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Brésil

Mardi 27 septembre 2005 2 27 /09 /2005 00:00

Départ à 8h00 sous la pluie pour le sommet de la Cachoeira de Fumaça. Le chemin attaque directement la paroi de la montagne ... sans pitié pour nos jambes. En plus, nous portons à nouveau nos sac, qui bien qu'allégés de quelques kilos de nourritures et d'eau, nous font bien sentir leur présence. Il faut s'aider des mains la plupart du temps, surtout que la pluie rend la roche et la terre glissante. après 1 heure de ce traitement, nous arrivons au sommet de la première montagne, et longeons la paroi pour attaquer la seconde montagne.

La pluie a cessé, mais avec la transpiration je suis tout aussi trempé que si elle continuait. Je m'arrête parfois pour photographier des sauterelles 2 fois plus grosse que mon pouce.

Enfin, à 11h30, nous arrivons sur un plateau où coule un paisible ruisseau, qui va bientôt s'élancer de plus de 400 mètres de haut. Nous arrivons au bord du plateau, et une sensation de vertige nous frappe tous quand nous commençons a apercevoir, pas après pas, le gouffre qui s'étend devant nous. La Cachoeira de Fumaça est un peu plus bas devant nous, mais il faut vraiment s'approcher à quelques centimètres du bord pour enfin apercevoir le lac qu'elle forme en bas, pas plus grand qu'une flaque d'eau d'où nous sommes.

 

Une dalle de pierre en surplomb dans le vide permet d'avoir la meilleure vue, mais le vertige est telle que je ne peux que ramper pour pouvoir faire des photos et une vidéo.
tous le monde s'essaye au petit exercice de la dalle, mais Tiffany se force vraiment pour s'approcher, et Sylvia n'est pas au mieux de sa forme non plus.

 


Nous déjeunons au sommet, avec ce panorama fabuleux, essayant de vaincre toujours un peu plus la peur du vide pour les photos souvenirs. Puis nous prenons la route du village de Capao dans la vallée, qui marque la fin de notre trek. La marche est facile car nous traversons le plateau dans un beau décor floral.

 

A notre arrivée au premier bar, nous fêtons cela autours d'une bière. Nous devons attendre un autre groupe afin de prendre un mini-bus qui va nous ramener à Lençois en passant par une dernière cascade.

Par Ludovic - Publié dans : Brésil
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Mardi 27 septembre 2005 2 27 /09 /2005 00:00

Je me réveille avec le "lever du soleil" à 5h00. Je n'ai pas vraiment dormi, en raison du confort préhistorique de mon lit, du bruit de l'eau, et des nombreux insectes bizarres qui voltigent toute la nuit autours de ma tête. Nous reprenons la route à 8h00, pour une courte marche de 30 minutes vers notre prochain camp, toujours dans ce grandiose décor de montagnes recouvertes de jungle. La grotte qui va nous servir de refuge pour la nuit est toujours aussi peu accueillante, avec son sol recouvert de charbon des précédents feux de camps.

Nous y laissons nos sac à dos et partons en direction de la Cachoeira de Fumaça, plus haute chute d'eau du Brésil. 2 heures de marche en longeant le lit de la rivière sont nécessaires pour l'attendre. Le chemin est un vrai parcours d'obstacles : pierres glissantes, racines d'arbres à éviter, passages étroits entres d'immenses rochers, en équilibre, sauts au dessus de l'eau, un peu d'escalade aussi ... L'épreuve ne serait pas totale sans la charmante compagnie de milliers d'abeilles tueuses qui crées un bourdonnement de fond permanent, et de nos chers moustiques dévoreurs de gringos. Mais la  végétation  est magnifique.



 
     
 

Bref, nous nous amusons bien ! Enfin, le ciel apparaît, et nous nous retrouvons nez à nez avec une immense paroi parfaitement verticale de plus de 420 mètres de haut. Un mince filet d'eau s'élance du sommet et disparaît avec de toucher terre, vaporisé par les vents ascendants. Quand le vent s'arrête, le filet d'eau s'étire jusqu'au lac rouge qui se trouve à nos pieds, pour finir en une fine pluie glaciale. C'est spectaculaire.

     

Nous déjeunons ici avant de retourner au camp pour 15h30, en suivant le même chemin. Nous nous détendons le reste de l'après-midi, installons notre camp de manière a dormir un peu plus confortablement que la nuit précédente. J'installe mon sac de couchage entre 2 rochers qui me protègent du vent.

J'apprend à Sylvia, David et Tiffany à jouer au tarot, nous dînons, et allons nous coucher à la belle étoile à 21h30. Et bien entendu, à 1h00, la pluie se met à tomber...  Nous remballons à toute allure nos affaires et fonçons dans la grotte pour y passer le reste de la nuit au sec.

Par Ludovic - Publié dans : Brésil
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Lundi 26 septembre 2005 1 26 /09 /2005 00:00

C'est parti pour 3 jours de trekking dans le superbe Parc de Chapada Diamantina, ex-haut lieu d'extraction du diamant au Brésil. Je ne prend que le strict nécessaire dans mon sac, car cette fois, il n'y a pas de porteurs prévus, à part ma propre personne. A 9h30, notre guide prend les commandes et nous grimpons lentement les rues escarpées de Lençois. Nous faisons un petit arrêt chez lui, le temps de dire au revoir à sa femme et ses enfants, puis nous prenons enfin la route des montagnes. Le chemin est assez simple au début, mais très vite, ça se corse. Nous montons sur une colline qui me semble sans fin, et au bout d'une heure et demi, je suis déjà trempé de sueur. J'ai l'impression que mon sac pèse 1 tonne ! Une fois au sommet, nous avons une belle vue sur la vallée, et Lençois au loin, qui fait vraiment figure de village de campagne.



Nous longeons la crête dans un fouillis dense d'herbes et arbustes, souvent plus hauts que nous, puis nous entamons la descente. En 5 minutes, nous avons encore changé de décor. Nous sommes maintenant dans la forêt tropicale et son cortège de moustiques autours de la rivière ou nous faisons une halte rafraîchissante.



La montée reprend pendant 2 heures, et nous déjeunons (léger ...) sous un énorme rocher solitaire, dont la base creusée nous sert d'abris. Depuis le sommet, je peux apercevoir un belle chute d'eau à double étage au loin, dont la rivière creuse la vallée.



Nous longeons ensuite un versant abrupte, parfois collés à la paroi avec 100 mètres de vide sous nos pieds, puis nous descendons vers la rivière pour arriver dans cirque, au milieu duquel une cascade d'eau plonge dans un lac d'eau rouge.

Au premier abord, ça peut paraître un peu sanglant, mais le phénomène est tout a fait naturel : la couleur rouge/orange de l'eau est crée par un micro-organisme, semblable a celui utilisé dans la fermentation de la bière, dont la présence est absolument inoffensive. Nous pouvons nous baigner dedans, et notre guide boit l'eau telle quelle. Je pique une tête dans le lac, nage jusqu'à la cascade, puis nous repartons au bout d'une demi-heure.

Nous descendons dans le lit de la rivière qui s'élargit et se transforme en immenses escaliers naturels, grâce au strates de roche mises à nue par l'érosion, pour enfin arriver à 16h00 à notre camp, au bord d'une magnifique série de piscines naturelles, dont la plus grande se trouve 50 mètres en contrebas..

Il fait nuit à 17h30, et il n'y a pas grand chose a faire à part attendre le dîner en discutant. Nous allons nous coucher à 20h00, épuisés par cette première journée. Nous dormons à même le sol, sous une énorme plaque de roche en surplomb, qui nous abrite d'une éventuelle pluie nocturne.

Par Ludovic - Publié dans : Brésil
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Dimanche 25 septembre 2005 7 25 /09 /2005 00:00

Mickael, Sandrine et Sylvia, sont arrivés ce matin de Salvador, et nous nous retrouvons au petit déjeuner. Tous le monde est motivé pour aller explorer les environs de Lençois dès ce matin. Nous allons donc juste acheter quelques snacks, et nous longeons la rivière dans le but d'atteindre des chutes d'eau qui se trouvent à 1 heure de marche. Le lit de la rivière est une curiosité géologique à lui tout seul. La roche du sol est composée d'une agglomération de gros cailloux multicolores (rouge, vert, blanc, jaunes) que l'érosion de l'eau a coupé en deux et poli a la perfection au fil des siècles. Des vasques naturelles profondes de quelques centimètres à plusieurs mètres, sont éparpillées un peu partout.



L'érosion a crée des mini-vagues de roche qui donnent l'impression de chaînes de montagnes vues du ciel.



Au bout d'un kilomètre, nous arrivons a une série de petites cascades en palier, du plus bel effet.




Nous continuons en nous enfonçons entre des gros rochers qui finissent par constituer un étroit canyon. Le fond est tapissé de sable multicolore, que les artisans du coin récoltent pour constituer des souvenirs. Les couleurs vont du blancs parfait ou rouge ocre, en passant par le jaune, le rose pâle, le violet. Nous émergeons du canyon au sommet d'une colline d'où nous pouvons apercevoir le début d'une vallée verdoyante.




Nous descendons un chemin jusqu'à la rivière qui creuse la vallée, la traversons en marchant sur de petits galets et 5 mn plus tard, nous voici en face d'une chute d'eau dont le mince filet, arrive dans une piscine naturelle. Une brésilienne est déja là, sous la chute, en train de se faire un hydro-massage. Je me met en maillot de bain en 5 secondes, et je fonce sous la cascade faire un remake de la publicité Tahiti Douche des années 80.

Nous remontons la cascade pour atteindre la suivante, mais nous nous perdons, et à 14h00, nous faisons demi-tour pour aller déjeuner au village.

Il reste une chose essentielle à régler aujour'hui : prendre la décision de s'inscrire à un trek de 3 jours dans le parc, ou faire le trajet nous même en 2 jours, sachant que même avec une bonne carte, le parcours n'est pas évident. Je suis partant pour la deuxième option si au moins une personne vient avec moi (question de sécurité), mais Mickael et Sandrine décide de ne pas faire de trek du tout, et Sylvia est, comme toujours, indécise jusqu'au dernier moment. Nous allons nous renseigner en ville auprès des agences de tourisme, et après avoir finalement trouver un bon tarif (17 euros/jour) pour un trek qui permet de voir toutes les choses intéressantes, nous nous inscrivons. Je ne pensais pas passer autant de temps à Lençois, mais une fois de plus, la beauté du Brésil a eu raison de moi. Départ demain à 8h30, en compagnie d'un couple anglais.

Par Ludovic - Publié dans : Brésil
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Samedi 24 septembre 2005 6 24 /09 /2005 00:00

Le bus arrive à Lençois à 6h00. Je suis à moitié endormi donc je ne me rend pas compte de l'endroit ou nous sommes. Une personne de la Pousada m'attend à l'arrêt de bus, et m'emmène avec le couple d'israélien et 2 autres touristes. La pousada est située dans un cadre de verdure sur la pente d'une colline. Je prend possession de mes appartements, un grand dortoir vide, propre et bien décoré, et je m'endors aussitôt. Je me réveil pour le petit déjeuner qui parait-il d'avis d'autres voyageurs est fabuleux : je ne suis pas déçu. Des délicieux gâteaux et autres pâtisseries maison sont en libre service. Ca change de la tranche de jambon et de fromage sur un toast grillé que je me farci depuis 2 semaines.

Une fois rassasié, je retourne me coucher mais l'impatience de découvrir un nouvel endroit est plus forte que le sommeil. Lençois est un village situé dans le bras d'une rivière, aux eaux oranges car chargées en fer. Mon oeil est attiré en premier par des des vives couleurs sur la roche dans le lit de la rivière. Au fur et à mesure que je m'approche, je m'aperçois que les couleurs sont des vêtements étalés a même le sol pour sécher au soleil, et qu'une activité importante a lieu ici : la lessive. Des dizaines de femmes lavent lavent leur linge dans le cours d'eau en se servant des vasques naturelles creusée dans la roche par le courant comme autant de lavabo. A proximité, les enfants se lavent, jouent, plongent. J'avais jamais vu une rivière aussi débordante ... d'activité.









Je me dirige ensuite vers le village accessible en traversant le pont, qui débouche sur une place pavée.



C'est désert. Tous les magasins sont fermés alors que nous sommes que Samedi à 11h00. Une atmosphère particulière règne ici. Les façades des maisons offrent un festival de couleurs. C'est un plaisir de se promener dans les étroites rues pavées.



 



Quelques agences de voyages sont ouvertes alors je me renseigne sur le coût des activités. J'obtient aussi la confirmation qu'il n'existe pas de vol direct Manaus-La Paz, à moins de faire un parcours aérien hors de prix. Je dois donc mettre en place un plan pour traverser la frontière brésilo-bolivienne en pleine forêt amazonienne par mes propres moyens, le tout sans me ruiner, ni perdre trop de temps. De l'aventure en perspective ... Ca tombe bien, je m'ennuyais ces temps-ci !

Par Ludovic - Publié dans : Brésil
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Ludovic


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