Jeudi 6 octobre 2005

Je ne savais pas quoi faire aujourd'hui (ça vous arrive aussi je suis sur), donc je me suis dit que ca serai cool d'aller barboter avec des copains dauphins. Bon OK, j'arrete ... j'en vois déja en train de regarder sur la carte ou se trouve Praiai da Pipa pour y aller... Petit historique de la journée.

Nous nous réveillons tôt pour faire les courses. Nous avons décidé d'acheter du muesli, du lait, des bananes, pour faire notre propre petit-déjeuner, et d'aller le déguster sur la plage. Nous longeons les falaises, et nous nous installons dans un petit coin de paradis face à l'océan. Le soleil tape déjà fort à 9h00, il doit bien faire 30 °C.

 



Nous continuons de longer la plage, contournons une falaise, et arrivons sur la plage ou se trouvent les dauphins d'après le plan touristique que nous avons récupéré. Je suis super pessimiste sur l'éventualité d'en voir depuis la plage, mais bon ... Il faut essayer.
Nous marchons pendant 15 minutes et soudain Sylvia se met à sauter partout en criant : 
"Dolphins ! Dolphins! There, there ! Look heeeeeere !"
Mais je ne vois rien. On attend un peu, et tout d'un coup, un aileron apparaît sur une vague, et un dauphin saute majestueusement dans l'écume d'une vague, à 30 mètres de nous. En 10 secondes, elle est dans l'eau avec son masque et son tuba, pour s'en approcher le plus possible. Je reste sur la plage pour prendre des photos et surveiller nos affaires, puis je plonge à mon tour dans l'eau.

 



Les dauphins passent à moins de 5 mètres devant, puis derrière moi, font un petit saut et puis s'en vont. Et le petit jeu dure comme ça pendant des heures. C'est génial de voir ces dauphins dans leur environnement naturel, s'amuser sans arret. On aurait pu rester ici très longtemps, mais la faim à fini par l'emporter. Nous sortons de la plage pour prendre une navette pour le village le plus proche, et y déjeuner dans un boui-boui.

De retour sur la plage, nous louons des bodyboards car les vagues sont vraiment bonnes et régulières. quand le soleil disparaît, nous prenons la route de retour pour Praia da Pipa. 

Alors que nous sommes en route pour aller diner, j'apercois 2 silouhettes familières : David et Tiffany, qui ont fait le trek de Chapada Diamantina avec nous ! J'adore les voyages pour ça. Nous allons diner ensemble, pour nous raconter les dernières nouvelles, quelques anecdotes de voyage pour saupoudrer le tout, et voila une bonne soirée en perspective.

par Ludovic publié dans : Brésil
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Mercredi 5 octobre 2005

Réveil à 5h30 pour partir à Prai da Pipa, petit village côtier qui s'est transformé en destination à la mode à 3OO km de Recife, ou nous sommes censés pouvoir observer des dauphins dans leur environnement naturel.

Le décollage de la Pousada est un peu long, nous attendons le bus 5 minutes pour aller à la station de métro de Recife, puis nous prenons le métro jusqu'à la gare routière. Mais bien sur, le métro tarde à arriver et quand nous sommes dedans, il est horriblement lent. si lent que nous sommes encore dedans à 7h40, alors que notre bus part à 7h45.  dès que la  porte s'ouvre, nous courons au guichet pour acheter un ticket mais il y a la queue. Besoin de retirer de l'argent car pas de services bancaires à Praia da Pipa. Et bien sur nous manquons le bus... Je suis énervé car je savais que nous aurions dû partir plus tôt pour anticiper tous les imprévus (lenteur des transports en communs) que nous avons eu en route. Le prochains bus est à 11h00, et nous nous installons dans la gare pour petit-déjeuner, avec une caipirinha pour moi, histoire de faire passer la pilule.

Le trajet pour Praia da Pipa dure 4 heures. Nous nous nous faisons d'abord déposer Goihanina sur la route de Natal, puis nous prenons un second bus pendant 30 minutes pour notre destination finale. La route permet d'apercevoir le littoral, avec ses longues plages vierges, ses falaises striées rouge et jaunes, ses immenses dunes de sables qui plonge dans l'eau turquoise.

Praia da Pipa se résume encore à une longue rue bordée de restaurants, de magasins de maillots de bain, et des éternelles pousadas. Ca sent bon les vacances ici. Des nouvelles constructions fleurissent de partout, sur le moindre espaces libre. Dans quelques années, le village sera bétonné et ne sera plus qu'une station balnéaire sans charme. A visiter vite donc ! Nous trouvons une chambre pour 1O reals chacun (3,5 euros), record à battre.

Nous faisons un rapide tour à la plage qui est réduite à une minuscule bande de sable en raison de la marée montante. Je joue avec des brésiliens qui font des acrobaties sur le sable. Je me rappelle à mes bon souvenirs de gymnaste, et je tentes quelques backflips avec succès. Quelques salto aussi mais là, c'est beaucoup moins bien.

Nous dînons, faisons un tour du village (ou devrai-je dire de la rue principale), et rentrons nous coucher.

par Ludovic publié dans : Brésil
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Lundi 3 octobre 2005

Marilia vient me chercher à 10h00 à mon hôtel pour aller visiter le marché Sao Jose à Récife. J'adore visiter les marchés car ce sont des lieux de vie  animés, fourmillant d'opportunités photographiques pour saisir des tranches de vie locale. L'endroit est populaire, et l'on peut y trouver absolument tout type de marchandise et de nourriture.
Nous arrivons dans un dédale de ruelles envahies de magasins en tout genre,  et débouchons sur une place ou trône la Halle Centrale, grand bâtiment qui abrite un bric à brac fabuleux : échoppes de nourriture, poissons, et fruits tropicaux uniques, tout type d'artisanat.







Mais aussi des articles religieux, des statues de divinités consacrées a des rites spécifiques, et surtout, des étagères entières de potions magiques pour attirer la chance, le bonheur, le grand amour, favoriser la fecondité, etc. Le Brésil religieux montre une nouvelle facette de ses traditions ancestrales venues d'autres continents.





Nous nous promenons jusqu'à 12h30, heure à laquelle Marilia doit partir travailler. Elle me dépose à la gare où Sylvia doit me rejoindre pour continuer à visiter la vieille ville de Recife. En l'attendant, je visite une prison transformée en centre commercial. Nous allons déjeuner dans un boui-boui en face du marché, puis nous partons à l'assaut des rues, nos appareils photographiques prêt à shooter à la moindre occasion de scene de rue typique.



Nous commençons par visiter un vieux fort sans intérêt, puis remontons l'artère principale jusqu'à la Plaça da Republica. Les églises coloniales s'enchaînent quasiment à chaque intersection de rue.

Nous n'en visitons qu'une qui possèdent un splendide intérieur typique de l'art baroque de l'époque, ainsi qu'un patio dont les murs sont recouverts de porcelaines représentant des scènes bibliques. Très joli.



Nous reprenons le bus pour Olinda à la tombée de la nuit, soit vers 17h30. Nous allons diner près de la plage dans un restaurant.

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Dimanche 2 octobre 2005

Il fait très chaud toute la nuit, et la chambre est infestée de moustique qui viennent bourdonner à mon oreille toute la nuit. Impossible de dormir ...
Sylvia était censée arriver ce matin à mon hôtel, mais elle a loupé son bus  hier soir pour Recife en s'endormant sur la plage. Elle va prendre le prochain ce soir.

Je vais visiter la ville d'Olinda, en errant dans les ruelles pavées, sous un beau soleil. La vieille ville est un patchwork de maisons peintes, toujours avec un soucis de bon goût et d'harmonisation grâce a des dégradés de couleurs pastels, chaudes. Lorsque toute la rue est peinte, une bonne humeur et une harmonie naturelle s'en dégage inévitablement. Ca donne envie de faire la fête !
Beaucoup de maisons sont des galeries d'artistes-peintres, ou quelques oeuvres sont exposées à la fenêtre. Tous ont ce style particulier de Bahia, peignant des tableaux hauts en couleurs et en contrastes.
La quantité d'églises est impressionnante pour une si petite ville : une bonne trentaine, toutes dans ce style colonial hollandais si particulier.
L'ensemble donne vraiment l'impression de se retrouver à une autre époque.



 



L'après-midi, je vais voir la plage municipale, petite portion de sable dégoûtante, au milieu d'un long littoral rocailleux. Ca ne donne pas très envie de s'y attarder. Mais la concentration de déchets à proximité n'arrête pas le brésilien de base qui ne sacrifierait pour rien au monde la traditionnelle séance de plage du dimanche après-midi. C'est bondé de gens, jeunes et vieux qui se désaltèrent, une caipirinha à la main, sous les parasols.




 
Je retrouve Marilhia a 17h00 qui vient me prendre en voiture à mon hôtel. Je lui montre les photographies de la journée, et nous partons dîner à Boa Viagem, dans un restaurant à la fin de la plage.

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Samedi 1 octobre 2005

Le bus arrive dans à Recife dans la gare la plus glauque que j'ai vu jusqu'alors : un vaste hangar sombre et désertique, perdu au milieu de la forêt. Je m'empresse de prendre le train pour le centre-ville de Recife, puis j'enchaîne sur un bus qui m'emmène à Olinda, une ville de la banlieue de Recife qui est classée au Patrimoine Mondial de l'UNESCO en raison de son architecture coloniale très bien conservée.

Je trouve un hôtel tout confort (Pousada d'Olinda - 25 reals en dortoir - patio, piscine, petit déjeuner buffet inclus) dans la vieille ville, Je prend mon petit-déjeuner avec un français qui scotche au Brésil, et se pose la question de trouver un travail ici, dans la restauration. Puis j'appelle Marilia avec laquelle je suis entré en contact via Internet, pour savoir si nous pouvons nous rencontrer. Elle est professeur d'école pour les enfants, elle forme aussi des instituteurs, elle continue d'étudier à coté, mais surtout, elle parle un excellent français, ce qui va m'ôter une grosse frustration pour communiquer.

Hasard total, elle est précisément à Olinda pour son travail, et nous pouvons déjeuner ensemble à partir de 12H30. Elle passe me prendre avec un peu de retard car une de ses amies s'est fait braquer sa voiture, et elle doit la rejoindre au Commissariat pour faire une déposition en tant que témoin. Je l'y accompagne sans trop espérer que ça aille vite en me remémorant la mésaventure de Zanzibar avec mes amis suédois.
Le commissariat est un petit bâtiment jaune, délabré, sans aucun signe distinctif de son appartenance à la Police. Il y a juste un salle d'attente avec 4 chaises, une télévision des années 80. Un policier en civil se tient derrière un bureau dans un piteux état et tape la déposition sur une machine à écrire. La scène donne une bonne idée des moyens et de l'état d'esprit de la Police Locale. Marilia m'explique qu'ils sont tous corrompus, et inefficaces face à l'énorme criminalité locale. Ici, le moindre voyou a un pistolet et n'hésite pas à s'en servir. Dans le cas présent, le voleur a mis son arme sur la tête du gardien du Parking Municipal où était garée la voiture, a cassé la vitre, puis arraché la façade du tableau de bord central pour voler un autoradio, sûrement pas dernier cri.

1 heure plus tard, la déposition est finie et nous partons dans la vieille ville déjeuner dans un restaurant de spécialités locales avec une belle vue sur Récife. Je me régale d'une citrouille entière, farcie de viande séchées qui baigne dans une délicieuse sauce, accompagné avec du riz parfaitement cuit. Nous discutons essentiellement des différences culturelles, et elle me fourni des explications sur beaucoup de choses.

La nuit est tombée, et nous partons visiter rapidement le haut de la ville à pied, avant de nous séparer pour auelques heures. Elle doit rentre chez elle, mais nous nous retrouvons à 20H30, pour aller dîner à Boa Viagem, quartier huppé de Recife le long d'une longue plage. La vie nocturne y est importante. Nous allons dans une restaurant au kilo de très bonne qualité, ou je peux tester différents plats locaux, ainsi que des desserts. A minuit, nous rentrons car nous sommes tous les deux fatigués, surtout moi en raison de ma nuit dans le bus. 

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Vendredi 30 septembre 2005

Dès notre arrivée à la gare routière, je prend mon ticket de bus pour Recife le soir même, 600 km au nord de Salvador. Et nous retournons à notre quartier général de la Pousada Nega Maluca.

Ce matin, Sylvia à la bonne idée de me demander combien de temps dure mon visa pour le Brésil. J'ai jamais fait vraiment attention en fait, le délai normal est de 90 jours, mais je regarde quand même pour être sûr : il n'y a rien d'écrit sur le tampon. Après renseignement, il s'avère que 30 jours sont accordés par défaut, et il faut faire une demande d'extension pour bénéficier du crédit restant. Et aujourd'hui, ça fait exactement 30 jours que je suis au Brésil. Elle est dans la même siutuation, et nous vola donc en route pour le Commissariat Central de Salvador afin de ne pas nous faire mettre à la porte du pays la prochaine fois qu'on montre nos passeport. Les formalités sont rapides et coûtent moins de 7 euros.

Nous rentrons en passant par une rue qui longe une zone de favelas, ce qui me donne l'occasion de photographier 2 travestis qui coiffent soigneusement leurs longs cheveux dans la rue.



Puis c'est le souire de ce petit garcon derriere la fenetre de sa maison qui me rend nostalgique de cette ville.

Encore quelques promenade dans les rues de la vieille ville pour lui dire au revoir, avant de rentrer à l'hôtel préparer mon sac et prendre le taxi pour la gare routière. Je tombe encore sur un Ayrton Senna amateur qui manque de percuter un bus puis une voiture en moins de 5 minutes.

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Jeudi 29 septembre 2005

Après 3 jours de trek, je m'accorde 1 journée de repos avant de prendre ce soir le bus de retour pour Salvador à 23h30. Je voulais booker 1 journée avec une agence de voyage pour faire rapidement les dernière choses interessantes dans les environs du village, mais Mickael et Sandrine qui l'ont fait nous donne un retour assez décevant. Je décide de n'aller voir que le Morro de Paio Ignacio, petite montagne facile a escalader à 20 km de Lençois, d'où le panorama sur la vallée depuis le sommet est magnifique. David et Tiffany que je retrouve en ville sont d'accord pour y aller, alors que Sylvia préfère se reposer.

J'ai les horaires de bus qui indiquent que le prochain départ est à 12H30. A 13h00 nous attendons toujours, je vais donc demander au guichet s'il y a un soucis : tout est normal, en fait le bus est à 13h00. Le gars du guichet m'a donné des faux horaires la première fois ... A 13h15, le bus ne se montre toujours pas, je retourne donc au guichet, où l'on me  dit que le bus est en retard (merci, j'avais remarqué), mais il sera sûrement là à 13h30. A 13h45, l'arrêt de bus est désespérément vide ... je commence sérieusement à m'énerver, et retourne voir le gars, qui ne sait rien, mais ne s'affole pas : "Le bus va PEUT-ETRE venir, c'est PAS SUR ...attendez 14h00 pour voir..." J'hallucine ! Il nous fait attendre depuis 12h30, et il ose nous sortir ça maintenant. A 14h00, le bus n'est bien sur pas là, et nous décidons de laisser tomber, car même s'il arrive dans 10 minutes, nous n'avons aucune garantie de pouvoir revenir à Lençois avant la nuit.

Je retrouve donc Sylvia et Sandrine à l'hôtel. Comme, il n'y a rien de spécial à faire, nous partons pour une petite promenade d'1 heure vers un endroit de la rivière ou il y a des toboggans naturels, histoire de profiter une dernière fois de la région avant de prendre le bus pour Salvador.

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Mardi 27 septembre 2005

Je me réveille avec le "lever du soleil" à 5h00. Je n'ai pas vraiment dormi, en raison du confort préhistorique de mon lit, du bruit de l'eau, et des nombreux insectes bizarres qui voltigent toute la nuit autours de ma tête. Nous reprenons la route à 8h00, pour une courte marche de 30 minutes vers notre prochain camp, toujours dans ce grandiose décor de montagnes recouvertes de jungle. La grotte qui va nous servir de refuge pour la nuit est toujours aussi peu accueillante, avec son sol recouvert de charbon des précédents feux de camps.

Nous y laissons nos sac à dos et partons en direction de la Cachoeira de Fumaça, plus haute chute d'eau du Brésil. 2 heures de marche en longeant le lit de la rivière sont nécessaires pour l'attendre. Le chemin est un vrai parcours d'obstacles : pierres glissantes, racines d'arbres à éviter, passages étroits entres d'immenses rochers, en équilibre, sauts au dessus de l'eau, un peu d'escalade aussi ... L'épreuve ne serait pas totale sans la charmante compagnie de milliers d'abeilles tueuses qui crées un bourdonnement de fond permanent, et de nos chers moustiques dévoreurs de gringos. Mais la  végétation  est magnifique.



 
     
 

Bref, nous nous amusons bien ! Enfin, le ciel apparaît, et nous nous retrouvons nez à nez avec une immense paroi parfaitement verticale de plus de 420 mètres de haut. Un mince filet d'eau s'élance du sommet et disparaît avec de toucher terre, vaporisé par les vents ascendants. Quand le vent s'arrête, le filet d'eau s'étire jusqu'au lac rouge qui se trouve à nos pieds, pour finir en une fine pluie glaciale. C'est spectaculaire.

     

Nous déjeunons ici avant de retourner au camp pour 15h30, en suivant le même chemin. Nous nous détendons le reste de l'après-midi, installons notre camp de manière a dormir un peu plus confortablement que la nuit précédente. J'installe mon sac de couchage entre 2 rochers qui me protègent du vent.

J'apprend à Sylvia, David et Tiffany à jouer au tarot, nous dînons, et allons nous coucher à la belle étoile à 21h30. Et bien entendu, à 1h00, la pluie se met à tomber...  Nous remballons à toute allure nos affaires et fonçons dans la grotte pour y passer le reste de la nuit au sec.

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Mardi 27 septembre 2005

Départ à 8h00 sous la pluie pour le sommet de la Cachoeira de Fumaça. Le chemin attaque directement la paroi de la montagne ... sans pitié pour nos jambes. En plus, nous portons à nouveau nos sac, qui bien qu'allégés de quelques kilos de nourritures et d'eau, nous font bien sentir leur présence. Il faut s'aider des mains la plupart du temps, surtout que la pluie rend la roche et la terre glissante. après 1 heure de ce traitement, nous arrivons au sommet de la première montagne, et longeons la paroi pour attaquer la seconde montagne.

La pluie a cessé, mais avec la transpiration je suis tout aussi trempé que si elle continuait. Je m'arrête parfois pour photographier des sauterelles 2 fois plus grosse que mon pouce.

Enfin, à 11h30, nous arrivons sur un plateau où coule un paisible ruisseau, qui va bientôt s'élancer de plus de 400 mètres de haut. Nous arrivons au bord du plateau, et une sensation de vertige nous frappe tous quand nous commençons a apercevoir, pas après pas, le gouffre qui s'étend devant nous. La Cachoeira de Fumaça est un peu plus bas devant nous, mais il faut vraiment s'approcher à quelques centimètres du bord pour enfin apercevoir le lac qu'elle forme en bas, pas plus grand qu'une flaque d'eau d'où nous sommes.

 

Une dalle de pierre en surplomb dans le vide permet d'avoir la meilleure vue, mais le vertige est telle que je ne peux que ramper pour pouvoir faire des photos et une vidéo.
tous le monde s'essaye au petit exercice de la dalle, mais Tiffany se force vraiment pour s'approcher, et Sylvia n'est pas au mieux de sa forme non plus.

 


Nous déjeunons au sommet, avec ce panorama fabuleux, essayant de vaincre toujours un peu plus la peur du vide pour les photos souvenirs. Puis nous prenons la route du village de Capao dans la vallée, qui marque la fin de notre trek. La marche est facile car nous traversons le plateau dans un beau décor floral.

 

A notre arrivée au premier bar, nous fêtons cela autours d'une bière. Nous devons attendre un autre groupe afin de prendre un mini-bus qui va nous ramener à Lençois en passant par une dernière cascade.

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Lundi 26 septembre 2005

C'est parti pour 3 jours de trekking dans le superbe Parc de Chapada Diamantina, ex-haut lieu d'extraction du diamant au Brésil. Je ne prend que le strict nécessaire dans mon sac, car cette fois, il n'y a pas de porteurs prévus, à part ma propre personne. A 9h30, notre guide prend les commandes et nous grimpons lentement les rues escarpées de Lençois. Nous faisons un petit arrêt chez lui, le temps de dire au revoir à sa femme et ses enfants, puis nous prenons enfin la route des montagnes. Le chemin est assez simple au début, mais très vite, ça se corse. Nous montons sur une colline qui me semble sans fin, et au bout d'une heure et demi, je suis déjà trempé de sueur. J'ai l'impression que mon sac pèse 1 tonne ! Une fois au sommet, nous avons une belle vue sur la vallée, et Lençois au loin, qui fait vraiment figure de village de campagne.



Nous longeons la crête dans un fouillis dense d'herbes et arbustes, souvent plus hauts que nous, puis nous entamons la descente. En 5 minutes, nous avons encore changé de décor. Nous sommes maintenant dans la forêt tropicale et son cortège de moustiques autours de la rivière ou nous faisons une halte rafraîchissante.



La montée reprend pendant 2 heures, et nous déjeunons (léger ...) sous un énorme rocher solitaire, dont la base creusée nous sert d'abris. Depuis le sommet, je peux apercevoir un belle chute d'eau à double étage au loin, dont la rivière creuse la vallée.



Nous longeons ensuite un versant abrupte, parfois collés à la paroi avec 100 mètres de vide sous nos pieds, puis nous descendons vers la rivière pour arriver dans cirque, au milieu duquel une cascade d'eau plonge dans un lac d'eau rouge.

Au premier abord, ça peut paraître un peu sanglant, mais le phénomène est tout a fait naturel : la couleur rouge/orange de l'eau est crée par un micro-organisme, semblable a celui utilisé dans la fermentation de la bière, dont la présence est absolument inoffensive. Nous pouvons nous baigner dedans, et notre guide boit l'eau telle quelle. Je pique une tête dans le lac, nage jusqu'à la cascade, puis nous repartons au bout d'une demi-heure.

Nous descendons dans le lit de la rivière qui s'élargit et se transforme en immenses escaliers naturels, grâce au strates de roche mises à nue par l'érosion, pour enfin arriver à 16h00 à notre camp, au bord d'une magnifique série de piscines naturelles, dont la plus grande se trouve 50 mètres en contrebas..

Il fait nuit à 17h30, et il n'y a pas grand chose a faire à part attendre le dîner en discutant. Nous allons nous coucher à 20h00, épuisés par cette première journée. Nous dormons à même le sol, sous une énorme plaque de roche en surplomb, qui nous abrite d'une éventuelle pluie nocturne.

par Ludovic publié dans : Brésil
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