Vendredi 23 septembre 2005

Sylvia et moi décidons d'aller à Praia do Forte pour la journée, pour aller voir la réserve de tortues géantes TAMAR.
Nous partons de l'hôtel à 10h00 pour la petite gare routière d'où nous devons prendre un premier bus pour la gare principale. Les indications ne courent pas les rues, alors nous demandons à un agent de sécurité quel bus prendre. Après 10 minutes d'attente, il nous fait signe d'embarquer dans le bus qui arrive, ce que nous faisons. Le bus nous dépose 15 minutes plus tard en face de la gare routière principale.
Il ne nous reste plus qu'à trouver le comptoir qui vend les tickets pour Praia do Forte. C'est là que la farce commence. Les comptoirs des compagnies de bus sont des stands alignés en 3 colonnes. Je demande au premier guichet, et la personne me dit que la compagnie se trouve de l'autre coté. Nous traversons la 1ère colonne, je ne vois rien d'indiqué sur les stands donc je demande a nouveau : c'est encore derrière. Nous y allons, et là encore je ne vois rien d'écrit. Je demande à nouveau, et la personne m'indique une compagnie dans l'angle. Je lui fait confirmer le nom pour être sur, et nous y allons. Il y a la queue. Nous attendons 10 minutes sans avancer, car il semble y avoir une panne du système informatique qui empêche de prendre les réservations. Quand la poisse s'en mèle ... Encore 5 minutes, l'heure tourne, je vais demander a quelle heure part le prochain bus, et là, on me dit que la bonne compagnie se trouve de l'autre coté ! On en vient ... Je commence à m'énerver sérieusement...
Retour à la case départ, on a perdu 30 minutes. Enfin, nous trouvons le bon stand, sauf que le prochain bus part à 14h00, il est déjà 12H00, et il faut compter 1h30 de trajet. Bref ... c'est encore raté pour aujourd'hui à cause de ces abrutis qui nous on fait tourner en rond. Je suis tellement énervé que je décide de quitter Salvador le soir même et j'achète mon ticket pour Lençois, village de mineurs perdu dans l'arrière pays montagneux. Le bus part à 23h30, et coûte 12 euros.

Nous allons faire un rapide tour dans le centre commercial moderne en face de la gare, et nous rentrons à l'hôtel. Je suis blasé, pas envie de sortir, donc je scotche sur internet pour essayer de résoudre mon problème de passage de frontière vers la Bolivie.

Je passe la soirée à jouer aux jeux de société avec Sylvia, en attendant mon taxi que je partage avec un couple d'israéliens qui voyage avec leur petite fille de 6 ans.

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Jeudi 22 septembre 2005

Réveil à 7h30 pour prendre le bateau du retour à Salvador avec Sylvia. Mickael et Sandrine restent encore un peu sur l'île pour profiter de leurs vacances. J'engloutis un petit déjeuner à toute allure, nous payons, et nous mettons nos bagages dans un taxi-brouette, qui va avoir la difficile tache de porter nos sacs sur un chemin sablonneux qui monte 50% du temps.

Le bateau qui nous attend au port est un petit catamaran à moteur. Si la mer bouge un peu, les sensations vont être garanties. Je me met à l'avant pour profiter du soleil, mais 2 minutes après le départ, je me prend une  vague en pleine figure, qui me fait revenir illico-presto dans la cabine. Ca secout pas mal, mais je gère le mal de mer et le trajet se passe bien.

Nous arrivons à Salvador à 11h30, et prenons la direction de l'hôtel ou nous étions la première fois. L'idée est de poser nos sac et de foncer à Praia do Forte, à 1h30 de bus au Nord de la ville pour aller voir la réserve de protection des tortues marines, mais le timing est finalement trop court, et nous laissons tomber cette idée pour aujourd`hui.
Du coup, il n'y a rien à faire à part aller sur internet et se balader en ville. Je me rend dans une agence de voyage pour voir si les billets d'avions sont aussi hors de prix qu'à Rio, pour aller de Manaus a La Paz en Bolivie. En fait, c'est pire : il faut faire un itinéraire débile en passant pas 3 villes qui sont dans la direction opposée (Brasilia, Sao Paulo, Santa Cruz), pour finalement arriver à la destination finale, et le coût est astronomique. Je n'avais pas prévu ça. Je ne sais pas comment je vais résoudre le problème, mais je sens que ça peut se finir en pleine jungle amazonienne pour traverser la frontière à pied. Verdict dans quelques semaines ...

Je retrouve par hasard Sylvia dans la rue, et nous allons nous promener pour faire des photos dans des endroits que nous n'avons pas encore exploré.







Nous allons diner en ville.  Il y a beaucoup de monde ce soir dans les rues de Salvador. Des groupes de percussions jouent dans la rues, et des concert-bals ont lieu un peu partout.



Nous allons dans l`un d`eux pour voir ce que ca donne. Le groupe sur scene joue du Forro, un curieux mélange de musette et de rythmes brésiliens. Mais l`ambiance est terrrible, des couples voltigent sur la piste. Les brésiliens dancent trop bien,  c'est énervant parfois...

par Ludovic publié dans : Brésil
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Mercredi 21 septembre 2005

Journée de repos à arpenter l'île en long et en large. Ce matin, il était question de faire une balade de 2 heures en cheval avec Sylvia, pour visiter les plages et l'intérieur de l'île, avec notamment une chutes d'eau, mais quand on a vu l'état des chevaux, on a préfère faire demi-tour au bout de 300 mètres plutôt que d'achever les pauvres bêtes. Je suis donc parti à pied à la découverte de la côte, qui recèle des très belles formations géologiques visibles à marrée basse seulement, les ruines du fort portugais qui servit à défendre l'île.







Et bien sûr, je reste toujours à l'affût de quelques tranches de vie locale.





L'après-midi de déroule tranquillement, entre la lecture sur la plage, et un peu de "travail" sur mon ordinateur portable confortablement calé dans mon hamac... Bin quoi ? Chacun son choix de vie.   ;-) Je retourne aux ruines du fort pour le coucher de soleil, mais les nuages arrivent avant moi.

La soirée est un peu plus agitée car nous assistons a un concert de percussions époustouflant. Nous devons marcher dans la nuit pendant une bonne demi-heure, en suivant un sombre chemin de sable qui longe la crête de l'île, avant de trouver l'endroit : un amphithéâtre perdu dans la végétation. Le gardien à l'entrée nous met une peinture de guerre blanche sur le visage en signe de paiement enregistré. Original comme ticket de caisse ! Quand le concert commence, le gros son et le gros rythme sont au rendez-vous : tout le monde est debout sur les estrades et danse.

Je rentre à Minuit pour préparer mon sac. Le départ de l'île est prévu pour demain matin.

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Mardi 20 septembre 2005

La journée s'annonce bien. Le soleil est au rendez-vous. La plage qui était recouverte hier à marrée haute est maintenant complètement dégagée. Nous nous empiffrons tous au petit déjeuner buffet et prenons nos affaires pour changer d'endroit. La Pousada Arte de la Lua est juste en face de la mer : quand j'ouvre ma porte de la chambre, 5 mètres me séparent d'un plongeon dans une eau tiède.

Aussitôt nos sac posés, nous partons nous promener sur les récifs qui on été découverts. Des piscines naturelles se sont formées dans la roche emprisonnant de nombreux poissons, crabes et autres crustaces. Quelques coraux sont même visibles.



Une petite île de sable apparaît au loin avec son unique palmier au centre, et nous essayons de nous en rapprocher le plus possible pour pouvoir l'atteindre ensuite à la nage. Des bancs de sable blanc rendent l'eau turquoise par moment, créant un très beau contraste avec les récifs sombres, et les palmiers de la plage au loin.



Mickael et Sandrine gardent nos affaires (j'avais pris mon appareil photo) pendant que Sylvia et moi traversons à la nage le bras de mer qui nous séparent de l'îlot. une fois dessus, c'est génial. Le sable est complètement vierge de toute empreinte humaine, on se sent comme de naufragés ! Mais ne nous attardons pas car la marrée monte rapidement.

Nous déjeunons sur la plage, puis le reste de l'après-midi, je fais du beach-volley pendant 2 heures avec un groupe de norvégiens, et je profite tranquillement de la journée, en mageant des glaces, en me balladant sur la plage.

Le soir sur la plage n'a rien d'extraordinaire, dans le sens ou il n'y a pas une atmosphère brésilienne particulière. Les restaurants sont remplis de touristes et passent de la musique occidentale. Il y a bien les capirinhas locales, mais ça ne fait pas tout le travail pour se sentir au Brésil...

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Lundi 19 septembre 2005

Le ferry pour Morro de Sao Paulo ( 17 euros) part à 14h00, ce qui me laisse du temps ce matin pour arpenter les rues de Salvador, toujours mon fidèle appareil photo à la main. Les magasins qui étaient fermés hier sont maintenant tous ouverts, et je retrouve l'agitation typique des villes brésiliennes. Salvador a cette particularité, que les brésiliens sont beaucoup plus proches de leurs racines africaines :
- dans leur couleur de peau d'abord (les brésiliennes blondes de Rio de Janeiro ont complètement disparus),
- dans leur mode de vie (rester assis à regarder passer les gens dans la rue pendant des heures), et leur vêtements,
- dans leur musique (rythmes africains plus marqués, danses africaines, très distincts de la samba brésiliennes).



A 13h00, Mickael, Sandrine, Sylvia et moi prenons la route pour le terminal du Ferry en descendant les ruelles de la vieille ville. Alors que nous nous éloignons de la côte, une autre face inattendue de Salvador da Bahia apparaît : celle d'une ville ultra-moderne aux hautes tours filiformes et multicolores.

Le trajet jusqu'à l'île dure 2h30, pendant lesquelles j'ai un bon mal de mer. Le temps est très nuageux depuis ce matin, et à notre arrivée sur l'île, il pleut presque. Mais ça n'enlève rien à la beauté de l'endroit. Des taxi-brouettes, un moyen de transport que je n'avais jamais vu jusqu'à aujourd'hui, nous attendent pour prendre nos affaires, car le chemin qui va du ponton jusqu'au village est escarpé. Ils n'ont pas beaucoup de succès, car tous le monde a un sac à dos. Nous traversons une rue de sable bordée de restaurants et de pousadas (guest house), et nous arrivons sur la première plage, bordée de paillotes, mais avec une charme certain.

Notre hôtel se trouve sur la deuxième plage. Nous avons réservé ici en faisons confiance aux gens de l'hôtel à Salvador, mais l'endroit est relativement cher pour ce que c'est. Du coup, en allant dîner, nous visitons d'autres pousadas et trouvons notre bonheur en face de la plage.  Après un copieux diner, nous regardons un entraînement de capoera, puis rentrons tôt car nous sommes tous fatigués.

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Dimanche 18 septembre 2005

J'attaque la journée à 11h00 avec la visite du Centre Historique, la partie coloniale de la ville la mieux conservée. Elle se trouve sur un promontoire  sillonné de ruelles pavées. Les maisons multicolores bâties dans la plus pure tradition coloniale portugaise, arborent des fines décorations autours des fenêtres, avec des jolis contrastes de couleur, des balcons en ferronnerie rouillés.







Comme c'est Dimanche, il n'y a pas foule dans les rues. Bien sur, il a toujours des brésiliens qui regardent les gens passer assis sur des marches. Les femmes de Bahia portent parfois le costume traditionnel, superbe, qui les transforment en meringue.

J'avais rendez-vous a 12h30 avec Nicolas devant la Poste mais le plan géographique de la ville sur mon Lonely Planet est complètement faux, et lorsque j'attend à la poste que les locaux m'ont indiqués, je suis tout seul.
Par contre, je retrouve les 2 italo-brésiliennes que j'avais rencontré à Iguaçu, et nous nous donnons rendez-vous ce soir pour dîner ensemble. Je vais donc déjeuner sur la place Terreiro de Jesus, point de repère central de la ville, puis je me promène sans but précis aux alentours.



 

Nicolas me retrouve par hasard, alors que je me suis arrêté pour prendre une photo, et nous allons prendre un verre. Décidément, le monde est petit aujourd'hui !

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Samedi 17 septembre 2005

Je me lève à 10h00, horaire qui ne laisse pas envisager une journée très efficace. Le temps est toujours à la grisaille, et il n'y a rien à espérer de ce côté pour plusieurs jours. Je décide donc de partir dès que possible pour Salvador de Bahia, 1200 kilomètres au Nord de Rio.

Je vais déjeuner avec Natali et Béatrice, son amie brésilienne, puis je tente de faire une réservation d'avion par internet. Le site de la compagnie GOL ne fonctionne pas en anglais, et je dois me faire aider par le réceptionniste. finalement, nous abandonnons et j'appelle directement la compagnie aérienne pour réserver mon vol. Je pars ce soir à 21h00. Du coup, je suis à nouveau tout excité, je vais retirer de l'argent au distributeur, je boucle mon sac, et j'attend dans le hall mon taxi. Natali part aussi de l'hôtel pour aller habiter chez son amie pour sa dernière semaine au Brésil.

A 23h00, j'atterris à Salvador de Bahia. Je rencontre Nicolas, un français avec lequel je partage le taxi. Mon hôtel est situé juste au début du quartier historique. Il est petit mais, même à cet heure, il y a encore de l'activité. Les chambres sont sombres, mais les parties communes sont agréables, surtout la terrasse avec les hamacs. Encore un bon repère de routards.

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Vendredi 16 septembre 2005

Les journées se suivent et se ressemblent. Je passe encore du temps dans l'hotel a discuter avec tout le monde car  la météo est tellement mauvaise que personne n'est motivé pour sortir.

Je vais quand meme en ville pour me renseigner sur les billets d`avion pour des trajets trop long a faire en bus. Je  me ballade un peu dans Ipanema, sur la plage et je rentre avant la tombée de la nuit.   Je suis de retour à l'hôtel à 17h30, et j'apprend que 2 filles de l'hôtel se sont fait braquer à une centaine de mètres de l'hôtel, et ont laissé leur sac à dos dans l'histoire (avec passeport, argent, et appareil photo). Un autre gars nous raconte qu'un mec a essayé de voler le collier de sa femme ce matin. Ca commence à craindre sérieusement dans le coin ...

C'est la fete dans les rues de Lapa ce soir. Je me fais une pizza en solo avant de partir avec Natali et une de ses amies brésilienne, qui va dormir à l'hôtel ce soir car elle habite trop loin pour rentrer tard.
Les rues ne sont pas bondées comme la semaine dernière car le temps est presque pluvieux. Nous rejoignons une troisième amie brésilienne et nous allons dans un bar local, vaste salle avec du carrelage blanc blanc jaunit, aux tables en bois, et chaises de jardins en plastique. Un juke-box passe des vieux morceaux de Gun's and Roses, et toute la salle semble apprécier. c'est aussi ça le Brésil !
Nous nous asseyons avec un groupe de jeunes, tous étudiants. Ils essayent de faire des efforts pour me parler en portugais mais je comprend vraiment rien. Natali fait la traductrice. Heureusement, certain parlent anglais plutôt bien, et la conversation peut enfin démarrer. Il est 21h00 à Rio de Janeiro, soit 2h00 à Paris, le 17 septembre. Ca y'est, je suis née il y à 30 ans... Ca me fait délirer de ma dire que je passe cet anniversaire dans un bar pourri, mais tellement typique du Brésil, avec ces brésiliens que je ne connais pas, mais qui sont tous adorables. En revenant d'Inde il y a 7 ans, je m'était promis de faire ce tour du monde pour mes 30 ans, quoiqu'il qu'il se passe dans ma vie. Et voilà le résultat ! La soirée n'a rien d'exceptionnel,  mais elle l'est, et je la savoure particulièrement. Je m'en souviendrai toute ma vie.

Vers 23h30, nous quittons le groupe pour aller faire un tour dans la rue du coté des boites de nuits. Nous nous arrêtons a un étal qui fait des cocktails. Je le bois doucement quand des pétards explosent. Le brésilien en face de moi me crie "RUUUUN ! RUN ! RUUUN !". Je me retourne, puis je le regarde d'un air interrogateur, mon verre à la main en train de savourer mon cocktail. Natali me crie alors "Ce sont des coups de feu, juste derrière !! Court !". Toute la foule est prise d'un mouvement de panique et court s'abriter sous les arcades de l'Aqueduc de Lapa.
Un homme, à 10 mètres dans mon dos, a sortit son pistolet et a tiré sur 3 personnes qui s'enfuyaient en courant dans la foule. Pas le temps de regarder s'il a fait mouche, je cours enfin m'abriter avec tous les autres. Le brésilien qui nous a prévenu nous raconte la scène, j'hallucine complètement. 2 minutes plus tard, la fête a repris de plus belle.

Nous retrouvons tous les autres amis de l'hôtel. A 23h55, Natali disparaît, puis elle revient a minuit avec une grosse part de gâteau dans un moule en aluminium et 3 allumettes dessus qui font office de bougies. Je suis à Rio de Janeiro, en plein milieu de la foule, sous une fine pluie que personne ne semble remarquer, et un "Happy Birthday" commence.
Nous partons ensuite tous dans un club (une petite salle ouverte sur la rue) qui passe une musique brésilienne classique. J'y reste jusqu'à 3h3O, avant de rentrer tranquillement à l'hôtel.

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Mercredi 14 septembre 2005
Le temps est toujours pourri aujourd'hui, idéal pour se faire une journée culturelle.

Je commence par la visite du Theatre Municipal, fierté de la ville en matière culturelle car il accueille depuis des décennies les plus grands opéras, ballets et pièces de théâtre du monde entier. Le bâtiment de l'extérieur est dans un pur style Renaissance - baroque, et laisse augurer un intérieur très chargé. Les colonnes romaines, escaliers et rambardes de marbres blancs, roses, verts, oranges sont au rendez-vous, agrémenté de cuivres étincelants, de frises et plafonds peints dans le style Michel-Ange, et, cerise sur le gâteau, des vitraux remplacent les classiques fenêtres. Voilà pour l'aperçu du hall interne et des couloirs.



 

J'ai réservé pour une visite en anglais, mais comme il faut attendre 1 heure, je pars avec la visite en portugais, qui m'est quand même compréhensible malgré mon niveau proche du néant.

Le coeur de ce monument rococo, est aussi impressionnant. L'immense amphithéâtre de 2800 places nous plonge en plein milieux du 18 ème siècle, avec ses 5 étages de balcons, et son dôme envahi d'anges grassouillets. Les loges sont toutes décorés, et le mobilier est très confortable. La visite dure 1 heure, puis je m'enfonce dans le quartier en direction de la Plaça XV, qui m'avait l'air d'être intéressante sur les photos que j'ai vu. Grosse déception : une autoroute sur pilotis passe en plein milieu, et aucun charme ne s'en dégage malgré les nombreux bâtiments coloniaux qui l'entourent. Par contre, un bâtiment semble organiser une exposition intéressante sur Henry Moore, sculpteur anglais contemporain dont je ne connais absolument pas l'oeuvre. Il est présenté comme un génie de son temps, donc je m'y rend, et je découvre un artiste fabuleux, dont les sculptures sont belles, prolifique dans son oeuvre, surtout compréhensible dans son discours ! Pas un illuminé qui trippe sur des théories artistiques mystiques. Une exposition superbe.

Je rentre sous la pluie à l'hôtel. Les amis sont déjà là, en train de se conditionner pour ce soir devant un match de football à la télévision. Ils vont faire les courses, je prépare à manger, et nous voilà à 8 dans la navette qui nous emmène au stade. Le match n'a pas lieu au Maracana qui est fermé pour rénovation, mais dans un stade secondaire de 30 000 places. Tous le stade est acquis à l'équipe de Fluminense, actuel leader du championnat brésilien. L'ambiance classique des supporters excités est bien là, mais je ne ressent pas une ferveur particulière auquel je m'attendais en allant voir un match de football de cette ampleur au Brésil, contre un adversaire argentin.





A chaque mauvais geste de l'adversaire, les insultes fusent : les "fils de pute", "Crève enculé" et j'en passe, sont scandés par tous le stade ! Alors quand isl se prennent un but, c'est un massacre verbal.





Fluminense arrive à égaliser puis reprend l'avantage. Au retour des joueurs adverses pour le vestiaire, les supporters se précipitent vers l'entrée du souterrain pour les insulter une dernière fois. Les pauvres ! Finalement, Fluminense gagne 3-1 contre Banfield.
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Mardi 13 septembre 2005
Il a plu toute la journée, à un tel point que la motivation pour sortir  n'a jamais été au rendez-vous aujourd'hui. Rio de Janeiro sous la pluie, c'est vraiment déprimant, quand je pense à tout ce que j'ai encore à visiter ici et dans les environs. Pas une journée intéressante en perspective ...

Heureusement, la moitié des voyageurs de l'hôtel est dans le même cas que moi, et je passe la matinée à discuter avec eux dans le salon. Puis nous constituons un petit groupe international (1 malaysien, 2 israéliens, 1 porto-ricaine, 1 allemande, et moi) pour aller déjeuner dans le coin.  Nous arrivons trempé au restaurant, une caipirinha pour se réchauffer, et on se rempli la panse. Nous louons des DVD au passage.

La pluie tombant toujours au moment de rentrer, je saute sur le marche-pied du tramway qui est juste en train de partir, car il passe juste devant l'hôtel. En restant sur le marche-pied, le chauffeur ne nous demande pas de payer. L'allemande, qui n'a pas l'air d'avoir froid aux yeux, me suit. Ca va être plus compliqué pour descendre car la route est bien en pente et le tramway roule vite. Heureusement, il y a un tournant juste après l'hôtel, qui oblige le tramway à ralentir un peu, et nous sautons en marche sur les pavés glissants, sans heurts. Les autres arrivent trempés 10 minutes plus tard.

L'après-midi se passe tranquillement à regarder les films et à discuter. Je me pose sérieusement la question de partir pour le Nord dès demain, car la météo y est meilleure. Finalement, je décide de rester quelques jours de plus, car il y a un match de football demain soir, comptant pour la Ligue des Champions sud-américaine, entre Fluminense et Barfield, et je compte bien être dans le stade pour assister au délire ! Et puis fêter mes 30 ans ce samedi à Rio de Janeiro, c'est tentant !
par Ludovic publié dans : Brésil
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