Nous quittons Christchurch pour aller a Kaikoura, petite ville cotiere donc l'attraction principale est la possibilitede pouvoir observer des baleines, dont l'immense cachalot (sperm whale) et plusieurs sortes de dauphins. Nous parcourons les 160 kilometres sous la pluie dans la matinee pour arriver a Kaikoura a midi. Nous decouvrons la ville depuis un point de vue situe sur une colinne qui domine la peninsule. S'il n'y avait cette richesse de la faune marine aux alentours, Kaikoura serait une ville vraiment paumee, sans interet. Nous dejeunons sur place une salade de riz preparee la veille, et descendons au centre-ville.
Pour observer les baleines et autres animaux marins, il faut aller au Whale Watching Center qui propose un tour organisee en bateau de 2h30 dans la baie, plusieurs fois par jour (125 NZD). Il est aussi possible d'y aller en avion ou en helicoptere mais le prix augmente considerablement pour a peine 30 minutes de vol. Nous reservons un tour pour demain matin a 6h15, et regardons un documentaire sur grand ecran tres interessant, a propos des baleines, leur apparition sur terre, leurs stades de vie, les migrations, etc.
Nous allons ensuite a la recherche de notre logement pour ce soir. Comme il a l'air de faire frais la nuit et que la meteo n'est pas tres rassurante, nous prenons une loge dans un camping. En fait, c'est une roulotte plantee en plein milieu du parking pour camping-car !
Nous repartons sur la peninsule pour aller voir un show de sheep sheering (tonte de mouton) car ca fait vraiment partie de la culture locale et je ne me voyais pas partir de Nouvelle-Zelande sans avoir vu ca. Une ferme en organise un a 16h00, soit dans 1 heure. Nous avons le temps d'aller au bout de la peninsule voir une colonie de phoques en libre-acces, c'est-a-dire sans avoir a passer par la case "donne ton fric". Comme quoi, c'est possible... Le parking est en bordure de plage et c'est assez bizarre car les phoques viennent quasiment se reposer sur le goudron, sans craindre la presence des nombreux humains a quelques metres qui les mitraillent avec leurs appareils photos. D'autres restent sur les rochers a lezarder en compagnie des mouettes et albatros. C'est l'occasion de faire des photos en gros plans.
Nous sommes 7 personnes a assister au sheep sheering (10 NZD). Peter, le demonstrateur nous accueille dans une sorte d'etable. Il ammeme un agneau tout mignon, tout blanc auquel je donne le biberon. Des qu'il commence a teter impossible de l'arreter ! J'ai beau tirer sur la tetine, le faire tourner en bourrique en lui faisant faire des des tours sur lui meme, il rattrape toujours le biberon. Peter, nous montre ensuite Ram Man, un puissant belier que nous pouvons aussi nourrir. Vient enfin le moment de la tonte : il ammene un mouton sur une esplanade ou se trouve un bras articul?avec au bout un rasoir electrique. Il retourne le mouton sur le dos en le tenant pas la tete, les jambes ecartes, et attaque droit dans le pelage. En 2 minutes, le moutons se retrouve nu comme un ver.
Un gros tas de laine, legerement huileuse, git a cote de lui. Il prend la laine, la trie un peu et la met dans un gros sac sous une presse hydraulique qui tasse bien fort, et il obtient une grosse balle de laine qu'il n'a plus qu'a vendre. Il nous apprend aussi pleins de choses sur l'elevage des moutons et le business qui tourne autours, les differentes laines, etc. C'est vraiment interessant.
Je repars en ville, ravi de cet experience. Je vais sur Internet et j'apprend que le mini reportage-photo et l'interview que j'avais fait il y a 2 mois pour le site Internet L'Internaute est parue.
Pour la lire, cliquez ici.
Nous allons faire les courses pour preparer un fondue au chocolat pour le dessert de ce soir, et la journee se termine par un ciel qui se degage, de bonne augure pour le tour en bateau demain matin.