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Brésil

Lundi 3 octobre 2005 1 03 /10 /Oct /2005 00:00

Marilia vient me chercher à 10h00 à mon hôtel pour aller visiter le marché Sao Jose à Récife. J'adore visiter les marchés car ce sont des lieux de vie  animés, fourmillant d'opportunités photographiques pour saisir des tranches de vie locale. L'endroit est populaire, et l'on peut y trouver absolument tout type de marchandise et de nourriture.
Nous arrivons dans un dédale de ruelles envahies de magasins en tout genre,  et débouchons sur une place ou trône la Halle Centrale, grand bâtiment qui abrite un bric à brac fabuleux : échoppes de nourriture, poissons, et fruits tropicaux uniques, tout type d'artisanat.







Mais aussi des articles religieux, des statues de divinités consacrées a des rites spécifiques, et surtout, des étagères entières de potions magiques pour attirer la chance, le bonheur, le grand amour, favoriser la fecondité, etc. Le Brésil religieux montre une nouvelle facette de ses traditions ancestrales venues d'autres continents.





Nous nous promenons jusqu'à 12h30, heure à laquelle Marilia doit partir travailler. Elle me dépose à la gare où Sylvia doit me rejoindre pour continuer à visiter la vieille ville de Recife. En l'attendant, je visite une prison transformée en centre commercial. Nous allons déjeuner dans un boui-boui en face du marché, puis nous partons à l'assaut des rues, nos appareils photographiques prêt à shooter à la moindre occasion de scene de rue typique.



Nous commençons par visiter un vieux fort sans intérêt, puis remontons l'artère principale jusqu'à la Plaça da Republica. Les églises coloniales s'enchaînent quasiment à chaque intersection de rue.

Nous n'en visitons qu'une qui possèdent un splendide intérieur typique de l'art baroque de l'époque, ainsi qu'un patio dont les murs sont recouverts de porcelaines représentant des scènes bibliques. Très joli.



Nous reprenons le bus pour Olinda à la tombée de la nuit, soit vers 17h30. Nous allons diner près de la plage dans un restaurant.

Par Ludovic - Publié dans : Brésil
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Dimanche 2 octobre 2005 7 02 /10 /Oct /2005 00:00

Il fait très chaud toute la nuit, et la chambre est infestée de moustique qui viennent bourdonner à mon oreille toute la nuit. Impossible de dormir ...
Sylvia était censée arriver ce matin à mon hôtel, mais elle a loupé son bus  hier soir pour Recife en s'endormant sur la plage. Elle va prendre le prochain ce soir.

Je vais visiter la ville d'Olinda, en errant dans les ruelles pavées, sous un beau soleil. La vieille ville est un patchwork de maisons peintes, toujours avec un soucis de bon goût et d'harmonisation grâce a des dégradés de couleurs pastels, chaudes. Lorsque toute la rue est peinte, une bonne humeur et une harmonie naturelle s'en dégage inévitablement. Ca donne envie de faire la fête !
Beaucoup de maisons sont des galeries d'artistes-peintres, ou quelques oeuvres sont exposées à la fenêtre. Tous ont ce style particulier de Bahia, peignant des tableaux hauts en couleurs et en contrastes.
La quantité d'églises est impressionnante pour une si petite ville : une bonne trentaine, toutes dans ce style colonial hollandais si particulier.
L'ensemble donne vraiment l'impression de se retrouver à une autre époque.



 



L'après-midi, je vais voir la plage municipale, petite portion de sable dégoûtante, au milieu d'un long littoral rocailleux. Ca ne donne pas très envie de s'y attarder. Mais la concentration de déchets à proximité n'arrête pas le brésilien de base qui ne sacrifierait pour rien au monde la traditionnelle séance de plage du dimanche après-midi. C'est bondé de gens, jeunes et vieux qui se désaltèrent, une caipirinha à la main, sous les parasols.




 
Je retrouve Marilhia a 17h00 qui vient me prendre en voiture à mon hôtel. Je lui montre les photographies de la journée, et nous partons dîner à Boa Viagem, dans un restaurant à la fin de la plage.

Par Ludovic - Publié dans : Brésil
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Samedi 1 octobre 2005 6 01 /10 /Oct /2005 00:00

Le bus arrive dans à Recife dans la gare la plus glauque que j'ai vu jusqu'alors : un vaste hangar sombre et désertique, perdu au milieu de la forêt. Je m'empresse de prendre le train pour le centre-ville de Recife, puis j'enchaîne sur un bus qui m'emmène à Olinda, une ville de la banlieue de Recife qui est classée au Patrimoine Mondial de l'UNESCO en raison de son architecture coloniale très bien conservée.

Je trouve un hôtel tout confort (Pousada d'Olinda - 25 reals en dortoir - patio, piscine, petit déjeuner buffet inclus) dans la vieille ville, Je prend mon petit-déjeuner avec un français qui scotche au Brésil, et se pose la question de trouver un travail ici, dans la restauration. Puis j'appelle Marilia avec laquelle je suis entré en contact via Internet, pour savoir si nous pouvons nous rencontrer. Elle est professeur d'école pour les enfants, elle forme aussi des instituteurs, elle continue d'étudier à coté, mais surtout, elle parle un excellent français, ce qui va m'ôter une grosse frustration pour communiquer.

Hasard total, elle est précisément à Olinda pour son travail, et nous pouvons déjeuner ensemble à partir de 12H30. Elle passe me prendre avec un peu de retard car une de ses amies s'est fait braquer sa voiture, et elle doit la rejoindre au Commissariat pour faire une déposition en tant que témoin. Je l'y accompagne sans trop espérer que ça aille vite en me remémorant la mésaventure de Zanzibar avec mes amis suédois.
Le commissariat est un petit bâtiment jaune, délabré, sans aucun signe distinctif de son appartenance à la Police. Il y a juste un salle d'attente avec 4 chaises, une télévision des années 80. Un policier en civil se tient derrière un bureau dans un piteux état et tape la déposition sur une machine à écrire. La scène donne une bonne idée des moyens et de l'état d'esprit de la Police Locale. Marilia m'explique qu'ils sont tous corrompus, et inefficaces face à l'énorme criminalité locale. Ici, le moindre voyou a un pistolet et n'hésite pas à s'en servir. Dans le cas présent, le voleur a mis son arme sur la tête du gardien du Parking Municipal où était garée la voiture, a cassé la vitre, puis arraché la façade du tableau de bord central pour voler un autoradio, sûrement pas dernier cri.

1 heure plus tard, la déposition est finie et nous partons dans la vieille ville déjeuner dans un restaurant de spécialités locales avec une belle vue sur Récife. Je me régale d'une citrouille entière, farcie de viande séchées qui baigne dans une délicieuse sauce, accompagné avec du riz parfaitement cuit. Nous discutons essentiellement des différences culturelles, et elle me fourni des explications sur beaucoup de choses.

La nuit est tombée, et nous partons visiter rapidement le haut de la ville à pied, avant de nous séparer pour auelques heures. Elle doit rentre chez elle, mais nous nous retrouvons à 20H30, pour aller dîner à Boa Viagem, quartier huppé de Recife le long d'une longue plage. La vie nocturne y est importante. Nous allons dans une restaurant au kilo de très bonne qualité, ou je peux tester différents plats locaux, ainsi que des desserts. A minuit, nous rentrons car nous sommes tous les deux fatigués, surtout moi en raison de ma nuit dans le bus. 

Par Ludovic - Publié dans : Brésil
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Vendredi 30 septembre 2005 5 30 /09 /Sep /2005 00:00

Dès notre arrivée à la gare routière, je prend mon ticket de bus pour Recife le soir même, 600 km au nord de Salvador. Et nous retournons à notre quartier général de la Pousada Nega Maluca.

Ce matin, Sylvia à la bonne idée de me demander combien de temps dure mon visa pour le Brésil. J'ai jamais fait vraiment attention en fait, le délai normal est de 90 jours, mais je regarde quand même pour être sûr : il n'y a rien d'écrit sur le tampon. Après renseignement, il s'avère que 30 jours sont accordés par défaut, et il faut faire une demande d'extension pour bénéficier du crédit restant. Et aujourd'hui, ça fait exactement 30 jours que je suis au Brésil. Elle est dans la même siutuation, et nous vola donc en route pour le Commissariat Central de Salvador afin de ne pas nous faire mettre à la porte du pays la prochaine fois qu'on montre nos passeport. Les formalités sont rapides et coûtent moins de 7 euros.

Nous rentrons en passant par une rue qui longe une zone de favelas, ce qui me donne l'occasion de photographier 2 travestis qui coiffent soigneusement leurs longs cheveux dans la rue.



Puis c'est le souire de ce petit garcon derriere la fenetre de sa maison qui me rend nostalgique de cette ville.

Encore quelques promenade dans les rues de la vieille ville pour lui dire au revoir, avant de rentrer à l'hôtel préparer mon sac et prendre le taxi pour la gare routière. Je tombe encore sur un Ayrton Senna amateur qui manque de percuter un bus puis une voiture en moins de 5 minutes.

Par Ludovic - Publié dans : Brésil
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Jeudi 29 septembre 2005 4 29 /09 /Sep /2005 00:00

Après 3 jours de trek, je m'accorde 1 journée de repos avant de prendre ce soir le bus de retour pour Salvador à 23h30. Je voulais booker 1 journée avec une agence de voyage pour faire rapidement les dernière choses interessantes dans les environs du village, mais Mickael et Sandrine qui l'ont fait nous donne un retour assez décevant. Je décide de n'aller voir que le Morro de Paio Ignacio, petite montagne facile a escalader à 20 km de Lençois, d'où le panorama sur la vallée depuis le sommet est magnifique. David et Tiffany que je retrouve en ville sont d'accord pour y aller, alors que Sylvia préfère se reposer.

J'ai les horaires de bus qui indiquent que le prochain départ est à 12H30. A 13h00 nous attendons toujours, je vais donc demander au guichet s'il y a un soucis : tout est normal, en fait le bus est à 13h00. Le gars du guichet m'a donné des faux horaires la première fois ... A 13h15, le bus ne se montre toujours pas, je retourne donc au guichet, où l'on me  dit que le bus est en retard (merci, j'avais remarqué), mais il sera sûrement là à 13h30. A 13h45, l'arrêt de bus est désespérément vide ... je commence sérieusement à m'énerver, et retourne voir le gars, qui ne sait rien, mais ne s'affole pas : "Le bus va PEUT-ETRE venir, c'est PAS SUR ...attendez 14h00 pour voir..." J'hallucine ! Il nous fait attendre depuis 12h30, et il ose nous sortir ça maintenant. A 14h00, le bus n'est bien sur pas là, et nous décidons de laisser tomber, car même s'il arrive dans 10 minutes, nous n'avons aucune garantie de pouvoir revenir à Lençois avant la nuit.

Je retrouve donc Sylvia et Sandrine à l'hôtel. Comme, il n'y a rien de spécial à faire, nous partons pour une petite promenade d'1 heure vers un endroit de la rivière ou il y a des toboggans naturels, histoire de profiter une dernière fois de la région avant de prendre le bus pour Salvador.

Par Ludovic - Publié dans : Brésil
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Ludovic


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