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Malawi

Samedi 16 juillet 2005 6 16 /07 /Juil /2005 01:00

La nuit n'a pas été de tous repos, en raison du bruit des machines et de l'activité nocturne du bateau. Nous avons accosté à Nkhotakota à 1h00 pour un faire un gros chargement, et le ramdam qui va avec fut au rendez-vous.

Notre petit groupe de touristes se retrouve autours de notre salon en plein air dès 7h00 : Craig et moi, Dave et Ian, 2 etudiants américains, Fin, un rugbyman anglais qui voyage depuis 1 an, Anna, Naomi et Dave, autre trio d'anglais qui était déjà avec nous au backpacker de Monkey Bay, et enfin, Emily et Charline, 2 anglaises qui sont en vacances.

Nous accostons dans les eaux du Mozambique pour un nouveaux chargement. Cette fois, les eaux ne sont pas assez profondes pour aller jusqu'au port, c'est donc a coup d'aller-retour en barque que les passagers et les marchandises vont et viennent. Depuis le pont supérieurs, je peux observer le manège du débarquement tranquillement.


     

Le bateau continu de longer la cote du Mozambique tout l'après-midi, et à 15h00 nous marquons un nouvelle arrêt dans un petit paradis. Une longue bande de sable vierge, protégée une petit baie, bordée de baobab, ou est installé un village de pëcheurs.



 

Dès que le 1er canot approche de la plage, une nuées de gens, surtout des enfants, accourrent pour accueillir les arrivants.





Il fait un soleil radieu, et l'eau transparente donne envie de se baigner, mais nous n'avons pas le droit de descendre à terre car, nous n'avons pas de visa pour le Mozambique. Pas grave, avec les 2 américains et Fin, nous sautons dans l'eau depuis le pont supérieur, 15 mètres de haut  environ, et remontons à bord grâce au canot.



Nous repartons à 16h30 pour Likoma Island, autre ile réputée paradisiaque, mais le bateau a pris du retard, et nous n'en apercevons rien dans la nuit. Après le diner, nous discutons jusqu'à 22h00, puis je vais retrouver mon lit de fortune derrière les caissons de gilets de sauvetage.

Par Ludovic - Publié dans : Malawi
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Vendredi 15 juillet 2005 5 15 /07 /Juil /2005 00:00

Le port de Monkey Bay est un simple dock ou 2 bateaux maximum peuvent accoster simultanément. L'illala, vieux bateau à vapeur emblématique du lac, transporte les malawiens et toute sorte de cargaison depuis plus d'une trentaine d'années à travers les villages répartis sur les rives.



3 catégories de classes sont disponibles :
- la Classe Economique située sur le pont inférieur, ou s'entassent tous les locaux avec leurs bagages, et leurs animaux. Il y fait sombre, et la salle des machines au même niveau fait un raffut infernal à longueur de journée. Les gens dorment sur les banquettes en bois, sur les ballots de marchandises, ou directement sur le sol crasseux.

   

- la 1ère Classe permet d'accéder au pont supérieur ouvert en plein air. On y  trouve un bar et des confortables chaises pour lézarder au soleil. Les douches sont communes et se trouve a l'étage inferieur, avec les cabines. Les passagers 1ère Classe dorment sur le pont à la belle étoile, à même le sol, ou sur les bancs.

   

- La Classe Cabine permet aussi d'accéder au pont supérieur, mais en plus, de bénéficier d'une cabine spartiate avec salle de bain privée, et un petit déjeuner inclus.



Je prend un ticket avec Craig pour la "1ère classe" (50 euros) et traverse la passerelle en bois vermoulu, criblée de trous béants, qui donne accès au dock de l'Illala.



D'autres touristes nous rejoignent, et à 11h00, l'Illala fait retentir sa sirène pour annoncer son départ. C'est parti pour 2 jours de croisière sur le lac, en direction de Nkhata Bay, ma destination finale.

A 15h00 heures, le bateau marque son premier arrêt de l'autre côté du lac, pour charger des nouveaux passagers. Une classe de 150 élèves, en uniforne vert monte à bord pour une visite éducative. Ils s'installent sur le pont supérieur pour écouter leur professeur, d'autres prennent des photos, et moi je suis au milieu de cette nuée verte, torse nu en train de lire Le Da Vinci Code. Le bateau repart à 17h00, le soleil se couche, le lac prend des reflêts oranges, rouges puis violets, avant de devenir complètement noir.

Nous dinons au restaurant à bord, puis de retour sur le pont, nous organisons quelques caissons de gilets de sauvetage pour faire une barrière qui va nous protéger du vent. Je gonfle mon matelat pneumatique, sort mon duvet, et m'allonge sur le pont, sous le ciel étoile du Lac Malawi.

Par Ludovic - Publié dans : Malawi
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Jeudi 14 juillet 2005 4 14 /07 /Juil /2005 00:00

Des 6h30, la plage est remplie d'ombres chinoises mettant des barques à l'eau. La pêche commence dans le village de Venice Beach ou le backpacker est installé. Avec Craig, nous nous promenons au milieux des pêcheurs qui extirpent méticuleusement les poissons argentés de leurs filets, assis sur la plage.



 

Les enfants les aident, et les femmes étalent la prise du jour sur des longues bandes de paille installées en hauteurs pour faire sécher les poissons. Quelques photos, et nous repartons sur la route pour Monkey Bay.



Nous avons encore raté la navette pour Cape Maclear, ou nous voulions passe la journée. Nous partons donc à pied en espérant qu'un matola, ou un pick-up passe par là, et nous emmènent. La piste serpente dans la brousse et disparait au loin entre des petites montagnes. Personne, à part nous, et pas un seule voiture en vue au bout de 2 heures de marche. Par contre, nous croisons pleins de jeunes en bicyclette qui se rendent a Monkey Bay, dans le sens inverse.



A 12h30, nous apercevons enfin le lac Malawi à l'horizon, et quelques batiments indiquant la présence d'un village. Nous coupons la route via une école. Grosse erreur ... En 5 mn, une cinquantaine de gosses nous suit en riant, en faisant des acrobaties pour nous impressionner, en nous interpellant avec des "hello" à répétitions. Nous avons vidé l'ecole sans faire exprès...



Quand je me retourne d'un coup en poussant un grand cri, la nuée se disperse à toute allure, en riant, puis en 30 secondes, tout le monde est à nouveau là, marchant dans nos pas en attendant la prochaine alerte du Grand Méchant Loup. Nous nous dirigeons vers la plage à vive allure, mais notre joyeuse ribambelle des gamins est toujours à nos trousses au bout de 20 mn. La plage ne manque pas d'activite : un village traditionnel de pêcheurs y est installé et, c'est l'heure de la lessive. Quelques adultes crient au enfants de nous laisser tranquille, et au bout de 500 mètres,  tous ont enfin rebroussé chemin.

Nous devons nous aussi faire demi-tour car nous nous sommes trompes de route ! Nous traversons donc à nouveau le village. Un cimetière y est installé :. les tombes sont de simples amas de terre, au bout duquelle une bassine en metal est retourné. Dessus est inscrit au marker ou a la peinture rouge le nom et les dates du défunt. Personne ne dépasse les 40 ans ... 30% de la population est sero-positive.

Arrive au croisement que nous avons loupé, un pick-up, envoyé par le ciel nous prend gratuitement. J'ai les pieds en compote avec mes tongs, on marche depuis plus de 3 heures sans eau, ni nourriture. En fait, on était encore sacrément loin.

Cape Maclear est un paisible village installe le long d'une fine bande de sable, dans une baie ou l'eau est claire comme du cristal. Tranquilité totale, un petit paradis pour le voyageur fatigué. On déjeune dans le seul restaurant du coin (excellent), puis on reste 1 heure sur la plage.





A 16h30, il faut déjà repartir, et nous attendons le matola avec un autochtone. Le soleil se couche et toujours rien ...



En fin, la nouvelle tombe à la nuit complète : pas de navette, ni de pick-up pour retourner a Monkey Bay. En fait, il n'y en a pas eu de l'après-midi ! Nous sommes donc bloqués à Cape Maclear avec aucunes affaires avec nous.

Mais un petit espoir apparait quand un pick-up de la police stationne devant le restaurant. Le poste principal est à Monkey Bay, ce qui signifie qu'il vont bien finir par y retourner ce soir. Normalement, la Police n'a pas le droit de prendre des gens. Craig parle avec l'officier supérieur, une femme hautaine qui n'est pas commode. Nous l'interrompons pendant son diner ...ce qui nous donne l'idée de lui offrir à boire pour faire descendre le tout. Oui, cela s'appelle de la corruption ! Nous faisons de même avec les 9 autres policier présents, et nous attendons sagement la fin du repas. Enfin, notre patience et notre audace est récompensée : un policier nous explique qu'il va faire semblant de ne pas arriver a démarrer la voiture, nous allons venir les aider a pousser, et dès que nous sommes hors de vue des gens du village, nous devons sauter à l'arrière.

Le stratagème fontionne à merveille, et 1 heure plus tard, nous sommes de retour a notre backpacker, encore étonnés de l'épilogue de cette journée.

Par Ludovic - Publié dans : Malawi
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Mercredi 13 juillet 2005 3 13 /07 /Juil /2005 00:00

Monkey Bay est un petit port de pêche sur les bords du Lac Malawi, réputé pour la beauté de l'endroit, mais surtout, c'est le point de départ du ferry qui traverse le lac du sud au nord 1 fois par semaine, et que je souhaite prendre. Je quitte donc mon ami péruvien Fico, et prend la direction de la gare avec Craig, un anglais, qui comme moi, a quitté son travail il y a 2 mois pour voyager.

Nous arrivons a la gare routière a 6h30, pour avoir le  premier bus. Asis sur une plateforme d'où dominons les stands de bus, nous patientons en regardant la vie économique du Malawi se dérouler sous nos yeux : les porteurs de tabac et de marchandises en tout genre défile a un rythme effrené, malgré les sacs 2 fois plus gros qu'eux sur leur épaules.



A 9h00 toujours pas de bus. A 9h30, un bus arrive mais le controleurs m'affirme que le bus va a Mangochi, une ville à 50 km au sud de Monkey Bay. Nous patientons encore 30 mn. A ce rythme, nous n'allons jamais partir ! Je propose donc a Craig de prendre le bus pour Mangochi et de ralier Monkey Bay avec un matola (mini-bus navette qui va partout).
En montant dans le bus, nous apprenons par le chauffeur que c'est en fait le bus pour Monkey Bay ... Il est déjà plein et nous nous entassons à l'arrière sur une banquette en vinyl. Coût du trajet, 470 kwachas, soit à peine 4 euros. A 10h00, le bus part enfin.



Monkey Bay n'est qu'à 350 km de Lilongwe, mais la route étant mauvaise sur la majeure partie du trajet, et le bus s'arrêtant toutes les 30 mn pour prendre des gens, le périple dure environ 8h00. Nous traversons une afrique sous développé authentique, ou les villages en brique de terre et aux enclos en bois se succèdent. A chaque arrêt, uneî nuée de vendeurs à la sauvette se précipitent à nos fenêtres pour nous tendre à bout de bras des maïs grillés, des salades, des boissons ou des beignets.

A 15h00, nous quittons la route pour une piste de terre pousierreuse qui s'enfonce dans l'arrière pays. A 18h00, nous arrivons enfin à Monkey Bay. La nuit tombe et nous avons raté, la derniere navette pour Cape Maclear, un petit village paisible à 25 km de Monkey Bay, ou nous souhaitions dormir. Des jeunes essayent de nous soutirer une fortune pour nous y emmener, mais après réflexion, nous préférons dormir sur place. Nous suivons dans la nuit, pas rassuré du tout, 2 jeunes qui nous guident vers le Backpacker Venice Beach, en bord de plage. Après  15 mn de marche, nous arrivons enfin dans un grand bungalow d'ou nous entendons le bruit de petites vagues.

Par Ludovic - Publié dans : Malawi
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Lundi 11 juillet 2005 1 11 /07 /Juil /2005 00:00
Mon premier travail de la journee est de faire faire mon visa pour la Tanzanie.
Fico vient avec moi ce matin car le siege de l'UNCHR se trouve a proximite de l'Ambassade de Tanzanie. A 8h30, je suis devant la porte et remet mon formulaire, ma photo mon passeport, la copie de mon passeport et les 50 dollars a la fonctionnaire en poste. J'attend 5 mn, puis elle revient en me disant que mon visa sera pret demain. J'halucine!  Elle se tourne les pouces toute la journee, et il lui faut 24 heures pour mettre un tampon et faire une signature. Mieux vaut ne rien dire sinon, ca pourrai etre pire, donc je fait juste une tentative pour lui faire comprendre que je suis presse, et je m'en vais.

Je me dirige vers le bureau de British Airways pour voir si je ne peux faire changer mon depart d'Afrique, depuis Dar es Salaam en Tanzanie, au lieu de l'actuel Nairobi au Kenya. Mais leur systeme informatique est hors service, donc impossible de faire la moindre operation sur mon dossier. Je me dis que je vais aller patitenter au cyber cafe  a cote, mais la aussi, le reseau  ne fonctionne plus.  Pas de chance ce matin !

Du coup, je vais prevenir Fico a son bureau que je retourne au centre-ville. Je fais quelques courses de nourritures, j'achete une calculatrice car je commence a etre perdu avec toutes ces monnaies que je manipule, et je rentre dejeuner au Camp.

En plus du visa, je me rend compte qu'il me faut aussi un guide de Tanzanie. Je retourne en ville voir dans les 3 pseudos librairies s'il n'y a pas un lonely Planet qui traine (sans grand espoir), mais les etageres sont vides. Meme pas un guide de leur propre pays n'est disponible !  Il ne me reste plus qu'a faire des copies d'un guide ancien que j'ai trouve au Kiboko Camp.
Decidement, mon organisation pour la Tanzanie devient complique.
Par Ludovic - Publié dans : Malawi
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Ludovic


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