Lundi 12 septembre 2005

Je retourne à ma solitude aujourd'hui car Caspar prend la direction de l'aéroport, et Natali va en cours la majeure partie de la journée. Le programme de la journée est plutôt cool : prendre le tramway qui passe sous la fenêtre de ma chambre pour visiter tranquillement mon quartier de Santa Teresa, et retour à Copacabana avec pour objectif de s'incruster dans le Othon Palace Hôtel (30 étages), pour avoir la vue imprenable que j'affectionne tant depuis le restaurant panoramique.

Je me rend au départ du tramway derrière la tour Petrobras, ou beaucoup de personnes attendent déjà. Le trajet commence par la traversée du pont, sorte d'aqueduc blanc, symbole du quartier, qui trône à plus de 50 mètres de haut.



Lorsque nous arrivons au bout, le tramway ralenti, et des brésiliens sautent sur les marches en bois. Nous repartons sans que le chauffeur ne leur demande de payer, et entamons la montée de la rue pavée qui passe devant mon hôtel. Nous le dépassons de  500 mètres, et d'un coup, le tramway se bloque. Le chauffeur essaye de redémarrer mais rien ne marche car il n'y a plus d'électricité sur la ligne. Après 10 minutes d'attente, le chauffeur débarque tous le monde, car on n'ira pas plus loin.

Du coup, je décide d'aller directement déjeuner à Copacabana. Le soleil jour à cache-cache avec les nuages mais la plage est quand même bien remplie. Je commence ma marche à la fin d'Ipanema où se trouve une petite crique qui est le spot de surf préféré des cariocas. C'est aussi un haut lieu de la gonflette, ou l'on peut bronzer en même temps. 



Je contourne la crique, et je débouche sur Copacabana. Il faut une bonne demi-heure de marche pour atteindre l'Hôtel tellement la plage est longue. Mais une fois de plus, ça vaut le coup car la vue depuis le dernier étage est superbe, et permet de se rendre compte de l'immensité de la baie. Même depuis derrière les baies vitrées sales, les photographies sont géniales.







La nuit tombe vite, donc je passe 1 heure sur Internet et je rentre à l'hôtel. Je vais enfin me coucher tôt ce soir  !

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Dimanche 11 septembre 2005

Nouvelle journée de visite de Rio qui commence assez tard. Toujours avec Caspar et Natali, nous prenons le métro pour la plage de Copacabana à 13h00. Beaucoup plus grande qu'Ipanema, la population y est aussi différente : les touristes sont moins nombreux, toutes les classes sociales de Rio s'y retrouvent et se mélangent le temps d'un match de volley-ball ou de football, beaucoup de familles viennent pique-niquer, jouer aux carte, etc ... Bien sûr, le string brésilien fait toujours parti du panorama, mais surtout, il y a de l'espace entre les gens !!!





Nous longeons la plage sur le trottoir aux motifs non moins célèbre de vagues noires et blanches jusqu'au Foret de Copacabana, situé sur la presqu'île en bout de plage, qui permet d'avoir une vue imprenable sur toute la baie. La route qui longe Copacabana est fermée à la circulation, et est devenu le paradis des adeptes du roller, des coureurs, et autres cyclistes.

La visite du fort semble intéressante mais nous devons nous hâter de nous rendre à Corcovado, la montagne qui domine Rio avec son christ géant. Le taxi nous dépose en bas du Parc et nous entreprenons la marche d'1 heure, qui nous sépare du sommet, en longeant une route escarpée dans la dense végétation. Nous arrivons au sommet quelques minutes après le coucher du soleil. La vue sur la ville est fabuleuse, et quand la nuit tombée, les rues de Rio de Janeiro s'illumine d'un coup, c'est magique.



 

Lorsque nous voulons partir, tous les taxis sont déjà partis ou sont réservés, et il n'y a plus de tramway. Nous arrivons à nous incruster dans une navette réservée au personnel qui travaille sur le site, mais nous devons attendre une bonne demi-heure que tous le monde arrive. Le minibus nous déposer devant un restaurant traditionnel à 500 mètres de notre hôtel.



On se gave pour pas cher, on file à l'hôtel prendre une douche, et nous voilà reparti à 22h00 pour Ipanema ou Caspar connaît un groupe qui joue dans un pub Irlandais. Il repart demain pour le Danemark, et c'est donc la dernière soirée de notre trio auto-proclamé "The Characters of the White Room", parceque notre chambre s'appelle ainsi, et que chacun est un personnage à sa manière. La musique est moyenne, la chanteuse très charmante (on comprend pourquoi Caspar a insisté pour venir ici), mais l'endroit n'a pas tellement de charme. Nous rentrons à l'hôtel à 2h00, crevé, car ca fait 3 jours qu'on se couche a 3h00 et qu'on se leve a 8h00.

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Samedi 10 septembre 2005

Le soleil est au rendez-vous aujourd'hui, après 3 jours de météo maussade, et comme c'est samedi, les cariocas se ruent sur la plage pour prendre leur dose de soleil. 



Je pars à midi avec Natali et Caspar, mes 2 colocataires de chambre pour Ipanema, quartier huppée de Rio, dont la plage est mieux fréquentée, et donc un peu plus sûre, que celle de Copacabana. Une fois sur place, nous allons d'abord déjeuner dans un restaurant au kilo, dont le principe est le même qu'un self-service. Je prend tous ce qui me semble bon, et je passe à la pesée pour savoir combien ça me coûte.

A 14h00, nous arrivons sur la plage bordée de tours d'immeubles et d'hôtels de luxe, scène du fascinant spectacle de la vie "à la brésilienne". Tout est comme sur les cartes postales : les terrains de football et de volley-ball sont en premier, les ateliers de musculations sont installés tous les 200 mètres, puis un étalage de chair humaine commence. Bienvenu au royaume du string !









Les mètres carré de sable libre sont si rares en début d'après-midi que quantité de gens reste debout pour discuter. A moins que ce ne soit pour mieux exhiber son postérieur avec le string dernier cri. Ou, autre option pour la gent masculine, que ce ne soit pour avoir une meilleure vue sur les milliers de magnifiques postérieurs qui nous entourent. Des vendeurs en tout genre (boissons, souvenirs, paréo, bijoux artisanaux, etc ...) se succèdent toutes les minutes.

Après 2 heures de ce supplice pour mes yeux et ceux de Casper, nous allons prendre une caipirinha au sur la terrasse au 39ème étage d'un hôtel de luxe afin de bénéficier de la vue imprenable sur la plage, et le coucher de soleil qui arrive.

Nous rentrons à l'hôtel vers 21h00, et repartons dîner dans notre quartier bohème de Santa-Teresa que je n'ai pas encore visité. Le restaurant que nous trouvons est un bijoux d'atmosphère brésilienne authentique : un vieux bâtiment avec une salle qui donne sur la rue pavée ou passe le tramway, une décoration colorée mais légère de très bon goût, qui donne une impression de Brésil des années 60, un mobilier sans prétention mais confortable, et cet extraordinaire musique brésilienne distillée toute la soirée par un orchestre de fortune, qui fait oublier tout le stress de la journée (bien que je ne sois pas trop stressé en ce moment ...). Je me sens presque chez moi ici. Natali rentre se coucher vers 1H00 et je vais prendre une dernière bière avec Casper dans les rues de Lapa (il fait encore 25°C ) avant de rentrer a notre tour.

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Vendredi 9 septembre 2005

Le temps s'est un peu amélioré ce matin alors je pars à la découverte de Rio pour la journée. Je commence par le Centro, quartier des affaires qui se trouve à proximité de mon hôtel. Les traditionnelles tours modernes collées les unes aux autres ne manquent pas, mais à la différence de Sao Paulo, les bâtiments de style colonial qui étaient là avant n'ont pas été rasées, et l'ensemble donne un curieux mélange.



L'immense Cathédrale Metropolitana que je peux apercevoir de ma chambre est maintenant à mes pieds. L'imposante masse de béton prend une autre dimension quand on pénètre dedans. Les immenses vitraux multicolores sont la seule source de lumière, et donne l'impression qu'un concert de Jean-Michel Jarre va commencer.

     


Juste à coté, se trouve le siège de Petrobas, immense cube de métal, percé de jardin suspendus.

Un peu plus loin, lui aussi perdu au milieu de bâtiments modernes, se trouve le Théâtre Municipal, fierté de la ville de par les prestigieuse programmations culturelles qui y ont lieu. La bibliothèque Municipale est juste en face.

 


Je marche ensuite une bonne heure afin de rejoindre la petite plage de Botafogo, d'où j'aperçois enfin l'une des emblèmes de Rio de Janeiro, le fameux Pain de Sucre. La plage est déserte. Ce qui peut se comprendre, car l'eau est dégoûtante, et on respire plus les gaz d'échappement que l'air iodé (la plage est encerclée par une double route à 3 voies...).



La vue sur le Pain de Sucre par contre vaut le détour. On peut se rendre compte qu'il y a en fait 3 rochers reliés par le téléphérique. Pour atteindre le départ du téléphérique, il faut longer une route importante au trafic très dense. J'ai presque l'impression de marcher à côté du périphérique, ça casse un peu l'ambiance ...
1 heure plus tard, m'y voilà enfin. Le téléphérique coûte 12 euros. Dès l'arrivée sur le premier rocher, la vue sur La ville est fabuleuse : Rio est construite au milieu de montagnes, parfois abruptes, à là végétation verdoyante, et les plages prennent leur vraie dimension. La vue est encore plus belle depuis le Pain de Sucre, à 396 mètres.

 

     
 

Copacabana, deuxième symbole de Rio apparaît et donne une nouvelle dimension au panorama. Et au loin, la statue du Christ Rédempteur sur sa montagne jouent avec les nuages. Je reste au sommet plus d'une heure afin d'en profiter au maximum car il n'y a pas beaucoup de touristes aujourd'hui.

Je prend ensuite un bus pour Capacabana, histoire de voir si le soleil a changé la physionomie de la triste plage que j'ai vu hier. Des cariocas jouent au football sur la plage, mais il n'y a pas foule. Le soleil se couche et je prend la route du retour en métro.

Quelques nouvelles têtes sont arrivées ce soir : je fais connaissance avec Jean-Sylvain et Kyran, 2 étudiants (français et australien) à Florianopolis, et Natal, une porto-ricaine qui partage ma chambre. Le vendredi soir est généralement un moment de la semaine a ne pas manquer dans les rues de Rio, particulièrement à Lapa, quartier juste en dessous de mon hôtel. Après une bonne pizza et quelques Caipirinha, je pars avec Jean-sylvain et Kyran dans les rues environnantes. Elles sont toutes bondées de jeunes qui prennent un verre, ou qui mangent, dans les centaines de bars ambulants qui se sont installés. Des nombreux transsexuels sont aussi de la partie, facilement reconnaissable car habillés dans le plus simple appareil. Il y a 6 heures, certaines rues étaient tellement vides et glauques que je n'osait pas y aller ... Et maintenant, on peut à peine s'y entendre, et circuler ! Même la station-essence de l'angle de la rue a été reconvertie en bar ! Les gens se regroupent autours des pompes et s'appuient dessus, la bière à la main. Des groupes de percussionnistes se sont installés à chaque coin de rue et mettent une ambiance d'enfer, les voitures stationnées ont leurs portes ouvertes, la musique à fond, et se sont transformées en autant de "mini-discothèques" de rue. Les grands verres de caipirinhas sont à moins de 1 euro. Je me promène pendant 1 heure avec les garçons, puis je croise Natali et Casper, mon autre voisin de chambre avec lesquels je reste. Nous rentrons à 3h00, mais la fête bas encore son plein dans la rue. Voilà pour le (petit) aperçu de la vie nocturne à Rio.

 
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Jeudi 8 septembre 2005

Le bus arrive sur Rio do Janeiro à 8h30 et les embouteillages typique des métropoles sont au rendez-vous. La gare routière est assez glauque et après avoir passé 15 minutes à chercher un taxi qui n'essaye pas de m'arnaquer, j'arrive au Rio Hostel. Je suis dans le quartier de Santa-Teresa, corniche en retrait des zones touristiques de Copacabana et Ipanema, mais doté d'un charme certain, en raison des nombreuses demeures coloniales environnantes, et du tramway qui passe sous la fenêtre de ma chambre. J'ai une vue superbe sur la grandiose mais horriblement moderne Cathedrale Metropolitana, ainsi que la Tour du siège de la société Petrobras, qui est, par contre, un bijoux d'architecture urbaine.

Je me repose toute la matinée, et à 13h00, je me décide enfin, tiraillé par mon estomac, à sortir pour aller manger. Mais sous un ciel gris menaçant, Rio ne me donne pas tellement envie...
J'achète des beignets et je m'engouffre dans le métro, direction la mythique plage de Copacabana. Je ressort en plein centre-ville, qui grouille de gens malgré la fine pluie qui a commencé a tombé. La plage est à 500 mètres. J'arrive sur un front de mer gigantesque, bétonné de tours d'hôtels et de banques, d'agences de voyages et de restaurants. La plage est vide, pas un string aux alentours, normal ... La plage mythique qui fait fantasmer la terre entière, n'a pas fière allure sans son soleil.

Je me ballade en ville, m'arrêtant a un cybercafé, pour lire quelques bonnes nouvelles (mais j'ai oublié de regarder la météo !!) et je retourne à l'hôtel avant que la nuit tombe. Je n'ai pris presque aucune photos de la journée. Dans la rue, je remarque quelques paires de seins gonflés qui sont les seuls à fièrement s'exhiber par ce temps avec leur décolleté profond. Puis dans le métro, je remarque plusieurs filles au nez aquilin, tous identiques, un petit air de Mickael Jackson... Aucun doute, je suis bien dans la capitale de la chirurgie esthétique.

 
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Mercredi 7 septembre 2005

Le trajet en bus depuis Foz do Iguacu s'est bien passé, à part un contrôle de la douane routière qui nous a immobilisé 1 heure et demi. Un passager brésilien a eu la bonne idée d'emmener avec lui plus de 200 cartouches de cigarettes qu'il a acheté au Paraguay. Et bien sûr, il avait oublié de tout déclarer ...

J'arrive à Curitiba, ville capitale de son état, d'où part le train qui rejoint Paranagua sur la côte. Le trajet est considéré comme l'un des plus passionnant du Brésil car il franchit sur ces  110 km, dont la moitié le long de pentes abruptes dans un décor de jungle, 13 tunnels et 67 ponts. Le temps est couvert voire pluvieux ce qui risque de gâcher le voyage, mais il n'y a pas grand chose à faire dans cette ville moderne, encore moins un jour férié ou tout est fermé. J'achète donc mon billet de bus pour Rio de Janeiro à 20h00 le soir même, je vais prendre mon ticket de train dans la foulée (15 euros), et j'embarque avec d'autres touristes dans un train aux wagons multicolores, dont l'intérieur n'a rien d'authentique.

Nous quittons la ville à 8h15 et très vite, nous arrivons dans des collines verdoyantes, puis la forêt tropicale apparaît. Le chemin de fer serpente dans la végétation humide, et  tellement dense qu'on ne peut pas voir grand chose au début.



Nous arrivons dans les montagnes et petit a petit la vue se dégage, si bien que je peux apercevoir le précipice au pied des rails, et les nombreuses montagnes à moitié cachées dans la brume. A chaque tunnel, tous le monde crie aux fenêtres ouvertes, on se croirait à Disneyland ... Lorsque l'on passe sur un pont, le train ralenti pour nous permettre de bien profiter de la vue.

 



Au bout de 3 heures, nous arrivons à Morretes, petite cité coloniale paisible au milieu d'un végétation côtière luxuriante.



Enfin vers 13H00, le train arrive dans la plaine et nous traversons la zone industrielle de Paranagua, l'un des principaux port de l'état, avant de nous immobilisé à la gare. Le centre-ville est endormi, tout est fermé. Je parcours les 500 mètres qui me sépare du port, dans le quartier colonial, ou je m'installe à un restaurant local. Je vais acheter mon billet de retour en bus pour Curitiba pour 16h15, et je m'installe dans une auberge de jeunesse pour écrire quelques articles sur mon ordinateur.

   

A 16h00, je suis à la gare routière, mais je fais la queue pour le mauvais bus ... J'étais persuadé d'avoir lu "plateforme 3" et je n'ai pas prêté attention au bus quasiment vide un peu plus loin, qui était le bon. Quand le bon bus part, j'ai un éclair de lucidité et je demande où va le bus pour lequel je fais la queue. Panique à bord, je vais au guichet, il ne veulent pas me transférer le ticket sur le bus suivant qui part dans 1 heure (je dois en racheter un autre), et je risque surtout de louper mon bus pour Rio de Janeiro. Une seule seule solution : je saute dans un taxi et je demande au chauffeur de rattraper le bus pour Curitiba. Je compte bien sur l'âme d'Ayrton Senna qui sommeille en lui pour réussir. Il double toutes les voitures en double file, prend les tournants à fond la caisse, et nous débouchons sur le début de l'autoroute. Le bus est à 200 mètres et arrive vers nous ... Nous lui faisons des grands signes, il s'arrête et me revoila parti pour Curitiba. Je commence vraiment à être fatigué avec ces nuits de trajet en bus, il est temps que j'arrive a Rio pour me reposer quelques jours.

 
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Mardi 6 septembre 2005

L'auberge de jeunesse organise des départs et retours pour les chutes du coté argentin. Comme j'ai pas envie de perdre du temps avec les transports locaux pour faire les 50 km nécessaires, je prend part au cortège du matin.
Nous sommes une dizaine de touristes, 2 filles, suisses, 1 français, 2 italo-brésiliennes, et 4 anglais. Notre chauffeur de bus est un cinquantenaire brésilien qui a tendance a favoriser les filles pour quoique ce soit (chicas en premier, chicas prenez le temps que vous voulez, chicas prenez les places les plus confortables, etc). Lorsqu'on passe la frontière, il agite sont drapeau de supporter de Boca Junior, grand club de football brésilien, pour narguer les douaniers. Les formalités prennent 15 minutes, pas de tampons nécessaires.

Nous nous arrêtons d'abord dans la petite ville de Puerto Iguaçu, pour voir la frontière tripartite délimitée par le Rio Iguaçu, entre l'Argentine, le Brésil et le Paraguay, puis nous partons pour les chutes.

 

L'entrée du Parc coûte 10 euros. Notre chauffeur nous laisse à l'entrée et chacun part de son côté. 3 circuits permettent d'admirer les chutes sous différents angles : je commence par le circuit inférérieur en compagnie des 2 italiennes. Nous longeons un chemin dans la forêt tropicale fait de passerelles en métal, qui nous mène au pied des chutes que l'on peut apercevoir du coté Brésilien. La passerelle permet d'aller juste sous la cataracte, ou un puissant brouillard d'eau me mouille de la tête au pied en 2 econdes.





Je continue la visite avec Fabien, le français, et nous passons la journée a nous en mettre plein les yeux. Nous empruntons ensuite le circuit inférieur qui nous mènent au sommet des chutes. Les passerelles enjambent les multiples bras de la rivière au bord du précipice, juste au moment ou l'eau s'élance dans le vide, donnant une vue vertigineuse sur les chutes en contrebas.

 

Le troisième circuit, nous emmène a la Gorge du Diable. Une passerelle d'un kilomètre de long nous fait traverser la rivière jusqu'à un trou béant ou des millions de mètres cubes par seconde d'eau tombent plus de 400 mètres plus bas. Impossible de voir le fond tellement la pression vaporise l'eau. C'est le chaos total, il faut le voir pour comprendre ...





Nous rentrons à l'auberge de jeunesse à 19h00. J'ai juste le temps de dîner, et un taxi dont le conducteur se prend pour Ayrton Senna, m'emmène à la gare routière d'où le bus pour Curitiba m'attend.

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Lundi 5 septembre 2005

Le bus de nuit était confortable, surtout après 23h00, car nous avons dû en changer, contre un nouveau qui était encore mieux. Et les routes brésiliennes sont en bon état, ça change de l'Afrique ! Du coup, je pense que je vais privilégier les trajets de nuit en bus compte tenu des très longues distances entre chacune de mes étapes. Ca me permet aussi d'économiser une nuit d'hôtel à chaque fois. Tant pis pour le paysage, je ne peux pas tout avoir non plus.

J'arrive à la gare routière de Foz do Iguaçu à 8h00, et autre bon changement par rapport à l'Afrique, il n'y a personne pour me sauter dessus dès la descente du bus. Ca me manque presque dis donc ! J'achète dans la foulée mon ticket de bus pour Curitiba, pour demain soir, et je me rend en taxi à l'auberge de jeunesse Paudimar, située sur la route des chutes. L'endroit en calme, en pleine nature, les dortoir sont spartiates, mais il y a toutes les commodités sur place (petit déjeuner inclus, restaurant-bar, piscine, agence de voyage, et internet vraiment gratuit !).

Le temps est nuageux donc je profite de la matinée pour ne rien faire. Aller aux chutes sous la pluie ne m'enchante guère, mais à midi, le soleil fait son apparition. Et hop, 1 heure plus tard, je suis devant l'entrée du Parc National d'Iguaçu (6 euros). Un bus emmène les touristes au départ du parcours. Le chemin longe les parois de la falaise dans la forêt, en offrant tous le long de ses 2 kilomètres une vue panoramique grandiose sur les nombreuses chutes de l'autre coté de la rivière. L'ensemble constitue un spectacle indescriptible. Il faut le voir pour comprendre ...





 





Je passe 2 heures dans le Parc des chutes à faire le chemin dans les 2 sens, pour être sûr de ne pas avoir manqué quelque chose en route, puis je rentre tranquillement à l'auberge de jeunesse qui s'est remplie depuis ce matin.

 
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Dimanche 4 septembre 2005

Mon premier travail de la journée consiste a aller prendre un ticket de bus pour Foz do Iguaçu, a 20 kilometres des fabuleuses chutes d'eau. Je prends le métro pour me rendre a la gare routiere. Celle-ci a des allures d'aéroport avec son large hall en marbre et béton, ses comptoirs d'agences, ses magasins, et ses portes d'embarquement alignées au sous-sol, et même un cybercafé, le tout d'une propreté impeccable.



Difficile de se croire en Amérique du Sud dans ces conditions ! Le billet pour Foz do Iguaçu coute 113 Reals (39 euros) et le trajet dure 14 heures. Le seul bus de la journée part a 17h30. Je galere un peu pour me faire comprendre au moment d'acheter le billet car les Brésiliens ne parlent pas un mot d'anglais. C'était déja pareil a l'hotel (pourtant pleins de touristes étrangers). Même en espagnol, pourtant similaire a 70% au portuguais, c'est pas évident. Je me demande vraiment ce qu'ils apprennent a l'école ! De retour en ville, je libere ma chambre, laisse mon sac a dos en consigne a l'hotel, et l'exploration de la ville continue.

Le dimanche est le jour du marché, et le quartier asiatique de Liberdade, ou se trouve mon hotel, est réputé pour le sien.



Effectivement, des échoppes se sont montées tout autours de la bouche du métro, et une délicieuse odeur se répand dans l'air. D'énormes plats de nouilles et de viande font le bonheur des locaux. Je me joins a eux pour le déjeuner, puis je reprend le métro pour le parc de Ibirapuera, qui est censé être le lieu de détente privilégié des Paulistas le week-end.

Effectivement, il y a beaucoup de monde. Pour continuer le parallele avec New-York, on se croirait a Central Parc. une nuée de joggeurs et marcheurs du dimanche déambule sur la piste mi-piéton, mi-cycliste qui fait le tour du lac artificiel. Un énorme concert de musique classique retransmit a la télévision scotche des centaines de sportifs sur la pelouse, les enfants font du cerf-volant, et les amoureux se bécotent a l'écart sous les arbres. Et bien sûr, comme a Central Park, les gratte-ciels émergent a l'horizon, au milieu des arbres.

     
     
     

Je retourne au centre-ville en bus, et je me rend au pied de la tour Edificio Italia, qui abrite un restaurant panoramique au 57eme étage. Il n'est, soi-disant, ouvert qu'aux clients de l'hotel, mais je tente une incrustation, marchant sûr de moi vers l'ascenseur. Une intendante m'ouvre la porte et m'emmene au sommet sans poser de questions. Un majordome m'accueille, mais je ne comprends rien a ce qu'il raconte dans son anglais tres approximatif. Je prends un coca, puis je me dirige vers la terrasse. Le monstre urbain est a mes pieds. En fait, New-York est ridicule a coté... Les immenses tours se comptent par milliers, toutes accolées jusqu'a l'horizon, donnant l'impression d'être en face d'une ville de Lego. C'est époustouflant et magique. C'est tout ce que je voulais voir avant de partir.



Il est déja 16h30, je fonce a mon hotel récupérer mon sac a dos, et en 30 minutes, je suis a la gare. Au revoir merveille urbaine, une merveille naturelle m'attend.

 
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Samedi 3 septembre 2005

Mon avion atterri à Sau Paulo à 6h30. J’ai lu mon guide pendant le vol, et il semblerai que je viens de poser les pieds dans l’une des villes les plus dangereuse du monde, vue la quantité de conseils de sécurité qui sont donnés. Pas très encourageant pour commencer un voyage sur un nouveau continent  …
Je fais connaissance à l’aéroport avec Thibault, un étudiant qui vient faire un stage d’un an ici. Je change de l’argent, juste de quoi payer mon trajet pour le centre-ville (24 reals) avec le bus-navette qui nous dépose devant la Place de la Republica, dans le centre historique de Sao Paulo. On se donne rendez-vous pour ce soir à 17h30 , et je prend un taxi pour l’Hôtel Ikeda, dans le quartier asiatique de Liberdad, réputé plus sure que le centre-ville.

Dès que je suis installé, je prend juste mes affaires les plus précieuses avec moi dans petit sac à dos (mon appareil photo, mon Ibook, mon Ipod, mes billets d’avion et mes papiers) car je n’ai pas tellement confiance dans la sécurité de l’hôtel, et je pars en ville.

Il est à peine 8h30 ce samedi, mais les rues commencent déjà à se remplir. Le soleil est au rendez-vous faisant grimper la température jusqu’à près de  30°C en début d’après-midi. Je commence ma visite par le centre historique, qui est constitué de bâtiments coloniaux parsemés et coincés entre les tours modernes, et autres bâtiments récents de style baroque, ou délabrés.



   

Les perspectives de bâtiments au bout des rues ressemblent à s’y méprendre à celles de New-York.
Les étroites rue commerçantes alternent avec les immenses boulevards aux perspectives panoramiques époustouflantes. Au final, l’ensemble constitue un paysage architectural urbain unique au monde. Sau Paulo est définitivement une ville verticale.

   

Je me promène ainsi toute la matinée, la tête en l’air, prenant des photos à chaque coin de rue.

     
     
     

En fin d’après-midi, je me décide à prendre le métro pour me rendre a la City Bank, seule banque que je connaisse qui me permet de retirer de l’argent avec ma carte visa. Le métro est moderne, et beaucoup mieux organisé qu’à Paris. La rue ou je me rend est le symbole du dynamisme économique de Sao Paulo avec ses tours de banques parfaitement alignées, créant un couloir de béton jusqu’à l’horizon.

A 17h30, je reviens au lieu de rendez-vous fixé avec Thibault, mais après 40 minutes d’attente, il n’est toujours pas là, et la nuit est tombée.  Comme je ne préfère pas rester dehors dans la nuit, je vais dîner seul, et je retourne à mon hôtel vers 20h00, où je vais enfin pouvoir me reposer.

par Ludovic publié dans : Brésil
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