Le programme de la journée est plutôt relax aujourd'hui. Il fait chaud, un peu nuageux, je vais donc arpenter les rues de Salta avec Fred. Je peux enfin ressortir mes tongs après quasiment 1,5 mois de punition au fond de mon sac.
Je repars faire le tour des banques pour pouvoir retirer plus que 500 pesos, mais le résultat est le même que la veille, donc je me résigne a aller au distributeur automatique. Nous faisons un petit tour de la Plaza qui est vraiment agréable avec sa végétation et ses zones ombragées. Ca ne m'étonne pas qu'il y ai autant de gens qui viennent y flâner. Les traditionnels cireurs de chaussures sont bien là, et les étudiants en uniforme prennent le chemin de l'école après s'être retrouvé autours d'un banc.
Il y a aussi de très beaux bâtiments tout autours, telle cette église rose et jaune qui ressemble à une pièce montée tellement les étages sont chargée de motifs et de bas reliefs, ou cette arcade avec ses balcons coloniaux en bois.
Nous décidons d'aller faire un tour sur la colline qui domine la ville, à 20 minutes à pied. Nous passons devant l'Eglise San Francisco, immanquable avec sa couleur rouge et sa tour de 53 mètres. Une autre réussite avec ses faux rideaux en béton, et sa décoration intérieur du style "papier peint de la renaissance italienne". Un couvent y est accolé donc l'accès est possible via une superbe porte en ferronnerie. A noter que Jean Paul II est venu y faire un tour il y a une vingtaine d'année.
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Nous ne attardons pas ici et reprenons la route de la colline. Le parc automobile argentin est particulier pour nous, français : il y a une quantité incroyable de vieilles Renault des années 70, qui sont des pièces de collection pour nous, mais qui roulent toujours ici. La dernière Renault 12 a été produite en Argentine en 1994 alors que la production s'est arrêtée en France en 1977 ! Il y aussi quelques vieille Peugeot 104 et des américaines. Globalement, toutes ces voitures sont des épaves mais l'argentin de base est fier de sa voiture et la bichonnera jusqu'au bout de sa vie sud-américaine.
Nous allons déjeuner dans un restaurant classique, où je me prend un poulet à l'orange. S'il y a bien une chose qui me fait plaisir en Argentine, c'est la nourriture. Les plats en sauce sont de retour, et après 3 mois de salades sans vinaigrette au Brésil et en Bolivie, je peux vous dire c'est très appréciable. Et la viande est juste succulente.
Il faut prendre un téléphérique pour atteindre le sommet du Cerro San Bernardo (8 pesos aller-retour). C'est marrant car j'ai l'impression d'aller au ski à chaque fois que je monte dans ce genre de cabine.
A l'arrivée, un petit parc aménagé nous attend. Il y a un restaurant, des sentiers de promenade, et des petites cascades en béton. Le tour complet prend 15 minutes et la vue panoramique est jolie. Je pensais que Salta était une petite ville de province, mais en contemplant son étendue, je m'aperçois qu'il n'en est rien. Nous prenons une glace et redescendons.
De retour en ville, l'atmosphère a complètement changé par rapport à ce matin : les rues sont presque désertes, les magasins sont tous fermés. Il est pourtant 15h30. En regardant les horaires sur la porte d'une boutique, je comprend mieux. Ici, on vit au rythme méditerranéen : début du travail à 9h00, pause du déjeuner de 14h30 à 17h00, voire 18h00 pour certains (bonjour la sieste !), et la journée se termine à 20h00. Le parc, par contre, s'est rempli de gens qui se reposent, d'étudiants qui se bécotent. Bref, chacun occupe sa pause comme il peut.
Nous revenons à l'hôtel car Fred doit prendre son bus pour Iguaçu à 18h00. Je l'accompagne à la gare pour acheter mon billet de bus pour Buenos Aires (155 pesos, 15 heures), on se fait une dernière bière et nous essayons de gérer un rendez-vous à Buenos Aires dans quelques jours.
Il y a un barbecue ce soir, organisé par le backpacker, mais dans un autre endroit plus grand. Je m'y suis inscrit, ça commence à 22h30. A 20h00, il se met à pleuvoir, et une navette m'emmène avec un couple d'anglais. Il n'y a que des voyageurs autours des tables bien sûr, beaucoup de jeunes dans la vingtaine, et un groupe d'une quinzaine d'israéliens qui fait bande à part. Je me met à coté d'une anglaise, et d'un espagnol, en face le couple d'anglais qui est venu avec moi, et bien sûr, la discussion tourne autours du voyage. Il y a aussi un couple de Français sympathique que j'avais croisé à Potosi au petit-déjeuner. J'ai mis du temps a les re-situer tellement je rencontre de gens. Un groupe de musique folklorique vient aussi nous jouer des airs traditionnels de la régions. A 1h30, je rentre. Pas de feeling particulier avec qui que ce soit ici pour justifier de rester plus longtemps.


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