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Indonésie

Lundi 17 avril 2006 1 17 /04 /Avr /2006 05:26
Des 7h00, je fais signe a mes hotes que je veux prendre mon petit-déjeuner, et je pars. Quand je veux payer et que je demande combien je dois, le proprietaire me répond : " ce que tu veux". Cool, ca c'est un vrai business man... J'avais payé 50 000 RPH la derniere fois donc je lui donne 60 000 RPH pour le remercier de sa gentillesse.

La station de bus de la Perama est a 30 mn de marche et je n'ai pas envie d'arriver trempée. Je marche en évidence sur le bord de la route pour qu'un taxi-mobilette qui passerai me propose ses services. Le poisson mord au bout de 2 mn mais le gars est completement a la rue car il ne sais pas ou se trouve le bureau de la Perama. Un autre s'arrete un peu plus tard, mais il me demande une fortune pour m'emmener. Je continue donc de marcher dans le centre-ville mais au bout de 15 mn, je me dis que vue la distance qu'il me reste a parcourir, autant finir a pied. J'arrive donc en sueur, comme prévu. Le prochain bus pour Kuta (30 000 RPH) part a 8h30, dans 10 mn. Je suis seul pour l'instant, mais au moment du départ, une dizaine de touristes arrivent. Je fais connaissance avec Suzanne, une allemande (encore!) qui voyage depuis 6 mois. c'est marrant car elle a fait exactement le meme parcours que moi en Amérique du Sud, et je l'ai parfois précédé dans les meme hotels de quelques jours seulement. Notre prochaine étape est le volcan Gunug Bromo sur l'ile de Java, mais elle continue directement aujourd'hui alors que je reste a Kuta pour la journée et ne pars que demain matin. Nous échangeons nos adresses emails pour essayer de se croiser a nouveau plus tard.

Je reviens pour la troisieme fois a la pension Diana House dans Poppies Lane I et prend la grande chambre a 50 000 RPH. Je me renseigne ensuite pour savoir comment rejoindre le plus simplement possible le Gunung Bromo depuis Kuta. Il n'y a pas de bus direct. Je dois d'abord prendre un Bemo (10 000 RPH - 20 mn) pour la gare routiere Ubung de Dempasar, puis de la, je peux trouver un bus pour Probolinggo (120 000 RPH, ferry et déjeuner inclus - 8 heures) la grande ville sur Java qui est la plus proche du volcan. Je dois enfin prendre un bemo (15 000 RPH - 1h30) pour Cemoro Lawang sur le bord du cratere. Ca veut dire que demain sera une journée complete de transport.

Je m'installe pour déjeuner et étudier l'itinéraire des prochains jours, et je lis qu'un volcan a coté de Yogyakarta est souvent actif et peut etre approché. Ca serai tellement génial d'assister a une éruption en direct, voir le flot de lave couler et briller dans la nuit. Et 2 mn plus tard, un vendeur de journaux de rue m'interpelle en dépliant la couverture d'un quotidien indonésien. En premiere page, une photo nocturne du Merapi dont le cratere dégouline de lave incandescente. C'est la que je vais !!! "Very dangerous right now" qu'il me dit. C'est décidé, je pars des demain.

Du coup, je dois accélérer mon programme. Je fonce en ville dans un centre commercial m'acheter un jean car mon cher treillis que j'ai recousu 3 fois a définitivement rendu l'ame suite lors de l'ascension du Gunung Batur. Il y a une promotion sur des Lois a 10 euros. En 5 minutes, je passe a la caisse.

Comme aujourd'hui est mon dernier jour a Bali, j'appelle Lisa, une indonésienne que j'ai rencontré sur le ferry pour Lombok et qui m'a appris pleins de choses sur le mode de vie ici. Elle se souvient de moi et me donne rendez-vous a 18h00 dans un restaurant. Je vais a la piscine jusqu'a 17h00 et prend un taxi pour aller au restaurant qu'elle m'a indiqué car c'est assez loin. Nous passons une bonne soirée et je rentre assez tot car elle travaille demain et je veux partir tot demain aussi.
Par Ludovic - Publié dans : Indonésie
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Dimanche 16 avril 2006 7 16 /04 /Avr /2006 10:10
Je me leve a 9h30, et apres un bon petit-déjeuner (inclus dans le prix de ma chambre), je vais faire un tour en mobilette le long de la cote, histoire de bien profiter de mon moyen de transport. En continuant a longer la cote parsemée de discrets hotels et bungalows, il y a des belles vues sur la région qui me donne presque envie de rester une journée de plus ici. C'est vraiment tranquille, le temps est au beau fixe, et je me ferais bien une autre plongée dans l'épave du Liberty. Tant pis, je reviendrais ...


Je reprend la route qui passe par Tirtagangga, et lorsque j'arrive aux terrasses, je ne peux m'empecher de m'arreter pour faire de nouvelles photos. L'éclairage du matin me permet de voir des choses que je n'avais pas apercu hier apres-midi.

 



Je continue sur Amlapura et arrive a un feu rouge. J'attend qu'il passe au vert, je démarre, et le bruit d'un sifflet strident attire mon regard vers le policier positionné juste en face et qui me fait signe de me garer. Je pense savoir ce qu'il veut. Ca fait 3 jours que je circule sans mettre mon casque car il fait trop chaud, et de toute facon, presque personne ne le met. Sauf ici, car nous sommes en ville. Il me demande les papiers de la mobilette et mon permis de conduire, m'explique que j'ai fait une grosse erreur en ne mettant pas mon casque, et me demande de le suivre au poste de Police. Bin pourquoi ? Il peut pas me mettre juste une amende ?
- "you will go to justice !" qu'il me dit. Merde, ca se complique ... La justice indonésienne, j'en ai entendu parler, ca se termine toujours par un séjour en prison, plutot dans le genre long. Faut que je trouve un truc pour me sortir de la, vite !
Je fais ma mine de chien battu et m'excuse platement :
- "je sais que j'ai fais une connerie, je suis désolé, je ne recommencerai plus monsieur l'Agent, c'est promis. Ca ne vaut pas la peine d'aller au Commissariat pour ca hein ? Mettez moi une amende et puis on en parle plus !"
Il avait commencé a partir avec mes papiers mais il s'arrete, et fait mine de réfléchir.
- "Laisses moi partir, laisses moi partir, laisses moi partir" me dis-je dans ma tete.
Il me tend les papiers en me repetant que j'ai fait une erreur, et qu'il ne faut pas recommencer. Yeeeeees ! Je suis libre ! Je me retiens de sourire. J'enfonce illico-presto mon casque sur la tete et je pars avant qu'il change d'avis. En démarrant, je remarque derriere moi un gars qui rigole. A coup sur, le policier a juste voulu me foutre la trouille, et il a bien réussit cet enfoiré !!

Pour rejoindre Ubud, je suis une route qui longe le flanc du Gunung Agung et qui passe en pleine foret. C'est toujours aussi beau. Je me perd un peu sur les petites routes de campagne, et j'arrive a Ubud a 14h30.


J'avais prévu de passer voir un temple sacré pour les Balinais, mais je commence a en avoir un peu marre. Il y en a tellement ici, qu'au bout de 3 semaine, c'est devenu commun pour moi.

Je retourne a l'hotel Pondok Bulan Mas ou j'ai laissé mes affaires. C'est toujours aussi desert. Je me repose un peu sur ma terrasse privative, puis je pars en ville consulter mes emails. J'ai completement zappé le déjeuner et mon estomac me rappelle a l'ordre vers 17h00. Je vais rendre la mobilette et me réfugie dans un restaurant qui sert des bons sandwichs. Il faut maintenant retourner a pied a l'hotel... pfff, je regrette déja ma mobilette. J'ai la flemme de retourner en ville pour diner donc je vais me faire un Nasi Goreng (riz sauté avec des légumes et du poulet) juste a coté. La nuit est tombée et une dizaine de chiens errants n'arrete pas de se chamailler, d'aboyer. Ils restent dans les parrages et ca devient vraiment énervant. Mais pourquoi les gens ne font rien ?? Dans l'état ou ils sont, ca serai une délivrance pour eux de les faire taire définitivement. Ces satanés cabots vont faire un raffut terrible toute la nuit au point que je souhaiterai avec un fusil pour les abattre un par un... Et quand ils vont se coucher vers 4h00, les coqs prennent le relais ... Arghhhh !!! Vivement que je décampe d'ici !
Par Ludovic - Publié dans : Indonésie
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Samedi 15 avril 2006 6 15 /04 /Avr /2006 10:02
Le réveil est dur ce matin (6h45) mais la plongée qui m'attend devrait m'aider a me réveiller. Je mets 25 minutes pour rejoindre Tulamben sur ma mobilette, sous un beau ciel bleu. Il fait déja tres chaud.
Je fais connaissance avec Tulak le maitre de plongée, et avec Melvyn, un singapourien de mon age qui sera mon partenaire. Tulak me montre un plan de l'épave pour m'expliquer ce que nous allons faire et voir. Le Liberty est un bateau cargo armé americain qui a été touché par une torpille japonaise en janvier 1942. Il fut remorqué jusqu'a la plage pour etre évacué avec succes et resta la jusqu'en 1963, date de la derniere éruption du Gunung Agung. L'onde de choc le fit glisser en dessous de la surface de l'eau, et l'épave et devenu un paradis pour la faune marine.

C'est la premiere fois que je fais une plongé en partant de la plage. L'eau est a 29° C et la visibilité est bien supérieure a 15 metres. Je n'avais jamais eu de telles conditions jusqu'alors. Au fur-et-a-mesure que nous avancons en longeant le fond qui descend lentement, une masse sombre se matérialise devant nous. Lorsque nous sommes a quelques metres, je prend seulement conscience de la taille du bateau. La sensation est géniale. Nous faisons le tour par le coté ou se trouve le pont, passant un canon dont le tube est completement envahi de superbes coraux branchiformes blancs. Toute l'épave en est recouverte. D'autres coraux en forme de vase mesurent jusqu'a plus d'1,5 metre. Et bien sur, la multitude de poissons qui vient se nourrir ici paracheve le spectacle. Je n'avais jamais vu ca avant, c'est fantastique. Nous passons entre les pieces métallique, et pénétrons dans la coque éventrée du bateau ou la visibilité reste parfaite. Nous arrivons a la proue ou se trouve un autre canon, cassée net et un peu éloignée du reste du bateau. Nous revenons par l'extérieur de la coque tapissé de coraux et autres étranges formes de vie marine. Je tombe meme nez-a-nez avec une tortue d'un metre, et quelques minutes plus tard avec un gros Napoleon de 1,5 metres dont je n'ose pas m'approcher. J'aurai pu rester des heures dans cette épave qui représente ma plus belle plongée, mais nous remontons au bout de 45 minutes vers la plage.

Il faut faire une pause d'une heure avant d'enchainer sur la plongée suivante, le temps que l'organisme élimine les bulles d'azote dans le sang. Je discute avec Melvyn qui se fait ici une semaine de vacance "speciale plongée". Je vais m'acheter un snack et nous repartons, toujours a pied en suivant la plage, vers le second site appellé "The Wall", un mur de coraux qui plonge a plus de 60 metres. En me mettant face au mur, j'ai un vide total sous moi jusqu'a ne plus distinguer la paroie qui s'enfonce dans les profondeurs marine. J'adore cette sensation de flotter dans le vide, comme si j'étais en apesanteur dans l'espace. Je me mets la tete en bas juste au dessus des coraux pour les observer de plus pres, puis je me rétablis doucement en suivant un banc de poissons. Je vois un beau poisson-lion rouge avec ses multiples nageoires qui forment une sorte de voile autours de lui, puis un poisson-tigre marron. Je monte, je descend, pirouette, je m´éclate quoi ! "The Wall" est magnifique a tout points de vue, mais apres la plongée dans l'épave, ca ne me procure pas le meme effet non plus. Il aurait fallu le faire en sens inverse pour apprécier chaque plongée a sa juste valeur. Quoiqu'il en soit, la cote Nord de Bali représente un lieu de plongée et de snorkeling a ne louper sous aucun prétexte.

A 11h30, je retourne sur Amed pour déjeuner dans un petit restaurant dont le gars est super sympa. Je l'avais déja repéré hier et a chaque fois que je passais devant, c'était toujours vide. Je dois etre son premier client depuis au moins 2 jours ! 

Je vais faire un tour sur la plage pour aller voir les bateaux des pecheurs. Il y en a des centaines, tous en bois et ayant cette forme particuliere de trimaran. La partie centrale est extremement étroite, a peine de quoi s'assoir et étendre ses jambes. Les proues sont souvent peintes de maniere a représenter une tete de "je ne sais quelle divinité".



Je pars ensuite pour Tirtagangga, a une quinzaine de kilometres d'Amed. Les plus belles rizieres en terrasse de Bali sont censées etre la-bas. La route monte entre les collines et offre un superbe panorama jusqu'a la mer. Avant meme d'arriver a Tirtagangga, des terrrasses offrent déja un bel apercu de ce qui m'attend.


Je traverse quelques hameaux dont les habitants sont des menuisiers spécialisés dans la réalisation de ces petits autels en bois que l'on retrouve dans tous les temples.


Lorsque j'arrive a Tirtagangga, c'est l'éblouissement devant le spectacle qui s'offre a moi. Les terrasses innondées s'étendant a perte de vue crées un patchwork de mirroirs séparés par des fines lamelles de gazon qui suivent scrupuleusement les courbes de niveau de la montagne. J'attendais de voir ca depuis mon arrivée en Indonésie. Je parcours tres lentement la route qui surplombe ce chef d'oeuvre crée par l'homme en m'arretant tous les 10 metres pour prendre des photos.



Je continue sur la meme route jusqu'a Amlapura ou je m'arrete pour m'acheter une glace, puis je prend le chemin du retour en passant par une petite route qui traverse des villages traditionnels.


Je me perd et je reviens sur Tirtagangga ou je cede a la tentation de me prendre un rafraichissement dans un petit restaurant installé sur un promontoire qui domine les rizieres.



Je rentre tranquillement a Amed avant la tombée de la nuit, et je retourne au meme restaurant que celui de ce midi pour diner.
Par Ludovic - Publié dans : Indonésie
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Vendredi 14 avril 2006 5 14 /04 /Avr /2006 10:10

Un employé de l'hotel frappe a ma porte a 4h00, comme prévu. Je m'habille en vitesse, prend un sweat-shirt et mon coupe-vent imperméable au cas ou il fait froid au sommet, et je sors dans la nuit a la recherche des autres participants pour l'ascension du Gunung Batur. Personne. Le gars de l'hotel a disparu, et personne ne m'attend au restaurant, ni a l'accueil, pour m'emmener ailleurs. Je fais le tour de l'hotel mais tout est fermé. J'attend 5 mn devant le portail, toujours rien. Qu'est ce que c'est que cette organisation de merde ?!? Le gars qui a a frappé a ma porte aurait pu au moin m'attendre ou me dire ce qu'il fallait faire ! Je vais frapper plusieurs fois a la porte de la récéption mais personne ne me répond. Je redescend devant le portail. Il y a de la lumiere a l'hotel a coté, et j'entend des gens qui parlent, un gros groupe apparement.

Au bout de 5 minutes, un indonésien arrive de cet hotel et me demande si je vais pour le tour. Je dois payer maintenant les 200 000 RPH. Je lui propose 50% maintenant et 50% au retour mais il refuse catégoriquement, donc je paye tout. Il m'emmene a l'hotel qui se trouve etre le lieu de rendez-vous de tous les groupes. Il y a une trentaine d'étudiants norvégiens et un groupe de 6 francais avec lesquel je vais aller. On me sert un thé avec un pancake et nous nous entassons dans le mini-bus pour aller jusqu'au bureau des guides que j'ai été voir hier.

De la, nous partons dans la nuit, un guide devant et un guide derriere. La lumiere pale de la Pleine Lune nous permet d'apercevoir clairement le volcan et son sommet noyé dans les nuages.J'espere que ca va se dégager le temps de l'ascencion qui doit durer 2 heures, mais rien n'est moins sur. Le chemin est facile et seuls les 300 derniers metres montent un peu. Mais c'est franchement de la rigolade a coté de tous les autres treks fait jusqu'a maintenant. Nous sommes meme tous surpris d'etre arrivé aussi vite. La montée aura duré a peine 1 heure. Je suis trempé car il fait déja largement 20 degrés, meme dans la nuit. Le groupe de norvégiens et deja la et met de l'ambiance. Ce sont des etudiant(e)s en programme d'échange pour 3 mois a Bali. Sympa les études ... 

En attendant le lever de soleil, nous sommes toujours dans la brume. Le ciel s'éclaircit indiquant que le soleil est déja levé mais nous ne voyons rien. Finalement, au bout d'une demi-heure, les nuages daignent s'écarter l'espace de 10 secondes maximum, a quelques minutes d'intervalle, offrant les seules possibilités de photos dans une étroite fenetre a travers la brume. C'est un genre spécial de lever de soleil que je n'avais jamais eu et qui a son charme. C'est meme mystique.

Le jour enfin levé, nous repartons pour longer la crete du cratere qui continue de monter et nous permet de passer au dessus de la couche de nuage. Dans le cratere, c'est le top : la vapeur blanche qui innonde la cuvette et remonte vers les pentes donne l'impression que l'on domine une marmite bouillonnante.


La réfraction de mon ombre sur cet écran de fumée donne lieu a un étrange phémomene : un halo lumineux tel un double arc-en-ciel entoure ma tete. Je suis loin d'etre un saint pourtant !  ;-)

Le guide nous monte des fumerolles ou une vapeur a plus de 150° C rend possible la cuissons d'oeuf durs en quelques minutes. C'est le grand truc des guides au petit-déjeuner pour impresionner les touristes. Cette route sur la crete est vraiment belle, car elle est cerné d'un précipice de part et d'autre qui offre des superbes panoramas sur le cratere intérieur, mais aussi sur les parois du cratere géant dans lequel le volcan et le lac se trouvent eux-meme.



Nous descendons vers le second cratere ou le guide nous montre d'autres fumerolles. Il suffit de creuser un peu le sol et on peut extraire des pierres brulantes qui l'on entend crépiter lorsque l'on approche son oreille. Nous continuons la decente vers un troisieme cratere duquel part une immense coulée de lave noire fraiche que la végétation n'a pas encore recouverte. c'est ici qu'a eu lieu la derniere éruption. Nous prenons un piste de cendre dans laquelle je peux courir et rejoignons le chemin par lequel nous avons commencé l'ascension.



Il est 9h30, apres avoir donné un pourboire au guide, nous retournons a l'hotel pour prendre une douche bien méritée. Je me fais servir le petit-déjeuner pendant que je fais mon sac, et j'enfourche ma mobilette sous un beau ciel bleu, pressé d'arriver a ma prochaine destination.

Je reprend la route qui longe le cratere en passant par Kintamani pour ensuite descendre sur la cote de l'autre coté du volcan. La route est completement bloquée 2 kilometres avant d'arriver au temple, en raison des dizaines de bus de pelerins qui stationnent sur la file de gauche, ne laissant plus qu'une voie pour la circulation a double sens. Les policiers qui sont la pour réguler le trafic sont d'une inefficacité totale. Je dois attendre a plusieurs reprises en plein milieu des gaz d'échappements, si bien que ca me soule et je grille tout le monde en passant sur le bas coté de la file opposée. Une autre mobilette fais al course avec moi car nous n'arretons pas de nous doubler mutuellement et quand je crois l'avoir laissé derriere, le gars réapparait et se fend fierement d'un "Hello mister" en rigolant !

Une fois le temple passé, le trafic redevient normal et je peux reprendre une vitesse de croisiere pour entamer la descente. La route est raide et serpente au milieu de la végétation. Je m'amuse en laissant  la mobilette en roue libre et voir jusqu'ou je peux aller sans mettre un coup d'accélérateur. Je traverse des charmant petits villages de paysans dont les maisons aux toits de tole rouillée se sont collées les une aux autre sur les parois du volcan. Au fur-et-a-mesure que je descend, la variation de temperature et d'humidité de l'air devient perceptible.

La route pour Amed est une ligne droite au milieu des cocotiers qui longe la cote et traverse des petits villages. Je fais un détour pour aller voir les plus hautes chutes d'eau de Bali, mais il faut payer une "contribution" et marcher quelques kilometres dans la foret. Avec mon gros sac a dos, ca ne va pas etre évident, et j'ai déja assez chaud comme ca. Je laisse tombe et je repars vers Amed.

J'arrive a Tulamben, le haut lieu de la plongée a Bali. Les clubs de plongée s'alignent le long de la route et je m'arrete dans l'un d'eux qui fait Café Internet pas la meme occasion. Ca n'ouvre qu'a 14h00 donc je vais déjeuner dans le boui-boui a coté en attendant. Je me remseigne pour faire la plongée dans l'épave du bateau de guerre américain. Un package de 2 plongées coute 50 USD mais le gars me les fait a 45 USD. C'est le meilleur tarif que j'ai jamais eu depuis que je sillone les spots de plongée dans le monde. Le rendez-vous est a 7h30, encore une grasse matinée qui part en fumée ...

Amed est un charmant bled coincé entre les rizieres et une longue plage de galets noirs ou s'alignent les bateaux de peche locaux. Je trouve une tres belle chambre (60 000 RPH) de style colonial au Amed Café, un hotel qui se classe lui meme "petit budget" mais avec un sacré standing au niveau du confort et de l'environnement. Une chambre pareille en Polynésie Francaise couterai au bas mot 200 USD !

Je me met en maillot de bain, prend mes lunettes de natation et fonce a la plage qui n'est pas paradisiaque, mais le vrai interet est ailleurs. A quelques metres de la plage des coraux et des beaux poissons offrent un snorkelling interessant dans une eau a 27° C. Puis je me détends dans un transat en lisant un vieux VSD que j'ai trouvé a l'hotel. Le soleil se couche derriere le volcan Gunug Agung, créant un immense cone en ombre chinoise a l'horizon.


Je vais diner au restaurant de l'hotel qui est rempli de francais : des couples en vacance. Je sors mon Lonely Planet et commence a étudier en profondeur un éventuel parcours a Borneo. Si ca se fait, ca va etre une sacré aventure pour terminer en beauté ce Tour du Monde.

Par Ludovic - Publié dans : Indonésie
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Jeudi 13 avril 2006 4 13 /04 /Avr /2006 09:46

A cause de la pleine lune, les centaines de chiens errants de la ville ont hurler a la mort toute la nuit. Si j'avais eu un fusil, je me serai fait un plaisir de les dégommer un par un. Je pars a 7h30 de l'hotel sous un beau ciel bleu en ayant laissé 2 gros sacs et mon matelat de treking pneumatique au gérant.

Comme en venant de Kuta, la route est un alignement ininterrompu de magasins d'artisanat dont les oeuvres s'exposent en facade. Il y des choses splendides mais je ne m'arrete pas, je prendrai des photos au retour. La brume matinale qui estompent les palmiers, avec la silouhette du Gunung Agung qui se découpe en ombre chinoise a l'horizon, donne une atmosphere mystique.

Je fais quelques arrets pour voir le panorama, et je me rend compte que des rizieres en terrrasse, les plus belles que j'ai vu jusqu'ici, gisent dans l'ombre. Il faut absolument que je revienne dans 3 jours pour prendre des photos. La route monte lentement et au bout d'une heure, j'arrive enfin a Batur, un hameau perché sur le bord du volcan. La crete circulaire est clairement dessinée, et au centre du cratere se trouve le Gunung Batur avec son lac de 5 km de long gisant a ses pieds. La vue est magnifique.

Je me met tout de suite en quete d'un hotel en longeant le cratere vers Kintamani. Plus je me rapproche du village, et plus les routes sont encombrés de bus remplis d'indonésiens en tenue traditionnelle. Il y a un temple important vers lequel convergent des centaines de pelerins avec des paniers d'offrandes sur la tete. Ca va etre fabuleux ici dans quelques heures, il faut que je me dépeche de larguer mon gros sac a dos.


 Je traverse Kintamani a 2 reprises mais aucun hotel n'est indiqué. La seule guesthouse que je trouve est completement vide. Je reviens sur mes pas et continue jusqu'a Kedisan, village au bord du lac dans le cratere. Je trouve immediatement une chambre qui me convient (60 000 RPH avec eau chaude et vue sur le lac et le volcan) a l'hotel Surya. Le principal business ici, c'est l'ascension du Gunung Batur. Des guides harcelent les touristes a tous les coins de rue pour louer leurs services. Il y en a meme un qui me suit presque jusqu'a ma chambre. Je demande a l'hotel qui organise aussi le trek combien ca coute avec eux : 350 000 RPH pour 4 heures ! en 5 minutes, le prix tombe a 250 000, mais c'est toujours cher pour ce que c'est. Surtout que je peux aisement le faire tout seul. Je prendrai ma décision plus tard, je dois d'abord comparer les offres.

Pour l'instant, j'enfourche ma mobilette et je fonce au temple de Kintamani pour ne pas louper la cérémonie. Je gare ma mobilette juste en face et je dois payer un droit de garde de 2000 RPH :  autant dire que c'est comme si je faisais une offrande, car le garde n'est la que pour demander de l'argent, pas pour surveiller mon véhicule. D'ailleur, quand je repartirai, personne ne sera la pour vérifier que je prend bien la bonne mobilette. Comment pourrait-il le faire dans cette cohue ? Comme les fois précédentes, je dois louer un sarong car personne ne m'empretera. Une femme me poursuit pour que je lui en loue un a 10 000 RPH, mais j'en trouve une autre qui me le fait a 5000 RPH.

Je fais d'abord le tour du temple principal pour voir les temples satellites qui se ressemblent tous. Par contre, comme ils sont construit au bord meme du cratere, la vue sur le centre serait divine si le ciel ne commencait a se couvrir sérieusement. Je me hate de contourner l'enceinte et je reviens devant le temple principal ou les échoppes envahissent le trottoir. La foule s'est encore accrue et la rue est maintenant envahie de balinais en costume traditionnel, portant leur offrande. Ca va du simple petit panier de riz en feuille de palmier, a la piece montée de fruits et cuisses de poulet grillées sur un plateau d'argent. Il y a de quoi faire un festin, mais d'ici quelques jours, tout cela ira dans une décharge juste derriere le temple. Quel gachis monumental !

J'entre dans la premiere cours ou se trouve une grande porte centrale décorée d'art végétal. Toutes les guirlandes, les fanions tressés, la moindre petite fioriture est faite a partir de feuilles. Qund je pensais ce matin que les balinais sont de artisans fabuleux, ils en apportent encore la preuve avec cette créativité sans bornes.


Les pélerins envahissent petit a petit le temple par toutes les portes existantes. Mais comme elle sont étroites, une file d'attente se forme a l'entrée de la troisieme enceinte réservée a la priere, et donc interdite pour moi.



Comme hier, je peux assister au spectacle en regardant par dessus le muret. C'est encore plus impressionant qu'hier car le temple est plus grand.



 

Je circule entre les 2 enceintes pendant 1 heure afin de prendre le maximum de photos, puis je m'incruste dans les batiments annexes. Quelle bonne idée j'ai eu la ! Une rangée de tetes de cochon farcie fraichement préparées m'attend pour la photo de famille. Des morceaux de boyaux ont éte plantés au bout de batons, histoire de compléter la décoration, Beuuuurk !


Une chevre grillée a subit le meme sort un peu plus loin. Je n'ose croire que quelqu'un va manger ca... C'est juste pour faire une offrande hein ??? Pas sur ... A coté, des plateaux de riz, légumes et brochettes ont éte soigneusement disposés sur le sol. Quelques minutes plus tard, un groupe d'hommes vétu de maniere identique vient s'assoir et commence a manger. Je m'en vais avant de voir ce que je ne veux pas voir.

Je fais un dernier tour du temple, je rend mon sarong, et je retourne a ma mobilette juste au moment ou la pluie se met a tomber. Tous le monde part aussi, s'entassant dans des camions réquisitionnés pour l'occasion.



Les journées se suivent et se ressemblent ... Je patiente 10 minutes sous un abris, puis je pars emmitouflé dans mon ciré encore mouillé de la veille. La pluie redouble et je dois m'arreter encore 10 minutes devant un restaurant pour m'abriter. La route est devenue glissante, surtout lorsque j'aborde le dernier troncon qui descend dans le cratere. Il ne pleut pas autours du lac, et je déjeune dans le restaurant de l'hotel. Je prend  une salade de légume bouillie dans du lait de coco, servie avec une sauce a base beurre de cacahuette. Etrange, mais c'est bon.

Des rayons de soleil font leur apparition donc je décide de repartir explorer les environs du lac, et de passer a l'Association des Guides du Gunung Batur pour voir les tarifs pratiqués. Pour faire un trek de 4h00, le prix est de 300 000 RPH avec un maximum de 4 participants, soit 75 000 RPH/personne seulement. Ils se foutent bien de la gueule des touristes a l'hotel ! Le probleme, c'est que je suis seul donc je dois payer pour tout un groupe. Je vais mettre le gars de l'hotel devant le fait accompli et voir ce qu'il propose avant de prendre une décision, mais ca ne me donne pas envie d'aller avec lui.

Je continue ma ballade jusqu'au village en bordure du lac, mais rien de vraiment intéressant. La route est sympa, le paysage me fait un peu penser a l'Ile de Paques avec ses champs de lave noire envahis par les hautes herbes. Je fais demi-tour, m'arrete au temple de Pura Jati completement déserté, voire abandonné a en juger par les immenses toiles d'araignées qui passent d'un autel a un autre.

Je rentre a l'hotel et commence a discuter du trek. Ca les met dans l'embarras, ils sont incapables de justifier leur différence de prix. Tu m'étonnes ... Finalement, leur seule défense devient "Si tu veux aller avec un autre guide, vas-y, je ne fais pas ce prix la. 250 000 RPH, pas moins." Donc pour moi, soit je vais seul avec un guide demain et ca me coute potentiellement 300 000 RPH si je suis tout seul, soit je vais avec lui et tout seul ou non, ca me coute de toute facon 250 000 RPH. Quelle arnaque !! Je tente un "200 000 ? OK ?" et il me fais signe que c'est OK en allant chercher son registre d'inscription. Il est 16h00, j'ai la flemme de bouger a nouveau donc je me repose sur la terrasse en profitant de la vue sur le lac. Je lis mon guide en dinant pour commencer a me documenter sur le Sulawesi et Bornéo, 2 iles d'Indonésie, grandes comme la France, que je souhaite explorer. Je me couche tot étant donné que je me leve a 3h30.

Par Ludovic - Publié dans : Indonésie
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Ludovic


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