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Brésil

Dimanche 18 septembre 2005 7 18 /09 /2005 00:00

J'attaque la journée à 11h00 avec la visite du Centre Historique, la partie coloniale de la ville la mieux conservée. Elle se trouve sur un promontoire  sillonné de ruelles pavées. Les maisons multicolores bâties dans la plus pure tradition coloniale portugaise, arborent des fines décorations autours des fenêtres, avec des jolis contrastes de couleur, des balcons en ferronnerie rouillés.







Comme c'est Dimanche, il n'y a pas foule dans les rues. Bien sur, il a toujours des brésiliens qui regardent les gens passer assis sur des marches. Les femmes de Bahia portent parfois le costume traditionnel, superbe, qui les transforment en meringue.

J'avais rendez-vous a 12h30 avec Nicolas devant la Poste mais le plan géographique de la ville sur mon Lonely Planet est complètement faux, et lorsque j'attend à la poste que les locaux m'ont indiqués, je suis tout seul.
Par contre, je retrouve les 2 italo-brésiliennes que j'avais rencontré à Iguaçu, et nous nous donnons rendez-vous ce soir pour dîner ensemble. Je vais donc déjeuner sur la place Terreiro de Jesus, point de repère central de la ville, puis je me promène sans but précis aux alentours.



 

Nicolas me retrouve par hasard, alors que je me suis arrêté pour prendre une photo, et nous allons prendre un verre. Décidément, le monde est petit aujourd'hui !

Par Ludovic - Publié dans : Brésil
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Samedi 17 septembre 2005 6 17 /09 /2005 00:00

Je me lève à 10h00, horaire qui ne laisse pas envisager une journée très efficace. Le temps est toujours à la grisaille, et il n'y a rien à espérer de ce côté pour plusieurs jours. Je décide donc de partir dès que possible pour Salvador de Bahia, 1200 kilomètres au Nord de Rio.

Je vais déjeuner avec Natali et Béatrice, son amie brésilienne, puis je tente de faire une réservation d'avion par internet. Le site de la compagnie GOL ne fonctionne pas en anglais, et je dois me faire aider par le réceptionniste. finalement, nous abandonnons et j'appelle directement la compagnie aérienne pour réserver mon vol. Je pars ce soir à 21h00. Du coup, je suis à nouveau tout excité, je vais retirer de l'argent au distributeur, je boucle mon sac, et j'attend dans le hall mon taxi. Natali part aussi de l'hôtel pour aller habiter chez son amie pour sa dernière semaine au Brésil.

A 23h00, j'atterris à Salvador de Bahia. Je rencontre Nicolas, un français avec lequel je partage le taxi. Mon hôtel est situé juste au début du quartier historique. Il est petit mais, même à cet heure, il y a encore de l'activité. Les chambres sont sombres, mais les parties communes sont agréables, surtout la terrasse avec les hamacs. Encore un bon repère de routards.

Par Ludovic - Publié dans : Brésil
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Vendredi 16 septembre 2005 5 16 /09 /2005 00:00

Les journées se suivent et se ressemblent. Je passe encore du temps dans l'hotel a discuter avec tout le monde car  la météo est tellement mauvaise que personne n'est motivé pour sortir.

Je vais quand meme en ville pour me renseigner sur les billets d`avion pour des trajets trop long a faire en bus. Je  me ballade un peu dans Ipanema, sur la plage et je rentre avant la tombée de la nuit.   Je suis de retour à l'hôtel à 17h30, et j'apprend que 2 filles de l'hôtel se sont fait braquer à une centaine de mètres de l'hôtel, et ont laissé leur sac à dos dans l'histoire (avec passeport, argent, et appareil photo). Un autre gars nous raconte qu'un mec a essayé de voler le collier de sa femme ce matin. Ca commence à craindre sérieusement dans le coin ...

C'est la fete dans les rues de Lapa ce soir. Je me fais une pizza en solo avant de partir avec Natali et une de ses amies brésilienne, qui va dormir à l'hôtel ce soir car elle habite trop loin pour rentrer tard.
Les rues ne sont pas bondées comme la semaine dernière car le temps est presque pluvieux. Nous rejoignons une troisième amie brésilienne et nous allons dans un bar local, vaste salle avec du carrelage blanc blanc jaunit, aux tables en bois, et chaises de jardins en plastique. Un juke-box passe des vieux morceaux de Gun's and Roses, et toute la salle semble apprécier. c'est aussi ça le Brésil !
Nous nous asseyons avec un groupe de jeunes, tous étudiants. Ils essayent de faire des efforts pour me parler en portugais mais je comprend vraiment rien. Natali fait la traductrice. Heureusement, certain parlent anglais plutôt bien, et la conversation peut enfin démarrer. Il est 21h00 à Rio de Janeiro, soit 2h00 à Paris, le 17 septembre. Ca y'est, je suis née il y à 30 ans... Ca me fait délirer de ma dire que je passe cet anniversaire dans un bar pourri, mais tellement typique du Brésil, avec ces brésiliens que je ne connais pas, mais qui sont tous adorables. En revenant d'Inde il y a 7 ans, je m'était promis de faire ce tour du monde pour mes 30 ans, quoiqu'il qu'il se passe dans ma vie. Et voilà le résultat ! La soirée n'a rien d'exceptionnel,  mais elle l'est, et je la savoure particulièrement. Je m'en souviendrai toute ma vie.

Vers 23h30, nous quittons le groupe pour aller faire un tour dans la rue du coté des boites de nuits. Nous nous arrêtons a un étal qui fait des cocktails. Je le bois doucement quand des pétards explosent. Le brésilien en face de moi me crie "RUUUUN ! RUN ! RUUUN !". Je me retourne, puis je le regarde d'un air interrogateur, mon verre à la main en train de savourer mon cocktail. Natali me crie alors "Ce sont des coups de feu, juste derrière !! Court !". Toute la foule est prise d'un mouvement de panique et court s'abriter sous les arcades de l'Aqueduc de Lapa.
Un homme, à 10 mètres dans mon dos, a sortit son pistolet et a tiré sur 3 personnes qui s'enfuyaient en courant dans la foule. Pas le temps de regarder s'il a fait mouche, je cours enfin m'abriter avec tous les autres. Le brésilien qui nous a prévenu nous raconte la scène, j'hallucine complètement. 2 minutes plus tard, la fête a repris de plus belle.

Nous retrouvons tous les autres amis de l'hôtel. A 23h55, Natali disparaît, puis elle revient a minuit avec une grosse part de gâteau dans un moule en aluminium et 3 allumettes dessus qui font office de bougies. Je suis à Rio de Janeiro, en plein milieu de la foule, sous une fine pluie que personne ne semble remarquer, et un "Happy Birthday" commence.
Nous partons ensuite tous dans un club (une petite salle ouverte sur la rue) qui passe une musique brésilienne classique. J'y reste jusqu'à 3h3O, avant de rentrer tranquillement à l'hôtel.

Par Ludovic - Publié dans : Brésil
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Mercredi 14 septembre 2005 3 14 /09 /2005 00:00
Le temps est toujours pourri aujourd'hui, idéal pour se faire une journée culturelle.

Je commence par la visite du Theatre Municipal, fierté de la ville en matière culturelle car il accueille depuis des décennies les plus grands opéras, ballets et pièces de théâtre du monde entier. Le bâtiment de l'extérieur est dans un pur style Renaissance - baroque, et laisse augurer un intérieur très chargé. Les colonnes romaines, escaliers et rambardes de marbres blancs, roses, verts, oranges sont au rendez-vous, agrémenté de cuivres étincelants, de frises et plafonds peints dans le style Michel-Ange, et, cerise sur le gâteau, des vitraux remplacent les classiques fenêtres. Voilà pour l'aperçu du hall interne et des couloirs.



 

J'ai réservé pour une visite en anglais, mais comme il faut attendre 1 heure, je pars avec la visite en portugais, qui m'est quand même compréhensible malgré mon niveau proche du néant.

Le coeur de ce monument rococo, est aussi impressionnant. L'immense amphithéâtre de 2800 places nous plonge en plein milieux du 18 ème siècle, avec ses 5 étages de balcons, et son dôme envahi d'anges grassouillets. Les loges sont toutes décorés, et le mobilier est très confortable. La visite dure 1 heure, puis je m'enfonce dans le quartier en direction de la Plaça XV, qui m'avait l'air d'être intéressante sur les photos que j'ai vu. Grosse déception : une autoroute sur pilotis passe en plein milieu, et aucun charme ne s'en dégage malgré les nombreux bâtiments coloniaux qui l'entourent. Par contre, un bâtiment semble organiser une exposition intéressante sur Henry Moore, sculpteur anglais contemporain dont je ne connais absolument pas l'oeuvre. Il est présenté comme un génie de son temps, donc je m'y rend, et je découvre un artiste fabuleux, dont les sculptures sont belles, prolifique dans son oeuvre, surtout compréhensible dans son discours ! Pas un illuminé qui trippe sur des théories artistiques mystiques. Une exposition superbe.

Je rentre sous la pluie à l'hôtel. Les amis sont déjà là, en train de se conditionner pour ce soir devant un match de football à la télévision. Ils vont faire les courses, je prépare à manger, et nous voilà à 8 dans la navette qui nous emmène au stade. Le match n'a pas lieu au Maracana qui est fermé pour rénovation, mais dans un stade secondaire de 30 000 places. Tous le stade est acquis à l'équipe de Fluminense, actuel leader du championnat brésilien. L'ambiance classique des supporters excités est bien là, mais je ne ressent pas une ferveur particulière auquel je m'attendais en allant voir un match de football de cette ampleur au Brésil, contre un adversaire argentin.





A chaque mauvais geste de l'adversaire, les insultes fusent : les "fils de pute", "Crève enculé" et j'en passe, sont scandés par tous le stade ! Alors quand isl se prennent un but, c'est un massacre verbal.





Fluminense arrive à égaliser puis reprend l'avantage. Au retour des joueurs adverses pour le vestiaire, les supporters se précipitent vers l'entrée du souterrain pour les insulter une dernière fois. Les pauvres ! Finalement, Fluminense gagne 3-1 contre Banfield.
Par Ludovic - Publié dans : Brésil
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Mardi 13 septembre 2005 2 13 /09 /2005 00:00
Il a plu toute la journée, à un tel point que la motivation pour sortir  n'a jamais été au rendez-vous aujourd'hui. Rio de Janeiro sous la pluie, c'est vraiment déprimant, quand je pense à tout ce que j'ai encore à visiter ici et dans les environs. Pas une journée intéressante en perspective ...

Heureusement, la moitié des voyageurs de l'hôtel est dans le même cas que moi, et je passe la matinée à discuter avec eux dans le salon. Puis nous constituons un petit groupe international (1 malaysien, 2 israéliens, 1 porto-ricaine, 1 allemande, et moi) pour aller déjeuner dans le coin.  Nous arrivons trempé au restaurant, une caipirinha pour se réchauffer, et on se rempli la panse. Nous louons des DVD au passage.

La pluie tombant toujours au moment de rentrer, je saute sur le marche-pied du tramway qui est juste en train de partir, car il passe juste devant l'hôtel. En restant sur le marche-pied, le chauffeur ne nous demande pas de payer. L'allemande, qui n'a pas l'air d'avoir froid aux yeux, me suit. Ca va être plus compliqué pour descendre car la route est bien en pente et le tramway roule vite. Heureusement, il y a un tournant juste après l'hôtel, qui oblige le tramway à ralentir un peu, et nous sautons en marche sur les pavés glissants, sans heurts. Les autres arrivent trempés 10 minutes plus tard.

L'après-midi se passe tranquillement à regarder les films et à discuter. Je me pose sérieusement la question de partir pour le Nord dès demain, car la météo y est meilleure. Finalement, je décide de rester quelques jours de plus, car il y a un match de football demain soir, comptant pour la Ligue des Champions sud-américaine, entre Fluminense et Barfield, et je compte bien être dans le stade pour assister au délire ! Et puis fêter mes 30 ans ce samedi à Rio de Janeiro, c'est tentant !
Par Ludovic - Publié dans : Brésil
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Ludovic


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