate.
Nous déjeunons avec notre voisin de chambre, un israélien, et Dana qui a rejoint Amichay, dans un petit restaurant pas cher avec des hamburgers énormes.

En passant devant une agence de voyage, nous nous demandons si l'avion ne serait pas plus avantageux sur un tel trajet. Nous demandons les tarifs. 439 pesos seulement, mais il n'y a plus de places avant le 9 février avec Aerolineas Argentina ! La vendeuse nous indique une autre compagnie aérienne militaire mais les vols sont très irréguliers et il n'y a pas de places non plus.

Le reste de la journée se passe du côté du Café Internet, puis à 18h00, nous plions bagage pour la gare routière. Nous y retrouvons Itay, un israélien délirant avec sa voix de Sylvester Stallone, qui voyage seul, et que nous avons rencontré au Camp Italiano au Parc du Torres de Paine. Il y a aussi Yahil et Sophia. Nous nous installons ensemble pour former un groupe international : que des gens cools, donc je pense que nous allons passer du bon temps ensemble.
 
Dès que le bus sort de El Calafate, la route non goudronnée nous ramène dans les grands espaces sauvages de Patagonie, parsemés de quelques lacs à l'eau cristalline. Quelques montagnes enneigée apparaissent au loin. La lumière filtrée par les nuages est superbe, jusqu'au coucher du soleil.

Lors d'un arrêt dans un hôtel-restaurant de routiers au bord d'une rivière, le bus manque de partir sans moi car je m'était éloigné pour aller prendre des photos.



Nous arrivons à El Chalten à 23h30. Un vent glacial transperce mes couches de vêtements. Même dans le noir, je peux voir que nous sommes vraiment dans le trou du cul du monde. Yahil a une adresse pour cette nuit donc nous nous y rendons. C'est une auberge très rudimentaire dont l'atmosphère globale ne me plaît pas, mais il n'y a pas trop le choix a cette heure-ci. Je suis dans une chambre avec Amichay, Itay, et un vieux cuisinier argentin qui travaille à El Chalten. Quand ils disent qu'ils sont israéliens, le gars leur dit qu'un restaurant à proximité fait des houmous. Ils n'en croient pas leurs oreilles. C'est comme pour moi avec le fromage de chèvre ou le saucisson, ils sont en manque de leur référence culinaire nationale. Du coup, le gars nous emmène au restaurant et nous dégustons à minuit un bon houmous avec du taboulé avant d'aller nous coucher.

Par Ludovic - Publié dans : Argentine
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Vendredi 6 janvier 2006 5 06 /01 /Jan /2006 00:00

Je me lève à 7h00 et prend ma douche dans une salle de bain commune digne d'un camping  bas de gamme : douches et toilettes face à face. Nous prenons un petit-déjeuner sommaire avec du lait à la fraise au goût périmé. Nous allons passer la journée au Glacier Perito Moreno, le joyau touristique d'Argentine, avec les Chutes d'Iguaçu.

Le bus pour le glacier part à 8h30 de la gare routière. Il n'y a bien sûr que des touristes, dont la moitié d'israéliens. Le trajet dure 1h30, bien que sur une carte géographique, le glacier semble très proche. En fait, la route est goudronnée sur la moitié du trajet seulement, le reste est une piste cahoteuse qui serpente dans la montagne en suivant les rives du Lac Argentino. Je sors mon ordinateur dans le bus pour écrire les jours en retard. Je l'ai pris avec moi car l'hôtel ou nous sommes ne m'a pas inspiré confiance pour le laisser dans la chambre. L'entrée du Parc National des Glaciers coûte 30 pesos (environ 8 euros).

Nous arrivons sur un parking en hauteur où de nombreux bus sont déjà garés et ont déversé leur flot de touristes sur les passerelles en bois qui longent la façade du glacier. Le système est bien fait: la passerelle supérieure permet d'avoir une vue d'ensemble du glacier, et deux autres niveaux de passerelle permettent de se rapprocher de plus en plus. Au mieux, nous sommes à 100 mètres de la glace. Le Perito Moreno s'étend à perte de vue sur les montagnes au loin, et fini sa course dans le lac. Au milieu, il vient buter sur le promontoire ou nous nous trouvons. J'ai donc un mur de glace de 60 mètres de haut et 3 kilomètres de long à ma droite, et sensiblement la même chose à ma gauche.




Des craquements incessants se font entendre, et toutes les demi-heures au moins, un gros morceaux de glace tombe dans l'eau. A trois reprises dans la journée, c'est un pan entier du front qui s'est effondré dans un vacarme assourdissant, et en créant une grosse vague. La glace se morcelle alors dans l'eau, et crée une sorte d'auréole blanche à la surface du lac qui s'agrandit de plus en plus jusqu'à complètement disparaître en quelques heures. Le spectacle est impressionnant, et de nombreux touristes restent caméra au poing des heures durant au même endroit, dans l'attente de filmer un de ces effondrements spectaculaires. J'assiste à deux d'entre eux mais je ne suis pas assez rapide pour passer en mode vidéo et je dois me contenter d'apprécier de mes propres yeux.

 

Nous restons jusqu'à midi sur les passerelles, puis nous remontons prendre la navette qui nous emmène au port, pour prendre un bateau qui va nous emmener en face du front droit. nous avons juste le temps de préparer des sandwiches en attendant le prochain départ. La croisière coûte la bagatelle de 38 pesos pour 1 heure. En fait, c'est assez décevant car le bateau ne s'approche pas plus près du glacier que sur les passerelles (au mieux 300 mètres) pour des raisons de sécurité compréhensibles, et nous n'avons pas eu la chance d'assister à un effondrement, comme cela se passe dans 90% des cas. Au moins nous avons le beau temps avec nous.


Nous remontons ensuite sur les passerelles pour aller voir le côté gauche. Le soleil ayant bien bougé depuis ce matin, les éclairages sur la glace sont différent et renouvelle un peu le spectacle grâce à des effets de transparences bleues. A 15h00, nous avons fait le tour du propriétaire et remontons vers le bus pour nous mettre à l'ombre et discuter. Nous repartons pour El Calafate à 16h00.

Nous allons dîner dans une parilla bondée, puis je vais sur Internet voir les nouvelles concernant la fraude sur ma carte bancaire. Stand-by tant que ça n'apparaît pas officiellement dans mes comptes. Amichay a donné rendez-vous à son amie Dana à 23H00 à son backpacker qui est du genre "Réservé aux israéliens". Nous nous y rendons et je retrouve Yahil que j'avais croisé à Ushuaïa, puis il y a trois jours au Parc Torres Del Paine. Il voyage maintenant (et plus ...) avec une Sophia, une allemande. Comme c'est vendredi, tous le monde s'est mis a cuisiner pour faire un énorme repas. C'est très esprit de famille, et ils partagent le dessert (une salade de fruit dans un fondu de chocolat...miam!) et du vin avec nous. Comme je suis le français de la table, forcément, je dois me coller l'ouverture de la bouteille. Les fameux clichés nationaux ... ça mériterai un article spécifique d'ailleurs.
Par contre, comme ils parlent tous en hébreux, je ne comprend pas grand chose. Amichay me fait la traduction et certains m'adressent la parole en anglais, mais la langue nationale reprend vite le dessus. A 1h00, nous décidons de partir dans un bar avec de la musique. A El Calafate, il n'y en a pas cinquante ! Trois autres israéliens et nous accompagnent. Le bar est bien, l'ambiance au rendez-vous avec une piste de danse qui se rempli vers 2h00. Nous allons nous coucher à 4h00.

Par Ludovic - Publié dans : Argentine
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Jeudi 5 janvier 2006 4 05 /01 /Jan /2006 00:00

Le bus pour El Calafate part à 8h30 depuis le centre-ville. Quand nous arrivons, il est déjà rempli. Je met mon sac dans la soute et monte dans le bus. Plus de places assises. C'est quoi ce bordel ? Je ne vias pas passer 4h00 debout dans un couloir de bus. Je sors pour demander à l'agence des explications et le chauffeur va expulser 2 touristes qui se sont trompé de bus. Cool ...

Nous empruntons le même chemin que pour aller au Torres del Paine, puis nous bifurquons vers la frontière. Le passage se fait rapidement, et me voilà de retour en Argentine. Le paysage est toujours typique de la Patagonie avec ses plaines à perte de vue.

Nous arrivons à El Calafate à 12h30 sous la pluie. Une vilel sans grand charme.




Le premier hôtel que nous allons voir est une usine à touristes où le réceptionniste ne daignent même pas nous jeter un regard alors que nous attendons depuis 5 minutes. Un deuxième employé arrive, répond au téléphone, et ne s'occupe plus de nous. Avant qu'il ait raccroché, nous quittons les lieux. Nous essayons un autre endroit, Los Dos Pinos, à l'accueil plus chaleureux, où nous avons une chambre dans un petit chalet en bois pour 20 pesos.

Débarrassé de nos gros sacs à dos, nous prenons notre linge sale, et nous nous mettons à la recherche d'une laverie ouverte, sans succès. Amichay va alors sur Internet car il a une amie qui est arrivée à El Calafate ce matin. Nous retrouvons son hôtel, une résidence de backpackers réservées aux israéliens. Et je retrouve Shira et son amie, que j'ai rencontré à deux reprises en Bolivie, la dernière fois au Salar de Uyuni. Nous repartons déjeuner avec Dana, l'amie d'Amichay. Elle ne parle pas très bien anglais, mais elle fait l'effort de ne pas trop parler hébreux avec Amichay. C'est sympa de sa part. Nous allons dans une pizzeria, puis je les laisse à 16h00 pour aller régler mon problème de fraude sur ma carte bancaire. Je dois d'abord retrouver avec quelle carte j'ai effectuer un paiement la première fois, puis j'appelle en France pour faire opposition. Mais rien n'est possible tant que le débit n'apparaît pas officiellement sur mon compte.

Je rejoint Amichay et Dana à notre chambre à 19h00. Amichay a géré notre excursion de demain au Glacier Perito Moreno pendant que j'étais sur Internet pour régler mon problème de carte bancaire. Nous avons les billets de bus et des provisions pour nous faire des sandwichs car il faut passer la journée sur place. nous allons dîner dans un restaurant "eat all you can" pas mauvais du tout, puis sur le chemin du retour nous rencontrons des amis de Dana qui la ramène à son backpacker. Du coup, nous n'avons pas besoin d'y aller aussi, et nous rentrons à notre hôtel. Une petite surprise nous attend arrivés la chambre : Lam loge dans la cabane juste à côté de la notre. Notre itinéraire commun continue, mais il a toujours un jour d'avance sur nous.

Par Ludovic - Publié dans : Argentine
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Mercredi 28 décembre 2005 3 28 /12 /Déc /2005 00:00

Le bateau reprend sa route dans le Canal de Beagle dès le lever du soleil, si bien que lorsque je me réveille et vais sur le pont pour voir où nous sommes, le quai est juste en face de moi. Il fait un soleil radieux à Ushuaïa, et une température estivale de 16°C dès 7h00. Il y a une effervescence inhabituelle sur le port : il est rempli de bateaux de croisière, dont un énorme de plusieurs centaines de passagers (des retraités américains dans toute leur splendeur) qui débarquent. Il va y avoir du monde en Antarctique pour le Jour de l'An ! Ca me conforte encore plus dans mon choix d'avoir fait l'expédition maintenant. Il y a aussi un magnifique vieux gréement hollandais à 3 mats.

 

Je prend une dernière photo depuis le pont et je descend prendre mon petit-déjeuner. Le moment des adieux commencent, les passagers quittent le navire petit à petit. Je dis au revoir au capitaine Ezequiel Amas, au personnel de bord, et je vais récupérer mon sac à dos qui a été déchargé sur le quai. Marité part avec une amie franco-argentine, et je prend la direction de l'hôtel avec Christophe et Amichai. Audrey nous rejoindra un peu plus tard. La ville n'a pas changé si ce n'est que les rues sont remplies de gens en t-shirt. Quand je suis parti, il faisait à peine 5°C.

Le Free Style se trouve sur les hauteurs d'Ushuaïa, un hôtel neuf, propre et confortable dont le lit en dortoir de quatre personnes coûte 30 pesos avec petit-déjeuner inclus. Aussitôt débarrassé de mon sac à dos, je me sert d'Internet. J'ai plus de 50 emails qui m'attendent, je suis désespéré ... je vais devoir passé la journée scotché à l'ordinateur. En plus la connexion est super lente donc je vais en ville dans le plus grand café internet dont le gérant est un vieux con mal rasé, désagréable au possible, mais c'est le plus proche. Je retrouve quelques membres de l'équipage,et des touristes de l'expédition. A peine installé derrière mon écran que tout se bloque. Je vais lui dire et il tire sa tronche de mec blasé genre "tu me soûles". Il regarde l'ordinateur et me fait un bye-bye de la main avec son regard désagraéble qui m'énerve tant et qui veut dire "casse toi". Ca a le don de m'énerver, je lui scotcherai bien la porte de sa boutique à la super glue cette nuit ... Mais bon, pas de temps à perdre avec un con de commerçant mal luné, donc je me met à la recherche d'un café Internet qui ne soit pas plein, et je m'installe jusqu'à 12h30 pour répondre à mes messages.

Je rejoins ensuite Amichai et Christophe à l'hôtel pour aller déjeuner. Je lance une machine à laver avant de partir, et on se prend un hamburger dans un boui-boui. Puis je retourne sur internet pour commencer à mettre à jour le blog. 10 jours en Antarctique, ça fait du boulot ! J'y reste jusqu'à 17h00, heure à laquelle j'ai rendez-vouz avec Audrey et Xavier, l'espagnol avec nous en expédition. Mais en route, je trouve des super photographies a faire, donc je m'attarde et quand j'arrive, Amichai me dit qu'ils sont partis sur le port voir le départ des bateaux, dont le nôtre, qui à lieu à 18h00.



Nous allons ensemble les rejoindre, assister au début de l'invasion de l'Antarctique, puis nous allons prendre un verre dans un bar. J'apprend qu'il y a un dîner de groupe ce soir à 19h30. Je retourne à l'hôtel récupérer ma lessive et repars au lieu de rendez-vous. C'est en face de la station essence sur le port, où le couple de néo-zélandais qui voyage en camping car depuis 12 ans à élu domicile. Ils me font halluciner ces  deux là. Je me demande si je serai capable de faire ça.

Nous sommes une vingtaine de l'expédition à se rejoindre, puis nous partons dîner dans une parilla. Ma dernière expérience dans ce type de restaurant à viandes n'avait pas été concluante, celle-là ne le sera pas plus. La viande est grasse, plein d'os, seul le poulet est bon. Qu'à cela ne tienne, ça me permet de me fendre encore bien la poire avec Christophe. Nouveau retour à l'hôtel pour faire mon sac à dos (mon bus pour le Chili est à 8h00 demain matin), et nous repartons prendre une bière dans un pub irlandais, qui va vite devenir enfumé par les fumeurs qui débarquent. Audrey est fatigué, donc elle rentre se coucher, et nous continuons la soirée dans un autre bar moins enfumé. A  4h00, nous décidons de partir, pour aller voir le lever de soleil qui commence.

Nous retournons prendre nos appareils photos à l'hôtel, Amichai va se coucher, et je repars avec Christophe sur le port. Les nuages commencent à s'éclaircir en prenant une teinte violette sur les pourtours et le ciel près de l'horizon devient orange. Petit à petit, le ciel prend feu, créant des reflets colorés magnifiques sur l'eau stagnante de la baie. Un des plus beau lever de soleil que j'ai vu jusqu'alors. Je suis content de voir qu'après l'Antarctique, j'arrive encore à m'émerveiller des choses de la nature les plus communes.


 


Par Ludovic - Publié dans : Argentine
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Samedi 17 décembre 2005 6 17 /12 /Déc /2005 00:00

Finalement, j'ai choisi l'option "réveil à 4h00"  pour faire les photos du lever de soleil sur Ushuaïa, comme ça si le temps n'est pas bon, je retourne me coucher illico au lieu d'avoir attendu toute la nuit pour rien.
Mon alarme sonne, je jette un coup d'oeil par la fenêtre et, je comprend que j'ai bien fait de ne pas rester éveillé toute la nuit. Il fait un temps pourri, et cela va durer toute la journée. Quand je sors dehors, il fait à peine 5°C et une pluie glaciale tombe par intermittence toutes les heures. Je me réfugie donc au café Internet comme la majorité de la jeunesse de la ville qui ne jure plus que par les jeux en réseau, les messageries instantanées, et les webcam en ce samedi. Le premier où j'entre est complet, donc je suis obligé d'aller dans le plus grand de la ville. J'y passe la matinée a surfer sur les forums de voyage ou je récupère des informations, et en donne aussi.

De retour au Backpacker pour le déjeuner, je me fais mes pâtes rituelles, des tortelinis cette fois pour essayer de varier les plaisirs, mais comme la sauce est toujours aussi dégueulasse, je ne vois pas vraiment la différence. Vivement le self-service sur le bateau que je puisse me goinfrer sans vergogne !

Je récupère ma lessive, et je me demande ce que je vais faire cet-après-midi pour m'occuper. Je me rend compte que les places dans les bus pour le Chili sont assez prisées et que je ferai bien de réservé la mienne dès maintenant pour Puerto Natales, ma prochaine destination à l'entrée du fabuleux Parc Torres Del Paine. Il n'y a pas de gare routière à Ushuaïa. Il faut donc réserver via l'intermédiaire d'une agence de voyage. Je vais en voir une dans le centre, et j'hallucine sur le prix du trajet. Je vais dans celle où j'ai pris mon billet pour l'Antarctique qui me donne globalement le même tarif (110 pesos pour aller à Punta Arenas), mais un peu plus de souplesse dans la fréquence des départs. Je prend donc ma réservation pour partir le 29 décembre, le lendemain de mon retour d'Antarctique. Le propriétaire du backpacker m'avait mis la pression pour passer le Jour de l'An ici, mais ça va me mettre trop en retard sur mon planning (déjà que les 10 jours en Antarctique n'étaient pas prévus ...), donc je vais probablement le passer à Puerto Natales au Chili, voire carrément au milieu du Parc Torres del Paine, dans un refuge. Ca pourrai être sympa.

Il me reste un peu de temps avant que les magasins ne ferment (à 20h00) pour m'acheter un sweat-shirt à manches longues, puis je jette un oeil sur le port pour voir si bateau est là (mais pas encore), et je rentre. Le ciel se dégage pour la première fois de la journée, et laisse apparaître les montagnes qui ont blanchit. C'est magnifique.

Je passe la soirée à lire des vieux National Geographic, et à étudier mon itinéraire pour atteindre Santiago du Chili dans le temps record de 3 semaines, sans prendre d'avion. Je discute un peu avec les israéliens, un couple de français qui me cherchait "c'est toi qui va en Antarctique ?? (ça y'est je suis célèbre dans le backpacker), et je vais me coucher. Demain, c'est le grand jour.

Par Ludovic - Publié dans : Argentine
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Ludovic


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