Lundi 7 novembre 2005

La nuit s'en bien passée pour moi malgré les cris incessant d'oiseaux, de singes et autres animaux. Les moustiques m'ont épargnés, comme d'habitude, mais tout le monde ne peut pas en dire autant. Nous repartons ce matin pour 3 heures de marche afin de voir des animaux. La forêt laisse peu filtrer la lumière tellement la végétation est dense.



La marche n'est pas aisée : il faut tout le temps lever ses pieds pour éviter les énormes racines d'arbres, les troncs morts, les flaques de boues, traverser des cours d'eau, ou inversement baisser sa tête pour éviter les branches, les lianes, les toiles d'araignées.
Nous apercevons beaucoup d'insectes, de papillons, des arbres et des lianes immenses, mais pas d'animaux.







Au bout de 2 heures, Le guide repère enfin des cochons sauvages, mais je n'ai même pas le temps de les voir car ils sont derrière des fourrées et partent en courant dès qu'ils sentent notre présence. Mais bon, ce ne sont que des cochons. Au retour, nous nous sommes presque perdus !

Nous revenons pour le déjeuner que Jeni a déjà préparé, nous nous reposons pendant 2 heures, et nous faisons nos sacs afin de partir pour le prochain camp dans la jungle. Il y a 3 heures de marche, mais nous partons trop tard, et vers 17h00, le guide décide décide de s'arrêter a mi-chemin, et de s'établir pour la nuit au milieu de nulle part.





Ca devient de la survie en milieu hostile, mais il commence a défricher avec sa machette quelques mètres carré, va couper quelques grosses branches, fabrique de la ficelle avec des fibres végétales, puis il tends une bâche en plastique, et en 20 minutes, il nous a construit un abris digne de ce nom. Les moustiquaires sont accrochées solidement les unes à coté des autres. Le feu de camp est lancé et en 1 heure, nous avons un délicieux dîner "made in the jungle". La nuit précédente était déjà quelque peu épique, mais là, on atteint le summum ! Enfin...  j'espere ....

par Ludovic publié dans : Bolivie
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Dimanche 6 novembre 2005

Notre groupe de 4 embarque ce matin pour essayer de vivre pendant ces 4 jours dans la jungle une expérience amazonienne unique. Nous sommes accompagné de Simon, notre guide indigène pour la pampa. C'est un ptit bonhomme à la tête joviale qui nous a bien fait rire. il y a aussi Jeni, notre cuisinière, et Juan le deuxième guide, plus discret mais qui saura être là quand il faut.

La barque remonte le courant avec difficulté car le courant est vraiment fort. A certains endroits le niveau de l'eau est si faible que nous devons descendre de la barque pour l'alléger et lui permettre de continuer, en nous récupérant plus loin.







Au bout de 3 heures, nous débarquons sur une berge au milieu de nulle part. Un petit chemin s'enfonce dans la forêt, et nous débouchons 200 mètres plus loin dans une clairière en friche ou 2 grandes cabanes ont été construites.  L'une des cabanes abrite nos lits, rustiques, avec leurs matelas en paille.  Des bruits d'animaux en tout genre se font entendre ça et là, et surtout, nos amis les moustiques sont sur le pied de guerre. Voilà donc notre camp.
Jeni s'active aussitôt pour nous préparer le déjeuner dans sa marmite noircie sur un feu de bois.

A 15h00, nous partons faire une marche dans la jungle jusqu'à une paroi rocheuse ou des grands et beaux perroquets rouges, verts et bleu ont élu domicile. Des nuées d'autres perroquets verts et jaunes sillonnent le ciel et piaillent sans cesse.

 

En route, Simon nous a expliqué les différents types de forêt que nous allons voir, de la Primaire (la plus ancienne, la plus dense et la plus haute) à la Tertiaire qui à moins de 200 ans. Nous apprenons aussi à reconnaître des plantes médicinales. Il y a aussi pas mal d'insectes multicolores louches. Plus c'est beau, plus, c'est venimeux ...

Nous passons ensuite au dessus de la paroi d'où nous avons une vue panoramique sur la jungle, et le fleuve qui serpente au milieu, et les montagnes verdoyantes au loin.



Simon nous fait goûter une racine anesthésiante dont l'effet est immédiat : je l'ai à peine posé sur ma langue que je ne sens plus rien. Nous mâchons aussi des feuilles de coca pour voir ce que ça fait. Le goût n'est pas terrible, juste une légère sensation anesthésiante.

De retour au camp après cette ballade de 3 heures, nous allons nous laver dans la rivière, puis le dîner arrive. L'unique bougie qui nous éclaire attire toute sorte de papillons et d'insectes bizarres dont cet "insecte bâton", cousin de la mante religieuse, dont le camouflage en brindille est parfait.

A 20h00, nous partons pour une marche de nuit car les animaux sortent plus souvent. Nous avons beau avoir des torches, la physionomie de la forêt change complètement et devient vraiment inquiétante. Qui sait ce qui va me tomber dessus ? Je ne vois plus les insectes venir et ramper sur moi. Finalement, nous n'apercevons rien de plus malgré un circuit d'une heure.

De retour au camp, nous installons les moustiquaires, et c'est parti pour une nuit au milieu du plus grand écosystème du monde.

par Ludovic publié dans : Bolivie
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Jeudi 3 novembre 2005

Nous avons rendez-vous à 9h30 à l'agence pour partir 3 jours à la découverte de la pampa. Sylvia est à nouveau malade ce matin, et décide de ne pas partir aujourd'hui. Cela risque de poser un problème car le tour n'est pas possible pour 2 personnes seulement. Heureusement, le gars de l'agence se débrouille pour nous faire rejoindre un autre groupe.

Il ne reste plus qu'à payer ... La banque est ouverte, et je peux enfin obtenir de l'argent via ma carte VISA. il était temps car je n'avais plus que 2 euros en poche, même pas de quoi payer l'hôtel. Je prend le strict minimum pour 3 jours, et je laisse mon gros sac à dos à l'agence de voyage. Un 4X4 nous attend devant l'agence,  et nous nous entassons à l'arrière, avec 2 guides. Je me retrouve donc avec Isabella, 2 anglais (Simon et Chloe), 2 irlandais (Gary et Colin), 1 autrichien (Thomas), et 1 allemande (Monica).

Il faut 2 heures de voiture sur une piste poussiéreuse pour atteindre la rivière qui va nous permettre de nous enfoncer dans la pampa et atteindre notre camp. Nous chargeons les bagages dans une longue barque, je me badigeonne d'anti-moustique et partons sillonner les méandres du Rio Yacumba pendant 3 heures sous un soleil de plomb. L'eau est aussi marron que le Rio Amazonas. Les berges de la rivière regorgent de vie.



Des centaines de tortues, faisant jusqu'à plus d'un mètre, profitent du soleil en s'installant sur les nombreux tronc d'arbres ou branches qui émergent de l'eau.



Des crocodiles et caïmans paressent sur les berges, et plongent dans l'eau dès que nous nous approchons d'un peu trop près.

 

Une multitude d'oiseaux (échassiers, aigrettes, martin-pecheurs, etc ...) observent notre passage depuis les arbres. Nous apercevons même un toucan avec son magnifique bec orange démesuré par rapport à la taille de son corps. Cela ne le déséquilibre pas pour voler car le bec est fait d'une matière creuse très légère.

 
     
 

Les dauphins roses apparaissent au bout d'une heure à quelques mètres devant notre barque. Cette catégorie de dauphins ne vit qu'en eau douce dans le lit des rivières de la forêt amazonienne entre autre. Ils sont moins espiègles que leur compatriotes marins, mais aussi peu farouches. Surtout, ils sécurisent la zone ou nous trouvons en éloignant les piranhas, crocodiles et autres animaux dangereux afin de nous permettre de nous baigner dans la rivière. Etant donné la chaleur ambiante, je ne me fait pas prier pour piquer une tête dans l'eau, malgré sa couleur peu engageante.



Nous arrivons au camp en fin de journée. Il est installé en bordure de rivière, et se compose de 2 grandes baraques en filet de moustiquaire. L'une nous sert de dortoir, l'autre de salle à manger/cuisine. Le coin est infesté de moustique.

Le deuxième jour, nous partons faire une marche dans la pampa, dont l'objectif principal est de voir des anacondas. La pampa est une immense plaine marécageuse, recouverte d'herbes hautes. Il faut s'équiper de bottes pour pouvoir marcher dedans.

 



Mais ce jour là, nous n'aurons pas la chance d'apercevoir plus qu'un oeuf d'anaconda et des crocodiles, malgré une marche de plus de 3 heures sous une chaleur accablante.



Nous nous reposons l'après-midi, et reprenons le bateau pour aller nager avec les dauphins.

Le troisième jour, nous allons à la pêche aux piranhas. Armé d'un simple fil, d'un crochet et d'un morceaux de viande, je lance ma ligne depuis la barque. Ca mort instantanément, mais je ne retire pas assez vite ma ligne pour piéger le poisson. Au bout de 5 tentatives, les poissons ont mangé tout mon appât. Heureusement, nos guides sont aguerris a cette technique de pêche et nous attrapent 2 piranhas, un rouge, le plus gros et le plus vorace, un jaune, plus petit et moins agressif.



Notre cuisinier nous les prépare au déjeuner mais il n'y a pas grand chose à manger dessus. Au moins j'aurai goûté du piranha.

Le trajet de retour prend tous l'après-midi. Aussitôt arrivé à Rurrenabaque, je confirme mon départ pour le trek de 4 jours dans la jungle pour le lendemain, avec Isabella, Simon et Chloe. Il faut absolument que je me coupe les cheveux, et je me rend donc au premier salon de coiffure ouvert. Je me suis préparé psychologiquement à me retrouver avec la boule à zéro une fois de plus, mais la coiffeuse se débrouille plutôt bien, et je ressort assez satisfait du résultat. Tout notre groupe dîne ensemble, nous allons nous faire une partie de billard, et je vais me coucher vers 23h00.

par Ludovic publié dans : Bolivie
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Mercredi 2 novembre 2005

L'objectif de la journée est de réserver mon trekking dans la jungle du Parc National Madidi avec une agence, mais surtout de trouver de l'argent frais. En ce jour de la Fête des Morts (jour férié), cela ne va pas s'avérer être une mission aisée. La plupart des commerces sont censés être fermés aujourd'hui, mais les restaurants, les agences de voyage, les minimarkets et bien d'autres commerces (sauf la banque, comme par hasard ...) sont ouverts. Le seul distributeur d'argent de la ville n'accepte pas la carte VISA, mais la banque fait des avances sur les cartes de crédit. Je suis sauvé, il faut juste encore attendre demain.

Après un bon petit déjeuner, où pour la première fois depuis que je suis en Amérique du Sud, je déguste un muesli digne de ce nom, je donne tout mon linge à laver, puis nous changeons d'hôtel pour aller dans un moins cher. Enfin vers midi, nous partons faire la tourné des agences de trekking. Nous en rencontrons 3, dont 2 qui sont dans le guide Lonely Planet. Les 3 nous proposent le même tour de 2 jours dans la Pampa et 4 jours dans la jungle pour le même prix quotidien (20 USD en basse saison, 30 USD en haute saison). Notre choix final se porte sur l'agence qui n'est pas dans le Lonely Planet car c'est la seule dont le guide est un indigène qui connaît la région par coeur. Il est très concerné par la conservation de l'environnement, de son patrimoine culturel, et il utilise l'argent des touristes pour la communauté des indigènes. Quand nous lui annonçons la bonne nouvelle, il ne cache pas sa joie et nous explique pourquoi : il y a un racisme local envers les indigènes (qui sont pourtant les habitants de la région) de la part des grosses agences dont les propriétaires viennent de La Paz. Du coup, il est difficile pour lui de profiter du tourisme en fort développement, comme le font les autres. Cela me conforte dans ma décision de partir avec lui.
Il ne reste plus qu'à espérer que la banque ne va pas nous lâcher demain matin pour que nous puissions le payer et partir aussitôt.

Ceci fait, il est temps d'aller voir cette fameuse Fête des Morts. Ce jour là, les vivants rendent hommage à leurs ancêtres et parents défunts en allant au cimetière, pique-niquer sur leur tombe. Toutes les tombes sont décorées de fleurs, les gens se sont installés autours dans des chaises pliantes. Il règne dans le cimetière une ambiance de garden-party.



Chaque famille fait une offrande de nourriture et de boisson, et quelques tombes ressemblent a de véritables garde-manger. Les offrandes se composent de pain, de fruits, parfois de gâteaux confectionnés spécialement pour l'occasion, et de manière moins traditionnelle, de bouteilles de Coca-Cola local.



Le spectacle est étonnant pour qui est habitué à l'austérité des cimetières occidentaux.

par Ludovic publié dans : Bolivie
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Mardi 1 novembre 2005

A 8h00, je suis au garde-a-vous devant le poste d'immigration. Les formalités prennent 5 minutes, j'ai un visa de 90 jours. Par contre, aucune banque à Guayaramerim ne permet de retirer de l'argent avec une carte VISA, il faut donc tenter notre chance à Riberalta, la plus grosse ville à l'extrême Nord de Bolivie. Avec plus 60 000 habitants, il doit bien y avoir un distributeurs automatique la-bas ! Je change mes derniers Reals brésiliens contres des bolivianos, ainsi que quelques dollars, par sécurité.

L'objectif initial était d'aller directement à Rurrenabaque pour faire un trek de plusieurs jours dans la jungle, mais nous avons raté l'unique bus de la journée qui part à 8h00. De toute façon, avec moins de 30 euros en tout sur moi, je ne vais pas aller loin pour toute la semaine. Donc je prend la direction de la gare routière avec Sylvia et Isabella, une suisse rencontré en chemin dans la même situation financière que nous, pour se rendre à Riberalta.

Le prochain bus part à 14h45 et il n'est que 10h15. Pas question de perdre plus de temps, donc nous prenons un taxi collectif qui coûte le même prix que le bus (30 Bol) mais qui ne met que 2 heures pour y aller au lieu de 3 en bus. La voiture est complètement délabrée, plus aucun circuit électrique ne fonctionne, les vitres sont bloquées en position ouverte, le pare-brise est fendu de partout, la ceinture de sécurité est cassée, une poussière rouge à envahi la voiture, etc ...



Bref, nous partons dans une épave roulante sur une piste de latérite qui traverse la forêt amazonienne, d'une ligne droite jusqu'à Riberalta. Le trajet n'a rien d'extraordinaire : on manque de se faire mettre dans le décor par un bus qui nous double à moins de 20 centimètres, et on franchit une rivière sur une barge.





Nous arrivons à Riberalta à 12h30. Sans poser nos sacs à dos, nous arpentons le centre-ville à la recherche d'un distributeur, en demandant à tous le monde. Impossible d'avoir 2 versions identiques. Un coup c'est "oui", un coup c'est "non". Au final, nous allons de de déception en déception. il n'y a rien non plus ici. Ca commence à devenir grave. Une lueur d'espoir naît quand un agent de sécurité de la Banco Mercantil nous dit que nous pouvons avoir une avance sur notre Carte VISA ici. Il y a déjà 15 personnes qui font la queue à l'extérieur, nous en rajoutons 3 de plus. La banque ferme à 16h00, il est 14h00.
Le système de queue est assez particulier ici : les clients rentrent dans la banque par groupe de 7, et il faut attendre que la banque soit vidée du groupe précédent pour en faire entrer un nouveau. Autre règle importante, les personnes âgées de 60 ans et plus ont la priorité, et peuvent donc rentrer quand elles le veulent. Au bout d'une heure, nous n'avons pas avancé d'un centimètre, des personnes sont sortis, mais entre-temps, pleins de personnes âgées sont arrivées, prenant directement notre place au guichet. Et je ne parle même pas de l'efficacité des employés de la banque ! Au bout d'une heure et demi, un nouveau groupe entre enfin. Au prochain, c'est notre tour. A 15h50, nous sommes toujours devant la porte... et à chaque fois qu'une personne sort, une vieille passe devant tous le monde, retardant encore notre échéance. Je n'en peux plus de ce système à la con qui va nous obliger à rester ici cette nuit pour refaire la queue demain matin. Je demande à l'agent s'il pense qu'on pourra passer quand même. Il ne sait pas trop, mais il va demander à l'intérieur. Quand il revient, la réponse n'est pas celle que nous attendions : la banque ne fait pas d'avance sur les cartes de crédit internationales ! Je souffle un grand coup, Isabella sourit nerveusement, Sylvia craque ...

Nous venons d'apprendre une chose très importante sur les boliviens : quand ils ne connaissent pas la réponse à une question, ils préfèrent donner une fausse réponse, plutôt que de montrer leur ignorance. Ca va nous aider dans notre voyage ça !
 
Nous allons à l'hôtel le plus proche pour faire le point et permettre à Sylvia de se reposer. Nous n'avons pas d'autre choix que de dormir ici cette nuit car le prochain bus pour Rurrenabaque part demain main à 11h30. Il n'y a plus qu'à prier pour que nous puissions payer le trek la-bas avec nos cartes de crédit.

par Ludovic publié dans : Bolivie
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Mardi 1 novembre 2005

Le trajet en bus en Bolivie vont me faire regretter le Brésil, je m'y attendais un peu. Après un rapide tour aux environs de l'hôtel, je prend la direction du Marché d'où part le bus pour Rurrenabaque (120 Bol).





Les immenses et glauques gares routières du Brésil ne sont plus qu'un (mauvais ?) souvenir. Ici, le guichet pour acheter ses billets est une baraque en bois, et le bus se contente de stationner devant. Le bus est aussi adapté au pays : plus court et doté du confort minimum à l'intérieur, il est monté sur un châssis ultra-élevé qui doit lui permettre de franchir quelques obstacles, tels que des trous dans la piste (je ne peux pas parler de route dans le cas présent), ou des marécages, s'il pleut. Enfin, Le couloir est classiquement encombré de gens qui n'ont pas eu de places assises. Après l'expérience de la banque, c'est toujours le service minimum !

La piste rouge est en ligne droite sur plus de 95 % du trajet. Nous traversons d'abord la forêt, puis à mi chemin, la végétation se fait moins dense, pour se transformer petit à petit en pampa. Impossible de savoir si cette pampa est naturelle, ou si elle a été crée par la déforestation, mais j'ai ma petite idée en apercevant quelques colonnes de fumée au loin. Le sol est envahi de monticules qui ressemble à des souches d'arbres. Ce sont des fourmilières géantes.





La route est cahoteuse à souhait, plus de 12 heures durant, l'un des pire trajet que j'ai eu a faire depuis 6 mois. La classique panne qui arrive à mi-chemin a été une vraie aubaine pour me dégourdir les jambes et prendre quelques photos.



Je m'attendais a un pneu crevé, mais c'est un problème d'embrayage. Heureusement, ici, les chauffeurs sont aussi mécaniciens, donc nous repartons au bout de  30 minutes.

Nous faisons un dernier arrêt pour dîner, dans un boui-boui ou il faut traverser la marre aux cochons pour aller se laver les mains aux toilettes. Enfin, nous arrivons à Rurrenabaque à minuit et demi. Après s'être fait déposés en taxi-moto au centre du village, nous faisons quelques hôtels avant d'en trouver un qui ne soit pas complet.
Demain la chasse aux bolivianos continue. Avec un paramètre qui ne va pas nous aider : c'est un jour de Fête Nationale ...

par Ludovic publié dans : Bolivie
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Lundi 31 octobre 2005

Voir le  planning et le budget quotidien


- Guajara-mirim
- Riberalta
- Rurrenabaque
- La Paz
- Coroico
- Huyana Potosi
- La Paz
- Cochabamba
- Sucre
- Potosi
- Tupiza
- Tour Sud Lipez et Salar de Uyuni
- Villazon

par Ludovic publié dans : Bolivie
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