Mercredi 14 septembre 2005
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Le temps est toujours pourri aujourd'hui, idéal pour se faire une journée culturelle.
Je commence par la visite du Theatre Municipal, fierté de la ville en matière culturelle car il accueille depuis des décennies les plus grands opéras, ballets et pièces de théâtre du monde entier. Le bâtiment de l'extérieur est dans un pur style Renaissance - baroque, et laisse augurer un intérieur très chargé. Les colonnes romaines, escaliers et rambardes de marbres blancs, roses, verts, oranges sont au rendez-vous, agrémenté de cuivres étincelants, de frises et plafonds peints dans le style Michel-Ange, et, cerise sur le gâteau, des vitraux remplacent les classiques fenêtres. Voilà pour l'aperçu du hall interne et des couloirs.
J'ai réservé pour une visite en anglais, mais comme il faut attendre 1 heure, je pars avec la visite en portugais, qui m'est quand même compréhensible malgré mon niveau proche du néant.
Le coeur de ce monument rococo, est aussi impressionnant. L'immense amphithéâtre de 2800 places nous plonge en plein milieux du 18 ème siècle, avec ses 5 étages de balcons, et son dôme envahi d'anges grassouillets. Les loges sont toutes décorés, et le mobilier est très confortable. La visite dure 1 heure, puis je m'enfonce dans le quartier en direction de la Plaça XV, qui m'avait l'air d'être intéressante sur les photos que j'ai vu. Grosse déception : une autoroute sur pilotis passe en plein milieu, et aucun charme ne s'en dégage malgré les nombreux bâtiments coloniaux qui l'entourent. Par contre, un bâtiment semble organiser une exposition intéressante sur Henry Moore, sculpteur anglais contemporain dont je ne connais absolument pas l'oeuvre. Il est présenté comme un génie de son temps, donc je m'y rend, et je découvre un artiste fabuleux, dont les sculptures sont belles, prolifique dans son oeuvre, surtout compréhensible dans son discours ! Pas un illuminé qui trippe sur des théories artistiques mystiques. Une exposition superbe.
Je rentre sous la pluie à l'hôtel. Les amis sont déjà là, en train de se conditionner pour ce soir devant un match de football à la télévision. Ils vont faire les courses, je prépare à manger, et nous voilà à 8 dans la navette qui nous emmène au stade. Le match n'a pas lieu au Maracana qui est fermé pour rénovation, mais dans un stade secondaire de 30 000 places. Tous le stade est acquis à l'équipe de Fluminense, actuel leader du championnat brésilien. L'ambiance classique des supporters excités est bien là, mais je ne ressent pas une ferveur particulière auquel je m'attendais en allant voir un match de football de cette ampleur au Brésil, contre un adversaire argentin.
A chaque mauvais geste de l'adversaire, les insultes fusent : les "fils de pute", "Crève enculé" et j'en passe, sont scandés par tous le stade ! Alors quand isl se prennent un but, c'est un massacre verbal.
Fluminense arrive à égaliser puis reprend l'avantage. Au retour des joueurs adverses pour le vestiaire, les supporters se précipitent vers l'entrée du souterrain pour les insulter une dernière fois. Les pauvres ! Finalement, Fluminense gagne 3-1 contre Banfield.
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