Flux RSS

  • Flux RSS des articles
Lundi 30 janvier 2006
Nous nous retrouvons tous des 7h30. Je pars avec Oliver chercher la voiture de location avec la responsable de l'agence Avis qui nous emmene dans sa voiture car elle est venue prend son petit-déjeuner a la pension. La location pour 24 heures coute 7000 CFP (65 euros). Je préfre payer avec ma carte bancaire Visa Premier car je bénéficie d'une assurance. Nous mettons de l'essence et partons chercher les autres.

La visite de l'ile commence par le Nord. Nous suivons une belle route goudronnée qui longe un étang, puis nous atteignons un bras de mer au bord duquel se trouve un village de pécheurs utilisant des pieges à  poisson ancestraux.



Ce sont des petites cabanes sur l'eau avec un systeme de trappe qui se ferme grace a la force du courant. Juste a coté se trouve une ferme d'huitres perlières, l'une des spécialités de la Polynésie.


Nous traversons un bras de mer sur un petit pont et arrivons au bout de la route en face d'un complexe hotelier abandonné. Il est situé au bord de la plage avec un lagon magnifique juste en face. Cet hôtel appartient au Groupe Accor qui l'a mis en sommeil a cause d'un taux de remplissage trop faible. L'endroit est reculé et difficile d'accès ce qui peut expliquer la faible fréquentation, mais c'est un vrai paradis ici, comme sur les photos de rêve dans les brochures en papier glacé des tours opérateurs. L'accès a la plage de l'hôtel n'est pas interdit, mais un garde surveille les aller-venus des touristes. Le jardin de corail ou nous allons faire du snorkelling se trouve la : une immense piscine naturelle a l'eau turquoise protégée des vagues par la barrière de récifs qui entoure l'ile. Les taches sombres dans l'eau marquent l'emplacement des coraux, et il y en a beaucoup !



Nous posons nos affaires sur la plage déserte et je vais faire un petit tour parmis les bungalows qui sont a 10 mtres de l'eau, puis sur le ponton qui s'avance dans le lagon. J'enfile un masque et tuba que m'ont prté Chantal et Oliver, et je fonce dans l'eau chaude. Il y a peu de profondeur, pas plus de 1, 5 metres d'eau, et le spectacle qui s'offre a nous est fabuleux.


Les coraux abritent une population de poissons tropicaux multicolores, de la taille de mon pouce pour les plus petits, à la taille d'un ballon de rugby pour les plus gros. Ils sont tous plus beaux les un que les autres et se laissent approcher facilement.  Il y a aussi des anémones de mer, des coquillages splendides, tels ces bénitiers qui ne laissent dépasser que leurs levres vertes striées de jaune et de noir. J'ai l'impression de nager dans un aquarium tropical !



Je circule entre les rochers pendant 1 heure, émerveillé par ce spectacle naturel permanent, poursuivant les plus beaux poissons pour les prendre en photos avec le petit appareil étanche que je tranporte depuis que j'ai quitté la France. Même au bord de l'eau ou il n'y a presque pas de profondeur, ils viennent nager entre mes jambes. Et pour clore le spectacle, le soleil apparait enfin donnant a l'eau turquoise un éclat somptueux. Enfin, je me sens en Polynésie !


Nous barbotons dans notre lagon plus d'1 heure puis, tous ravi, nous revenons a la voiture pour nous diriger vers notre prochaine destination. La voiture es garé a coté d'une palmeraie ou des polynésiens sont arrivés pour faire la récolte. L'un d'entre eux escalade les longs troncs gr‰ce a des d'arceaux de fer crantés attachés a ses pieds, pour aller chercher les noix de coco qui culminent a plus de 20 mtres de haut. Je le regarde faire quelques minutes, prend des photos et nous partons au moment où une petite pluie se met a tomber.


Nous passons la pointe Nord de l'île et redescendons vers le Sud en passant par un belvédre qui offre une belle vue sur les montagnes vertes, noyées sous la végétation luxuriante. Nous longeons une baie et passons sur Huahiné Iti (la petite Huahiné) pour descendre jusqu'ˆ la pointe sud de l'île. La cote est superbe, avec toujours ce lagon permanent a l'eau turquoise,  et ses "motu", des îlots idylliques situés a l'intérieur du lagon, recouverts de palmiers et avec leur plage de sable blanc. On ne peut y accéder qu'en bateau car bien souvent le courant est trop fort mme pour un excellent nageur.

Nous nous arrtons déjeuner au restaurant Chez Tara, une paillote qui donne directement sur la plage déserte. Tl y a juste un catamaran ancré a une centaine de mtres. Nous nous installons a une table sous un palmier, presque les pieds dans l'eau : le rve continue. Les prix des plats sont assez élevés mais soit-disant la cuisine y est bonne. En fait, mon poulet est gras et pas bon, mais les frites sont passables.

Nous resterions bien dans le coin pour quelques jours qui est bien plus beau que celui ou nous sommes actuellement. Nous allons donc visiter un camping qui se trouve a coté. L'endroit est paradisiaque, mais les tarifs le sont moins. A plus de 20 euros/personne la place de camping, et des douches/toilettes plus que rudimentaire, je ne suis pas preneur. Aucun d'entre nous d'ailleurs. Nous essayons bien de négocier un petit peu en comptant sur le fait que le camping est vide mais le propriétaire ne veut rien savoir. Nous repartons déu et allons voir un autre endroit du genre luxueux, mais comme la encore tout est vide, nous espérons un tarif intéressant. Le propriétaire nous réserve un accueil trs sympathique, nous raconte un peu sa vie, mais malgré une grosse réduction, cela reste trop cher pour nous. Dommage ... Malgré cela, il nous permet de profiter de la plage, des transats de l'hotel, et du ponton privé pour plonger.

Nous fonons faire du snorkelling. Dans cette partie du lagon, il y a beaucoup plus de profondeur et de grands bancs de poissons peuvent s'y promener. En tendant les mains et agitant les doigts, il viennent picorer le bout comme si j'effritais de la nourriture. Ce comportement peu farouche montre qu'ils sont souvent nourris par les plongeurs qui veulent sérement les attirer pour les montrer aux touristes. L'eau n'est pas aussi claire que lors de la plongée de ce matin mais ca reste toujours beau et impressionnant.

Au fond de l'eau prs du bord, des concombres de mer jonchet le sable par centaines. Je n'en avais jamais vu avant, et la premire fois, il y a de quoi se poser de drôles de questions a leur sujet. Tels de grosses saucisses marrons, un peu ridés, ils mangent le sable  grâce a des petites tentacules avec des branchies et le recrache de l'autre coté de leur corps, plus blanc qu'avant, débarrassé de toutes les bactéries. Fabuleuse nature qui fait nettoyer le sable en nourrissant ces curieux organismes. Chantal m'apprend que les concombres de mer sont très convoités par les japonais, qui les considrent comme une denrée rare et fine. Il y en avait un écrasé au fond de l'eau, ça ressemble a un gros boyau gélatineux et ensanglanté dedans ... 
Je pars a la poursuite de quelques poissons pour faire des photos, je me repose un peu dans les transats, et nous repartons sur le coup de 17h00. Nous visitons en route une dernière pension hors de prix, au cas ou ... Nous aurions vraiment aimé resté ici quelques jours.

La route traverse des villages qui vivent de la pche et de cultures traditionnelles de fruits et légumes. Les maisons sont toutes des bungalows a base de bambous.

De retour a Fare, nous passons faire les courses au supermarché, nous préparons un d”ner commun, et je vais me coucher a 22h00. La pluie s'est remise a tomber.
Par Ludovic - Publié dans : Polynésie française
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Dimanche 29 janvier 2006
Je me leve a 7h00 pour faire mon sac et j'attend que la personne de la pension Vaihonu viennent me chercher en voiture a 8h00. Un pickp passe a l'heure prévue et malgré le temps pourri, je suis content de déménager pour une chambre au bord de l'océan.

La Pension Vaihonu est un peu a l'écart de Fare, sur un terrain bien aménagé. Le jardin au gazon moelleux donne directement sur la plage. Pas de sable blanc, mais une plage de débris coraliens qui plonge dans une eau cristalline ou l'on peut apercevoir facilement quelques poissons en faisant du snorkelling. Le dortoir et toutes les comodités (cuisines, douches) sont propres et ne coutent que 1650 CFP/jour. Un petit coin de paradis ... sous la pluie !


Il y a déja un jeune couple de francais dans le dortoir, vincent et Cyndia, qui fait aussi un Tour du Monde, puis je rencontre Chantal et Oliver, un couple franco-allemand qui est en vacances dans l'un des bungalow, Il sont plus agés que nous, et super sympas.

Ne pouvant sortir de la pension en raison des trombes d'eau qui tombent, nous passons la matinée, puis le déjeuner a discuter. A 15h00, j'emprunte un des vélos gratuits pour aller en ville et acheter mon ticket de bateau pour aller a l'ile de Raiatea, ds mardi. Le Vaianu, le cargo de marchandise sur lequel je compte embarquer est justement a Fare, en plein chargement de marchandises. Je m'arrete pour regarder mon futur moyen de transport rouillé de partout et je commence a discuter avec un voyageur qui attend sur le quai. Il voulait embarquer maintenant mais on lui a dit que cargo est plein et ne prend plus de passagers. Pourtant, des polynésiens embarquent sous nos yeux...

Je vais au bureau de la compagnie juste a coté, installé dans un container. L'employé m'apprend que je ne peux pas acheter de billet car il n'y a plus de place jusqu'a la semaine prochaine !! Et bien sur, les billets ne sont pas vendu a l'avance. Les ennuis commencent ... Il faut que je vienne faire la queue le jour de l'arrivée du cargo, quelques heures avant le départ. Mais comment peut-il déja savoir que le bateau est plein alors ? Il y a un truc qui m'échappe.

Il y a un autre cargo qui part le landemain a 3h00, ce qui signifie qu'il faut que je me pointe au port des 23h00, sans garantie de pouvoir embarquer. Ca me gonfle ...  Si c'est comme ca a chaque ile, je ne suis pas pret de revenir pour le 11 février a Papeete, car j'ai 3 iles a traverser pour atteindre Maupiti et 4 pour revenir. A méditer.

Je rentre a la pension car la pluie se remet a tomber et je retrouve Vincent, Cyndia,Oliver et Chantal. Nous sommes tous décidé a ne pas passer une autre journée a ne rien faire et nous décidons de louer une voiture demain pour faire le tour de Huahiné.

Je vais faire un peu de snorkelling sous la pluie avant que la nuit tombe. Malgré les conditions, l'eau est incroyablement claire et les récifs regorgent de  de poissons. Il y a aussi beaucoup de courant, qui rend l'observation du récif difficile, notament au niveau d'une "passe", un couloir dans la roche ou l'eau du lagon s'écoule vers l'océan. J'arrete au bout de 20 minutes.

Je rejoins le clan des francais pour le diner, et nous allons nous coucher vers 22h00.
Par Ludovic - Publié dans : Polynésie française
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 28 janvier 2006
Je quitte silencieusement la pension Te Miti a 6h00 pour aller prendre le bateau pour Huahiné En descendant le chemin vers la route principale, je croise le couple de retraités français qui repart en France et qui attend des amis qui doivent les emmener à l'aéroport. Moi, j'attend avec une tahitienne le bus qui va en ville. Le premier s'arrète mais ne prend personne car il est soit-disant "plein". Le chauffeur n'a vraisemblablement jamais vu un bus bondé a Paris aux heures de pointe... Si le suivant fait pareil, ca va etre chaud pour avoir mon bateau a temps. Je decide de tenter l'auto-stop. Une voiture s'arrete à 500 m de moi. La tahitienne me dit : "c'est pour toi, vas-y !" J'ai plutot l'impression qu'il s'est garé juste pour rentrer chez lui, mais j'y vais quand meme, et ... j'avais raison. La voiture est vide. Heureusement, un 2ème bus arrive et a 7h15, je suis a Papeete.

J'ai juste le temps de retirer de l'argent au distributeur automatique, d'aller 10 minutes sur Internet pour prévenir ma famille de mon itinéraire, et je me dirige sous la pluie vers l'Aremiti 4, un ferry-catamaran qui semble comme neuf. Vu le temps qu'il fait, personne ne va dans les iles, et nous sommes a peine une vingtaine de passager dans le bateau.
La traversée dure 3 heures, sur une mer un peu agitée. Je gère assez bien le mal de mer, bien que vers la moitié du trajet, j'ai eu un gros coup de chaud.
Vers 11h00, nous approchons de Huahiné. L'Aremiti 4 longe un récif qui entoure l'île, puis s'engouffre dans une passe pour atteindre le quai de Fare, principale village de l'île. Je débarque sur le port qui est le centre-ville, dans ce qui ressemble a un petit paradis.

Je m'installe à la pension Chez Gynette, une institution parmi les backpackers du coin, a 100 metres du port. Je me demande bien pourquoi ? Au bout d'uh couloir sombre, le dortoir est une vaste pièce d'une dizaine de lits superposés, séparée de la cuisine/cantine par un rideau. Les toilettes-douches sont rudimentaires, et le prix pour une place en dortoir est exhorbitant (2000 CFP/nuit soit 17 euros) par rapport a la qualité de l'endroit. Bref, je n'aime cette pension.

Je pose mon sac ici pour cette nuit et je pars aussitôt a la recherche d'une autre pension pour le reste de la semaine. J'ai une adresse un peu éloignée de Fare mais qui se situe en bord e mer. Je tourne en rond pendant 1 heure mais je ne la trouve pas. Je rentre agacé, je vais faire les courses au supermarché ou je suis agréablement surpris par la qualité de l'achalandage. On est quand meme au milieu de nulle part ici ! Et le comble, je trouve une connexion Internet moins chère qu'a Papeete : 900 CFP pour 1 heure tout de même.

Dans la cuisine de Chez Gynette, je rencontre un couple d'américains qui est venu jusqu'en Polynésie en travaillant sur un voilier. Nous discutons un peu mais pas de feeling qui passe. Je trouve un guide de voyage qui explique précisement ou se trouve la pension que je cherchais quelques heures auparavant, et qui me confirme que c'est un endroit charmant. J'y retourne donc, et réserve une place en dortoir pour la nuit prochaine. La pluie se met a tomber donc je reste a l'abris la-bas en discutant avec un couple de retraités qui part a l'aéroport dans 1 heure. Mais comme la pluie ne cese pas, le propriétaire de la pension propose de les emmener en voiture a l'aéroport et de me déposer a Fare ensuite.

Je rentre chez Gynette et me replonge dans la lecture des horaires des bateaux entre les îles pour essayer d'organiser un trajet jusqu'a l'atoll de Maupiti. Les bateaux ne sont tellement pas coordonnés entre eux que ca va être la galère pour revenir a temps a Papeete pour prendre mon avion vers la Nouvelle-Zélande. Je ne suis pas très chaud pour prendre ce risque.
Je me fais des crèpes au fromage avec du riz pour le diner, et je vais me coucher tôt.
Par Ludovic - Publié dans : Polynésie française
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 27 janvier 2006
Je me suis encore réveillé très tot a cause du décalage horaire et je me lève a 6h00 pour aller lire dans le salon, en attendant le petit-déjeuner. Le temps est couvert ce matin, et ca n'a pas l'air d'aller en s'améliorant. comme hier, les hotes se retrouvent autours de la table et ca papote a tout va, dans la bonne humeur.
Le jeune couple d'anglais arrive et demande a Fred les tarifs pour louer une voiture aujourd'hui. Moi, je pensais prendre un scooter ,mais une voiture reviendrait moins chère si on la louait a 3. Je les branche sur cette option, ils n'ont pas l'air décidé, mais ils reviennent me voir un peu plus tard pour me demander si je suis toujours interessé. Fred nous emmène donc l'agence de location a 2 kilomètres d'ici. Il y n'y plus de voitures Classe Economique car nous nous y prennons un peu au dernier moment donc nous obtenons une Renault Clio avec la climatisation pour 7000 CFP les 24h00 (58 euros). Je paye avec ma carte bancaire Visa Premier car cela me fait une assurance supplémentaire en cas de problème.

Je prend le volant et a 10h00, nous voila sur les routes de Tahiti. Nous traversons Papeete ou nous nous perdons, et nous faisons un premier arret peu apres la ville sur un promontoire avec une vue panoramique sur la baie et les plages de sable noir en contrebas. A l'évocation du nom de Tahiti, les gens s'imaginent des longues plages de sable blanc idylliques bordées de palmier, et a l'eau cristalline. Les palmiers sont bien la, l'eau est passable, mais le sable est noir, dû a la composition volcanique de l'ile. En fait, toute la cote est un récif et les seules plages de sable blanc sont artificielles, crées par quelques hotels de luxe pour leur clients richissimes. Adieux clichés paradisiaques !


Nous prenons une petite route qui descend a pic sur la plage de sable noir sur laquelle se trouve un restaurant-bar. Je n'ai pas pris de bouteille en plastique avec moi pour récupérer un échantillon de sable, doncje vias demaner au barman s'il n'a aps une bouteille vide a ma donner. Il me répond " Non, je ne suis pas habitué a vendre de l'eau ici ...", donc je lui en achète une que je vide. Et voila 500 grammes de plus a porter pendant quelques mois !


Nous repartons au bout de 5 minutes et continuons de longer la côte Nord qui est assez développée. Nous faisons un arret au supermarché pour acheter de quoi se faire des sandwichs (pain, salami, ananas) car nous sommes parti sans vraiment rien prévoir.

L'arrêt suivant s'appelle le Trou du soufleur, décrit dans les brochures et guides touristiques comme une sorte de geyser crachant de l'eau de mer. Dans un tournant de la route, un petit parking a été aménagé pour permettre de s'arréter comme s'il y avait une attraction majeure. En fait, il s'agit de bien moins que ca : c'est un simple phénomène ou les vagues qui se cassent sur la cote s'engouffrent dans un tube sous-marin dont l'extrémité ressort a l'air libre et expulse bruyament de l'air. 1 minute a consacrer a cette "merveille" de la nature, pas plus ... En plus la pluie se met a tomber violamment. Ca fait vraiment chier ! Au moins je suis a l'abris dans la voiture. Si j'avais été en scooter dans cette situation, je pense que je me serais légérement énervé ...

Nous continuons notre exploration de l'ile sous un déluge. Ca ne nous empeche pas de croiser des enfants allant faire du body-board. Il y a de nombreuses petites maisons typiques, des églises, tout le long de la route. Dés que l'on s'écarte un peu de cette route, la végétation tropicale reprend ses droits et l'on se heurte a une montagne aux parois bien raides. A midi, nous passons de Tahiti Nui (la grande Tahiti) a Tahiti Iti (la petite Tahiti) car l'ile est en fait composée de 2 iles distinctes reliées par un étroit cordon de terre. De ce coté, il s'est arrêté de pleuvoir car la montagne fait obstruction aux nuages. La route passe parfois a 2 mètres de l'eau du lagon, je pourrai presque conduire dedans !

La route s'arrête a Teahupoo, un village endormi, qui est pourtant mondialement connu... de la communauté des surfeurs uniquement ! Les plus grosses vagues du monde déferlent a 500 metres de là, derriere la barriere de récif. Aujourd'hui, c'est  calme, les filets de pêcheur sont suspendus aux arbres, les pirogues locales sont sur la plage, et personne dans les environs.


Nous garons la voiture, prenons la nourriture avec nous et marchons le long de la plage pour atteindre un coin de gazon ou nous nous installons pour manger. Je n'ai pas gand chose a leur dire a ces 2 anglais depuis ce matin, il n'y a pas de feeling particulier entre nous, donc je mange en appréciant juste l'endroit. Je vais dans l'eau jusqu'au genoux, histoire de dire que je me suis "baigné" aujourd'hui. Des petits poissons me tournent autours comme si j'étais bon a manger et qu'ils allaient attaquer dans quelques secondes.

Nous revenons a la voiture au bout d'une heure, et je traine un peu en route pour prendre des photos, sans réelle conviction, des maisons en bord de mer et des environs pour me rappeler plus tard a quoi ca ressemble ici. Ca correspond tout de meme plus a la vie polynésienne réelle que ce que j'ai vu hier a Papeete.



Edward prend le volant et nous partons pour la côte Nord de Tahiti Iti, pour y chercher une petite route qui monte sur le plateau de Taravao. De la haut, nous devrions avoir une vue magnifique sur l'ile. Nous nous trompons de chemin et empruntons une route qui se transforme rapidement en piste cahoteuse et boueuse, sur laquelle se succèdent des plantations et des cabanes.


Dans le doute, je demande a une tahitienne la bonne direction et nous faisons demi-tour. La vraie route est goudronnée et monte a travers des champs verdoyants. La vue est effectivement très belle, mais loin de ce que ca pourrait être s'il y avait un peu de soleil, et un ciel bleu. Les couleurs turquoises et éméraudes du lagon qui entoure Tahiti sont a peine perceptibles, et une couche de brume rend le paysage fantomatique. La pluie nous fait repartir rapidement vers la pension.


De retour a Te Miti, je retrouve les autres qui n'ont pas bougé de la journée a cuase du mauvais temps. Christelle a préparé 2 pizzas qui tombent a pic. Je vais prendre une douche et je reviens discuter avec eux. A 20h00, Edward et Sarah ré-apparaissent a leur tour et nous profitons de la voiture pour aller a un spectacle de danse tahitienne qui a lieu a l'Hotel Meridien. L'entrée est gratuite même pour les personnes qui ne sont pas clientes de l'hotel. Le spectacle a lieu dans la salle de diner ou un espace a été aménagé. Je me mets a la ballustrade du bar qui se trouve en hauteur et permet d'avoir une vue d'ensemble.
A 20h30, un groupe de 10 danseuses en tenue traditionnelle polynésienne (soutien-gorge en demi-noix de coco et paréo en feuilles de palmier) arrivent sur la piste de danse.


Des danseurs les rejoignent aussi, et ensemble, ils executent diverses chorégraphies avec des costumes diférents. Ca va de la danse lente et tres sensuelle ou elles se déhanchent et ondulent sur des airs de ukulélé, a la danse très rythmée ou elles courent partout et agitent leurs hanches a toute vitesse.



Les danseurs ne sont pas en reste avec des démonstrations de lance enflammée, des acrobaties, et des danses guerrières.


A la fin du spectacle, les spectateurs peuvent se faire prendre en photo avec les danseuses, et je ne loupe pas l'occasion.
Par Ludovic - Publié dans : Polynésie française
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 26 janvier 2006
Je me réveille a 4h00 à cause du décalage horaire, impossible de me rendormir. J'attend 7h00 pour me lever, et comme les bébés-tortues qui sortent de leur oeuf, mon premier reflexe est d'aller vers la mer. Je découvre de jour ou je suis : la maison est un peu en bordel. Elle se trouve dans un chemin non-pâvé ou s'alignent les résidences perdues dans la végétation tropicale. Derriere moi, il y a une montagne abrupte entièrement recouverte de cette meme végétation tres dense.


Je descends le chemin jusqu'a la route principale qui longe la cote. Une fille inintérompue de voitures avance lentement en direction de Papeete. Ici, les gens commencent a travailler tot, mais ils partent tot aussi, vers 16h00. Je longe la route jusqu'a un petit passage qui débouche sur l'océan. Devant moi, une mer parfaitement calme, bordée au loin par une barriere de récifs sur lesquels se cassent les vaguent. Je peux distinguer au loin Moorea, une ile a la silouhette montagneuse dont les pics sont noyés dans un grand nuage qui stagne au-dessus d'elle tel un OVNI. L'air est déjà chaud, je pourrai aller me baigner. Ca y'est, je suis a Tahiti !


Je reste 10 minutes a profiter de la sérénité du matin, puis je retourne a la pension. il y a un guide Lonely Planet sur la Polynésie qui traine sur une table et je commence a étudier les choses a faire et a voir ici. Le petit-déjeuner est servi a 8h00 dans le patio de la pension. Les invités arrivent petit a petit, des français, des allemands, des anglais, souvent des habitués de la pension. Ils reviennent ici pour la 3eme et 4 eme fois !
Fred et sa femme christelle se joignent a nous et l'ambiance est très bon enfant. Fred a toujours des histoires a raconter et est toujours pret a rendre service. C'est Roxane, une lectrice du blog qui m'a filé l'adresse de la Pension Té Miti car elle y a séjourné il y a quelques mois. D'ailleurs Fred se souvient bien d'elle.Je mange une baguette de pain frais avec du beurre et de la confiture pour la première fois depuis 8 mois. Un régal !

Je m'apprette a partir pour Papeete et je range un peu mon sac avant. J'ai le sentiment qu'il me manque quelque chose ... Mon maillot de bain !! J'ai oublié mon maillot de bain a l'Ile de Paques ! Je l'avais mis a sécher sur un fil, mais Janet m'a tellement pressé pour partir a l'aéroport que je l'ai completement oublié. Quel con ! Je dois bien etre le seul gars sur Terre a partir en Polynésie sans un maillot de bain dans ses bagages ! Après la perte de la batterie de rechange pour mon appareil photo et du capuchon de protection de l'objectif, ca commence a me couter cher cette petite escapade a l'Ile de Paques.

Je pars a 9h00 en prenant un bus (200 CFP) qui passe toute les 10 minutes et met 15 minutes pour atteindre le centre-ville de Papeete quand la circulation n'est pas trop importante.

La ville n'a pas beaucoup de charme. Les rues sont envahies de magasins modernes, beacoups de fripes et de gadgets "made in China". Je passe a l'Office du Tourisme pour avoir la liste des bateaux faisant la navette entre les îles de l'Archipel de la Société, ainsi que la liste des pensions sur chacune d'entre elle. Moorea, Huahiné, Bora-bora, Raiatea, Maupiti, des noms qui font rêver. Je vais ensuite au port pour avoir plus d'informations sur les ferries. L'Aremiti 4 pour Huahiné ne part que Samedi, ce qui me fait 1 journée d'attente supplémentaire sur Tahiti.

Je vais acheter une carte téléphonique, puis je cherche une connexion internet. Quand je vois les tarifs, j'hallucine : ca coute 1000 CFP/heure soit plus 8 euros ! Ca devient ridicule ... Ca coute moins cher d'envoyer une carte postale ! La gravure d'un CD de photos coute 1000 CFP aussi, une canette de Coca-Cola coute 250 FCP (2 euros).

La bonne nouvelle de la journée, c'est que je trouve une borne internet gratuite. Le bureau du fournisseur d'accès internet local met a disposition 2 ordinateurs a l'accueil. Je squatte 1 heure, le temps de lire mes emails, puis je vais m'acheter un sandwich et je m'installe sur un parterre de gazon en face de la mer.

J'en profite pour étudier mon parcours en fonction des connexions maritimes entre les iles. Pour arriver a faire 3 ou 4 iles en 2 semaines, ca va être la galère. Les horaires sont assez farfelus (départ a 2h00) et rien ne s'enchainent vraiment bien.

Et bien sur, il faut que je me rachète un maillot de bain. Trouver un truc sobre au royaume des surfeurs n'est pas une mission aisée, mais apres avoir tourné en rond pendant 1 heure, je fais enfin un achat qui me satisfait a peu pres, si ce n'est son prix exhorbitant. Ca coute cher d'etre étourdi en voyage ...
Je fais aussi des photocopies du Lonely Planet, je me promène encore un peu et je rentre en bus a la pension. Je mets plus d'1 heure a cause des embouteillages.

Je vais a la plage juste a coté pour faire des photos du coucher de soleil mais les nuages gachent un peu le spectacle.


La plage n'est pas très propre, il y a des chiens errants qui font leur besoins partout dessus, ce qui n'empeche pas quelques locaux de se baigner. Il est tard la nuit est tombée, je n'ai pas acheté de nourrriture pour cuisiner a la pension, et il n'y a pas de restaurant dans les environs. Je vais donc voir dans une "roulotte", sorte de boui-boui ambulant tres populaire ici, si je peux me mettre quelques chose sous la dent. Je tombe sur un couple de chiliens qui fait des empanadas monstrueux pour pas cher et je me régale.
Par Ludovic - Publié dans : Polynésie française
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Mon récit dans ce pays vous a donné envie d'y aller ?

Tant mieux, c'est ma plus grande satisfaction !
Pour trouver votre billet d'avion, ou votre chambre d'hôtel, je vous conseille d'utiliser Illico Travel, le comparateur le plus efficace pour trouver les meilleurs tarifs du marché.

En utilisant Illico Travel depuis ce blog, vous me permettrez aussi de gagner quelques centimes d'euros pour continuer à voyager, et vous offrir d'autres récits et photographies pour le plus grand plaisir de la communauté des voyageurs. Merci d'avance !

Ludovic


Besoin d'argent pour voyager ?

Vous rêvez de voyager davantage mais hésitez à cause de la crise?
Et si on vous remboursait vos loyers d'appartement ou vos mensualités pendant votre
absence ?

Découvrez PariSharing en cliquant ici

Ou inscrivez-vous ici

Recherche

Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus