Je quitte mon hotel a 5h30 en laissant 30 000 RPH sur la table de chevet car je n'ai pas pensé a payer la chambre hier. Le meme bus que pour le voyage a Lombok m'attend, avec a peine 8 personnes dedans. Apparament, je suis le seul a aller a Ubud. Tous les autres continuent sur Lombok. J'arrive a destination a 7h30 et je me mets aussitot en route pour la guesthouse que j'ai choisi dans le Lonely Planet : Sisu Inn.
Ca semble a coté sur le plan du guide, mais en réalité, je marche sur plus de 3 kilometres avec mon gros sac a dos, sous une humidité pénible. J'avance, j'avance, mais toujours rien. Au bout d'un moment, je demande la direction pour m'assurer que j'ai bien lu le plan et le gars m'explique que l'endroit existe toujours mais porte un autre nom désormais. Qu'a cela ne tienne, je suis a coté, donc j'y vais. J'ai l'impression de pénétrer dans un temple en passant la porte d'entrée. Je pose mes sacs sur le carrelage, je suis completement trempé. L'endroit a l'air vraiment charmant, et il y a une chambre libre pour moi. ca ne coute que 45 .... DOLLARS !!! Mais ils sont fous ?!? J'explique a la femme que dans le Lonely Planet, c'est pas le niveau des tarifs qui sont donnés, et elle ne répond que le changement de proprietaire a fait augmenter les prestation et les prix au passage. C'est typique des propriétaires d'hotels qui veulent s'engraisser : des que leur établissement apparait dans le Lonely Planet, ils multiplient les tarifs pas 2 car ils savent que sur le flot de voyageur qui arrivera et qui sera décu, il y en aura toujours qui resterons malgré tout. Ca m'énerve d'avoir fait tout ce chemin pour rien. Heureusement la femme est sympa et passe un coup de téléphone a la guesthouse en face qui pratique des prix plus doux. Je m'y rend, et le gars me montre une superbe chambre avec grand lit double a baldaquin, salle de bain privée avec eau chaude, et vue sur les palmiers. Gloups, ca coute combien ca encore ? 75 0000, mais je la négocie a 50 000 RPH. Cool.
Je pose aussitot mon sac et fonce en ville pour prendre un petit-déjeuner car je creve de faim. Il n'y a pas grand chose d'ouvert a 9h00, a part le marché qui déborde d'activité et qui est toujours le plus représentatif de la vie locale. Je sors mon apparail photo et part a la chasse aux portraits. Le marché est le plus grand que j'ai vu depuis que je suis en Indonésie, le plus beau aussi. Il s'étend sur 3 niveaux et 3 ou 4 batiments construits dans le style local. C'est un bric-a-brac fantastique de nourriture mais aussi de produits locaux artisanaux.
- Au-rez-de-chaussez,et dans les ruelles autours des batiments, les légumes. tout ce qui est "offrandes, encens et statuettes divines" est dans un coin spécial. Il y a meme un magasin de masque traditionnels peint a la main, donc des exemplaires magnififiques de démons. J'ai trouvé ce que je vais ramener en souvenir ! Je ne l'achete pas maintenant sinon je dois le porter pendant plus d'un mois, mais je ne quitterai pas le pays sans un de ces masques, c'est sur.
- Au sous-sol, la viande, poulets , ...
- Et au 1er étage le long des balcons décrépits, les vetements et articles de mode balinaise s'alignent, créant un beau patchwork de tissus colorés.
La faim commence a me tirailler et je repars dans les rues d'Ubud, sans succes, jusqu'a ce que la pluie arrive. Je me réfugie dans un café Internet a la connection tellement lente que ca augmente encore mon niveau d'énervement. 10h00 : je continue ma recherche de petit-déjeuner mais il n'y a que de galleries d'art et d'artisanat tout le long des rues et quand je tombe sur un restaurant, c'est extremement cher ou alors ils ne servent pas de petit-déjeuner. Cette ville me gonfle déja au bout de 2 heures... Finalement, je capitule et je me prend un pancake avec un jus de banane pas terrible et hors de prix.
Mais ma bonne humeur revient immédiatement quand je vois le ciel bleu qui s'étend de plus en plus. Je me renseigne dans la rue pour la location d'une mobilette (30 000 RPH la journée, insurance incluse) et a 11h00, je file enfin sur les merveilleuses routes de Bali. Je vais chercher de l'essence pour faire directement le plein, comme ca je ne serai pas obliger de m'arreter toutes les 2 heures pour acheter de l'essence sur le bord de la route.
Je prend la direction du Sud, pour refaire la route que le bus a pris, sur laquelle s'alignent tous ces magasins d'artisanats, sculpteurs de pierre sculpteur de bois, peintres, coincés entre des dizaines de temples. Comme a Kuta, je galere pour trouver le bon chemin a cause de tous les sens uniques. Je fais un premier arret chez un sculpteur de bois, dont les pieces exposées sont impressionnantes. Outre la taille des oeuvres d'art, souvent plus de 1,5 metres, le sens du détail est stupéfiant. En fait, chaque piece est composée d'une multitude de mini-statues imbriquées entre elles mais sculptées dans le meme tronc d'arbre. Ces artisans indonésiens sont vraiment tres forts.
Tout le long de la route qui meme a Sukawati est bordées de marchands de meubles artisanaux, de lampes et vases, de peintures. Il y a de quoi se faire une décoration intérieure digne des designers les plus inspirés. Sukawati est sorte de ville-marché pas tres originale. La spécialité locale est la fabrication d'ombrelles, mais pour le reste, j'ai déja tout vu.
Des bus entiers de touristes sont lachés au marché car c'est un endroit parfait pour faire son shopping de souvenirs. Je fais un rapide tour dans le marché non-touristique et repars sur Ubud pour y déjeuner.
Je m'arrete a un restaurant qui est installé juste en face des rizieres, mais quand je commande, le serveur me dit qu'il n'y a pas de nourriture aujourd'hui. Il doit etre un peu stupide. Pourquoi il me laisse consulter le menu alors ? Je m'installe 20 metres plus loin, je commande un Coca-Cola, mais cette fois, ils n'ont rien a boire, a part des jus. Au moins, je mange un bon curry.
Je repars pour aller visiter les rizieres autours d'Ubud qui sont parmis les plus belles de Bali. Il y a une photo dans le Lonely Planet que je veux absolument faire aussi. Je pars donc a la recherche du coin mais je me débrouille assez mal. J'ai un tres bon sens de l'orientation, mais ici, je ne sais pas pourquoi, je galere toujours pour trouver un endroit. Je visite a pied quelques terrasses dans Ubud meme, puis je me perd en mobilette dans la campagne.
Aucun nom de route n'est indiqué, ou alors les panneaux sont en indonésien indéchifrable. Pas grave, je profite pleinement de ma promenade. Je m'arrete a un temple désert, comme d'habitude, pour consulter le plan de mon guide. Des chiens se mettent a aboyer jusqu'a ce que je m'en aille, c'est super stressant de les entendre sans cesse ! Des fois, j'ai envie de m'en farcir un avec une grosse pierre, histoire de les faire se taire. Une touriste qui passe en vélo s'arrete aussi au temple, et je lui demande la direction. Je ne suis pas loin, et effectivement, je débouche quelques minutes plus tard, au milieu des rizieres. Je laisse ma mobilette sur le bord de la route et je vais marcher le long des terrrasses ou l'eau ruisselle grace a un ingénieux systeme de canaux alimentés par une pompe artisanale a mouvement perpétuel. Quel pied de marcher au milieu de ces champs qui respirent la sérénité. Je pourrai m'allonger dans le riz pour y dormir s'il n'y avait pas 10 cm d'eau en dessous. Je prends des photos des terrasses car je ne m'en lasse pas.
Je reviens au croisement ou j'étais perdu et j'essaye l'autre route. Elle suit la crete d'une vallée ou quelques maisons ont été construite, en passant par de nombreux ateliers de peintres traditionnels. Sur la crete oposée, je peux apercevoir des bungalows de luxe et une piscine construit dans la pente. La route s'est transformée en sentier défoncé, puis se termine en cul de sac. Je laisse ma mobilette et je continue un peu un pied sur la colline envahie de hautes herbes. Un couple de jeune flirte assis en plein milieu du sentier ombragé, puis j'en croise un autre qui s'en va. A priori, le coin est connu des amoureux...
Fin de la journee dans l'article suivant


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