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Inde 1999

Vendredi 29 janvier 1999 5 29 /01 /Jan /1999 00:00
Paul et moi nous sommes fixé rendez-vous à 9h30. Ça ne vapas être dur de se retrouver vu qu'il a la chambre à coté dela mienne. Je commande des toasts au petit déjeuner et le serveur revient au bout de 10 minutes pour me dire que le toaster est cassé. Au restaurant,c'est toujours quand on veut quelque chose de précis qu'il n'y en a pas! C'est encore plus vrai en Inde ou il n'y a jamais la moitié des plats alléchants et pas chers, ni des boissons qui sont sur la carte. C'est uniquement pour encourager les touristes à s'asseoir. Dès le matin, ça énerve ...

Nous partons à la recherche des fameux temples privées que nous trouvons assez vite car j'avais une idée de la partie de la ville ou ils pouvaient se trouver. Le premier est très beau avec des peintures jeunes,bleus, oranges, vertes, avec de fines ornementations et des sculptures sur les colonnes qui soutiennent un large balcon entourant la cour intérieure. Les lieux de culte ici, ce n'est pas comme les églises en France où on a envie de faire la gueule tellement c'est austère. Ici, tout inspire la gaieté et le repos. On a envie de s'asseoir et de s'imprégner de l'atmosphère particulière qui règne dans ce lieu. Le responsable du temple ne se montre pas malgré notre présence dans sa cours intérieur et nous partons, faute de pouvoir accéder aux parties intérieures du bâtiment. Le temple suivant est du même style, très coloré, sculpté sur chaque centimètre carré, mais là encore, personne ne se montre pour nous ouvrir. J'aurais au moins fait de belles photos des façades.

Nous partons donc pour la gare de Una afin de prendre un bus pour Bhavnagar, pont de départ pour rejoindre Alang qui n'est pas une ville à proprement parler mais plutôt un lieu sur la côte. En Inde, ce qui peut paraître simple en apparence se révèle souvent un vrai casse-tête. Dans notre cas, le problème est de réussir à rentrer dans le bus pour Bhavnagar et surtout d'y trouver chacun une place assise pour les 4 heures de route. Nous patientons 1 heure et un bus arrive. Devant la foule qui se masse, il ne reste qu'une seule solution : utiliser la technique indienne du sac que l'on passe par la fenêtre ouverte pour le poser sur la banquette (un semblant de réservation), puis foncer dans le tas avec le reste des bagages en espérant que personne n'aura eu le culot de pousser le sac. Paul me regarde à l'oeuvre et je réussi à prendre 2 places à l'avant, in extremis. Depuis l'extérieur, Paul me fait un signe de la tête en souriant et m'explique que ce sont des places déjà réservées. En fait tout le bus est déjà réservé. J'essaye quand même de les garder mais les propriétaires arrivent et m'expulsent. Retour à la case départ.

Le bus suivant est plein avant même que nous puissions tenter notre chance. L'attente devient longue. Des indiens de tout âges se plantent devant nous et nous regardent comme si nous étions des extra-terrestres. A un moment, il y en a eu 10 d'un coup ! Ca fait maintenant 3 heures que nous essayons de monter dans le bus et Paul commence à envisager de retourner à Diu pour être certain d'avoir de la place. Dans tout les cas, il est hors de question de ne pas être ce soir à Bhavnagar car je prendrai du retard sur mon itinéraire.

Un autre bus arrive, je me précipite et obtient enfin des places tout à l'arrière. C'est fois est la bonne. La première partie du trajet ressemble à un circuit de montagnes russes pour mon estomac. Je fais au moins 5 bondd sur place à plus de 30 centimètres de hauteur. Nous nous arrêtons au bout de 2 heures dans une gare mais le bus ne repart pas après 15 minutes d'arrêt. Ce n'est pas normal ... je vais demander et j'apprend qu'il y a un pneu crevé, et que nous n'irons pas plus loin. Ça ne m'énerve même plus... C'est la troisième fois qu'il y a un problème avec ces saloperies de bus d'Etat. Ce qui est plus chiant, c'est que personne ne sait quoique ce soit sur la suite des événements. Nous patientons ainsi 1 heure sans savoir si nous allons passer la nuit ici ou si nous allons être dépanné.

Finalement, un autre bus arrive et on nous dit que nous pouvons le prendre pour continuer notre voyage. Je pose toutes mes affaires dedans et je file acheter des choses à manger car j'ai très faim. En revenant, je vois le bus qui démarre et s'en va. Heureusement que Paul était dedans et a dit au chauffeur de m'attendre sinon je me retrouvais dans la merde jusqu'au cou, sans rien du tout.

Mais les problèmes ne sont pas finis. En bon voyageurs que nous sommes, tout les moyens sont bons pour essayer de nous arnaquer. Le contrôleur veut donc nous faire payer un nouveau ticket car le chauffeur de l'autre bus n'a pas apposer sa signature sur nos billets en guise d'attestation de paiement. Le mec est un vrai con, ne veut rien savoir, sans parler de l'autre passager qui s'en mêle et que se met à nous gueuler dessus. Sur le principe, nous ne sommes pas en tort alors Paul, qui a les tickets, refuse de payer. On nous menace alors de nous éjecter du bus. La discussion dure une demi heure et le problème n'est pas réglé. Finalement, voyant que nous ne céderont pas, le contrôleur laisse tomber et nous descendons à notre arrêt pour prendre la direction de l'hôtel Shitel ou nous prenons une chambre double.
Par Ludovic Passamonti - Publié dans : Inde 1999
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