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Indonésie

Lundi 24 avril 2006 1 24 /04 /Avr /2006 06:10
Le réveil sonne a 4h00. Je m'habille en 1 minute et prend la route de l'hotel de Birgit sur sa mobilette qu'elle m'a prétée car c'est plus pratique pour nous rejoindre a cette heure de la journée. Malgré le plan qu'elle m'a donné et le chemin qu'elle a tracé dessus, je me perds au bout de 5 minutes et un indonésien qui passe par la me remet sur le bon chemin. J'arrive un peu en retard, mais ca devrai etre bon pour etre a Borobudur pour le lever de soleil.

Je conduis sur les 50 kilometres qui nous séparent du temple. Dans ma hate, j'ai oublié de prendre un pull et je me les gele avec juste mon t-shirt sur le dos. Nous arrivons a 5h30 et garons la mobilette et traversons a pied un immense parking remplis d'étals de souvenirs encore recouvert des baches. Quand leurs propriétaires vont arriver et que tout va etre ouvert, je n'aimerai pas traverser a nouveau le parking. Ca doit etre impossible d'en sortir sans se faire extorquer 100 000 RPH ! 

Nous attendons l'ouverture du temple a 6h00. Nous sommes les premiers, mais en 10 minutes, 6 autres personnes arrivent. Tant que ce n'est pas un bus de 100 touristes, ca me va. Quand le guichet ouvre, mauvaise surprise, l'entrée coute 100 000 RPH ! Une fortune pour l'indonésien moyen, équivalent de 15 jours de salaire. Pour moi ca va, mais je ne m'attendais a pas a ca quand meme. Et pour ce prix la, il n'y a pas de guide bien sur ...

Nous arrivons devant le temple présenté par tous les guides de voyage comme une merveille d'architecture, voire une des merveilles du monde. Je m'attend donc a un complexe grandiose, un truc qui va me mettre sur le cul. Mais ca ne se passe pas comme ca. J'ai devant moi une pyramide de pierres grises soigneusement jointes sans aucun ciment. Elle s'éleve sur 7 niveaux : les 5 premiers sont construit comme un couloir qui permet de faire le tour du carré parfait et un escalier au centre de chaque face permet de passer au niveau suivant.



Je fais le tour du rez-de-chaussée pour découvrir les bas-reliefs finement sculptés tous le long de la paroie. 5 kilometres de couloir en tout jusqu au sommet, et plus d'un millier de fresques de la vie quotidienne exprimant la notion de compassion jusqu'a l'atteinte du nirvana au-fur-et-a-mesure que l'on monte dans le temple. On appelle cela le chemin initiatique de boudha pour atteindre l'illumination.



Des boudhas, il y en a un paquet ici : 432 statues de taille humaine placées dans des alcoves tout le long de chaque parois. La plupart sont décapitées mais les corps restant en position du lotus font quand meme leur effet.



Au dessus des 4 étages, j'arrive sur une plateforme a 3 niveaux dont le centre est occupé par une grande stuppa, ces temples en forme de cloche que l'on trouve a tous les coins de rue en Inde et au Népal. La stuppa centrale est entourée de 72 autre stuppas de pierre. Elles sont creuses et ajourées, permettant de voir a travers les trous rectangulaires ou en forme de losange, les 72 derniers boudhas assis a l'intérieur.



Les premiers rayons de soleil filtrent a travers cette protection de pierre et arrivent sur les visages des boudhas, mettant en relief la sérénité de leur méditation.


Borobudur représente un travail fantastique, j'en convient, mais j'ai beau essayer de ressentir l'atmosphere du lieu, de trouver l'inspiration pour les photos, ca ne vient pas. Il me manque un truc, je ne sais pas quoi. Peut-etre qu'il faut etre boudhiste pour en apprécier pleinement la grandeur ? Peut-etre qu'il y en a trop aussi ? Cette profusion de détails dans les ornementations, cette quantité incroyable de statues identiques ... Trop d'exceptionnel tue l'exceptionnel. Heureusement qu'il n'y a presque pas de touristes et que c'est tranquille, sinon, Borobudur aurait éte LA décéption d'Indonésie. Nous y restons une heure et repartons pour Yogyakarta. Je suis pressé d'arriver pour aller me rechoucher.

Je rentre chez moi a pied depuis l'hotel de Birgit, histoire d'observer la ville qui se réveille et l'activité frénétique qui commence dans les rues. A chaque feu rouge, un alignement de mobilettes ronflantes et fumantes est pret a bondir tel un départ de course de Formule 1. Je passe sur un pont qui enjambe une riviere a l'eau saumatre mais cela n'empeche pas des indonesiens de s'y laver. Les cabanes en bois et tole qui occupent la rive sont peintes de toutes les couleurs, me rappelant le quartier de La Boca a Buenos Aires.


Des que j'arrive a mon hotel, je commande mon petit-déjeuner, prend une douche et m'endors aussitot. Je me réveille vers 14h30, mais il me faut 1 heure pour émerger et arriver a me lever. Je me rend directement au restaurant pour déjeuner, puis je vais me renseigner pour le spectacle de danse Ramayana, une danse traditionnelle qui se déroule a Prambanan, l'autre temple a voir sur Java. c'est un peu comme une comédie musicale avec 250 danseurs qui participent a la narration d'un compte traditionnel. Incontournable parait-il. Je me renseigne aussi pour aller au Plateau de Dieng, une site qui contient les plus anciens temples javanais dans un décor naturel superbe. Alors que je récupere toutes les informations, je rencontre Anton, un ami indonésiens de Birgit qui a sa propre agence de voyage. C'est lui qui peut nous organiser la navette pour le Volcan Gunung Merapi. Comme j'ai rendez-vous avec Birgit dans peu de temps, il l'appelle pour se retrouver tous ensembles autour d'une table et parler de l'organisation.

Je m'installe au meme restaurant que ce midi, et Birgit arrive 10 minutes plus tard. Nous sommes toujours partant pour aller voir le volcan de pres, et Anton peut nous organiser la navette des ce soir. Pour partager les frais, Birgit appelle 4 amis pour savoir s'ils veulent toujours se joindre a nous, et en 10 minutes, le groupe est formé. Nous allons donc a l'agence de voyage avec Anton pour confirmer la location de notre véhicule et discutons avec le guide qui est un expert des volcans car il a travaillé au centre d'observation volcanique auparavant. C'est grace a lui que nous pourrons aller si pres alors que tous le secteur est bouclé depuis plusieurs jours. Nous insistons sur le fait que nous voulons voir la lave qui coule, chose acquise d'apres Anton, mais nous avons un autre discours en face de nous. Actuellement, la lave est bloquée dans le cratere, ce qui rend le volcan si dangereux. En effet, celle-ci ne pouvant s'écouler, elle forme un bouchon qui empeche le volcan de libérer l'énorme pression qui monte petit a petit. Le risque d'éruption violente augmente donc si la situation perdure trop longtemps, ca va faire mal ...

Dans tous les cas, si nous y allons maintenant, nous ne verrons que le volcan qui fume et ressentirons peut-etre quelques vibrations. Cela n'est pas tres nouveau pour moi depuis que je suis arrivé en Indonésie, idem pour Birgit, donc elle appelle ses amis pour savoir ce qu'il veulent faire compte-tenu de cette nouvelle information. Dans l'attente de leur réponse, nous partons et allons a une autre agence de voyage pour confirmer nos billets d'avion pour Kalimantan (Bornéo). Il est 17h30 et elle est fermée. J'espere que la réservation va tenir jusqu'a demain matin.

Nous allons a l'hotel de Birgit, vu que personne ne répond pour aller ou non au volcan Merapi. Birgit est soulée, elle se plie en 4 pour organiser des sorties sympas, elle dépense de l'argent pour appeller tout le monde, et les gens s'en foute. Finalement, 2 amis lui envoi un SMS pour dire qu'ils ne viennent plus, donc nous annulons tout pour cette fois. A la place, nous allons diner avec Erika et Marlena, ses voisines de chambre, dans un restaurant local ou je me régale de brochettes de crevettes grillées dans une sauce au miel. La soirée n'est pas tres animée, je suis aussi crevé par mon réveil tres matinal donc je rentre aussitot le diner fini.
Par Ludovic - Publié dans : Indonésie
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Dimanche 23 avril 2006 7 23 /04 /Avr /2006 06:17
Je me leve a 10h00 car j'ai rendez-vous a 11h00 chez Birgit pour aller avec elle au déjeuner d'un ami indonésien qui vient d'obtenir son diplome de fin d'étude. La fete se tient dans un restaurant a coté d'un centre commercial. Nous arrivons les premiers et nous installons sur les canapés rouges. L'endroit, une salle blanche avec son mobilier design rouge et noir et de grandes baies vitrées, est entre un confortable lounge bar et un self service d'université.


Slim arrive. Il ne porte pas vraiment bien son nom, car il est plutot du genre "fat". C'est un indonésien avec une bonne tete, qui parle tres bien anglais, et meme un peu de francais car il prennait des cours a l'Alliance Francaise. Les autres arrivent petit a petit, ceux que je connais déja, et d'autres étudiants indonésiens. Les parents de Slim sont la aussi, sa mere et sa soeur portant le voile. Je participe a son cadeau commun, remis par les filles apres le déjeuner. Au menu : repas indonésien classique avec du riz, des légumes bouillis, des morceaux de poulet frit (y compris la tete qui baigne dans le jus) et des pates chinoises. Un cocktail non alcollisé (musulman oblige) de lichee et ananas nous est aussi servit.

Le repas fini, nous revenons a l'hotel de Birgit ou nous restons tout l'apres-midi. Elle a Internet en Wifi, ce qui me permet de faire quelques économies de connexions. Les autres filles arrivent (Marlene, Erica, Manti) puis Anton et son pote Jocko. C'est le squat dans le couloir de l'hotel.


Je suis tellement fatigué que je m'endors chez Birgit pendant qu'ils vont faire une partie de billard a l'étage supérieur. Je les rejoins vers 18h00, puis nous allons tous diner chez Parsley, un restaurant qui fait une cuisine occidentale de tres bonne qualité et qui possede quelques créations culinaires interessantes tel ce tressage de filets de boeuf avec des filets de poulet accompagné d'une sauce au miel. Je me régale une fois de plus, et je rentre a 23h00.
Par Ludovic - Publié dans : Indonésie
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Samedi 22 avril 2006 6 22 /04 /Avr /2006 05:58
Je n'ai rien prévu de faire aujourd'hui et de toute facon, j'ai une flemme monumenale compte-tenu de la pluie incessante qui s'abat sur Jogyakarta depuis ce matin. Ca se calme en début de soirée, et la seule activité qui me vient a l'esprit est d'aller me faire faire un massage.

Birgit veut me faire essayer le massage Reflex, nous prenons donc le chemin du salon qui se trouve dans un restaurant. Je me retrouve dans une salle sombre ou 4 banquettes en vinyl noir sont disposées face a face. Un gars m'apporte une bassine d'eau chaude pour me laveer les pieds puis je m'allonge sur le dos et il commence a me masser les pieds. Tres vite, j'ai la sensation qu'il me plante ses ongles dans la peau, compressant mes orteil comme un malade. Je me retiens de gémir, mais les grimaces me trahissent. Birgit est morte de rire, donc apparament, elle savait que ca allait se passer comme ca...  mais il  passera aussi et rigolera moins.


Pendant une heure, le masseur va torturer mes muscles un par un, je dois parfois serrer les dents pour ne pas hurler. Quand ca se termine, je suis presque content. Ca fait du bien surtout apres ! Et ca m'a ouvert l'appetit.

Nous retrouvons Marlene et Erica a l'hotel de Birgit qui vont aussi diner. Erica nous emmene dans sa voiture (signe extérieur de richesse a Yogyakarta, surtout a son age) dans un restaurant-lounge branché ou je passe un bonne soirée a faire plus amplement connaissance.
Par Ludovic - Publié dans : Indonésie
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Vendredi 21 avril 2006 5 21 /04 /Avr /2006 05:59
Je me leve a 7h00 pour prendre mon petit-déjeuner, aller sur Internet, et je prend a nouveau un cyclo-pousse (appele becak) pour m'emmener vers mon prochain hotel, a l'adresse que m'a conseillée Birgit.


Le Losmen Setia Kawa se trouve dan le quartier de Sosrowijayan, au fond d'une petite allée tranquille. Les chambres sont ultra-propres, la salle de bain aussi, et le tout est tres bien décoré par l'artiste local qui habite ici. Il y a une atmosphere familliale, c'est un bon plan, c'est sur ! Je paye ma chambre 50 000 RPH, et donne aussitot mon linge a laver. Je vais télephoner a Birgit pour la prévenir que j'ai changé d'endroit et pour se donner rendez-vous en fin de matinée.

Elle me rejoint a l'hotel a 11h00 et nous allons prendre le petit-déjeuner ensemble. Elle me raconte son voyage d'une semaine au Sulawesi qui ne lui a pas laisser que des bons souvenirs. Elle n'a pas arreter de se faire harceler par des hommes locaux, et a meme failli se faire kidnapper. Ca me fait halluciner. Je n'avais jamais entendu parler de comportement aussi agressif d'hommes locaux vis-a-vis d'une voyageuse seule. Le fait qu'elle soit blonde aux yeux verts n'aide pas a sa discrétion, mais de maniere génerale, j'ai pu constater par moi-meme que les indonésiens, surtout dans les coins paumés, ne s'embarrassent pas de manieres pour essayer de "se faire une européenne". C'est comme un trophée pour eux, et peu importe la méthode pour le conquérir. Il vaut mieux etre accompagnée pour se rendre dans des régions peu développées. Heureusement, elle reste motivée pour aller a Bornéo avec moi, et elle a déja contacté son amie qui travaille dans une agence de voyage pour avoir des billets d'avion. La méteo a Yogya laisse a désirer. Une bonne grosse averse est déja tombé lorsque nous discutions, et il y a fort a parier que ca va continuer.

Birgitt m'emmene dans la rue ou s'alignent les magasins d'artisanat, dont la specialitée locale est le batik. C'est une peinture sur tissus dont les motifs abstraits sont réalisés en trempant le tissus plié d'une certaine maniere dans les colorants. Elle connait quelques un des vendeurs qui sont maintenant des amis.

Nous allons acheter des trucs a manger, puis nous prenons sa mobilette pour aller au Marché des Oiseaux qu'elle veut absolument me montrer. L'idée de voir des oiseaux en cage ne m'emballe pas des masses mais quand nous arrivons a l'endroit en question et pénetrons dans le dédale de ruelles, j'entre dans un autre monde.

Il faut déja avoir l'estomac bien accroché pour passer les premiers étals : des cages grillagées remplies de sorte de grosses sauterrelles sont disposées un peu partout.


Juste a coté, se trouve un grand bac grouillant de milliers larves oranges, et encore a coté, des tamis contiennent des fourmis et leurs innombrables larves blanches. Jusqu'a ce que je m'approche suffisament, je croyais que c'était du riz cuisiné ! Cette nourriture est destinée aux oiseaux qui apparaissent un peu plus loin.


Des centaines de petites cages en bois ou en fil de fer sont empillées ou pendues au toits des cabanes créant une atmosphere vraiment particuliere, mais la encore, il faut avoir le coeur bien accroché car les oiseaux sont litterallement "stockés" dans des conditions pénibles et visiblement, ils souffrent beaucoup. Un adorable petit perroquet s'arrache les plumes au niveau du cou, et d'autres oiseaux l'imitent.


Juste a coté, il a plein de bébes hamsters qui se mettent sur leurs pattes arriere lorsque nous nous approchons au dessus de leur cage, et ils retombent tous sur le dos, restant les 4 pattes en l'air, confortablement installés dans les copeaux de bois. C'est trop craquant !

Birgit a commencer a parler en indonésien avec un gars qui se propose de nous montrer le marché. Nous le suivons et allons de surprises en surprises. Ici, se vendent aussi des lapins dont le propriétaire semble avoir eu une certaine pré-destination génétique pour ce travail.


Nous arrivons devant des cages qui contiennent des chauves-souris, plus grosses qu'une bouteille d'eau minerale. Elles sont pendues la tete en bas, se tournant juste pour que je ne puissent pas les prendre en photo de face. En dessous se trouvent des grands lézards dont l'indonésien nous affirme qu'il s'agit de Dragons de Komodo. L'espece étant hautement protégée, je doute fortement de ses dires, mais ce qui est sur, c'est qu'il sont 2 fois trop a l'étroit car ils se rapent le museau sur les fils de fer de leur cage au point de saigner. Ca me fait mal au coeur. Je suis certain que tout ce business est completement interdit, mais ici, il vendent les animaux comme d'autres vendent des cigarettes.

Et je ne suis pas au bout des surprises. Nous sommes maintenant dans la zone des chatons et des chiots. Note guide discute avec un de ses amis qui part, et revient avec un trop aaAAAaadorable petit félin dans sa main. Le félin en question est un bébé tigre qui répond au nom de Boubou. Je le crois pas ! Boubou coute 1 million de roupiahs, soit a peine 100 euros.


Birgit tombe amoureuse de Boubou (mais qui ne craquerait pas devant ses grands zyeux noirs, ses tites n'oreilles poilues, et sa tite frimousse de ch'napan ?) et elle ne le lache pas pendant 1 heure. A force de caresses, il l'a adopté aussi et se réfugie entre sa poitrine puis s'endort entre ses jambes (ce qui lui vaut une certaine jalousie et quelques commentaires salaces de nos "amis" indonésiens).
Une averse carabinée se met a tomber et nous allons nous réfugier, toujours avec Boubou, dans la baraque d'un vendeur, juste derriere le bordel animalier que je viens de décrire. Les gars sont vraiment sympa, surement parcequ'ils esperent bien que nous allons craquer et acheter Boubou. Le gars qui a été chercher le bébé tigre nous apporte aussi un bébé chouette qui semble a peine sortie de son sommeil avec ses yeux mi-clos. Ca va etre quoi ensuite ? un bébé oran-outang ?

L'averse redouble de violence, j'ai un véritable rideau de pluie opaque devant moi. Un torrent d'eau commence a s'écouler dans la ruelle, et la cabane n'est pas tres étanches ce qui me vaut d'etre un peu mouillé. Je réalise dans quelle contexte nous nous sommes encore fourrés en grignottant des cacahuettes. C'est du délire ce marché !


Au bout d'une heure la pluie s'arrete, Birgit rend Boubou a contre-coeur a son propriétaire, et nous reprennons notre visite du marché. La zone suivante abrite les serpents, dont un python de plus de 3 metres, large comme ma cuisse. Il est juste mis dans une caisse sous les autres. Il y a aussi un python albinos, un iguane d'un vert presque fluorescent, et des sortes de tortues tellement biscornues qu'elles semblent sorties tout droit de la préhistoire. Nous continuons avec un aigle, un perroquet qui parle ... etc . En fait, le Marché aux oiseaux de Yogyakarta  est un véritable zoo de contrebande !


La visite du marché se termine par la zone des pigeons dont les habitants de Yogya raffolent. Non pas pour les manger mais pour faires des courses. Ca semble tres banal apres ce que nous venons de voir. Nous finissons tout de meme sur un varan de 1,5 metres qui baigne dans une vasque en béton au détour d'une ruelle.

Le guide nous emmene voir le Water Castle, une ruine qui offre une belle vue sur Yogya, et qui fut jadis le palais des plaisirs du sultan. C'est un ensemble de piscines entre des ruelles pousiereuses et des batiments de style colonial portuguais qui tombent en ruine, moisis par l'humidité ambiante.


Nous allons faire un tour dans la mosquée souterraine, un endroit désert qui n'a rien d'extraordinaire mais dont l'ombre doit etre tres appréciable pendant la saison seche.



Ca fais 1 heure que je me demande pourquoi ce guide est si gentil de nous faire visiter la zone. La réponse ne tarde pas a venir. comme la pluie refait son apparition, Il nous propose d'aller chez lui car c'est juste a coté, et nous voila dnas une gallerie d'art batik. Tout ca pour nous emmener la ! Je me dis que la rigolade est finie et que nous allons subir l'argumentation de vente forcée classique, mais le gars n'insiste ps quand nous lui disons que nous ne sommes pas acheteurs. Ca ne m'empeche pas d'admirer son art dont certaines pieces sont vraiment interessantes. Il nous explique comment il fait, le temps que ca prend, etc ... Quand la pluie cesse, nous prenons congé et retournons a mon hotel pour que je puisse prendre une douche car je suis trempé de sueur.

Nous allons ensuite a l'endroit ou habite Birgit pour qu'elle puisse en faire autant. Elle a trouvé une chambre dans un hotel de luxe, dont le rez-de-chaussée est en fait une sorte de résidence pour étudiants aisés, et donc l'acces est strictement surveillé. J'ai le droit de l'accompagner mais pas de rester dans la chambre donc, j'attend sur le pas de la porte assis devant son ordinateur portable qui capte un reseau internet Wi-fi. Sa voisine de chambre en face, fait la meme chose car le réseau ne fonctionne pas dans les chambres, ce qui donne une rangée d'étudiantes sur le seuil de leur chambre en train de tapoter sur leur clavier. Je fais connaissance avec elle pendant que Birgit prend sa douche. Il y a aussi une étudiante autrichienne, et le reste sont des indonésiennes.

Pour le diner, j'ai trop envie d'une pizza, ras-le-bol de la bouffe indonésienne super épicée. Nous allons donc dans un clone de Pizza Hut, puis nous partons rejoindre ses amis étudiants au Bintang Bar, juste a coté de ma rue. Je rencontre Anton, un autre allemand qui étudie ici depuis plus d'un an et qui parle un excellent indonésien, un australien, un polonais, et le reste sont des indonésiens. Ils sont tous sympas, tres joueurs. Je vais me coucher a 1h30, en donnant rendez-vous a Birgit demain pour visiter une autre endroit dément.
Par Ludovic - Publié dans : Indonésie
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Jeudi 20 avril 2006 4 20 /04 /Avr /2006 05:15
Je me réveille a 4h00 et vais jetter un oeil dehors pour voir l'etat du ciel et décider si je pars voir le lever du soleil ou non. C'est bien couvert et les nuages semblent bas ce qui n'est pas de bonne augure. Je ne pense pas pouvoir faire des meilleures photos qu'hier donc je retourne me coucher jusqu'a 7h00. 

La ciel s'est un peu dégagé offrant quelques éclaircies de temps en temps, suffisantes pour pouvoir apprécier une petite promenade dans le village. Je vais donc arpenter les quelques rues qui menent toutes au bord de l'immense cratere qui offre un superbe panorama sur le Gunung Bromo fumant au loin.

Il y a la quelques locaux matinaux attendant les touristes pour leur vendre leur camelote (bonnets, gants, écharpes) ou un tour a mobilette. Ils prennent leur petit-déjeuner en plein air, accroupis sur les marches du parc avec le parfait cone volcanique du Gunung Batok en toile de fond.


L'atmosphere du village me fait un peu penser a Darjeeling (Inde), ou je suis passé il y a 7 ans. L'endroit respire ce coté "village de montagne paisible", malgré le flot de touristes qui déboule en 4X4 a l'aube. Bien souvent, ils ne restent pas ici, et laisse le village endormi toute la journée.



Les gens se déplacent a cheval renforcant ce coté montagnard de l'endroit.


Il y a de l'activité le matin dans la rue principale en face des bemos qui attendent leurs clients pour redescendre sur Probolinggo et les villages en route. Mais c'est loin d'etre la frénésie de Ubud ou Kuta a Bali. Ce sont surtout des gens vont travailler dans les champs fertiles qui ont meme envahis les plus pentues des montagnes aux alentours. Il n'y a pas de riz ici, plutot des légumes comme le choux, des carrotes ou des poireaux.

A 8h00, je vais prendre mon petit-déjeuner, et quitte le Cafe Lava pour prendre un bemo et retourner  a Probolinggo. Je veux prendre un bus direct pour Yogyakarta a 10h30, ce qui me laisse 1h30 pour faire la descente. Ca devrai aller. Ca va etre juste , mais ca devrai aller ... Le chauffeur du bemo me confirme qu'il part a 9h00 car il a déja un groupe de 7 clients.


9h00 arrive et nous ne sommes que 2 dans le bemo. Il attend encore 5 minutes et démarre pour aller a l'hotel, 100 metres plus haut, prendre sont groupe qui n'apparaitra pas. Encore un mensonge dont les chauffeurs de bemos usent et abusent pour faire patienter les premiers clients jusqu'au départ. Super ! Il va commencer seulement maintenant a faire le tour du village pour trouver des clients, ca va prendre 1 heure et je vais rater mon bus. J'ai envie de commetre un meurtre...

Il tente un deuxieme hotel, un troisieme, personne. Le quatrieme nous permet de prendre 6 personnes, et de retour au point de depart, il embarque encore 3 femmes. C'est bon, on y va cette fois ! Il est 9h30, j'ose espérer que nous allons arriver a temps, parralellement me faisant déja une raison et échaffaudant un plan B si ce n'est pas le cas.

Le bemo ne va pas vite car il ralenti tout du long de la route dans la pente, s'arrete pour débarquer des personnes et en prendre d'autres. Malgré cela, nous entrons dans la gare routiere a 10h30 pile poil. Je fonce au terminal de bus et cherche celui pour Yogyakarta. Un gars m'interpelle me demandant ou je vais. Je lui püarle du bus de 10h30, masi il ne semble pas le connaitre. Par contre, il en a un a 11h00. J'essaye de lui extirper plus d'information sur le trajet, sur l'itinéraire, car je veux un bus direct qui ne s'arrete pas a Surabaya, mais il ne comprend rien. Il ne pense qu'a me faire le billet et prendre l'argent. Ca me coute 115 000 RPH. Je pose mes affaires, je vais acheter des chips pour moi et une bouteille d'eau pour un mendiant cul-de-jatte, et je me relaxe, enfin... j'essaye. Bien sur, le mendiantl rend la bouteille d'eau au magasin et récupere l'argent. Suis-je bete ! Il prefera s'acheter des cigarettes ou de l'alcool des que je serai parti.
11h15 : toujours pas de bus en vue. 11h30 : je suis toujours planté a la gare. Je commence a m'énerver sérieusement, j'ai le désagréable sentiment de m'etre fait encore avoir ... Je vais voir le gars qui m'a vendu le billet et tout ce qu'il trouve a me répondre est que "le bus est en retard, il faut attendre". J'avais remarquué, merci ...  A midi, il me fait signe et m'indique que le bus est la. Enfin ! Je saute dedans sans meme regarder la destination, et attend encore 15 minutes avant le départ. J'ai droit au défilé de vendeurs a la sauvette, et de musiciens locaux pendant tout ce temps.

Nous ne sommes qu'une dizaine a faire le voyage, ce qui me laisse toute la place que je veux pour m'allonger et dormir. Lorsque je me réveille, je jette un oeil dehors et je lis sur les panneaux des magasins leur adresse et donc le nom de la ville ou je suis : Surabaya. Et merde ! Je me suis fait avoir et je ne suis pas pres d'arriver a Yogyakarta avant la nuit. Le bus s'arrete au terminal routier et se vide en 5 secondes. Il ne va pas plus loin. Je fais quoi moi ? Un gars m'appelle et me fait comprendre que je dois descendre aussi pour prendre un autre bus vers Yogyakarta. Il prend mon gros sac et m'emmene devant un bus pourri, classe Economie. "Ha non! Ce n'est pas ce qui est convenu, j'ai payé pour un bus Classe Executive !" Pas de soucis, je reprend mon sac, et il m'emmene plus loin dans un bus plus confortable. Je met mon sac dans la soute, peu rassuré. Il parle 1 minute avec le chauffeur, et me fait monter. Qu'est-ce-que c'est que ce délire ? Je ne vais pas encore payer j'espere ?  Au bout de 5 minutes, le chauffeur arrive et me demande en Indonésien si j'ai payé. Je répond par l'affirmative et il me délivre un nouveau ticket sur lequel ne figure pas le prix. Bizarre. Le guide a du se prendre une belle marge au passage, mais que puis-je y faire dans ses conditions ?

Le bus est dans une file d'attente ce qui signifie qu'il ne partira surement pas avant que celui devant soit plein, et que lui meme soit plein bien sur. Super ... Je vais arriver a Jogyakarta a 3h00 demain matin si ca continue comme ca ! Le défilé de vendeurs ambulants et musiciens reprend a un rythme soutenu, utilisant la technique du "déposé sur les genoux" pour me faire acheter. Je me tout sur le siege libre a coté de moi a chqaue fois, ou remet leur camelote directement dans leur main. Si j'avais laissé s'amonceler toutes les choses qu'ils ont essayé de me vendre, j'aurai une pile d'1 metre de haut a coté de moi, allant du magazine Donald Duck en indonésien, a la cigale en plastique qui fait "cri-cri-cri" quand on appui de dessus, en passant par des chaussons de salle de bain en éponge estampillés "Hyatt Regency Surabaya". Mais qui donc peut acheter des conneries pareilles ???

A 14h30, le bus est presque plein et s'élance enfin sur la route de Jogya. Selon mon guide de voyage, j'ai 8 heures de trajet devant moi, et pour agrémenter un peu plus cette formidable journée, j'ai ne envie formidable d'uriner depuis midi. Je me suis retenu d'aller aux toilettes, car laisser ses affaires hors de vue dans une gare routiere est la meilleure chose a faire pour se les faire voler dans la minute qui suit. C'est une regle d'or du routard. Je prend donc mon mal en patience en esperant un arret rapidement. La route est bien encombré, et malgré l'axe commercial stratégique que représente la voie Surabaya-Jogyakarta, la route équivaut a une simple route de campagne francaise. Des camions de marchandises remplis a rabord et circulant lentement ralentissent le dense trafic. Le chauffeur du bus effectue sans cesse des dépassements "a l'indonésienne", roulant au milieu de la route, voire carrement sur la file de droite, et ne se rabbatant qu'a la derniere seconde, lorsqu'un véhicule arrive en face. Parfois, il ne voit rien dans les courbes, mais ca ne lui fait pas peur, on y va plein pot ! Pas stressante la conduite ... Au moins, ca m'évite de penser que j'ai une envie mortelle de pisser. Le voyage me semble terriblement long. Nous faisons enfin un arret a 19h30 pour diner et je cours aux toilettes me soulager. Logiquement, un repas était inclus dans le prix du billet (c'est ce que le gars m'avait dis) mais je vais devoir payer comme tout le monde.

Le bus arrive a Yogya a 22h00, comme prévu. Je n'ai pas encore descendu les marches qu'une dizaine de porteurs, taxis, cyclo-pousses, se bat pour m'accueillir. Je mets le masque du gars pas aimable, un grand signe pour leur faire comprendre que ce n'est pas la peine de me parler, et je m'éloigne pour aller aux toilettes. Birgit (pour rappel, je l'ai rencontré lors du voyage a Flores, elle étudie a Yogya) m'a indiquée des bons petits hotels en centre-ville, et je demande a un velo-taxi s'il peut m'emmener la-bas. Je lui montre l'adresse sur le plan de mon guide (mais sait-il lire ?) et j'embarque dans la nuit sur un cyclo-pousse colorée pour la somme de 10 000 RPH. Pas cher compte-tenue de la distance. Et bien sur, quand je commence a comprendre qu'il prend la mauvaise direction, je ne suis pas surpris. Il veut m'emmener dans le quartier a hotels qui de Prawirotaman qui se trouve aussi dans le guide. Je suis fatigué, pressé d'aller me coucher donc je lui donne une adresse et il s'y rend. Au moment de payer, il se met a tirer la langue, a souffler et grimacer comme s'il était au bord de la mort. Il veut m'apitoyer pour que je lui donne plus, mais je n'ai pas de monnaie, donc il obtient pile poil le prix qu'il m'a annoncé. Je prend une chambre basique a 75 000 RPH dans l'hotel Metro (pas terrible), j'appelle Birgit pour la prévenir que je suis arrivé, et je vais me coucher. J'ai passé tout mon temps le cul posé dans un siege, mais quelle journée !
Par Ludovic - Publié dans : Indonésie
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Ludovic


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