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Dimanche 9 octobre 2005

Le bus arrive à la gare routière de Fortaleza à l'aurore. Nous prenons un premier bus urbain pour la gare routière municipale, puis un second qui nous dépose près de la plage dans le quartier où tous les hôtels pour petits budgets sont regroupés. Les rues sont désertes, tout est fermé car nous sommes Dimanche. Pas un bon jour pour arriver dans une ville ou il n'y a presque rien a faire... 
Nous trouvons une chambre défraîchie, sans eau chaude, avec l'électricité plus que hors norme, pour 3 euros, et nous allons aussitôt dormir.

Je me réveille à 11h30, tiraillé par la faim. Un rapide déjeuner, et nous voici à nouveau dans les rues de Fortalezza sous un soleil de plomb. Nous trouvons tout de même quelques traces d'activité humaine au Centre Culturel, ensemble de bâtiments neufs regroupant un cinema, un planétarium, une salle de concert, une librairie, et des bars/musique live fermés. Il y a des étudiants un peu partout. Nous décidons d'aller au cinema, voir Hôtel Rwanda, à la séance de 16h30. En attendant, nous flânons dans les rues absolument désertes et silencieuses du centre ville. Cette impression de ville fantôme, typique des grandes villes brésiliennes le dimanche, n'est pas très rassurante.



Au fur et à mesure que nous nous rapprochons de la plage, les gens apparaissent. La plage est elle aussi typique : un immense croissant de sable jusqu'à l'horizon, longé par une route à double voie, bordées de hauts bâtiments multicolores aux allures de parking à étage. Une digue coupe la plage en deux, et permet d'avoir une vue plus globale sur la ville quand on atteint le bout. Rien de très beau en soi, mais je trouve toujours cette vision urbaine fascinante.







L'heure de la séance de cinema approche et nous retournons au centre culturel. Le film est en anglais sous-titré en portuguais, comme tous les films d'origine étrangère, car l'industrie du cinéma brésilien n'a, semble t-il, pas les moyens de faire le doublage. Surtout, ceux-ci sont réservée à une jeunesse éduquée encore peu nombreuse, bien que grandissante, alors que la majorité des brésiliens sont scotchés devant leur télévision a regarder les telenovelas mielleux.

Pour ceux qui n'ont pas vu Hotel Rwanda, film hommage à un héros lors du génocide rwandais, et inspiré des faits réels, je n'ai qu'une chose à dire : courez le voir. Le genre de film qui fait vraiment se demander comment les humains peuvent en arriver à un tel niveau de cruauté entre eux, mais surtout, pourquoi l'Occident n'a rien fait ?

La nuit est tombée, et la vie commence petit à petit à émerger : les gens sortent de chez eux, les restaurants des alentours se remplissent, la musique raisonne un peu partout. Vers 23h30, l'heure de pointe commence. Notre quartier qui était glauque en journée, est maintenant une vraie discothèque extérieure ! Des bars ont surgit de nulle part, alors qu'il n'y avait que des façades décrépies à peine 4 heures plus tôt. Impossible de faire 50 mètres sans se faire alpaguer par une serveuse, ou une rabatteuse pour un bar de type plutôt douteux. Des nuées de brésiliennes apprêtées dans le plus simple appareil (il fait encore 30° C), souvent à deux ou trois, arpentent les rues à la recherche d'une bonne âme étrangère qui leur paiera leur soirée au bar ou en discothèque ... Il va falloir essayer de dormir dans tout ce brouhaha cette nuit. Qui l'aurait cru ce matin ?

Par Ludovic - Publié dans : Brésil
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Vendredi 7 octobre 2005

Nous partons pour Natal en début d'après-midi, d'où nous allons prendre le bus pour Fortaleza. Après un dernier passage à la plage des dauphins ou il n'y a toujours rien, je me dit que nous avons eu une chance inouï de les voir aussi bien la première fois.

Le trajet pour Natal dure 2 heures, et nous arrivons sur le coup de 16h00. Nous achetons aussitôt notre billet de bus qui part pour Fortaleza à 22h00. En attendant, il va falloir s'occuper ... et ce qui n'est pas la meilleure heure pour commencer à visiter une ville inconnue. Nous prenons un bus local pour le centre-ville, mais tous les magasins et restaurant sont fermés. Le samedi et l'heure tardive ont fait leur oeuvre. Mieux vaut ne pas s'attarder dans le coin, surtout en ayant avec moi tout mes papiers, argent, et mon ordinateur. Nous demandons a un chauffeur de taxi de nous emmener dans un quartier ou il avait un marché animé. Après 5 minutes à essayer de lui indiquer l'endroit ou voulons aller, il démarre et trouve le marché. Le chauffeur nous fait comprendre de ne pas nous attarder dans le coin dès que les gens partent, en faisant le geste d'un pistolet braqué sur son cou. Message reçu ...

Le marché est en fait une longue rue avec au milieu un large terre plein couvert, où des échoppes en tout genre s'empilent. Ca me fait penser aux Puces de Clignancourt. Les gens nous sourient tous, ils ne sont pas habitués a voir des touristes ici, c'est sûr. J'achète un DVD pirate que nous allons regarder sur mon ordinateur dans le bus. Rapide dîner sur un comptoir, et nous repartons pour la gare. Encore 2 heures à attendre. Il y a un espace de jeux vidéos, datant pour la plupart du début des années 90, un billard pourri et un baby-foot d'un autre siècle, mais cela nous suffit pour nous distraire une bonne heure avant l'arrivée du bus.

Par Ludovic - Publié dans : Brésil
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Vendredi 7 octobre 2005

Nous prenons le bus pour Tibau do Sul  un village endormi sur la pointe d'une lagune à 5 kilomètres de Praia da Pipa, d'où nous louons des chevaux.  Sylvia est une bonne cavalière. Je ne peux pas en dire autant vu que ma dernière expérience quelques années auparavant s'est soldée par un douloureux postérieur en sang... Mais vu le paysage côtier qui nous attend, je suis motivé pour renouveler l'expérience. Un cavalier local nous accompagne pour les 2h30 de randonnée.

Nous descendons sur la plage, et prenons une barge avec les chevaux pour rejoindre la presqu'île de l'autre coté de la lagune. Un décor de plages vierges à perte de vue, balayées par la marrée descendante nous attend. Le vent de l'atlantique a empilé le sable sur une grande partie de la côte, et crée des immenses dunes qui plonge dans l'eau. Le vent permanent fait aussi de l'endroit un paradis pour pratiquer le kite-surf.

Aussitôt le pied à terre, nous grimpons sur nos chevaux, et nous attaquons  par un galop endiablé dans les vagues de la marrée basse pendant une quinzaine de minute. Les sensations sont géniales.



Puis nous entrons dans les dunes, que nos chevaux grimpent sans trop de difficulté, pour atteindre le sommet, d'où nous avons un panorama de toute beauté sur l'océan et la lagune.



 



La promenade continue en alternant marche et galop dès que nous revenons sur la plage. Et nous rentrons avec le ferry pour aller déjeuner dans le boui-boui bon marché, mais au portions énormes, que nous avons trouvé la veille.

Nous décidons de retourner voir les dauphins, mais cette fois, le spectacle est décevant. Ils sont toujours là, mais ne jouent plus dans les vagues comme hier. Au mieux, nous les apercevons à une vingtaine de mètres, faisant de lents aller-retours dans la baie.

De retour à Praia da Pipa, je croise David, le copain de Tiffany, qui nous propose de passer boire des caipirinha à leur hôtel, ce que nous faisons. Puis nous allons dîner et passons le reste d'une, encore excellente, soirée ensemble.

Par Ludovic - Publié dans : Brésil
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Jeudi 6 octobre 2005

Je ne savais pas quoi faire aujourd'hui (ça vous arrive aussi je suis sur), donc je me suis dit que ca serai cool d'aller barboter avec des copains dauphins. Bon OK, j'arrete ... j'en vois déja en train de regarder sur la carte ou se trouve Praiai da Pipa pour y aller... Petit historique de la journée.

Nous nous réveillons tôt pour faire les courses. Nous avons décidé d'acheter du muesli, du lait, des bananes, pour faire notre propre petit-déjeuner, et d'aller le déguster sur la plage. Nous longeons les falaises, et nous nous installons dans un petit coin de paradis face à l'océan. Le soleil tape déjà fort à 9h00, il doit bien faire 30 °C.

 



Nous continuons de longer la plage, contournons une falaise, et arrivons sur la plage ou se trouvent les dauphins d'après le plan touristique que nous avons récupéré. Je suis super pessimiste sur l'éventualité d'en voir depuis la plage, mais bon ... Il faut essayer.
Nous marchons pendant 15 minutes et soudain Sylvia se met à sauter partout en criant : 
"Dolphins ! Dolphins! There, there ! Look heeeeeere !"
Mais je ne vois rien. On attend un peu, et tout d'un coup, un aileron apparaît sur une vague, et un dauphin saute majestueusement dans l'écume d'une vague, à 30 mètres de nous. En 10 secondes, elle est dans l'eau avec son masque et son tuba, pour s'en approcher le plus possible. Je reste sur la plage pour prendre des photos et surveiller nos affaires, puis je plonge à mon tour dans l'eau.

 



Les dauphins passent à moins de 5 mètres devant, puis derrière moi, font un petit saut et puis s'en vont. Et le petit jeu dure comme ça pendant des heures. C'est génial de voir ces dauphins dans leur environnement naturel, s'amuser sans arret. On aurait pu rester ici très longtemps, mais la faim à fini par l'emporter. Nous sortons de la plage pour prendre une navette pour le village le plus proche, et y déjeuner dans un boui-boui.

De retour sur la plage, nous louons des bodyboards car les vagues sont vraiment bonnes et régulières. quand le soleil disparaît, nous prenons la route de retour pour Praia da Pipa. 

Alors que nous sommes en route pour aller diner, j'apercois 2 silouhettes familières : David et Tiffany, qui ont fait le trek de Chapada Diamantina avec nous ! J'adore les voyages pour ça. Nous allons diner ensemble, pour nous raconter les dernières nouvelles, quelques anecdotes de voyage pour saupoudrer le tout, et voila une bonne soirée en perspective.

Par Ludovic - Publié dans : Brésil
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Mercredi 5 octobre 2005

Réveil à 5h30 pour partir à Prai da Pipa, petit village côtier qui s'est transformé en destination à la mode à 3OO km de Recife, ou nous sommes censés pouvoir observer des dauphins dans leur environnement naturel.

Le décollage de la Pousada est un peu long, nous attendons le bus 5 minutes pour aller à la station de métro de Recife, puis nous prenons le métro jusqu'à la gare routière. Mais bien sur, le métro tarde à arriver et quand nous sommes dedans, il est horriblement lent. si lent que nous sommes encore dedans à 7h40, alors que notre bus part à 7h45.  dès que la  porte s'ouvre, nous courons au guichet pour acheter un ticket mais il y a la queue. Besoin de retirer de l'argent car pas de services bancaires à Praia da Pipa. Et bien sur nous manquons le bus... Je suis énervé car je savais que nous aurions dû partir plus tôt pour anticiper tous les imprévus (lenteur des transports en communs) que nous avons eu en route. Le prochains bus est à 11h00, et nous nous installons dans la gare pour petit-déjeuner, avec une caipirinha pour moi, histoire de faire passer la pilule.

Le trajet pour Praia da Pipa dure 4 heures. Nous nous nous faisons d'abord déposer Goihanina sur la route de Natal, puis nous prenons un second bus pendant 30 minutes pour notre destination finale. La route permet d'apercevoir le littoral, avec ses longues plages vierges, ses falaises striées rouge et jaunes, ses immenses dunes de sables qui plonge dans l'eau turquoise.

Praia da Pipa se résume encore à une longue rue bordée de restaurants, de magasins de maillots de bain, et des éternelles pousadas. Ca sent bon les vacances ici. Des nouvelles constructions fleurissent de partout, sur le moindre espaces libre. Dans quelques années, le village sera bétonné et ne sera plus qu'une station balnéaire sans charme. A visiter vite donc ! Nous trouvons une chambre pour 1O reals chacun (3,5 euros), record à battre.

Nous faisons un rapide tour à la plage qui est réduite à une minuscule bande de sable en raison de la marée montante. Je joue avec des brésiliens qui font des acrobaties sur le sable. Je me rappelle à mes bon souvenirs de gymnaste, et je tentes quelques backflips avec succès. Quelques salto aussi mais là, c'est beaucoup moins bien.

Nous dînons, faisons un tour du village (ou devrai-je dire de la rue principale), et rentrons nous coucher.

Par Ludovic - Publié dans : Brésil
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Ludovic


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