Vendredi 3 juin 2005

Il fait toujours un temps pourri. Malgré cela, je me suis inscrit a un tour organisé pour visiter les townships des environs, immense regroupement de bidonvilles, équivalent des favelas sud-américaines, ou vivent la majorité des habitants de Cape Town. La réputation de ces townships les fait figurer parmi les endroits où il ne faut surtout pas aller pour quiconque souhaite rester en vie...
La pauvreté et l'Apartheid en ont fait des foyers de criminalité importante et de violence quotidienne. Mais la vision que j'en garde à la fin de cette visite est pourtant beaucoup plus positive, voire même porteuse d'espoir.

Mon guide est un ancien habitant d'un township emblématique appelé District 6, et qui fut rasé il y a 14 ans à l'époque de l'Apartheid. Plus de 60 000 personnes furent expulsé de chez eux en quelques jours, à coup de buldozer. Le musée du District 6 est là pour s'en rappeler, et conserve des symboles de l'Apartheid qui font froid dans le dos, telle cette plaque de signalisation pour séparer un parking pour "Blancs" d'un parking pour "Noirs".


La particularité de ce musée est qu'il a surtout été créz pour les habitants expulsés : une grande carte au sol du District 6 permet aux survivants de l'époque de marquer d'une croix l'emplacement de leur ancienne maison et de laisser leur coordonnée afin de pouvoir être recontacté par leurs anciens voisins perdus de vue dans le massacre.

Nous partons ensuite visiter 3 townships dont les noms originaux se traduisent en francais par Notre Fierté, Notre Soleil, et Notre maison. Chiffre incroyable, 80% de la population de Cape Town habite dans ces townships, et presque 100% de la population noire s'y trouve. Les "maisons', mais c'est un bien grand mot, sont le reflet du niveau de pauvreté des quartiers. Les plus fortunés ont droit a 4 murs en briques, les plus misérables (la majorité) ont 4 plaques de toles, ou de bois de récupération, et un toit percé qui transforme l'intérieur de la maison en marécage quand il pleut, comme aujourd'hui. Toutes ces "maisons" sont amassées dans d'ex-terrains vagues le long de l'autoroute, ou de l'aéroport. Ca sent mauvais ... Les habitants ne sont jamais sûr de pouvoir manger tous les jours. Et donc forcement, les gangs fleurissent sur ce terrain fertile. Voila pour le tableau noir.

L'entrée du township ressemble a une banlieue déserte. Les chanceux habitent dans des immeubles ou dans des containers, ce qui représente les plus solides abris.


Une rue boueuse du township avec les toilettes à l'extérieur. Grand luxe pour celui-ci, le courant  éléctrique n'est pas loin...

Les cabanes faites avec des morceaux de bois ou de tôle récupérés.

La plupart des maisons ne font pas plus de 10 metres carrés et ne possèdent qu'une fenêtre. Le numéro est écrit à la peinture sur la porte.


Ces cabanes servent aussi de local commercial, tel ce coiffeur/barbier local.


Mais j'ai aussi découvert une autre réalité : celle d'une communauté soudée, ou quelques initiatives personnelles redonnent du courage à des milliers de pauvres. Nous avons été voir ces femmes qui tentent de renverser la vapeur au quotidien, car curieusement, ce sont toutes des femmes...

Misty se bat depuis 15 ans pour donner une éducation minimum aux enfants de son township. Elle a ouvert des écoles pour les plus petits. Les cours ont lieu dans des containers de transport maritime aménagés en classes. Les enfants nous ont accueillis de maniere fabuleuse en chantant pour nous des messages d'espoirs.




Vicky a ouvert un Bed & Breakfeast destiné aux étrangers en plein milieu de son township, chose impensable il y a encore 5 ans. Et ca marche ! Elle permet ainsi de balayer les idées reçues sur la poulation locale, et se sert de l'argent des touristes pour supporter des actions communautaires.

Beauty a ouvert un atelier de confection où elle apprend aux femmes agées à coudre. Elles peuvent ainsi vendre des vêtements qui leur permettent d'améliorer un peu leur quotidien. Elle gère aujourd'hui plus de 50 ateliers dde couture dans les tonwships.

Enfin, Sonia, se lève tous les jours çà 3h30 pour préparer des repas pour plus de 200 enfants qui partent à l'ecole. Elle a ouvert une école de cuisine pour que chacun puisse apprendre à se nourrir. Tous cela est bien sur bénévol, elle vit sur ce que la communaute veut bien lui rettribuer.

Respect ... La vie occidentale et son égocentrisme / matérialisme permanent me semble loin, futile, me dégoute.

Ce fut une experience riche en émotion et en humilité. Je conseille a toute personne qui visite l'Afrique du Sud de commencer par visiter un township. Et à vous lecteurs,  de vous dire en regardant cette petite fille : "c'est moi qui aurait pu naître la-bas ...mais j'ai eu la chance de naître ailleurs ..."
Appréciez la.

par Ludovic publié dans : Afrique du Sud communauté : Tour du monde
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Jeudi 2 juin 2005

Je n'ai pas été plus chanceux qu'hier, ce matin. La plongée avec les requins est encore annulée en raison du vent trop fort. Du coup, je me retrouve bloqué ici jusqu'a ce soir en attendant le Baz Bus de 19h30, avec rien à faire dans ce bled.

Plutôt que de perdre mon temps, je tente de partir pour Cape Town par mes propres moyens en demandant aux voyageurs qui partent du backpacker s'ils vont dans la même direction que moi. La première tentative échoue, la seconde est la bonne. Un couple allemand me prend et me dépose 2 heures plus tard devant mon nouveau backpacker, dans Long Street. Il est à peine 11h00, j'ai tout l'après-midi devant moi pour découvrir la ville. Une demi-journée rattrapée !

En arrivant, nous sommes passés par une autoroute qui longe les quartiers pauvres de la mégapole, les townships. Bonne entrée en matière pour ce qui est censé être l'une des plus villes du monde...

Le temps est mauvais à Cape Town, nous sommes en plein hiver. De gros nuages gris cachent les montagnes environnantes qui donnent normalement tout son charme à la ville, il pleut presque, et il fait à peine 15 degrés. Je me motive quand même, pour aller me promener après avoir laissé mes affaires dans le backpacker.  Globalement, ca ressemble à une ville americaine, avec des détails architecturaux hollandais, quelques maisons du début du siècle disseminées entres les tours.


Je me dirige vers le Castle of Good Hope, un fort hollandais très bien conservé que l'on peut visiter. Ses fortification en forme d'étoile permettent de prendre un peu de hauteur sur la ville et d'apercevoir la fameuse Table Mountain noyée dans les nuages.


De l'autre coté, le downtown me fait face avec le City Hall, d'où Nelson Mandela s'adressa depuis le balcon pour première fois après sa libération à la nation.


Je fais le tour de l'épais rempart puis pénètre dans le fort. Tous les batiments ont été peint dans un jaune qui contraste fortement avec le gazon verdoyant et le ciel sombre.


Parfois, devant les portes, j'ai l'impression d'être à Amsterdam tant l'architecture est symptomatique.


De nombreux passages permettent de passer d'un batiment à un autre.

L'intérieur accueille une belle collection de meubles et de vaiselle d'époque au rez-de-chaussée, et le 1er étage donne sur un immense salle de réunion qui contient probabblement la plus longue table qu'il m'ait été donné de voir à date.


Quand je rentre au backpacker, le proprietaire me met dans une chambre avec des étudiants americains (4 garcons, 3 filles) tres sympathiques avec lesquels le courant passe tout de suite. On termine la soiree dans un bar avec un concert live.

Mais j'ai maintenant un nouveau challenge : trouver des personnes pour louer avec moi une voiture pour 3 semaines en Namibie. Ceux de ma chambre retournent aux USA la semaine prochaine, donc pas la peine de compter sur eux. J'y crois plus trop, donc je vais commencer à envisager d'autres options pour visiter la Namibie.

par Ludovic publié dans : Afrique du Sud communauté : Tour du monde
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Mercredi 1 juin 2005

Hermanus est une petite ville cotiere tranquille, a  150 km de Cape Town qui a la particularite de se situe a proximite de la fameuse Shark Alley, un couloir marin infeste des plus grands requins de la planete. Une des activites consiste a partir en bateau et plonger dans une cage en acier au milieu de ces redoutable predateurs, pendant qu'un autre plongeur les appates avec des morceaux de poissons ensanglante. Sensations garanties !!

Je me suis inscrit a la plongee qui part a 7h30 et qui dure 5 heures aller/retour (pour moins de 130 euros) mais, le matin meme, j'apprend que c'est annule en raison des mauvaises conditions meteo. Le vent est en effet particulierement violent. Sois je tente a nouveau pour demain et je reste donc ce soir a Hermanus, soit je pars ce soir avec le bus et je suis enfin a Cape Town. Je decide de rester, quite a perdre encore 1 journee si la meteo est toujours mauvaise. Je me promene donc en ville, et profite d'internet pour faire une grosse mise a jour du blog.



La soirée passe, je discute avec un kenyan qui fait des études scientifiques dans la region.

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Mardi 31 mai 2005

Ptit dej sur la terrasse avec Tino, footing matinal sur la plage, lecture, puis je reserve mon bus pour Hermanus.





C'est une ville a 100 km de Cape Town d'ou sont organises des plongees avec les requins, les Grands Blancs.

Je retrouve dans le bus 2 anglais avec qui j'etais deja hier. Le paysage verdoyant est toujours superbe.


Des elevages d'autruches apparaissent de temps en temps. Le soleil se couche en embrasant dans un feu rouge et orange les nuages proches de l'horizon.

J'arrive a Hermanus a 20h00 dans un backpacker super comfortatable. Je m'inscris a la plongee qui commence demain a 7h30.

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Lundi 30 mai 2005

Le bus arrive a 12h30 a Knisna, charmante station balneaire situee a l'entree d'un lagon. La route longe une portion du littoral reputee comme la plus belle d'Afrique du Sud, avec ses immenses plages (je commence a en avoir vu un paquet, donc rien de tres impressionant en ce qui me concerne), sa cote dechiquetee (un peu comme en Bretagne), sa nature verdoyante et ses villages paisibles. On l'appelle la Garden Route.

Mon objectif a Knisna est de prendre l'Outeniqua Choo Tjoe, train a vapeur centenaire et authentique, qui longe la Garden Route sur plus de 70 km. Je pose mes affaires dans un Backpacker et vais ausitot me renseigner sur les jours de depart et les horaires. Le prochain est aujourd'hui a 14h00, et le suivant dans 3 jours. Le marathon commence : je cours chercher mon sac a dos, et file en vitesse a la gare. Juste le temps de me faire un 2eme Hamburger Challenge imprévu, et me voila face a une vieille locomotive, tout droit sortie d'un musée.


Quand on monte dans les wagons de bois sombre, aux banquettes en cuir use, et aux accessoires en laitons, on se sent tout de suite revenir 100 ans en arriere a l'epoque des pionniers.


La locomotive crache 2 jets de vapeur blanche de chaque cote de ses immenses pistons, une fumee noire chargee de charbon, qui nous retombe dessus quand on passe la tete a travers la fenetre, obscurcit le ciel, le sifflet retentit et les wagons commencent a avancer lentement.



Le train traverse des beaux decors, avec des vues panoramiques sur le lagon, puis on s'enfonce dans la foret.


Des decors champestres s'alternent avec des lacs entoures de roseaux, jusqu'à une halte d'une demi heure, dans une petite ville de campagne au cours de laquelle le machiniste vérifie l'état de la locomotive.


Le train revient ensuite sur le littoral, passant des embouchures de rivieres sur des vieux ponts. Le passage dans les tunnels enfument tout l'interieur du train qui sent le bois fume a la sortie. 3 heures d'un voyage dans le temps, tres pitoresque.


L'arrivée a George l'est moins, car nous longeons des townships (les bidonvilles Sud-africains fait de cabanes en tole et en bois ou vivent la majorite de la population noire urbaine) qui s'accumule avant la gare. La nuit tome, l'endroit devient glauque.

J'appelle le backpacker donc j'ai le numero mais celui ci-n'est plus bon. J'appelle donc un taxi, qui m'apprend qu'il n'existe plus, et qu,il n'y en a pas d'autre dans la ville. Il m'emmene donc a Wilderness, bourgade situe le long d'une immense plage a 15 km d'ici.

Le Backpacker est vide, a part Tino, un italien qui veut essayer de monter une affaire en Afriaque du Sud, dans la restauration. Nous passons une soiree tranquille a discuter.

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Dimanche 29 mai 2005

Il pleut toute la journee. Rien a faire ici quand on a pas envie de faire du surf. Je vais faire des courses, un tour sur Internet, et commence a m'organiser pour les prochains jours. Je reserve mon ticket de bus pour demain matin, ce qui signifie la fin de l'aventure avec Mick et Tim, qui vont rester ici pour au moins 1 semaine.




Mick casse aussi sa planche en deux ... C'est a son tour de deprimer.

Pour feter le depart, on tente le 10mn Hamburger Challenge. Cela consiste a mager un enooorme hamburger et ses frites en moins de 10 mn. Si on reussit on paye rien, si on echoue, on paye 38 rands. Quanf le hamburger arrive, je sais d'avance que j'y arriverai pas, il fait la taille de 4 Big Mac ! Mick etait pas loin de reussir, dommage !


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Samedi 28 mai 2005

Le rituel matinal du surfeur continu malgre le temps nuageux. Tim et moi avons loue une planche. Une fois de plus, ils ont deniche une plage deserte avec de gros rouleaux. Nous restons 3 heures dans l'eau, je fais des progres. Le depart est donne lorsque Tim casse a nouveau sa planche. La caution est de 2200 rands (environs 300 euros).  Les vacances commencent a lui couter tres cher ....

Nous partons de Coffe Bay a 15h00 pour Jeffreys Bay, la mecque des surfeurs en Afrique du Sud, ou nous esperons pouvoir trouver un atelier de surf qui pourra reparer les 2 planches.

La pluie a transforme la route en une vraie menagerie : les trous se sont remplis d'eau et se sont transformes en autant d'abreuvoirs naturels pour les animaux ... Le bonheur pour conduire !  

Nous arrivons a Jeffreys Bay a  23h00 dans un Backpacker ou il n'y a que des surfeurs. Et que fais un surfeur quand il rencontre un autre surfeur ? Il discute pendant des heures des meilleurs endroits ou il a surfe, et de ceux ou il faut aller, une biere a la main.

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Vendredi 27 mai 2005
Mes deux compères se lèvent à l'aurore comme d'habitude, malgre le temps nuageux, pour aller surfer.  Moi, je pars faire une courte randonnée dans les environs avec 2 francaises et 1 australien rencontrés au départ du backpacker. Le chemin longe le flanc des falaises, dans un cadre champêtre superbe et abouti sur un superbe point de vue de la côte.




De retour au Backpacker vers 11h00, je suis surpris de voir Tim et Mick déja de retour : Tim a cassé sa planche ... Il est triste comme s'il venait de perdre un être cher et s'isole le temps de reprendre le dessus. Ha ces surfeurs !

Du coup, ne pouvant plus surfer, nous partons tous les 3 en début d'après-midi au Hole in the Wall, une sorte de formation naturelle rocheuse à l'embouchure d'une rivière, où la mer s'engouffre dans un trou dans d'immenses gerbes d'écumes. Un peu dans le genre de ce que l'on peut trouver à Etretat. Nous laissons la voiture à flanc de colline et partons à pied escalader quelques pitons rocheux qui dominent la mer, histoire d'avoir une vue imprenable sur les environs. Tim arrive le premier au somemt suivi, par moi, puis Mick.



Nous redescendons et traversons la baie ou des enfants s'amusent, pour arriver juste à coté de la paroie ou se trouve le Hole in the Wall.


Le rugissement et la force des vagues qui s'engouffrent dans le trou est impressionant. Evidemment, l'idée d'effectuer quelques plongeons au passage d'une grosse vague devient vite le challenge du jour. Moi, ça m'excite moyennement, j'ai encore 11 mois de voyage devant moi et j'aimerai bien arriver au bout en un seul morceau, donc je les laisse plonger et prend des photos de leur exploit.



Nous revenons sur la côte avec un peu plus de difficulté qu'à l'aller car l'eau est montée, et le courant s'esr accentué. Nous rentrons au backpacker satisfait de notre excursion.
Il y a beaucoup de monde ce soir, notamment beaucoup de filles scandinaves qui sont arrivée dans la journée.


par Ludovic publié dans : Afrique du Sud
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Jeudi 26 mai 2005

Comme la veille, réveil à 7h00, footing sur la plage, en guise d'entrainement pour l'escalade du Kilimanjaro dans 2 mois. Tim et Mick sont partis surfer sur une autre plage qui ne m'inspirait pas, donc je suis resté a Umzumbe. P'tit dej au soleil, séance de lecture et nous repartons en début d'apres-midi pour l'étape suivante, à 7 heures de route d'Umzumbe d'ici : Coffee Bay.

La trajet est superbe. Nous traversons une region peu touristique, ou les collines verdoyantes alternenent avec des canyons, et d'autres collines a la vegetation plus jaune. Des hameaux de huttes peintes en vert pale, en rose pastel, ou parfois a l'etat naturel en marrons parsement le paysage. Le route est parseme de nids de poules nous obligeant a donner des coups de volants brusques a tous moment. Parfois, ce sont des vaches ou des chevres qui trainent sur l'asphalte. A partir de 16h00, les bord de la route s'encombrent de centaines d'ecoliers en uniforme, de travailleurs en costume-cravate qui rentrent chez eux a pied, en pleine brousse. C'est assez surrealiste comme vision.

Nous arrivons en pleine nuit a Coffe Bay, qui semble isole de tout. 500 metres avant le Backpacker, Tim, qui conduit, percute un chien de plein fouet. Heureusement, l'animal se releve et s'enfuit dans les champs en aboyant.

Le Coffe Shack Backpacker est un endroit super anime, pleins de jeunes de toutes nationalites.

par Ludovic publié dans : Afrique du Sud
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Mercredi 25 mai 2005

Le vrai surfer se leve tot, tres tot. A 6h30, il sort de sa tente et se precipite vers la plage sans s'habiller pour verifier l'etat des vagues. Si, c'est bon, il se frotte les mains, esquisse un petit sourire de satisfaction, et retourne prendre sa planche et enfiler sa combinaison en 5 eme vitesse, necessaire quand il s'agit de passer 4 heures de suite dans une eau a 20 degres. Je me plie donc a la regle et me leve aussi.

Je commence d'abord par un footing d'1 heure, histoire de laisser l'atmosphere se rechauffer un peu, puis je vais chercher ma planche de location. A 9h00, je suis dans l'eau ...

Les vagues sont tellement puissantes que je n'arrive meme pas a passer la zone des washing machines, limite ou les vagues se cassent dans un fracas assourdissant, generant des remous d'une force surhumaine. J'ai beau ramer de toutes mes forces, les vagues de plus de 4 metres qui me tombent dessus, me trimballent comme un fetu de paille, me renvoyant 20 metres plus loin a chaque fois. Apres 1 heure de ce traitement, j'abandonne. Je reste dans la zone des petites vagues pour m'entrainer a capter les vagues et me tenir debout sur la planche.


A noter, que la zone est fréquentée par les requins, et que comme c'est une plage sauvage, il n'y a pas de filets de protection. Les copains sont au large, devalant les enormes rouleaux en toute insouciance ... c'est ca la vie de surfeur.

Le reste de la journee, j'alterne les seances de lecture et les seances de bronzage.

par Ludovic publié dans : Afrique du Sud
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