Le bateau-taxi qui nous emmene a Onetahuti Beach, d'ou nous allons commencer notre journée de trekking, part a 8h00 de la plage de Kaiteriteri. Ce systeme de navette maritime est vraiment pratique car il nous permet de nous faire déposer ou nous voulons sur la cote du Parc, et de marcher tranquillement jusqu'a un autre endroit au choix ou le bateau-taxi passe nous récupérer en fin d'apres-midi.
Cela nous évite ainsi de faire le trek en aller-retour, ce qui aurait été délicat avec mes pieds encore convalescents du Tongariro Crossing. Cela coute 55 NZD/personne pour ce trajet, mais comme l'acces au Parc Abel Tasman est gratuit, cela reste dans mon budget quotidien.
Le trajet jusqu'a Tonga Bay dure 45 minutes,sur une mer calme, avec un soleil magnifique. Quelques personnes se font déposer avant. Notre chauffeur joue accessoirement les guides en nous montrant l'ile Tonga qui abrite une colonie de phoques. Nous débarquons sur une longue et magnifique plage en croissant, au sable jaune-orange, quasiment déserte. La mer est d'une clarté digne des eaux polynesiennes. Faire du camping ici et se réveiller avec le lever de soleil doit etre tout simplement génial, mais bon, une proche fois peut-etre ...
Le trek consiste a suivre un chemin cotier a flanc de montagne, dans la végétation quasi-tropicale, qui permet de relier quelques unes des plages paradisiaques qui bordent tout le littoral. Nous attaquons directement avec une chemin qui monte dans la foret le long de formations granitiques. Quelques points de vue a travers les arbres permettent d'apprécier encore mieux la beauté de Onetahuti Beach en hauteur.
Au bout d'une demi-heure, nous arrivons sur une autre plage déserte colonisée par des oiseaux marins, puis nous reprennons le chemin. Je m'apercois que nous n'avons meme pas pris de carte géographique, ce qui ne nous facilite pas le repérage et l'évaluation des distances.
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Jusqu'a ce que nous arrivions a Bark Bay 1 heure plus tard, nous ne voyons rien d'autre que la végétation. Je pensais que ce trek cotier longeait aussi les portions littorales entre chaque plage, et que j'aurai une vue panoramique tout du long, mais il n'en est rien. Une grande partie de la marche se fait sur un chemin noyé dans la végétation, le plus souvent ombragée, et la vue ne se dégage vraiment qu'a l'approche des baies.
La marrée basse est bien avancée maintenant et Bark Bay révele ses bancs de sables, terrain de jeu favori de nombreux oiseaux. Pour atteindre la plage, il faut se mouiller les pieds car les rivieres qui coulent de la montagnes avant de rejoindre la mer nous barrent le passage. Nous faisons une rapide pause, puis repartons dans la montagne en direction de Torrent Bay.
Nous marchons depuis une bonne heure, et aucun endroit sympa n'apparait pour faire notre pause déjeuner. Moi, je voulais trouver une belle plage, mais d'apres les indications des gens que nous croisons, elle est a plus d'1 heure de marche. Nous continuons donc a marcher jusqu'a ce que nous trouvions un endroit pour s'assoir, un peu en retrait du sentier. Mes pieds tiennent le choc, mais cette pause me fait le plus grand bien.
Le chemin monte beaucoup cette fois, si bien que nous pouvons apercevoir au loin, de temps a autre, des plages (Sandfly Bay, Frenchman Bay, Boundary Bay) aux eaux couleur émeraude. Malheureusement, aucun chemin n'y mene, seul les bateaux peuvent les atteindre (d'ou l'intéret de faire quelques jours de cayak dans les environs) et il nous faut nous contenter de les admirer depuis notre promontoire.
Le chemin continue de s'enfoncer dans la foret jusqu'a ce que nous atteignons un long pont suspendu qui surplombe une belle riviere. Le passage de 5 personnes maximum a la fois est autorise. Nous passons juste avant qu'un groupe d'une cinquantaine d'allemand deboule de l'autre cote.
Nous atteignons la splendide Torrent Bay a 15h00. La marée a crée une immense embouchure que nous devrions pouvoir traverser a pied pour rejoindre notre destination finale, la plage d'Anchorage.
C'est tres beau vu d'en haut, mais une fois sur la plage, plus rien des superbes couleurs de la baie n'apparait. La plage elle-meme n'est pas tres agréable car le sable est grossier et rempli d'épines d'arbustes. Enfin, cela peut paraitre étonnant, mais la baie est une propriété privée ou quelques maisons ont éte construite. Du coup, nous ne attardons pas et entrepreunons de traverser la baie par un chemin qui coupe directement dans les bancs de sable afin d'éviter un long détour par le chemin cotier. Il va falloir enlever ses chaussures et tremper ses pieds dans l'eau froide. J'essaye d'aller au plus direct, mais les méandres de la riviere s'averent plus profonds qu'ils n'y paraissent a premiere vue. Nous traversons donc la baie via une zone presque marécageuse alors que la marée recommence a monter. Mais nous ne nous faisons pas avoir. Le chemon reprend de l'autre coté, et 5 minutes plus tard, nous voila arrivés. Il est 16h10. Je suis claqué, Ute encore plus que moi car elle a un début d'angine. Je récupere un échantillon de sable orange pour ma collection, et nous attendons tranquillement sur la plage notre bateau-taxi qui va nous ramener a Kaiteriteri a 17h30. Coup de chance, il arrive plus tot que prévu et nous embarquons a 17h00.
De retour au camping, nous prennons la voiture pour aller a Motueka acheter des médicaments pour Ute, mais les pharmacies sont fermées. Nous passons notre derniere nuit ici. Demain, devrait etre une longue journée de route ves le Sud.


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