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Indonésie

Mercredi 12 avril 2006 3 12 /04 /Avr /2006 09:23

Pour la premiere fois depuis longtemps, je me réveille avec le lever de soleil et non le bruit des coqs ou des chiens errants. Je commande un bon petit-déjeuner aupres de mes hotes, histoire de bien commencer la journée en évitant la galere d'hier matin. Avant de repartir visiter les environs d'Ubud, je dois décider de ma prochaine destination pour les jours a venir. Je me rend dans une agence de voyage pour connaitre le prix des bus vers le Nord de Bali, soit Tulamben pour faire de la plongée sous-marine, soit Kintamani pour escalader le volcan Gunung Bromo. Les prix des navettes sont tres élevés (120 000 RPH pour Tulamben pour 3 heures de trajet), car ce sont des navettes privées qui sont organisées a la demande des touristes. D'un autre coté, y aller en Bemo me couterai que 10 000 RPH mais cela prendrai 10 heures car les bemos s'arretent tous le temps pour prendre des gens. Je vais donc au bureau de la Perama pour vérifier les tarifs et les horaires. Il n'y a pas d'erreur, je suis vert. Je n'ai pas trop le choix, mais je vais attendre ce soir pour confirmer ma place pour Tulamben.

Je prend la route de Tampaksirin a 15 km d'Ubud, en traversant les rizieres par un beau temps. Sur la route, je croise des petits corteges de femmes qui portent des grands paniers a offrandes.


Lorsque je passe devant un temple, c'est l'agitation totale. Mais que se passe t-il aujourd'hui ? Je continue jusqu'a Tampaksiring et m'arrete a un temple, croyant etre arrivé a celui que je voulais voir. Il y a une importante célébration qui a commencée, donc je me gare et je parcours les 200 derniers metres jusqu'a l'entrée du temple. Le tintammare habituel résonne dans les champs environnants, et je vois des gens en costume traditionnel qui s'agitent. Il faut absolument que j'aille voir mais j'ai oublié un détail important en partant. Les shorts sont interdits dans l'enceinte des temples hindous et je suis précisement en calecon de bain. Quel con !  Je vais voir quand meme a l'entrée, des fois que les gardes aient un sarong a me preter. Non, il n'ont rien, mais l'un d'entre eux m'acompagne jusqu'a un petit magasin et demande un sarong pour moi. La famille qui habite ici accepte de m'en preter un, ainsi que le turban obligatoire. Trop cool ! Je ressemble a un vrai balinais maintenant. Je franchis les 50 derniers metres jusqu'au temple, un peu impressioné par les regards car je suis le seul non-indonésien au milieu d'un bon millier de personnes.

Sous le premier temple encerclé par beaucoup de jeunes se déroule la Danse des Guerriers. Quatres hommes executent en synchronisation totale un balais, tout en portant chacun une offrande. Les mouvements sont dans le meme esprit que ce que j'ai vu hier, sauf qu'ici ce n'est pas pour les touristes, et c'est mieux.


Tous le monde a revetu son costume de cérémonie, surtout les femmes qui sont magnifiques avec leur maquillage, leur parrure dans les cheveux, et leur sarong multicolore.


En discutant avec un indonésien, j'apprend enfin la raison de ce rassemblement. C'est la commémoration de la venue des dieux, et cette cérémonie en particulier n'a lieu que tous les 30 ans !  Autrement dit, c'est probablement la seule fois dans ma vie que je vais voir ca. Dans le genre "tomber au bon endroit, au bon moment", je viens de faire tres fort !

Je me promene dans l'enceinte exterieure du temple car les 2 autres enceintes me sont interdites. Un échaffaudage avec une plateforme au sommet été installé et va faire office de "piste d'atterrisage" pour les dieux.


Je croyais etre le seul voyageur présent dans le temple, mais j'apercois une japonaise qui est avec un guide. Je commence a discuter avec elle, mais le haut-parleur commence a psalmodier un language incompréhensible qui indique que la cérémonie commence. Son guide nous montre un passage derriere le muret du temple qui permet de voir ce qu'il se passe a l'intérieur. J'y vais. Des centaines de personnes sont assises dans la cours centrale, et lorsque je passe ma tete par dessus le muret, autant de regards (et de sourires) se tournent vers moi en meme temps. Pour la discretion, c'est raté ...



Au bout de 5 minutes, un jeune me tire par le bras et me dit en anglais qu'il faut que j'aille m'assoir car les dieux arrivent sur Terre. Je ne me fais pas prier : je me suis déja fais remarquer par tout le monde, je n'ai pas envie que les dieux s'énervent apres moi. Le silence regne et j'attend en prennant quelques photos. Les portes s'ouvrent et un homme vétu tout de blanc commence a dérouler un long drap jusqu'a la plateforme. La piste d'atterrissage est presque finie. Bientot, une véritable chaine humaine se forme de part et d'autre pour soutenir le drap blanc. Au bout d'un quart d'heure, des pretes arrivent en portant sur la tete des statues a l'effigie des dieux, ils montent sur la plateforme, en font le tour, puis redescendent en faisant glisser les statues le long du drap blanc. Les dieux sont sur Terre et entrent dans le temple ...



J'ai bien discuter avec Kadek qui est ravi de me faire découvrir cette cérémonie. Il a fait la Danse des Guerriers, et m'a apercu a ce moment la. en fait, il est mécanicien de maintenance a l'aéroport de Kuta, et poursuit des études d'ingénieur aéronautique a Yogyakarta. Il est fier de me montrer qu'il connait le Concorde et qu'il suit le lancement du dernier Airbus géant.

La cérémonie se termine, il commence a pleuvoir un peu. Il me propose alors d'entrer dans le temple avec lui, car maintenant, c'est possible.

Je m'assois derriere des gens qui prient, et suscitent la curiosité de tous ceux qui sont derriere moi. Une veille femme lui demande ce que je fais la, il s'explique et 2 mn plus tard, elle est enchantée de faire a son tour ma connaissance. La pluie augmente et nous nous réfugions sur les plaformes abritées de chaque coté de la place centrale.

Je commence a avoir faim, donc je lui propose d'aller manger. Je vais l'inviter pour le remercier, car sans lui, je n'aurai surement pas vu la cérémonie de cette maniere. Il y a des boui-bouis un peu plus loin, et nous nous y installons. Tanek va chercher 2 Coca-cola, et j'en profite pour demander l'addition. 20 000 RPH pour tous les 2 alors que ca ne coute surement pas plus de 10 000 RPH ! Quand il revient, je lui di que le gars abuse sur le prix mais il prend sa défence en m'expliquant que comme je suis riche, je dois payer plus. Il va récupérer sa commission plus tard, c'est sur ! Son comportement me decoit, et je décide ne pas rester plus longtemps. Je lui dit au revoir ainsi qu'a tout son groupe de danseurs, et je vais rentre mon "costume" a mes généreux bienfaiteurs. Je voulais acheter quelque chose a manger dans leur magasin pour les remercier, mais ils ne vendent rien de comestible.

Je repars vers Ubud et le déluge arrive. Meme avec le ciré que j'ai trouvé sous la selle, ce n'est pas possible de continuer. Je me gare sous un arbre et j'attend que ca se calme sous le toit d'un magasin. De retour a mon hotel, je prend une bonne douche chaude, et 1 heure plus tard la pluie s'arrete completement. J'ai trouvé un café internet qui me fait halluciner car la connection est aussi rapide que chez moi (du temps ou j'avais un chez moi). Sauf que quand je passe a la caisse 1 heure plus tard, j'hallucine encore. La ou d'habitude je payais 12 000 RPH, je dois payer 48 000 RPH. J'aurai du regarder le prix ... je comprend pourquoi c'est si rapide. Décidement, c'est la journée ou je me fais avoir de tous les cotés !

La nuit approche et je dois rendre la mobilette. Le gars me pose des questions pour savoir ce que je fais apres, et je lui explique mon projet d'itinéraire. Pour lui, prendre le bus est peu pratique et hors de prix, alors que si je garde la mobilette, je peux tout faire en 3 jours, et m'arréter ou je veux. C'est vrai que ca ne fais pas de longues distances, mais avec mon gros sac a dos sur la mobilette, ce n'est pas possible. "Tu peux laisser des affaires ici, je les gardes si tu veux". J'avais pas pensé a ca, et c'est vrai qu'avec juste quelques vetements de rechange et ma trousse de toilette, ca peu carrement le faire. Je réfléchis 2 minutes, et me voila reparti avec la mobilette pour 3 jours de plus, pour la modique somme de 80 000 RPH (7,5 euros). Je vais diner en étudiant mon parcours. J'ai choisi la meilleure option, c'est sur.

Par Ludovic - Publié dans : Indonésie
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Mardi 11 avril 2006 2 11 /04 /Avr /2006 11:11
 Je rentre a Ubud pour prévenir le loueur de mobilette que je garde la mienne jusqu'a demain, et je m'arrete au Ubud Palace, ancienne demeure d'une dynastie royale disparue. C'est un enchevetrement de temples et de logement ou s'exprime l'art local.


Les portes dorées des maisons sont finement sculptée, tout comme le moindre centimetre de bois de la charpente ou du mobilier en parfait état.



Des sculptures traditionnelles ornent les angles, et des fresques egayent les murs. Au centre du Palace, un édifice abrite un grand vase peint. 

 
Voila une une journée bien remplie comme je les aime, mais elle n'est pas encore finie. Une des spécialité d'Ubud reste a faire : le spectacle de danses traditionelles. Il y en a tous les soirs dans les grands hotels a partir de 18h30 et tous coutent 50 000 RPH. Malheureusement pour moi, il est déja 19h30 et la plupart des shows ont commencés depuis longtemps. J'en trouve tout de meme un dans un bel endroit, et je m'installe par terre, en plein milieu, pour avoir la meilleure vue. Un orchestre joue la cacophonie habituelle, sauf que cette fois, j'observe bien les instruments et je me rend-compte que c'est loin d'etre un travail d'amateur.


Les danseuses ont des costumes superbes, et la encore, a force d'observation, la difficulté de la danse me saute au yeux. Certe, ce n'est pas tres rythmée, mais la gestuelle tres complexe implique une position particuliere pour chaque doigt de la main, y compris ceux des doigts de pied ! La synchronisation avec les yeux est essentielle aussi. Le regard fixe part soudainement a gauche, puis les yeux s'ouvrent en grand au mouvement suivant, et ainsi de suite. Au final, les danses traditionelles balinaises s'apparentent plus a une formidable performance théatrale qu'a une chorégraphie de Pop Star.

 


Cela est encore plus flagrant lorsque un danseur arrive avec une danse plus masculine.


La danse suivante réunit sur scene un groupe de fille dont le costume, incluant des oreilles de lapin, évoque irrémédiablement celui des "bunnies", les playmates du magazine Playboy. La danse par contre ... L'objectif semble etre de retracer la vie des lapins qui creusent leur terrier, s'y enfouissent, se chamaille, sautillent dans les champs, etc ... C'est assez comique.



Le spectacle dure 1 heure et je suis affamé en sortant. Je vais me faire une pizza (j'ai assez donné dans le "local" pour aujourd'hui) et je rentre me coucher dans mon confortable lit a baldaquin.
Par Ludovic - Publié dans : Indonésie
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Mardi 11 avril 2006 2 11 /04 /Avr /2006 10:56

Je quitte mon hotel a 5h30 en laissant 30 000 RPH sur la table de chevet car je n'ai pas pensé a payer la chambre hier. Le meme bus que pour le voyage a Lombok m'attend, avec a peine 8 personnes dedans. Apparament, je suis le seul a aller a Ubud. Tous les autres continuent sur Lombok. J'arrive a destination a 7h30 et je me mets aussitot en route pour la guesthouse que j'ai choisi dans le Lonely Planet : Sisu Inn.

Ca semble a coté sur le plan du guide, mais en réalité, je marche sur plus de 3 kilometres avec mon gros sac a dos, sous une humidité pénible. J'avance, j'avance, mais toujours rien. Au bout d'un moment, je demande la direction pour m'assurer que j'ai bien lu le plan et le gars m'explique que l'endroit existe toujours mais porte un autre nom désormais. Qu'a cela ne tienne, je suis a coté, donc j'y vais. J'ai l'impression de pénétrer dans un temple en passant la porte d'entrée. Je pose mes sacs sur le carrelage, je suis completement trempé. L'endroit a l'air vraiment charmant, et il y a une chambre libre pour moi. ca ne coute que 45 .... DOLLARS !!! Mais ils sont fous ?!? J'explique a la femme que dans le Lonely Planet, c'est pas le niveau des tarifs qui sont donnés, et elle ne répond que le changement de proprietaire a fait augmenter les prestation et les prix au passage. C'est typique des propriétaires d'hotels qui veulent s'engraisser : des que leur établissement apparait dans le Lonely Planet, ils multiplient les tarifs pas 2 car ils savent que sur le flot de voyageur qui arrivera et qui sera décu, il y en aura toujours qui resterons malgré tout. Ca m'énerve d'avoir fait tout ce chemin pour rien. Heureusement la femme est sympa et passe un coup de téléphone a la guesthouse en face qui pratique des prix plus doux. Je m'y rend, et le gars me montre une superbe chambre avec grand lit double a baldaquin, salle de bain privée avec eau chaude, et vue sur les palmiers. Gloups, ca coute combien ca encore ? 75 0000, mais je la négocie a 50 000 RPH. Cool.

Je pose aussitot mon sac et fonce en ville pour prendre un petit-déjeuner car je creve de faim. Il n'y a pas grand chose d'ouvert a 9h00, a part le marché qui déborde d'activité et qui est toujours le plus représentatif de la vie locale. Je sors mon apparail photo et part a la chasse aux portraits. Le marché est le plus grand que j'ai vu depuis que je suis en Indonésie, le plus beau aussi. Il s'étend sur 3 niveaux et 3 ou 4 batiments construits dans le style local. C'est un bric-a-brac fantastique de nourriture mais aussi de produits locaux artisanaux.


- Au-rez-de-chaussez,et dans les ruelles autours des batiments, les légumes. tout ce qui est "offrandes, encens et statuettes divines" est dans un coin spécial. Il y a meme un magasin de masque traditionnels peint a la main, donc des exemplaires magnififiques de démons. J'ai trouvé ce que je vais ramener en souvenir ! Je ne l'achete pas maintenant sinon je dois le porter pendant plus d'un mois, mais je ne quitterai pas le pays sans un de ces masques, c'est sur. 


- Au sous-sol, la viande, poulets , ...
- Et au 1er étage le long des balcons décrépits, les vetements et articles de mode balinaise s'alignent, créant un beau patchwork de tissus colorés.

La faim commence a me tirailler et je repars dans les rues d'Ubud, sans succes, jusqu'a ce que la pluie arrive. Je me réfugie dans un café Internet a la connection tellement lente que ca augmente encore mon niveau d'énervement. 10h00 : je continue ma recherche de petit-déjeuner mais il n'y a que de galleries d'art et d'artisanat tout le long des rues et quand je tombe sur un restaurant, c'est extremement cher ou alors ils ne servent pas de petit-déjeuner. Cette ville me gonfle déja au bout de 2 heures... Finalement, je capitule et je me prend un pancake avec un jus de banane pas terrible et hors de prix.

Mais ma bonne humeur revient immédiatement quand je vois le ciel bleu qui s'étend de plus en plus. Je me renseigne dans la rue pour la location d'une mobilette (30 000 RPH la journée, insurance incluse) et a 11h00, je file enfin sur les merveilleuses routes de Bali. Je vais chercher de l'essence pour faire directement le plein, comme ca je ne serai pas obliger de m'arreter toutes les 2 heures pour acheter de l'essence sur le bord de la route.

Je prend la direction du Sud, pour refaire la route que le bus a pris, sur laquelle s'alignent tous ces magasins d'artisanats, sculpteurs de pierre sculpteur de bois, peintres, coincés entre des dizaines de temples. Comme a Kuta, je galere pour trouver le bon chemin a cause de tous les sens uniques. Je fais un premier arret chez un sculpteur de bois, dont les pieces exposées sont impressionnantes. Outre la taille des oeuvres d'art, souvent plus de 1,5 metres, le sens du détail est stupéfiant. En fait, chaque piece est composée d'une multitude de mini-statues imbriquées entre elles mais sculptées dans le meme tronc d'arbre. Ces artisans indonésiens sont vraiment tres forts.


Tout le long de la route qui meme a Sukawati est bordées de marchands de meubles artisanaux, de lampes et vases, de peintures. Il y a de quoi se faire une décoration intérieure digne des designers les plus inspirés. Sukawati est sorte de ville-marché pas tres originale. La spécialité locale est la fabrication d'ombrelles, mais pour le reste, j'ai déja tout vu.


Des bus entiers de touristes sont lachés au marché car c'est un endroit parfait pour faire son shopping de souvenirs. Je fais un rapide tour dans le marché non-touristique et repars sur Ubud pour y déjeuner.


Je m'arrete a un restaurant qui est installé juste en face des rizieres, mais quand je commande, le serveur me dit qu'il n'y a pas de nourriture aujourd'hui. Il doit etre un peu stupide. Pourquoi il me laisse consulter le menu alors ? Je m'installe 20 metres plus loin, je commande un Coca-Cola, mais cette fois, ils n'ont rien a boire, a part des jus. Au moins, je mange un bon curry.

Je repars pour aller visiter les rizieres autours d'Ubud qui sont parmis les plus belles de Bali. Il y a une photo dans le Lonely Planet que je veux absolument faire aussi. Je pars donc a la recherche du coin mais je me débrouille assez mal. J'ai un tres bon sens de l'orientation, mais ici, je ne sais pas pourquoi, je galere toujours pour trouver un endroit. Je visite a pied quelques terrasses dans Ubud meme, puis je me perd en mobilette dans la campagne.



Aucun nom de route n'est indiqué, ou alors les panneaux sont en indonésien indéchifrable. Pas grave, je profite pleinement de ma promenade. Je m'arrete a un temple désert, comme d'habitude, pour consulter le plan de mon guide. Des chiens se mettent a aboyer jusqu'a ce que je m'en aille, c'est super stressant de les entendre sans cesse ! Des fois, j'ai envie de m'en farcir un avec une grosse pierre, histoire de les faire se taire. Une touriste qui passe en vélo s'arrete aussi au temple, et je lui demande la direction. Je ne suis pas loin, et effectivement, je débouche quelques minutes plus tard, au milieu des rizieres. Je laisse ma mobilette sur le bord de la route et je vais marcher le long des terrrasses ou l'eau ruisselle grace a un ingénieux systeme de canaux alimentés par une pompe artisanale a mouvement perpétuel. Quel pied de marcher au milieu de ces champs qui respirent la sérénité. Je pourrai m'allonger dans le riz pour y dormir s'il n'y avait pas 10 cm d'eau en dessous. Je prends des photos des terrasses car je ne m'en lasse pas.



Je reviens au croisement ou j'étais perdu et j'essaye l'autre route. Elle suit la crete d'une vallée ou quelques maisons ont été construite, en passant par de nombreux ateliers de peintres traditionnels. Sur la crete oposée, je peux apercevoir des bungalows de luxe et une piscine construit dans la pente. La route s'est transformée en sentier défoncé, puis se termine en cul de sac. Je laisse ma mobilette et je continue un peu un pied sur la colline envahie de hautes herbes. Un couple de jeune flirte assis en plein milieu du sentier ombragé, puis j'en croise un autre qui s'en va. A priori, le coin est connu des amoureux...  

Fin de la journee dans l'article suivant

Par Ludovic - Publié dans : Indonésie
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Lundi 10 avril 2006 1 10 /04 /Avr /2006 13:13
Que c'est dur la vie ... J'ai commencé la journée avec la mauvaise nouvelle que je craignais : Alexis, qui devait me rejoindre a Bali n'a finalement pas pu trouver de vol vers Singapour avec juste une seule place libre. Il a tenté 3 jours de suite a l'aéroport, mais rien a faire, la chance n'est pas avec nous. Je suis vert, j'avais préparé un petit programme sympa, 30 % détente, 30% barroude et 40% nightlife pour feter ca ! Et le saucisson qu'il devait me ramener ... Arghhhh !!! Je comptais aussi louer une voiture avec lui, mais seul, c'est vraiment pas fun. Du coup, je dois changer mon fusil d'épaule, et je décide de prendre un bus des demain matin pour Ubud, et je gererai la visite des environs sur place, surement en louant une mobilette. Je change aussi d'hotel puisque je n'ai plus besoin de la grande chambre double que j'avais réservé en conséquence, et je retourne a la Diana Guesthouse qui était vraiment sympa et pas chere. Mon loyer passe de 100 000 RPH a 30 000 RPH la nuit.

Je vais déjeuner et discute avec Ben, un anglais cool qui est au meme hotel que moi. Il est assis au bar avec 2 allemandes qui ne décrochent pas un mot. Bali, ca devient la banlieue berlinoise.

Que faire cet apres-midi ? Apres la déception de ce matin, je dois me faire un peu plaisir pour me remonter le moral, donc ca va etre shopping, tiens ! Je ne peux plus supporter mes t-shirts donc je vais dans les ruelles a touristes m'en racheter 2 autres, puis je vais dans un centre commercial pour trouver un nouveau treilli, histoire de remplacer celui que j'ai recousu pour la 2eme fois a Maumere. Mais ici, a part des fringues de surf, le choix est assez limité. Du coup, je passe au rayon "Calecon", car ils ont bien vécu et je commencais a me clochardiser de ce coté la aussi. Et une ptite glace Hagen-Dasz pour faire passer le tout (ici c'est du luxe), voila un bon début d'apres-midi !

Je vais rapidement sur internet et j'ai un email de Birgit. Elle ne me répondait pas car elle s'est fait voler une de ses CB pendant le trip pour Flores, probablement sur le bateau pendant que nous faisions du snorkelling ou pendant la nuit, et des achats ont été fait avec. Du coup, elle a passé 2 jours a régler le probleme. C'est vraiment con car ce voyage en bateau était vraiment génial, ca gache tout. On se reverra a Yogyakarta, c'est promis. J'envoi aussi un email symbolique qui marque le début de la fin du voyage : il s'adresse a mon agence de marketing, ou j'ai travaillé ces 3 dernieres années, pour commencer a organiser le retour de mon congé sabbatique.

Je vais ensuite squatter la piscine du Masa Inn. Il y a quelques francais, donc 3 trentenaires bien frappés qui me font honte. C'est le genre gros blaireaux de la Cote d'azur, torse nu, avec leur chaine a gros maillons en plaqué or autours du cou, et qui parlent francais comme des paysans : " Oh, ma couille, c'est t'y pas maint'nant qu'tu vas t'endormir, hein dis ? A les écouter, le but de leur voyage fut de tester toutes les boites de nuit Bangkok a Bali. Et ils ont adoré Bangkok bien sur ... Faut pas s'étonner qu'ils soient accompagnés de 3 filles asiatiques, tendance "forte poitrine", qui semblent se faire royalement chier dans la piscine. Mais au moins elles voient du pays gratuitement. Enfin ... gratuitement ... elles payent surement le prix fort en nature.

Je reste dans mon transat une bonne heure, puis je passe a la seconde étape de la journée : le massage. J'ai vu dans une petite rue des salons basiques qui font des massages traditionnels et de la réflexologie. Birgit m'avait dit que ca ne craignait pas, donc je me pointe a l'un d'entre eux. Je dérange une femme en plein repas, mangeant son riz avec les doigts, les memes doigts qui vont me masser. Il y a 3 tables de massage séparées par un rideau, la fille, Maria de son ptit nom, me fait allonger en calecon sur l'une d'entre elles. J'ai bien fait de m'en acheter des nouveaux aujourd'hui et d'en mettre un immédiatement ! Cette petite femme de 40 ans maximum a une force prodigieuse dans les mains. Elle commence par me masser les pieds et tous mes orteils claquent. Comme j'ai la tete dans un trou, je ne vois rien de ce qu'elle fait. C'est calme pendant 5 minutes, tout s'arrete pendant 5 secondes, et "BAM !!" je me prend une volée de coups de poing dans les muscles. Ca fait un peu mal sur le coup, mais apres, la détente est assurée. Elle fait le meme scénario dans mon dos qui craque bien aussi. Le massage complet dure 1 heure, ca me fait un bien fou. Et tout ca pour la modique somme de ... de ... 3 euros !! (L-A, pas la peine de t'exciter pour prendre le prochain vol pour Bali, tout est plein jusqu'en mai ;-))


Entretemps le soleil s'est couché, la pluie du soir approche, je rentre donc a vitesse grand V a ma guesthouse pour prendre une douche et me rincer de toute cette huile. Alors que je suis en train de me savonner, quelqu'un frappe a la porte. "Are you the french guy ?". Je reconnais la voix d'une des allemandes de ce midi. Elles sont en fait dans la meme guesthouse que moi et vont diner avec Ben. Elles me proposent de me joindre a eux, ce que je fais. La soirée est sympa, nous jouons aux cartes, je leur fais le coup du jeu de contorsion que Peter nous avait montrer sur le bateau pour Flores, ca marche a tous les coups. Je vais me coucher a minuit car je dois me lever tot demain matin pour prendre le bus.
Par Ludovic - Publié dans : Indonésie
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Dimanche 9 avril 2006 7 09 /04 /Avr /2006 00:00
Apres 10 jours de barroude sur Flores, une journée de glande totale me fait le plus mes grand bien. Je continue la mise a jour du blog toute la matinée puis je vais manger en bouquinant mon guide pour organiser la visite de Bali. Ca ne va pas etre simple si je veux voir tout ce que je veux. Les transports en commun de s'y arretent pas forcément. Compte-tenu des petites distances, l'idéal serait de louer une voiture. Mais tout seul, ca va me revenir relativement "cher" et ca ne sera pas aussi fun qu'en étant plusieurs. Il faut que je checke les offres des agences de voyage, il y a peut-etre un package qui fera l'affaire.

L'apres-midi, je me promene dans les ruelles de Kuta ou s'alignent les magasins de vetements désertés par les touristes. Il y a quelques specimens de t-shirts qui me font bien rire, dont un faux logo Pizza Hut qui me renvoit 1 an en arriere, a l'époque ou la marque faisait partie de mes clients. Je ne résiste pas a l'envie de prendre une photo et de l'envoyer plus tard a Xavier C. le Directeur Marketing de la marque avec lequel je travaillais.


Je tombe aussi sur un grafitti qui me plait bien : j'aurai pu l'écrire celui-la, c'est tout moi.


Je vais diner dans un restaurant a touristes et une averse digne de celles de Flores commence a détremper les rues. Des énormes flaques d'eau apparaisssent un peu partout. J'attend que ca cesse pour partir. Au moment de payer l'addition, je me rend compte que je n'ai pas pris assez d'argent avec moi. J'ai l'air con ! Je dois laisser mon appareil photo en garantie au restaurant et je retourne a l'hotel chercher de l'argent. A mi-chemin, je réalise que la clé de ma chambre est dans la sacoche. Demi-tour, et a bout de 20 minutes, je peux enfin regler ma dette et partir me coucher avec mon appareil photo pres de moi.
Par Ludovic - Publié dans : Indonésie
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