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Indonésie

Samedi 8 avril 2006 6 08 /04 /Avr /2006 00:00
Je me réveille vers 5h00 a cause de ces satanés coqs et d'un chien pas tres loin de ma chambre qui passent son temps a aboyer. Je n'arrive pas a me rendormir et je somnole jusqu'a tard dans la matinée. Lorsque je sors prendre mon petit-déjeuner dans le hall, le gars de l'accueil me communique le messade d'Eric et Marie. Il sont partis totue la journée faire du snorkelling donc je ne les reverrai plus avant de prendre mon avion, ou alors éventuellement dans quelques jours a Bali. Je vais metre a jour le blog et lis mes emails. Mauvaise nouvelle de la part d'Alexis : il n'a pas pu prendre le vol pour Singapour a une place pres. Comme il a de la famille travaillant chez Air France, il béneficie de vols gratuits sur les avions de la compagnie mais a la condition qu'il reste des places libres. Le systeme a ses avantages mais aussi ces inconvénients. Il retentera demain.

Je reviens a l'hotel pour faire mon sac et libérer la chambre, puis je vais déjeuner au Café Borobudur, une adresse du Lonely Planet qui ne mérite pas le détour. Il n'y a personne sauf moi et la serveuse. Ca me fait bizarre de manger seul, je m'étais habitué a la présence de gens avec moi en permanence depuis 10 jours, et tout d'un coup, plus personne ! Retour a la vie du voyageur solitaire. Le temps passe vite, il est déja 13h00, et je dois etre a l'aéroport a 14h00. Un indonésien qui passe s'assoit et commence a discuter avec moi, il est guide touristique et essaye de me vendre sa sauce mais quand il comprend que je pars dans une heure, il laisse tomber l'affaire.

Je hele un taxi-motocyclette dans la rue pour aller a l'aéroport. Il me fait la course a 3000 RPH. Le gars de l'hotel essaye de me vendre son taxi a 20 000 RPH, mais je lui fais gentiment comprendre qu'il ne faut pas me prendre pour un idiot. Il baisse son prix a 10 000 RPH pour me convaincre, sans succes ... Entretemps un autre gars de l'hotel a discuté avec mon taxi-mobilette, et le prix est monté a 5000 RPH, en raison de mon gros sac a dos. Quel enfoiré ! Tout ca parceque je n'ai pas voulu aller avec eux. Ca reste un prix ridicule bien sur, mais c'est le principe qui m'énerve.

Je monte a l'arriere essayant de me maintenir tant bien que mal assis sans tomber a la renverse car mon sac a dos est tellement lourd qu'il me tire en arriere. Le trajet bien que court n'est pas reposant dans ces conditions. Le prix ou le confort, il faut choisir !

Le moment de vérité arrive : malgré le fait d'avoir mon ticket, j'ai entendu dire que les vols étaient souvent annulés sans préavis. Je pose mon sac sur la balance, donne mon ticket et mon passeport, le gars me regarde d'un sale air, mais il me donne quand meme mon Boarding Pass.


Ouf ! Je passe dans la salle d'attente qui me permet de voir que mon sac est embarqué a l'arriere d'un vieux pick-up. Je patiente pendant 2 heures en suant a grosses gouttes tellement il fait humide. Je me leve de temps en temps pour aller me rafraichir sous l'unique appareil de climatisation qui fonctionne.

Mon avion atterit a 15h40. C'est un avion a hélice d'une trentaine de places qui semble en tres bon état de l'extérieur. J'aime pas les hélices ... mais pas le choix.


J'embarque en dernier car je prends des photos, et je m'installe au hasard des sieges libres a coté d'un hublot. Les pales commencent a tourner de plus en plus vite, et 5 minutes plus tard, me voila en train de contempler la magnifique cote depuis mon siege. Flores vue du ciel, c'est encore plus beau que vu de la route.


Un déjeuner nous est servit a bord, je ne m'attendais pas a ca. Le vol dure 2 heures et demi, et nous nous posons a Bali dans la nuit. Je gere a nouveau un taxi-mobilette pour 21 000 RPH. On voit tout de suite la différence entre les lieux touristiques et ceux qui le sont moins. Un taxi m'a meme proposé 10 dollars la course ! Tu reves mon pote. Le trajet est toujours aussi inconfortable mais je gere. Ma chambre réservée avant de quitter Bali m'attend comme prévu. Une grande chambre avec un grand lit double et une douche avec de l'eau chaude. Wouhaaaa !! 100 000 RPH (9 euros)  quand meme ...

Je me change, donne immédiatement mon linge sale a laver, et je pars a la recherche d'un restaurant ou je vais pouvoir m'empiffrer. Au fur-et-a-mesure que je parcours les rues, j'ai le sentiment qu'il y a beaucoup plus de monde que quand je suis parti. Surement l'effet "Vacances de Paques" en Europe. J'essaye d'appeler Birgit au passage, des fois qu'elle soit dans le coin, mais ca ne répond pas. Je me pose dans une ruelle tranquille ou je me fais une pizza et une pancake a la banane, en regardant la télévision. Bon sang, c'que ca fait du bien !! Il passe un concert récent de Clapton que je ne reconnais pas immédiatement tellement il a changé. Je vais faire ensuite un petit tour dans des rues que je ne connais pas et je vais me coucher en esperant qu'il n'y aura pas de coqs pour me réveiller a l'aube.
Par Ludovic - Publié dans : Indonésie
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Vendredi 7 avril 2006 5 07 /04 /Avr /2006 00:00
N'ayant rien de prévu aujourd'hui car la ville de Maumere n'a pas tellement d'intéret en soi, je paresse au lit presque toute la matinée. La faim me fait quand meme sortir déjeuner avec Birgit. Juste avant, je souhaite passer au bureau de la Merpati Airline afin de payer mon billet d'avion pour Dimanche car je n'ai pas envie que la réservation soit annulé. Ce fut assez pénible comme ca pour avoir ce billet, et devoir attendre 4 jours de plus ici est une perspective qui ne me réjouit pas. A tout hasard, je demande a l'employée si personne n'a annulé sa réservation pour l'avion de cet apres-midi.
- Non, toute les places ont éte payées.
- Et pour demain tous le monde a payee ?
- Vous voulez pour demain ? Pas de probleme ...
Et elle me fait un billet dans la foulée. Ca doit etre une blague, j'hallucine completement.
- Il y a de la place, vous etes sure ????
- Oui, oui, c'est bon.
- Mais quand nous sommes venus hier, vous nous avez dit qu'il n'y en avait pas ! Ca fait 3 jours quil n'y en a pas d'ailleurs.
Elle ne me répond pas et se contente d'esquisser un petit sourire en voyant mon air éberlué, tout en continuant d'emmetre le billet d'avion. Je lui repose une troisieme fois la question et elle me promet que je peux partir demain. Quelle histoire de dingue ! Finalement, ca va dans mon sens, mais que de stress et de temps perdu pour rien. Je paye les 966 300 RPH (90 euros) avec bonheur, et nous allons manger, moi trop content de ne pas devoir rester ici un jour de plus.

Nous revenons a l'hotel a 14h00, Birgit fait son sac et je l'accompagne a l'aéroport car je n'ai rien d'autre a faire. Le taxi coute 20 000 RPH, extremement cher compte-tenu de la distance. On s'est fait avoir c'est certain. Son vol est a 16h00 mais il faut etre la 2 heures avant. Ca me fait bien rire car c'est un petit vol dans un avion de 30 places, et la Merpati se la joue comme si on prennait un vol international. L'aéroport est un simple batiment ou 4 vieux comptoirs en bois sont alignés. Son avion décolle a l'heure prevue et je rentre a l'hotel en taxi-mobilette qui ne me coute que 5000 RPH.

Je retrouve Eric et Marie en train de déjeuner tardivement et je leur raconte l'histoire du billet d'avion. Je vais ensuite sur Internet et nous allons manger tous les 3 sur le port ou il y a de l'animation ce soir.
Par Ludovic - Publié dans : Indonésie
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Jeudi 6 avril 2006 4 06 /04 /Avr /2006 00:00
Je me réveille instinctivement vers 4h00, pour partir a 4h30. Bien sur, l'électricité n'est pas revenu apres 22h00, pas plus que l'eau courante. Du coup, Birgit n'a pas pu recharger son téléphone portable pour pouvoir appeler son amie qui peut nous confirmer un vol pour Dempasar ou non.

Pour l'instant, le volcan Kilimutu et ses lacs nous attendent dans la nuit. Nous préparons nos sacs a la lumiere de ma lampe-torche, et les laissons dans le bungalow. Pour une fois, nous sommes pret a 4h30 comme prévu. Nous embarquons dans la voiture, pas pour longtemps... Kennedy arrete aussitot le moteur et vérifie la roue avant droite. J'en fait autant, et je m'apercois a mon tour que le pneu est a plat. Super ... la série continue ! Avec l'aide d'un indonésien de l'hotel, la roue est changée en 10 minutes, et nous partons enfin sur la route sinueuse et défoncée qui mene au camp de base du Kilimutu.

Le trajet dure 30 minutes pour arriver a un parking sont déja garées des voitures. Il reste 20 minutes de marche sur un sentier pavé pour atteindre Inspiration Point, le mirador sur le cratere du volcan. Je mets le turbo car la luminosité augmente rapidement et le ciel commence a rougir derriere moi. Nous arrivons a Inspiration Point, une sorte de monument en escalier situé au bout d'une crete qui domine les 3 lacs encore dans l'ombre.



Chaque lac est une immmense caldeira d'effondrement dont le fond est rempli d'eau de couleur vert-jaune pour le plus grand, rouge-marron pour le second, et vraiment noire pour le troisieme. Ces couleurs sont due aux minéraux qui se dissolvent dans l'eau, et les lacs changent de nuance tous le temps. Le panorama est superbe, tout comme le lever de soleil qui embrase le ciel nuageux petit a petit.


Nous avons de la chance car la météo sur le volcan est tres capricieuse et il parait que la possibilite d'apercevoir le lever de soleil est d'une fois sur deux. Nous en profitons assis sur le monument, pendant que d'autres groupes arrivent dont des asiatiques qui m'énervent car ils braillent en permanence en prennant leurs photos et m'empechent de profiter pleinement de la sérénité du moment. Nous restons la haut une demi-heure puis Birgit et moi voulons partir afin d'arriver au plus vite a Maumere pour gérer notre retour a Bali. Eric et Marie ne sont pas pressés, comme d'habitude, et Birgit stresse a fond. Nous redescendons a la voiture, repassons a l'hotel pour prendre nos sac, et c'est parti pour Maumere avec un temps magnifique. Le trajet est toujours aussi cahotique. J'essaye de dormir un peu mais les trous dans la route et les tournants serrés incessants me secouent en permanence.



Nous arrivons a Maumere a 11h30 et Kennedy nous arrete immédiatement au bureau de la compagnie aérienne Merpati. Birgit fait vérifier sa réservation et c'est OK. Elle paye et elle va pouvoir s'envoler demain, la veinarde. Pour Eric, Marie et moi, il n'y a bien sur toujours pas de place pour demain, ni Samedi. Heureusement, notre réservation pour Dimanche a 16h00 a bien été prise en compte. Si je rate ce départ, apres, je perd encore 4 jours. Birgit charge enfin son téléphone portable, et elle appelle aussitot son amie qui travaille dans une agence de voyage a Yogyakarta. Elle lui demande au cas ou de vérifier les disponibilités pour Samedi. Et il y a des places libres !!! Mais qu'est ce que c'est que ce délire ? Nous sommes au bureau meme de la compagnie et ils ne sont meme pas foutu de vérifier les disponibilités de sieges sur leurs propres avions. Et c'est comme ca depuis le début. Ca me tue ... Du coup, elle demande a son amie de nous réserver des places et nous attendons son appel de confirmation avant de réserver celles pour Dimanche. Ca traine, ca traine, et quand Birgit nous annonce que les dernieres places ont éte réservées par une autre agence dans le lap de temps ou nous attendions, je suis vert ... Nous avons eu la chance de voir le lever de soleil sur le Kilimutu, il ne faut pas trop en demander pour aujourd'hui. Ma seule chance de partir Samedi est de me pointer au bureau le matin et de vérifier si tout le monde a payé sa réservation avant la date limite. Mais vu le niveau de compétence élevé des employés de la Merpati, je n'espere rien.

Nous allons ensuite a l'hotel Gardena, l'un meilleur rapport-qualité prix de la ville. C'est rudimentaire mais pour 60 000 RPH la chambre double, ca fait l'affaire. Il faut maintenant payer le solde de la location de voiture. Nous avions prévu 7 jours mais finalement 6 jours ont suffit pour faire le trajet. Nous expliquons donc a Kennedy le calcul du cout final, nous lui donnons un pourboire, et il repart directement pour Labuan Bajo ou l'attend un autre groupe. Il y a 20 heures de route, et il veut les faire d'une traite !

Nous voila sans voiture a Maumere, plus grande ville de l'Ile de Flores. Pourtant la majorité des rues ne sont pas goudronnées, ou alors dans un bien piteux état quand elles le sont. Des cochons arpentent les rues en fouillant les tas d'ordures avec leur groin, a la recherche de nourriture.


Je trouve l'unique café Internet de la ville et je m'y précipite pour pouvoir enfin donner des nouvelles. 10 jours sans signe de vie, ca va surement me valoir un paquet d'emails, et je vais pouvoir prévenir Alexis de mon retard pour revenir a Bali. Puis je vais déjeuner avec Birgit dans un boui-boui chinois. L'humidité ambiante rend ma peau collante alors que j'ai pris une douche il y a a peine 1 heure. La nourriture au choix n'est pas vraiment variée : poisson-riz, poulet-riz, porc-riz, je commence a saturer. Vivement Bali que je me fasse une bonne pizza ! Nous allons ensuite faire un tour, sans s'attarder, sur le tres odorant et dégoutant port de la ville, puis nous rentrons a l'hotel pour faire une sieste car le réveil a 4h00 nous a bien fatigué.

Eric vient nous chercher pour notre dernier diner tous les 4. Nous allons sur le port, mais dans une partie plus accueillante que celle ou nous avons déja éte, et ou sont installés quelques restaurants. Nous nous faisons un poisson grillé, servit avec du riz et une sauce piquante, qui arrache tellement qu'une petite goutte a suffit pour m'anesthésier les levres. Tout le monde est fatigué donc nous rentrons a 22h00, pour aller tous nous coucher directement.
Par Ludovic - Publié dans : Indonésie
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Mercredi 5 avril 2006 3 05 /04 /Avr /2006 00:00
Une longue journée de route nous attend aujourd'hui pour rejoindre Moni, un village au pied du Volcan Gunung Kilimutu situé de l'autre coté de Flores. Nous devions partir a 9h00 mais tout le monde a paressé un peu au lit, et nous ne partons qu'a 11h00. Le beau temps est au rendez-vous ce matin et le soleil fait évaporer l'eau du sol créant une humidité ambiante assez pénible.

La route passe les montagnes une par une, montant et descendant invariablement, passant des ponts tous identiques et des hameaux perdus dans la foret tropicale.



J'essaye de dormir mais, comme les autres jours, les cahots de la route empechent tout assoupissement sous peine de se réveiller avec un torticolis mémorable. Nous nous arretons dans un de ces hameaux perdu pour acheter un déjeuner a emporter que nous mangerons 1 heure plus tard. Kennedy fait un arret dans un tournant ou se trouve quelques stands de fruits et légumes. J'achete des oranges et je vais m'assoir avec Birgit sur des marches en carrelage sous une sorte de halle pour le marché, avec une odeur de crottes de chevre insistante.



Un peu avant Ende, nous nous arretons a un endroit appelé Blue Beach. Cette plage doit son nom aux inombrables galets bleus-verts qui jonchent le sable noir, polis par le va-et-vient perpétuel des vagues. Des femmes sont réparties sur la plage pour les rammasser. Les galets sont ensuite trier par taille, et vendus pour de nombreuses utilisations. La plus répandue est pour les aquariums.




Nous arrivons a Ende a 17h00. C'est une ville animée ou nous allons pouvoir gérer enfin nos billets d'avions pour Bali et aller sur Internet. Kennedy nous dépose en face du Bureau Merpati et Birgit court au comptoir pour demander une place pour Jeudi. Tout est booké. Vendredi ? Pareil. Samedi ? Il n'y a pas d'avions depuis Ende, il faut aller a Maumere, 150 kilometres plus au nord... Et bien sur, il n'est pas possible de faire une réservation pour Samedi depuis ici alors que c'est la meme compagnie aérienne. Il faut obligatoirement aller a Maumere pour réserver un vol depuis Maumere. Passer un coup de fil la-bas couterai trop cher pour eux, tu penses bien ... L'employée nous donne le numéro de téléphone et c'est a nous de le faire. C'est un truc de dingue !!! Et bien sur, c'est fermé a cette heure-ci, donc il faut attendre demain matin. Le probleme, c'est que nous serons dans un bled ou il n'y a pas le téléphone ... Et peu de chance que le réseau mobile fonctionne aussi. Birgit est a 2 doigts de péter un plomb. Moi je reste zen, mais franchement, je me demande comment je fais. Alexis doit normalement débarquer de France dans 2 ou 3 jours a Bali, je ne serai surement pas la. En fait, je n'ai aucune idée de quand je pourrai y etre a mon tour. Birgit appelle sur son téléphone mobile une amie qui travaille dans une agence de voyage a Yogyakarta pour voir si elle peut essayer de débloquer la situation. 10 minutes plus tard, elle recoit un SMS avec un code de booking pour vendredi 16h00 depuis Maumere. Il y a donc des places mais il faut qu'elle paye son billet demain avant 11h00 pour etre sur de partir ! Ca va etre le rush et encore du stress. Pour compliquer encore la situation, elle ne peut plus appeler car la batterie de son téléphone est presque morte. J'espere qu'il y a l'électricité a Moni ... remarque sans réseau, si ca se trouve, ca ne va pas nous servir a grand chose. Du coup, nous tentons quand meme d'appeler le bureau Merpati a Maumere et coup de chance, il n'est pas encore fermé. Pour samedi, c'est plein aussi. Arghhhhhhh !!! Eric réserve 3 places pour Dimanche, mais j'ai les boules de perdre autant de temps pour des conneries pareilles.

Je demande a aller sur Internet pour envoyer un email a Alexis et aussi prévenir ma famille que tout va bien car ca fait plus d'une semaine que je n'ai pas pu donner de news, mais il est trop tard, tout est fermé maintenant. Je suis vraiment soulé la ... Nous partons donc a Moni, a 50 km de Ende, en pleine montagne. Nous y arrivons en pleine nuit, et il est impossible de voir quoique ce soit. Il n'y a plus de courant cette nuit, une coupure parait-il, qui devrai etre rétablie vers 22h00 nous affirme le gars de l'hotel ou Kennedy nous dépose. J'espere que ce n'est pas encore un baratin, car la batterie de mon appareil photo est quasiment a plat et je dois impérativement la recharger.

Le bungalow que l'on nous propose est vraiment bien, il faut le partager a 4 et cela coute en tout 160 000 RPH. Eric et Marie ne sont pas chaud du tout pour payer ce prix la. Je vais voir un autre hotel dont le gars m'éclaire les chambres a la bougie. C'est beaucoup plus basique, j'ai l'impression que les matelas sont en paille, mais ce ne coute que 30 000 la chambre double. Meme pour ce prix la, je n'ai pas trop envie de dormir ici. Je leur fait un topo e la chambre et finalement nous restons dans notre chouette bungalow qu'Eric a négocier a 120 000 RPH. Je me rend compte, qu'il n'y a pas d'eau non plus : pas de douche pour ce soir. Mais c'est quoi ce bled de M.... ??  Ha, j'te jure quand la malchance s'acharne ... Le diner se passe aux chandelles, et nous allons nous coucher aussitot apres car nous nous levons a 4h00 demain matin.
Par Ludovic - Publié dans : Indonésie
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Mardi 4 avril 2006 2 04 /04 /Avr /2006 00:00
Toujours pas d'amélioration de la météo ce matin. Il a plu des trombes d'eau de 5h00 a 8h00, ce qui ne donne pas vraiment envie de sortir de son lit. Pourtant, il va bien falloir occuper cette journée... Je me demande si on va réussir a sortir la voiture de son bourbier car la situation n'a pas du s'améliorer non plus. Nous esperions que la boue allait un peu sécher cette nuit, mais vu ce qu'il est tombé ... Pourtant, quand je sors la tete de dehors, Marco, le copain indonésien de la suissesse est la en train de rincer ses pieds plein de boue et il nous apprend qu'avec Kennedy, ils viennent juste de désembourber la voiture. Voila une bonne chose de faite.

Je prend une douche froide et je rejoins les autres a la maison du propriétaire des lieux ou le petit-déjeuner est servit. Marco nous réitere sa proposition de faire un tour en bateau dans les iles a proximité ou nous pouvons faire du snorkeling. Je ne suis pas super emballé par cette idée vue le risque important d'essuyer une averse en pleine journée, mais le temps de finir mon thé, et le soleil fait son apparition entre 2 nuages. Du coup, nous décidons d'y aller.

Nous partons a pied pour le port qui se trouve au bout d'une longue avenue de palmiers. Nous arrivons au village de pecheurs ou toutes les maisons en bois sont sur pilotis. Certaines sont completement de travers et semblent a deux doigts de s'écrouler.




L'ensemble constitue surement le plus traditionnel des villages non-touristiques que j'ai vu depuis mon départ de Bali : pas de frais d'entrée, pas de vieilles femmes qui tissent pour vendre ensuite leurs produits aux touristes. Juste des gens qui (sur)vivent, de la maniere la plus élémentaire qui existe depuis des siecles.

Apres avoir payé une taxe pour l'entrée du port, nous allons jusqu'au bout du ponton ou notre bateau nous attend. Il s'agit juste d'une longue barque motorisée sur laquelle a éte tressé un toit en paille. Si je n'ai pas le mal de mer la-dessus ...


Nous sortons du port en passant pres des bateau de peche locaux, une sorte de grande barque avec une toile de tente pour se protéger du soleil, et sur laquelle ont été greffés des flotteurs en bois pour faire une sorte de trimaran.


Nous nous dirigeons vers une petite ile et croisons un pecheur sur sa minuscule barque. Marco lui fait signe de nous attendre. Nous l'accostons et il nous montre ce qu'il a attrapé : 2 petits mérous, des petits poissons pour faire de la friture, et un autre gros poisson de 50 centimetres. Nous lui achetons tout le produit de sa peche et repartons vers l'ile, sans aller jusqu'au bout.


Nous jettons l'ancre avant, sur notre premier lieu de snorkeling la journée. Nous sommes a plus d'un kilometre de la cote mais il y a a peine 1,5 metres de profondeur. Il y a quelques coraux et beaux poissons, mais c'est loin d'etre aussi beau que ce que nous avions vu a Red Beach sur l'ile de Komodo. Nous repartons vers l'ile pour y déposer Kennedy qui va s'occuper de préparer un poisson grillé pendant que nous allons un peu plus loin continuer le snorkelling. C'est mieux, mais je ne reste pas tres longtemps dans l'eau. Il y a une multitude de ces étoiles de mer rouge-oranges avec des petites pointes sur leurs branches, et le fond est tapissé de coraux.

Nous retournons sur l'ile pour déjeuner. Le camp a été installé sous un des abris qui existe sur l'ile. Lorsque le poisson est pret, je réalise que nous allons vraiment manger a la maniere locale. Nous faisons un cercle, et la nouriture est posée sur des feuilles de palmier tressés. Nous avons des bananes pas mures en accompagnement, et c'est tout ! Pas de sel ou de sauce, tout le monde pioche dans le poisson et mange avec ses doigts.


Le repas fini, je vais faire un tour sur la plage avec Birgit pour rammasser des coquillages. Il y en a des magnifiques, en quantité impressionante, surtout ces fragiles oursins qui on blanchit au soleil, et qui arborent un motif floral. Je fais des photos de ces coquillages puisque nous n'avons pas le droit de les emporter, et nous rejoignons les autres. Il était prévu de faire un autre endroit de snorkelling mais les nuages deviennent de plus en plus menacant, et nous préférons revenir a Riung.



Une fois au port, c'est un vrai bonheur. Les enfants du villages sont la, en train de pecher, de s'amuser, et des qu'ils voient nos appareils photos, c'est la bagarre pour etre devant l'objectif. Ils sont tous plus mignons les uns que les autres !



Les adultes ont aussi fait leur apparition, et nous comme d'habitude, ils sont toujours pret a discuter avec nous. Je fais encore un paquet de photos, puis je rentre au bungalow. Je prend un douche et vais me reposer en attendant l'heure du diner. La nuit tombe vite et nous allons a nouveau en voiture au restaurant. Le chemin est toujours aussi boueux, mais Kennedy gere tres bien les passages délicats. Le retour est plus fastidieux. Nous restons embourbé 1 minute, puis Kennedy trouve un angle d'attaque pour nous sortir de la et nous ramener a bon port sans soucis.
Par Ludovic - Publié dans : Indonésie
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Ludovic


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