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Brésil

Mercredi 7 septembre 2005 3 07 /09 /Sep /2005 00:00

Le trajet en bus depuis Foz do Iguacu s'est bien passé, à part un contrôle de la douane routière qui nous a immobilisé 1 heure et demi. Un passager brésilien a eu la bonne idée d'emmener avec lui plus de 200 cartouches de cigarettes qu'il a acheté au Paraguay. Et bien sûr, il avait oublié de tout déclarer ...

J'arrive à Curitiba, ville capitale de son état, d'où part le train qui rejoint Paranagua sur la côte. Le trajet est considéré comme l'un des plus passionnant du Brésil car il franchit sur ces  110 km, dont la moitié le long de pentes abruptes dans un décor de jungle, 13 tunnels et 67 ponts. Le temps est couvert voire pluvieux ce qui risque de gâcher le voyage, mais il n'y a pas grand chose à faire dans cette ville moderne, encore moins un jour férié ou tout est fermé. J'achète donc mon billet de bus pour Rio de Janeiro à 20h00 le soir même, je vais prendre mon ticket de train dans la foulée (15 euros), et j'embarque avec d'autres touristes dans un train aux wagons multicolores, dont l'intérieur n'a rien d'authentique.

Nous quittons la ville à 8h15 et très vite, nous arrivons dans des collines verdoyantes, puis la forêt tropicale apparaît. Le chemin de fer serpente dans la végétation humide, et  tellement dense qu'on ne peut pas voir grand chose au début.



Nous arrivons dans les montagnes et petit a petit la vue se dégage, si bien que je peux apercevoir le précipice au pied des rails, et les nombreuses montagnes à moitié cachées dans la brume. A chaque tunnel, tous le monde crie aux fenêtres ouvertes, on se croirait à Disneyland ... Lorsque l'on passe sur un pont, le train ralenti pour nous permettre de bien profiter de la vue.

 



Au bout de 3 heures, nous arrivons à Morretes, petite cité coloniale paisible au milieu d'un végétation côtière luxuriante.



Enfin vers 13H00, le train arrive dans la plaine et nous traversons la zone industrielle de Paranagua, l'un des principaux port de l'état, avant de nous immobilisé à la gare. Le centre-ville est endormi, tout est fermé. Je parcours les 500 mètres qui me sépare du port, dans le quartier colonial, ou je m'installe à un restaurant local. Je vais acheter mon billet de retour en bus pour Curitiba pour 16h15, et je m'installe dans une auberge de jeunesse pour écrire quelques articles sur mon ordinateur.

   

A 16h00, je suis à la gare routière, mais je fais la queue pour le mauvais bus ... J'étais persuadé d'avoir lu "plateforme 3" et je n'ai pas prêté attention au bus quasiment vide un peu plus loin, qui était le bon. Quand le bon bus part, j'ai un éclair de lucidité et je demande où va le bus pour lequel je fais la queue. Panique à bord, je vais au guichet, il ne veulent pas me transférer le ticket sur le bus suivant qui part dans 1 heure (je dois en racheter un autre), et je risque surtout de louper mon bus pour Rio de Janeiro. Une seule seule solution : je saute dans un taxi et je demande au chauffeur de rattraper le bus pour Curitiba. Je compte bien sur l'âme d'Ayrton Senna qui sommeille en lui pour réussir. Il double toutes les voitures en double file, prend les tournants à fond la caisse, et nous débouchons sur le début de l'autoroute. Le bus est à 200 mètres et arrive vers nous ... Nous lui faisons des grands signes, il s'arrête et me revoila parti pour Curitiba. Je commence vraiment à être fatigué avec ces nuits de trajet en bus, il est temps que j'arrive a Rio pour me reposer quelques jours.

 
Par Ludovic - Publié dans : Brésil
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Mardi 6 septembre 2005 2 06 /09 /Sep /2005 00:00

L'auberge de jeunesse organise des départs et retours pour les chutes du coté argentin. Comme j'ai pas envie de perdre du temps avec les transports locaux pour faire les 50 km nécessaires, je prend part au cortège du matin.
Nous sommes une dizaine de touristes, 2 filles, suisses, 1 français, 2 italo-brésiliennes, et 4 anglais. Notre chauffeur de bus est un cinquantenaire brésilien qui a tendance a favoriser les filles pour quoique ce soit (chicas en premier, chicas prenez le temps que vous voulez, chicas prenez les places les plus confortables, etc). Lorsqu'on passe la frontière, il agite sont drapeau de supporter de Boca Junior, grand club de football brésilien, pour narguer les douaniers. Les formalités prennent 15 minutes, pas de tampons nécessaires.

Nous nous arrêtons d'abord dans la petite ville de Puerto Iguaçu, pour voir la frontière tripartite délimitée par le Rio Iguaçu, entre l'Argentine, le Brésil et le Paraguay, puis nous partons pour les chutes.

 

L'entrée du Parc coûte 10 euros. Notre chauffeur nous laisse à l'entrée et chacun part de son côté. 3 circuits permettent d'admirer les chutes sous différents angles : je commence par le circuit inférérieur en compagnie des 2 italiennes. Nous longeons un chemin dans la forêt tropicale fait de passerelles en métal, qui nous mène au pied des chutes que l'on peut apercevoir du coté Brésilien. La passerelle permet d'aller juste sous la cataracte, ou un puissant brouillard d'eau me mouille de la tête au pied en 2 econdes.





Je continue la visite avec Fabien, le français, et nous passons la journée a nous en mettre plein les yeux. Nous empruntons ensuite le circuit inférieur qui nous mènent au sommet des chutes. Les passerelles enjambent les multiples bras de la rivière au bord du précipice, juste au moment ou l'eau s'élance dans le vide, donnant une vue vertigineuse sur les chutes en contrebas.

 

Le troisième circuit, nous emmène a la Gorge du Diable. Une passerelle d'un kilomètre de long nous fait traverser la rivière jusqu'à un trou béant ou des millions de mètres cubes par seconde d'eau tombent plus de 400 mètres plus bas. Impossible de voir le fond tellement la pression vaporise l'eau. C'est le chaos total, il faut le voir pour comprendre ...





Nous rentrons à l'auberge de jeunesse à 19h00. J'ai juste le temps de dîner, et un taxi dont le conducteur se prend pour Ayrton Senna, m'emmène à la gare routière d'où le bus pour Curitiba m'attend.

Par Ludovic - Publié dans : Brésil
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Lundi 5 septembre 2005 1 05 /09 /Sep /2005 00:00

Le bus de nuit était confortable, surtout après 23h00, car nous avons dû en changer, contre un nouveau qui était encore mieux. Et les routes brésiliennes sont en bon état, ça change de l'Afrique ! Du coup, je pense que je vais privilégier les trajets de nuit en bus compte tenu des très longues distances entre chacune de mes étapes. Ca me permet aussi d'économiser une nuit d'hôtel à chaque fois. Tant pis pour le paysage, je ne peux pas tout avoir non plus.

J'arrive à la gare routière de Foz do Iguaçu à 8h00, et autre bon changement par rapport à l'Afrique, il n'y a personne pour me sauter dessus dès la descente du bus. Ca me manque presque dis donc ! J'achète dans la foulée mon ticket de bus pour Curitiba, pour demain soir, et je me rend en taxi à l'auberge de jeunesse Paudimar, située sur la route des chutes. L'endroit en calme, en pleine nature, les dortoir sont spartiates, mais il y a toutes les commodités sur place (petit déjeuner inclus, restaurant-bar, piscine, agence de voyage, et internet vraiment gratuit !).

Le temps est nuageux donc je profite de la matinée pour ne rien faire. Aller aux chutes sous la pluie ne m'enchante guère, mais à midi, le soleil fait son apparition. Et hop, 1 heure plus tard, je suis devant l'entrée du Parc National d'Iguaçu (6 euros). Un bus emmène les touristes au départ du parcours. Le chemin longe les parois de la falaise dans la forêt, en offrant tous le long de ses 2 kilomètres une vue panoramique grandiose sur les nombreuses chutes de l'autre coté de la rivière. L'ensemble constitue un spectacle indescriptible. Il faut le voir pour comprendre ...





 





Je passe 2 heures dans le Parc des chutes à faire le chemin dans les 2 sens, pour être sûr de ne pas avoir manqué quelque chose en route, puis je rentre tranquillement à l'auberge de jeunesse qui s'est remplie depuis ce matin.

 
Par Ludovic - Publié dans : Brésil
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Dimanche 4 septembre 2005 7 04 /09 /Sep /2005 00:00

Mon premier travail de la journée consiste a aller prendre un ticket de bus pour Foz do Iguaçu, a 20 kilometres des fabuleuses chutes d'eau. Je prends le métro pour me rendre a la gare routiere. Celle-ci a des allures d'aéroport avec son large hall en marbre et béton, ses comptoirs d'agences, ses magasins, et ses portes d'embarquement alignées au sous-sol, et même un cybercafé, le tout d'une propreté impeccable.



Difficile de se croire en Amérique du Sud dans ces conditions ! Le billet pour Foz do Iguaçu coute 113 Reals (39 euros) et le trajet dure 14 heures. Le seul bus de la journée part a 17h30. Je galere un peu pour me faire comprendre au moment d'acheter le billet car les Brésiliens ne parlent pas un mot d'anglais. C'était déja pareil a l'hotel (pourtant pleins de touristes étrangers). Même en espagnol, pourtant similaire a 70% au portuguais, c'est pas évident. Je me demande vraiment ce qu'ils apprennent a l'école ! De retour en ville, je libere ma chambre, laisse mon sac a dos en consigne a l'hotel, et l'exploration de la ville continue.

Le dimanche est le jour du marché, et le quartier asiatique de Liberdade, ou se trouve mon hotel, est réputé pour le sien.



Effectivement, des échoppes se sont montées tout autours de la bouche du métro, et une délicieuse odeur se répand dans l'air. D'énormes plats de nouilles et de viande font le bonheur des locaux. Je me joins a eux pour le déjeuner, puis je reprend le métro pour le parc de Ibirapuera, qui est censé être le lieu de détente privilégié des Paulistas le week-end.

Effectivement, il y a beaucoup de monde. Pour continuer le parallele avec New-York, on se croirait a Central Parc. une nuée de joggeurs et marcheurs du dimanche déambule sur la piste mi-piéton, mi-cycliste qui fait le tour du lac artificiel. Un énorme concert de musique classique retransmit a la télévision scotche des centaines de sportifs sur la pelouse, les enfants font du cerf-volant, et les amoureux se bécotent a l'écart sous les arbres. Et bien sûr, comme a Central Park, les gratte-ciels émergent a l'horizon, au milieu des arbres.

     
     
     

Je retourne au centre-ville en bus, et je me rend au pied de la tour Edificio Italia, qui abrite un restaurant panoramique au 57eme étage. Il n'est, soi-disant, ouvert qu'aux clients de l'hotel, mais je tente une incrustation, marchant sûr de moi vers l'ascenseur. Une intendante m'ouvre la porte et m'emmene au sommet sans poser de questions. Un majordome m'accueille, mais je ne comprends rien a ce qu'il raconte dans son anglais tres approximatif. Je prends un coca, puis je me dirige vers la terrasse. Le monstre urbain est a mes pieds. En fait, New-York est ridicule a coté... Les immenses tours se comptent par milliers, toutes accolées jusqu'a l'horizon, donnant l'impression d'être en face d'une ville de Lego. C'est époustouflant et magique. C'est tout ce que je voulais voir avant de partir.



Il est déja 16h30, je fonce a mon hotel récupérer mon sac a dos, et en 30 minutes, je suis a la gare. Au revoir merveille urbaine, une merveille naturelle m'attend.

 
Par Ludovic - Publié dans : Brésil
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Samedi 3 septembre 2005 6 03 /09 /Sep /2005 00:00

Mon avion atterri à Sau Paulo à 6h30. J’ai lu mon guide pendant le vol, et il semblerai que je viens de poser les pieds dans l’une des villes les plus dangereuse du monde, vue la quantité de conseils de sécurité qui sont donnés. Pas très encourageant pour commencer un voyage sur un nouveau continent  …
Je fais connaissance à l’aéroport avec Thibault, un étudiant qui vient faire un stage d’un an ici. Je change de l’argent, juste de quoi payer mon trajet pour le centre-ville (24 reals) avec le bus-navette qui nous dépose devant la Place de la Republica, dans le centre historique de Sao Paulo. On se donne rendez-vous pour ce soir à 17h30 , et je prend un taxi pour l’Hôtel Ikeda, dans le quartier asiatique de Liberdad, réputé plus sure que le centre-ville.

Dès que je suis installé, je prend juste mes affaires les plus précieuses avec moi dans petit sac à dos (mon appareil photo, mon Ibook, mon Ipod, mes billets d’avion et mes papiers) car je n’ai pas tellement confiance dans la sécurité de l’hôtel, et je pars en ville.

Il est à peine 8h30 ce samedi, mais les rues commencent déjà à se remplir. Le soleil est au rendez-vous faisant grimper la température jusqu’à près de  30°C en début d’après-midi. Je commence ma visite par le centre historique, qui est constitué de bâtiments coloniaux parsemés et coincés entre les tours modernes, et autres bâtiments récents de style baroque, ou délabrés.



   

Les perspectives de bâtiments au bout des rues ressemblent à s’y méprendre à celles de New-York.
Les étroites rue commerçantes alternent avec les immenses boulevards aux perspectives panoramiques époustouflantes. Au final, l’ensemble constitue un paysage architectural urbain unique au monde. Sau Paulo est définitivement une ville verticale.

   

Je me promène ainsi toute la matinée, la tête en l’air, prenant des photos à chaque coin de rue.

     
     
     

En fin d’après-midi, je me décide à prendre le métro pour me rendre a la City Bank, seule banque que je connaisse qui me permet de retirer de l’argent avec ma carte visa. Le métro est moderne, et beaucoup mieux organisé qu’à Paris. La rue ou je me rend est le symbole du dynamisme économique de Sao Paulo avec ses tours de banques parfaitement alignées, créant un couloir de béton jusqu’à l’horizon.

A 17h30, je reviens au lieu de rendez-vous fixé avec Thibault, mais après 40 minutes d’attente, il n’est toujours pas là, et la nuit est tombée.  Comme je ne préfère pas rester dehors dans la nuit, je vais dîner seul, et je retourne à mon hôtel vers 20h00, où je vais enfin pouvoir me reposer.

Par Ludovic - Publié dans : Brésil
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Ludovic


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