Lundi 8 février 1999
J'ai super bien dormi. Il pleut ce matin mais ca ne dure pas. Dès 8h30, le soleil reprend sa place, par contre, pour la chaleur, c'est pas encore ça alors que nous sommes aux portes du désert du Rajasthan.
Un chasseur militaire survole la ville à basse altitude. hier j'avais repéré un radarmilitaire au loin. puis c'est un hélicoptère qui passe au dessus du fort. Il y a beaucoupd e manoeuvres militaure dnas la région en raisonde la proximité de la frontière pakistanaise. C'est un coin très chaud en ce moment ...
Je prend un rickshaw vers 11h00 pour aller au Palais du Maharaja de Jodhpur que l'on aperçoit au loin depuis la terrasse de l'Hôtel. L'architecture s'inspire du Taj Mahal, sauf que la pierre est rose. Autours, c'est un désert de pierres rouges avec de petits arbres aux longues épines.
L'entrée coute 40 rps. A l'intérieur, ce n'est qu'une exposition de plans de construction, d'armes, de meubles et de vaiselles. C'est joli, mais sans plus. Je comptais déjeuner dans le très bon restaurant qui se trouve dans le palais, mais tout seul, ça ne me branche pas beaucoup.
Je rentre à l'hôtel me régaler de tomates farcies, de frites (1 mois que j'en ai pas mangé, miam!), avec un pur jus d'orange et un délicieux nan fromage.

Comme je n'ai rien prévu cet après-midi, je vais me ballader dans le bazar, en quête de photos typiques ou insolites. Les bazars sont des lieux idéaux pour ça, car on plonge dans la vraie vie indienne. Le quartier est lin d'être un "bazar", contrairement au marché ou c'est l'anarchie totale. C'est en réalité très organisé : chaque rue à sa spécialité. La rue des étoffes, les rue des chaussures, les céréales, les métaux, etc. Ma préférez est la rue des épices à cause des couleurs bigarées sur les étalages et des odeurs. Il y règne une atmosphère unique, dommage qu'il fasse trop sombre pour prendre des photos.

Pendant que je marche, je réfléchi à la manière de me faire moins harceler dans la rue, et je trouve une manière originale. quand un indien me demande d'uo je viens, je lui répond "Deutschland", et il s'en va sans poser d'autres questions ! Ca ne m'étonne pas. L'allemand est tellement compliqué et difficile à prononcer pour eux, qu'ils préfèrent laisse tomber tout de suite. Mon stratégème se vérifie plusieurs fois en 30 mn. Il fallait y penser !

De retour à l'hôtel, je discute avec 2 israéliens sur la terrasse. Ils voyagent maintenant car, comme moi, ils viennent de finir leur service militaire. A une différence près, le leur a duré 3 ans !!! Les femmes doivent aussi le faire, en 2 ans seulement ... Je me sens très chanceux tout d'un coup avec mes 3 mois.

Je vais payer ma chambre et je me dirige à pied vers le point de départ du bus. C'est assez loin et il n'y a rien à manger dans le coin. Par contre, il y a un mariage qui se déroule sous quelques tentes dréss dans un enclos en fasse de mon arrêt de bus poussiéreux. Comme c'est romantique ... Les jeunes qui sortent de temps en temps des tentes viennent discuter avec moi et me proposent de venir manger, mais comme j'ai déjà diner, je refuse poliment. Surtout, j'ai peur de louper mon bus. Après coup je regrette, car ça aurait pu être une bonne expérience. Pas grave, j'en aurai d'autres...
par Ludovic publié dans : Inde 1999
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Dimanche 7 février 1999
J'arrive à Jodhpur, la ville bleu à 5h00. Le premier hôtel que j'ai choisi dans le Lonely Planet est plein et les autres n'ont pas l'air très engageants. Je fais donc confiance à mon rickshaw qui m'emmène dans une guest house située au pied du fort, attraction majeure de cette étape.
La chambre qui me plait le plus sera libre à 6h00 donc j'attend en lisant leur guest book. Il y en a 2 tomes remplis de compliments sur l'accueil chaleureux de la famille. Je crois que je suis tombé sur un sacré bon plan. Une vieille femme m'apporte un thé, puis dès que la chambre est prête, je fais une lessive et je me couche jusqu'à 9h00. Petit déjeuner sur le toit-terrasse de l'hôtel. Le ciel est nuageux mais ca se lève rapidement.

Je pars en direction de la citadelle dont l'imposante masse tronant sur un gros rocher rouge semble menacer la ville. De nombreux grands rapaces survolent en cercle la citadelle renforçant son air inquiétant. Même à 200 mêtres, je suis encore trop près pour pouvoir prendre une photo d'ensemble tellement elle est immense. Je marche donc jusqu'au mémorial de marbre blanc du Maharaja Jaswant Sing II à 1 km de là. Le monument est peu intéressant, surtout après avoir vu le temple de Dilwara. Je prend donc une photo de la citadelle, puis monte dans le fort.
L'entrée coute 50 rps + 50 rps pour le permis de prendre des photos, mais ca vaut le coup. Sur la paroie, subsiste encore des traces de boulets. Le panorama depuis la muraille est magnifique. La ville entière est peinte en bleu ciel mais on ne peut s'en rendre vraiment compte qu'une fois en hauteur. L'animation de la ville, la musique, monte jusqu'en haut de la muraille, à plus de 125 mètres d'altitude. Une magifique collection de canons est alignée le long du rempart situé du coté du centre-ville. Alors que je fais une pause, 2 indiens viennent me voir. Comme d'habitude, ils veulent des pièces de monnaie française, un stylo ou mon adresse pour qu'on s'écrive. Si je prennais toutes les adresses qu'on veut me donner, j'aurai de l'écriture jusqu'à la fin de mes jours !
L'intérieur du palais est pas mal, mais ca fait pâle figure à coté du luxueux City Palace d'Udaipur.C'est le problème une fois que l'on a vu ce qu'il y avait de mieux, le reste parait bien fade.

Je redescends en ville pour chercher le Agra sweet Home qui parait-il fait de délicieux lassis et d'autres spécialités sucrées. J'ai du mal à le trouver. Je pensais que c'était un restaurant de bonne taille et je me retrouve devant un petit magasin à l'aspect douteux. Mais bon, 2 autres touristes arrivent alors il n'y a plus de doutes, c'est bien là. Le lassi est effectivement spécial mais délicieux. Je goute aussi une sorte de gateau imbibé de sirop et trop sucré.

Je prend ensuite la direction de l'hôtel en passant par le marché. Il y a plein de choses interessantes à voir mais je n'ai pas trop le temps car je dois appeler mes parents en France. Dîner à la guest house, fin de la lessive, cartes postales, et au lit !
par Ludovic publié dans : Inde 1999
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Samedi 6 février 1999
Dès 6h00, c'est le bordel ! La musique, les gens qui parlent fort, ca m'épuise ... L'Inde est un pays vraiment bruyant, et il faut prendre en compte ce facteur fatiguant pour le voyageur.
Le programme aujourd'hui est la visite du musée de l'Université Brahma Kumaris, l'un des plus grand centre spirituel du monde. J'espère pouvoir y faire un cours de méditation. Le musée commence avec un show laser dans une petite salle. Après avoir décrit les casues de smalheurs de notre société et les remèdes possibles, on passe à la pratique. Une petite étoile apparait sur l'écran géant. La voix-off explique que c'est moi, sous forme d'énergie. D'autres étoiles apparaissent pour symboliser les autres personnes de la salle (alors que je suis tout seul), puis une plus grosse que les autres. C'est Dieu qui m'illumine de ses rayons laser, et il y en a un qui attérit pile poil sur mon front ! C'est sacrément bien foutu leur show. La voix demande de fermer les yeux, de se relaxer, d'oublier ... Ca dure 5 mn, brutalement intérrompus par un indien qui entre et allume la lumière. Fin du show, tous le monde dehors ! C'est vraiment space ce coté "secte" mais bon ... intéressant à voir tout de même.
Le reste du musée consiste en une représentation de la philosophie Brahma Kumaris sous forme de maquettes, schémas, bidulles illuminés, d'automates. La première reflexion qui me vient à l'esprit est "il y en a pour un paquet de fric avec tous ces trucs !" Ca doit être subventionné par les généreux donateurs, ou plutôt les généreux couillons ! Car "l'ordre religieux Bramah Kumaris" est répertorié comme une secte dans le monde entier, avec plus de 600 000 adhérents quand même ! A la sortie, il y a tout un étalage de livre spirituels et philosophiques à vendre pour des prix exhorbitants.

De retour dehors, je me prend une glace vanille /chocolat sur les bords du lac. Et pour une fois, elle est énorme. J'ai l'impression que les indiens ont des problèmes de jugement sur les proportions de la nourriture : soit c'est énorme, soit il n'y a presque rien. Je vais déjeuner en prenant un cheeseburger végétarien.
Cet après-midi va être difficile à occuper en attendant l'heure du départ. Je me ballade autours du lac, m'installe au soleil pour lire, pendant 3 heures. Au sommet du rocher où je me suis installé, dors une vieille femme qui vend de l'eau citronée. Comment peut-elle espérer avoir des clients ici ...

La diarhée revient à cause des glaces et de retour en ville, je dois me précipiter dans les toilettes publiques. A peine sorti et j'y retourne aussitôt. Je retourne à mon hôtel, et hop, juste le temps d'arriver au WC !Et là, j'ai plus de papier... Bon bin, David, désolé pour ton livre, mais les pages du sommaire vont y passer...

Je récupère mon sac, prend mes médicaments et vais me poser dans un restaurant mitoyen de l'agence, d'où part le bus. J'espère que mon estomac va tenir le coup pour le voyage. Le bus arrive, comme toujours 2 fois plus pourri que sur la photo du prospectus. J'embarque, et la descente de Mont Abu à toute allure commence. Mainteant j'ai 2 bonnes raisons de faire dans mon froc. Je fais le signe de croix (la première depuis ma communion) au cas ou la protection de ma bonne étoile n'est pas suffisante. 1 heure plus tard, je suis sain et sauf dans la vallée. Je vais pouvoir essayer de dormir au fond du bus.
par Ludovic publié dans : Inde 1999
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 5 février 1999
  Ce fut la nuit la plus froide depuis mon arrivée en Inde. 5 degrés maximum.
A 8h00, un gars frappe à ma porte pour me proposer des sceaux d'eau chaude pour me laver, car ici, il n'y a que l'eau froide courante. Ca coûte 5 rps par sceau, et j'en prend 2.
En attendant l'ouverture de la banque pour 10h00, je regarde mon nouvelle itinéraire : je ne vais plus dans le Nord, donc je vais me concentrer sur le Rajasthan. Je ne vais plus à Delhi et à la place, je vais essayer d'aller dans une réserve naturelle pour voir des tigres ou d'autres animaux sauvages locaux. De toute façon, il y aura encore certainement des changements.

Je vais à la banque et retire 7000 rps avec ma carte visa. Ca coute 100 rp + 1% de commission sur le montant du retrait. L'opération durant 30 mn, je vais faire un tour à la poste en attendant. Je me débarrasse enfin de cette corvée du courrier puis retourne rétourne chercher mon argent. Ca va beaucoup mieux tout d'un coup !

Je vais acheter mon billet de bus pour Jodhpur, je prend mon petit déjeuner, j'achète un long foulard pour me protéger la gorge, puis je prend enfin le taxi pour le Temple de Dilwara.
Je pensais qu'il était isolé au sommet d'une montagne, alors qu'enf ait, il est assez proche de la ville, et il y a pas mal de maison autours, sans compter les échoppes à touristes. Devant l'entrée, il faut enlever ses chaussures, mais aussi ma ceinture car les objets en cuir (vaches sacrés obligent) sont interdits dans l'enceinte du temple. Je laisse mon sac à dos avec mon appareil photo à la consigne. J'entre ... et je suis stupéfait ! Les temples sont entièrement fait de pur marbre blanc, avec des colonnes, des alcoves, et même des plafonds sculptés, le tout d'une finesse incroyable. Des milliers de figurines de toute taille, des statues ornent le moindre recoins de chaque temple. Je reste béa d'admiration. Combien de personnes et combien de temps a t-il fallu pour faire ça ? 5000 ouvriers et sculpteurs pendant 14 ans. Seules des photos sont capables de faire comprendre la beauté de l'endroit. Je reste ici 2 heures et revient 2 fois à chaque endroit pour être sur de ne rien oublier. Un guide anglais fait le tour et je m'incruste un moment pour avoir quelques explications. Je pensais revenir ce soir pour prendre discretement des photos mais j'en trouve des superbes à vendre dès la sortie pour 120 rps. Je les obtiens à 100 rps les 12.

Comme il commence à faire bon, je redescends à pied jusqu'au centre ville pour aller manger. Je choisi un truc qui ressemble à un fast-food indien indiqué dans le Lonely Planet pour ses prix peu élevés. Au final, ce que je pensais être un plat consistant se révèle être une purée de flageolet avec un morceaux de brioche. Je mange énervé, puis je pars pour le temple de Ganesh à 33 km de là, en faisant le tour du lac. Tout de suite ça me calme.

Le temple est d'architecture Jaïn, en marbre blanc, pas très grand. Je me promène d'abord dans les environs du temple car c'est pleins de sentiers qui mènent au bord de la montage avec un panorama superbe sur la vallée. Puis j'entre dans le temple en oubliant d'enlever mes chaussures. Un vieu barbu m'engueule et me fait faire demi-tour illico presto.

De retour en ville , je craque à nouveau pour une glace, au chocolat cette fois, car c'est une saveur qui me manque. Puis je dine dans un boui-boui ou l'assiette de riz massala est énorme. Toujours trop épicées pour moi... Comment peuvent-ils faire la différence entre les gouts des ingrédient si ca pique toujours autant ? La bouteille de Limca qui m'est servie est recouverte de crasse mais ils me la serve quand même. Je n'ose pas voir ou est stockée la nourriture.

Je retourne rapidement à l'hôtel. Je voudrais faire peindre mon carnet de bord mais il faut arracher d'abord le plastique de la couverture. Je m'en occupe en 30 mn , et je n'ai plus qu'à trouver l'artiste pour me faire une oeuvre d'art. j'ai encore 40 jours pour ça.
par Ludovic publié dans : Inde 1999
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 4 février 1999
Je règle la note de la Guest House et quitte un peu à contre-coeur ce charmant endroit en remerciant chaleureusement le propriétaire pour son accueil.

Je prend le rickshaw pour le point de départ du bus et là, une nouvelle surprise (que serait l'Inde sans ses fameuses"surprises"?) m'attend. Le bus de luxe (c'est à dire le bus normal pour nous occidentaux) s'est transformé en mini-bus pas de luxe du tout ! Je m'assure que je ne me trompe pas avant de m'énerver contre le représentant de la compagnie de transport mais je connais déjà au font de moi ma future réaction : je râle ! D'autres voyageurs se sont fait bluffer mais pour plus cher que moi. Finalement, on nous envoi dans un autre bus mais ce n'est pas encore ce à quoi j'aspire au niveau du confort pour un trajet de 6 heures. De toute façon, je n'ai pas le choix et surtout, je n'ai plus de temps à perdre avec ce genre de connerie, alors j'embarque. On me demande 2 rps de plus pour mettre mes bagages dans le coffre mais je les envoie se faire foutre.

Dans le bus, je me retrouve à coté d'un français, la quarantaine, qui semble blasé de ce genre d'incident. Moi aussi, ça commence ... La route est vraiment mauvaise mais le paysage est joli. Ca devient surtout interessant dans les montagnes. Les arbres aux abords de la route sont envahis d'adorables petits singes blancs avec un ventre noir. Quelques kilomètres avant Mont Abu, des panneaux publicitaires pour les hôtels envahissent le parcours. Il y a le Hilltone et le Sheratone. Dasn le genre plagiat, j'ai rarement vu aussi fort. Si les chaines américaines voyaient ça, elles hallucineraient ! Le bus s'arrête à une sorte de douane et on nous annonce qu'il faut payer 5 rps par passager pour avoir le droit d'entrer à Mont Abu. Qu'est ce que c'est que ce délire ? C'est désolant ... Je trouve rapidement un hôtel et réussi à obtenir une chambre pour 80 rps. Il ne me reste plus que 200 rps. Vite, à la banque ! Il est seulement 15h00 et elle est ouverte mais sans vraiment être ouverte car pour les retraits avec la carte Visa, ce n'est possible qu'à partir de demain. Je n'ai encore jamais retiré avec ma carte bleue alors je prie pour que ça marche. Je peux encore tenir financièrement juqu'à demain mais après, je suis dans la merde.

Je vais ensuite me renseigner sur les horaires de bus pour Jaisalmer mais il n'y a pas de bus direct pour cette destination. Seulement pour Jodhpur et Jaîpur. Et Merde! Je vais louper Paul car je suis obligé d'après mon itinéraire d'aller voir d'abord Jodhpur alors que c'était l'inverse dans mes plans. Pourvu qu'il reste plus de 3 jours à Jaisalmer et on arrivera au moins à se croiser pour se fixer un nouveau rendez-vous ailleurs.

Il ne me reste plus pour aujourd'hui qu'à me promener alors je prend la direction du lac. C'est un endroit vraiment paisible (surtout quand ce problème d'argent sera réglé) avec ces montagnes environnantes (Mont Abu se trouve à plus de 1600 mètres d'altitude) et ses ... palmiers ! La marche en montagne et l'escalade, c'est idéal pour me défouler. ça doit venir de ce désir en moi de vouloir toujours aller plus loin, plus haut. Le panoama est magnfique, comme toujours en maontagne. devant moi, une plaine s'étend à perte de vue, estompée par la pousière omniprésente qui flotte dans l'air du Rajhastan. je me met au sommet, au bord du vide et j'écris les cartes postales qui me restent. ç'est vraiment reposant de se retrouver loin du tumulte traditonnel des villes indiennes. Je comprend mieux pourquoi Mont Abu est un haut lieu de pélerinage et de spiritualité. Sur la montagne en face qui forme un dôme lisse, se trouve un groupe de personnes toutes habillées de la même manière. Surement des moines ou des étudiant de l'université sprituelle Brama Kumaris. Je vais les voir. Celui qui porte un bonnet me dit : "Come my brother and seat down with us". C'est ce que je fais pendant 10 minutes en discutant avec eux, pour ensuite repartir pour le temple Jain qui se trouve plus loin. Malheureusement, il n'est pas ouvert aux étrangers alors je retourne avec les moines. Il y a parmi eux des étrangers qui sont venus d'Australie et d'Amérique Latine pour étudier leur enseignement. Je reste jusqu'au coucher de soleil. Il est différent de ceux que j'ai vu jusqu'a maintenant : le soleil ne disparait pas derrière l'horizon comme d'habitude mais plûtot dans une la brume. Il passe par toutes les couleurs, de l'orange vif au brun le plus foncé jusqu'à devenir noir et disparaitre complètement. dès que le spectacle est fini, les moines repartent et je fais de même en marche accélérée car il commence à faire vraiment froid.

Dès que j'ai mon argent, je vais aller acheter une écharpe ou un foulard pour les soirées comme celle-ci. Plus il fait sombre et plus la ville se remplit de monde. Je m'attendais plutôt à l'inverse. Il y a même des gens qui mangent des glace alors qu'il fait à peine 10 degrés. Après tout, pourquoi pas ? J'en prend une à la mangue avnt de jetter un coup d'oeil sur le bazar de la place principale. Il y a de tout : vêtements, nouriture, statues en bronze, en pierre, bijoux, coffrets, armes à feu et plein d'autres bricoles. je m'acheterai bien une statuette de Shiva dansant en bronze comme souvenir symbolique de mon voyage. Ceux là, c'est pas du toc et c'est très lourd. Mieux vaut attendre la fin pour m'encombrer avec ça. Je vais me remplir le ventre de riz avant de rentrer me coucher.

 

par Ludovic publié dans : Inde 1999
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 3 février 1999
Je me réveille inlassablement à 7h00 depuis deux semaines. Je suis plus précis que mon horloge mécanique. Je profite de la douche pour laver discrètement mon linge, ce qui est strictement interdit ici. je me rase aussi pour la première fois depuis que je suis arrivé, en gardant le bouc. Ca fait bizarre car je ne m'étais jamais laisser pousser la barbe aussi longtemps. Je n'ai plus qu'à attendre Paul en prenant le même petit déjeuner qu'hier.

Les rayons du soleil procure déjà une agréable sensation de chaleur qui me donne envie de lézarder dans la patio tout la matinée. Mais je n'en ferai rien car je suis pas là pour ça. J'appelle au Lake Palace pour essayer de réserver deux places pour le déjeuner. Il parait que rien que pour le cadre, ça peut être un souvenir mythique, à défaut d'y passer la nuit. En plus, le repas est abordable pour mon budget (150 rps), ce qui n'est pas le cas d'une chambre, pardon, je veux dire d'une Suite Royale (plus de 2000 rps). Malheureusement, c'est déjà complet jusqu'à demain et je pars pour Mont Abu le même jour. Je suis déçu car je ne sais pas si j'aurais un jour une autre occasion de revenir ici et de goûter aux fastes des Maharadjas. Paul arrive.

Pendant qu'il prend son petit déjeuner, le gérant de la Guest House joue du sitar. Le son est vraiment magnifique et la mélodie hypnotisante. Je vais le voir pour admirer de plus près la technique et lui demander des noms de joueur de sitar dont je pourrai m'acheter les compact-discs de retour à Bombay. La matinée passe et il est déjà l’heure du déjeuner, que nous allons prendre sur notre terrasse habituelle. Là, on rencontre des français dont un qui à presque le même parcours que Paul et qui a travaillé dans une ferme de l'Himachal Pradesh avant de venir à Udaipur. La discussion s'éternise après le repas alors je dis à Paul de me rejoindre au City Palace que je vais visiter.

C'est 15 rps l'entrée plus 50 rps pour prendre des photos à l'intérieur. J'ai intérêt a en prendre un paquet si je veux rentabiliser l'investissement. Eh bien, je n'ai pas été déçu ! L'intérieur du palais est somptueusement décoré et encore, il ne dois plus resté grand chose de ce qu'il y a avait avant. Les cours intérieurs entourées d'arches finement ciselées et les balcons aux vues superbes sur la ville se succèdent sur différents niveaux. Le sol est entièrement fait de marbre noir et blanc. Certaines pièces ont des vitraux multicolores et sont décorées du sol au plafond de miroirs de différentes teintes. On se croirait dans un kaléidoscope. D'autres pièces sont recouvertes de toiles de lin peintes dans le moindre détail et représentant le Maharana à la chasse aux tigres, à l'ours, en guerre ou défilant devant son peuple. Un autre patio est entièrement recouvert de mosaïques blanches et bleu avec un balcon donnant sur l'entrée du palais et sa place. C'est d'ici que le Maharana devait faire des déclarations officielles. Je redescends dans la salle où sont exposés les armes d'époque. Il y a une collection de sabres, d'épées et de dagues impressionnantes. Même les flèches des arbalètes sont sculptées. J'ai du mal à croire que de telles oeuvres d'art avaient pour unique but de tuer.

Au moment de sortir, Paul est là. il m'avait aperçu dans la galerie d'arme mais ils n'a pas été autorisé à rentrer pour m'appeler. Il est maintenant trop tard pour qu'il visite le palace à sont tour alors nous allons chercher les photos qu'il a fait développer pour moi. Evidement, il y en a des géniales que je n'aurait jamais pu faire avec mon appareil.

Avant de partir d'Udaipur, il ne me reste plus qu'à acheter une peinture sur soie. Paul m'accompagne à l'atelier de peintures du jeunes que j'ai croisé plusieurs fois. Il a compris que je suis venu pour acheter alors il me sort aussitôt sa camelote. Il essaye de me vendre les plus moches mais je ne me fais pas avoir. Celle qui me plaît coûte 900 rps ce qui est ici une fortune et même par rapport à mon budget quotidien. Paul négocie pour moi et en obtient 700 rps en 2 minutes. pendant que je regarde les autres. Rien de très intéressant alors j'obtiens encore 25 rps de réduction et je la prend. Ca fait quand même un sacré trou dans mon budget ! Nous avons droit à une tasse de thé chacun avant de reprendre la route. A tout hasard, je jette un oeil en passant dans un autre magasin qui vend le même type de peinture. Et je trouve une pièce quasi-similaire pour 500 rps, non négociée ! Et merde ! Je fais demi-tour mais pas besoin d'aller très loin car les peintres sont dans la rue, sûrement en train de boire à ma santé. Je leur dit que j'ai vu moins cher ailleurs pour la même qualité mais ils prétendent que c'est impossible. J'insiste et demande à me faire rembourser la différence mais il n'y a rien à faire, ils refusent . Bande de petits cons ! Je suis énervé. Je sais que fondamentalement j'ai fait une bonne affaire car en France ça coûterai le triple, mais pour ici, c'est autre chose ... Je me calme en me disant que ce n'est pas grave car j'ai le cadeau de mes parents et c'est ça qui compte.

La nuit tombe et je vais attendre Paul sur notre terrasse habituelle pendant qu'il transfère ses affaires depuis son hôtel jusqu'au mien. Ca lui prend une heure pendant laquelle je l'attend en regardant "Octopussy". L'image est de très mauvaise qualité et à nouveau, je me gèle les c.... Dès qu'il arrive, je fonce chercher mon pardessus mexicain. Je ne pensais pas à avoir m'en servir dans cette région. Paul a encore raté le début du film alors il demande au serveur de le repasser dès que les clients sont partis. Sacré Paul !

J'en profite pour prendre une photo de nuit du Lake Palace. Avec les reflets de ses lumières dans le lac, ça devrai être une sacrée photo. Idem pour la vue d'Udaipur depuis l'autre coté du pont. L'heure d'aller me coucher approche et je donne rendez-vous à Paul, qui reste ici une journée de plus, dans 3 ou 4 jours à Jaisalmer après avoir choisi deux hôtels comme point de chute. Si ça marche, ça va être marrant.
par Ludovic Passamonti publié dans : Inde 1999
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 2 février 1999
Je suis très enrhumé ce qui m'a bien empêché de dormir cette nuit, en plus du froid ambiant .... Il ne faut pas perdre de vue que dans le désert, même s'il fait 40 degrés le jour, les températures baissent rapidement dès que le soleil se couche. Je me suis levé à 7h00 pour prendre des belles photos du Lake Palace et du City Palace. J'ai aussi loué une mobylette et je suis parti vers un endroit élevé de manière à avoir le meilleur panorama.

Dès mon retour, je change d'hôtel comme prévu. Mon nouveau home sweet home est vraiment charmant. C'est une Guest House privée, propre, bien décorée, avec un propriétaire adorable. Je me sens presque comme chez moi. Je prend un petit déjeuner délicieux à base de corn flakes, de yaourt, de fruits et de miel, tout ça mélangé. Même en France, je ne m'étais pas fait un tel festin depuis longtemps. Je n'arrête pas de me moucher et comme je n'ai plus de mouchoirs, il faut prévoir dans la journée une expédition au restaurant pour piquer des serviettes en papier.

En attendant, je pars pour visiter les jardins au nord de la ville. Je met 45 minutes à trouver le chemin car je ne pensais pas que c'était aussi loin. Ils sont sur une colline qui surplombe le lac. Au milieu de celui-ci, il y a un autres jardin flottant, le Nehru Garden, qui semble très joli de loin mais qui n'est uniquement accessible par bateaux et bien sur, c'est encore payant. Je paye 10 rps pour celui sur la terre ferme. Il y de belles compositions florales mais rien d'extraordinaire non plus. Au sommet se trouve une statue d'un héros du coin et des fontaines qui n'ont fonctionnées que 5 minutes. La vue est jolie. le plus intéressant, c'est les nombreux panneaux qui racontent l'histoires des Maharanis d'Udaipur. c'est plein de batailles historiques, d'actes de bravoures de tel ou tel chef et à chaque fois, une statue en son honneur est érigé dans un coin du parc. Je reste 1 heure puis je repars pour le prochain parc qui promet d'être mieux d'après mon guide.

A nouveau, je croise le garçon qui peint les miniatures sur soie. c'est la troisième fois depuis hier. Bizarre ... Je fais 100 mètres avec la mobylette et un indien m'appelle. Je l'ignore car je pense qu'il va essayer de me refourguer sa camelote ou me demander quelque chose, mais il persiste et je m'arrête quand même. en fait , il voulait me prévenir que mon pneu avant est à plat. Ce n'est pas grave quand ça arrive une fois mais là, ça commence à me gonfler sérieusement (mais pas le pneu). Je n'ai plus qu'a faire demi-tour au magasin de location pour une réparation comme je ne veux payer en plus, je raconte que j'étais au City Palace et que quand je suis revenu, le pneu était crevé. Pour lui, ce n'est pas grave car ça arrive souvent (des indiens jaloux des étrangers pleins d'argent) et donc c'est gratuit. ça prend 30 minutes alors j'en profite pour aller manger sur la terrasse d'hier ou les nans sont énormes. Avec une purée d'épinard, ça me fait un déjeuner consistant et très économique.

 Tout d'un coup, je me retourne et lorsque je jette un coup d'oeil sur la terrasse derrière mois à 300 mètres environs, j'aperçois une minuscule silhouette qui me semble familière. Je ne connaît qu'une personne en Inde avec cette démarche nonchalante et cette personne, c'est Paul. Mais c'est presque impossible car il devait partir pour Bombay. Les coïncidences sont vraiment monnaie courante ici. J'hésite à aller voir car j'aime bien être complètement libre en voyage, ne pas avoir à attendre telle ou telle personne, mais j'apprécie aussi beaucoup Paul, alors au cas ou ... Je cours dans les ruelles à la recherche de l'entrée de l'hôtel-restaurant avec la terrasse en question mais depuis le bas, c'est beaucoup moins évident à trouver. Après avoir tenté plusieurs rues, j'arrive enfin en haut du bon restaurant et j'aperçois effectivement Paul. Grosse rigolade. Il m'explique qu'il a changé d'avis car la meilleure saison pour visiter le Rajasthan est en ce moment, alors que dans le sud, c'est un peu plus tard. Tant mieux!

Pendant qu'il déjeune, je vais mettre de l'essence. ça me prend 30 minutes pour trouver une pompe puis je lui propose de venir avec moi au Fort Monsoon. A deux en mobylette, ça promet d'être marrant. La route monte tellement qu'on ne peut pas rester ensemble dessus. Alors comme j'adore la marche, je descend et il continue. Le panorama depuis le sommet sur Udaipur et ses environs est superbe. Je pense que Thierry a dû venir ici aussi pour prendre certaines photos car je reconnais la vue et le champ de vision.Pour visiter le fort, il faut payer 10 rps à un gardien qui n'a pas l'air très officiel. Paul refuse catégoriquement de payer par principe et préfère donc louper cette visite. Moi, je vais au bord de la montagne, un peu plus en contrebas, sur les rochers à moitié en suspens dans le vide en m'amusant à m'approcher le plus près possible. Nous faisons quand même le tour extérieur du fort avant de redescendre un peu pour admirer le coucher de soleil depuis un meilleur point de vue. En fait, le meilleur endroit se trouve sur la montagne qui fait face au fort.

Je décide donc d'y monter en vitesse avant le moment fatidique. Il y en a pour 45 minutes à tout casser. je me fait quelques passages en escalade, et en bas, des touristes qui montent au fort se sont arrêté pour me regarder grimper. Certain ont même dit à Paul que j'étais un vrai chamois ! Ca fait plaisir. J'arrive non sans difficulté au sommet, complètement épuisé mais quel bonheur ! Le soleil commence à s'approcher de l'horizon et éclaire les chaînes de montagnes successives en contre-jour. Et toujours cette brume qui estompe les paysages petit à petit. Magique ... En bas , j'aperçois Paul comme un point minuscule mais avec une ombre démesurément grande. Dès que c'est fini, le froid s'installe et je me hâte de redescendre avant que l'obscurité ne rende ma progression inutilement dangereuse. En plus, Paul m'attend en bas depuis maintenant 1h30. Je ne veux pas abuser. La descente en mobylette est marrante car il n'y pas pas besoin de mettre le moteur, ça va assez vite tout seul comme ça.

Nous allons ensuite prendre des photos de nuit au City Palace, là ou j'étais ce matin. Avec son appareil, ça va faire très mal ! Je ramène la mobylette à 20h00 avec un rétroviseur en moins (un connard qui l'a fait tomber) et du coup, je dois payer 40 rps en plus. Avec l'essence (84rps), cette location m'aura coûté 224 rps au total. Je n'ai pas fait une très bonne affaire, mais sans ça, je ne me serai sûrement pas autant amusé.

Nous retournons sur une terrasse d'hôtel pour manger, là où le film de James Bond 007 "Octopussy" est projeté (en fait, comme le film se passe à Udaipur, tout les restaurants le passent tout les soirs aux touristes). Nous arrivons à la fin du film: dommage car j'aurai bien aimé m'amuser à reconnaître les endroits. Après le repas, Paul commence à discuter avec une irlandaise qui voyage depuis 2 ans et à laquelle il raconte sa vie. Sacré Paul, il fait ça avec tout le monde ! Comme je commence à me transformer en glaçon, je le quitte après lui avoir donné rendez-vous pour demain.
par Ludovic Passamonti publié dans : Inde 1999
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 1 février 1999
La nuit s'est plutôt bien passée. J'ai installé mon duvet sur la banquette de la salle d'attente et 2 autres employés de l'agence ont dormi avec moi dans les locaux. Les bureaux ouvre à 7h00 et je dois remballer mon bordel avant que les premiers clients arrivent. Je fais un point sur mon itinéraire pour voir les conséquences de ce loupage debus et elles sont minimes. J'avais calculé large au départ et j'ai été rapide. Du coup, je peux me rajouter une étape au Rajasthan. Après consultation de mon guide, je choisi Mont Abu et ses temples Jaïns. Si je continue à bien me débrouiller comme ça, je pourrai aussi descendre dans le Sud après Calcutta, histoire de profiter du soleil avant le retour en France. Par contre, plus question de partir pour les région himalayennes au nordde Delhi car il fait très froid en ce moment, les routes seront peut-êtrebloqués par la neige et je n'ai pas de vêtements assez chauds pour affronter ça. En plus, la rebellion au cashmire est de plus en plus remuante d'après ce que je peux lire dans les journaux indiens. J'ai 1 semaine pour prendre ma décision.

Le bus part à 9h00. Sur la route, plusieurs camions accidenté sont abandonnés sur le bas coté. L'un d'entre eux semble avoir eu son accident très récemment car il y a encore les traces d'huile et des débris sur la route. Les statistiques sur la sécurité routière doivent être amusantes à lire ici. On ne tarde pas à s'arrêterdans un bar de routier pour que les passagers puissent prendre le thé. Un indien m'en propose un, je veux payer mais c'est déjà fait. Je le remercie et on discute dans le bus. Il a mon âge et a été travailler 1 an à Chicago pour une entreprise informatique. C'est le seul moyen de voyager pour un indien qui n'est pas homme d'affaire ou diplomate : se faire débaucher par une entreprise étrangère qui s'occupera de lui obtenir le visa. Pour ça, il faut travailler dans l'informatique ou l'électronique. Il me raconte le choc qu'il a eu en arrivant là-bas et ses difficultés d'adaptation. Pour moi non plus, ça n'a pas été du gâteau, alors je n'ose même pas imaginer ce qu'il a du subir !

Le bus arrive à Udaipur à 13h15. Le bus me dépose dans lapartie récente de la ville, qui ne correspond pas à ce que j'ai vu en photo ou ce que j'ai lu dans mon guide. Je prend un rickshaw pour le centreville et au bout de quelques minutes, je me sens rassuré car ça devient nettement plus conforme à ce que j'attendis de l'endroit. L'hôtel que j'ai choisi est juste au bord du lac et quand je vais voir la vue, je comprend ce que Thierry voulait dire quand il me disait de venir absolument à Udaipur. C'est tout simplement splendide.

Je vais déjeuner sur la terrasse d'un hôtel qui domine en hauteur les autres bâtiments et ou la vue sur les environs est encore plus belle. J'aperçois le fameux Lake Palace, somptueux hôtel flottant sur le lac. J'aimerai bien m'incruster dedans pour voir la richesse du décor. Les montagnes autours du lac baignent dans une sorte de vapeur qui donne l'impression qu'elles s'estompent au fur et à mesure. Les maisons longeant les canaux sont pleines de balcons finement sculptés, les fenêtres d'influence islamique sont du même gabarit, le tout dans différentes teintes de blanc. C'est vraiment très romantique comme endroit.

Avant de mitrailler la ville avec mon appareil photo, je vais repérer rapidement les sites et surtout voir si le meilleur éclairage est le matin ou le soir. Je me dirige vers le City Palace, plus grand complexe palatin de toute l'Inde, qui domine la ville et le lac depuis la falaise qu'il surplombe. La encore, la finesse des sculptures est incroyable. Je descend vers les ghats (les ghats sont les marches qui descendent dans l'eau ou les indiens viennent prier, se baigner, laver leur linge, etc ...) où je croise un petit garçon qui parle quelques phrases d'un français parfaitement prononcé. Ça fait bizarre. Je continue à longer le bord du lac et arrive sur une place où trentaine de femmes sont rassemblées, pour faire leur lessive dans l'eau remplie d'algues.

Je m'installe un peu à l'écart pour écrier dans mon carnet de bord mais je me retrouve en quelques secondescerné par une ribambelle de mômes qui jouent autours exprès de moi. Impossible de me concentrer avec leur boucan alors je vais ailleurs. Il y a un pont qui permet d'aller de l'autre coté de la ville et aussi d'avoir une belle vue sur celle ci. En chemin, un jeune indien qui fait de lapeinture sur soie me propose de venir voir son atelier. Je le préviens tout de suite que je n'ai pas d'argent pour acheter quoique ce soit mais il insiste,et je le suis car c'est peut-être intéressant à voir. Effectivement, ce qui est fait dans son atelier est joli et c'est le genre de cadeau facile à transporter pendant des semaines et qui ne prend pas de place. Je maintiens que je ne peuxpas me permettre d'acheter ça pour qu'il me fasse un meilleur prix lemoment venu. Dans le quartier des artisans, ça sent l'arnaque à plein nez sur les prix. Par contre, le coiffeurs n'est pas cher (35 rps) alors j'en profite pour me faire un petit rafraîchissement de la tête. Il me fait une coupe pas terrible mais pour ce prix là, il ne fallait pas en espérer plus.

Je retourne dîner sur une terrasse pour avoir une vue sur le City Palace, mais de nuit cette fois. Quand au Lake Palace, son reflet dans l'eau donne l'impression d'un îlot merveilleux, une sorte de refuge des dieux inaccessible. C'est toujours magique ! Ce qui l'est moins, c'est le poulet que j'ai commandé. J'ai pris soin de demander une cuisse mais on m'apporte à nouveau un tas d'os sans chair. Je ne me gène pas pour le faire remarquer mais ça ne change rien. Demain, je déménage pour une chambre moins chère et surtout, je loue une mobilette. J'y ai pris goût à Diu et c'est le pied !
par Ludovic publié dans : Inde 1999
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 31 janvier 1999
Même en m'étant couché très tard, je ne peux m'empêcher de me réveiller à 7h00. La journée ne promet pas d'être passionnante dans la mesure ou j'ai déjà vu ce qui me semblait le plus intéressant, mais je suis sur qu'elle me réserve quand même son lot quotidien de surprises. J'ai 2 ou 3 choses à faire comme acheter un réveil qui marche, un stylo qui ne fuit pas ou poster mes lettres.

En attendant, je vais avec Paul qui a besoin d'un accès à Internet pour consulter ses e-mails. Nous avons cherché toute la matinée et soit, c'est fermé car nous sommes dimanche, soit c'est ultra lent, soit l'adresse est impossible à trouver.Nous allons manger dans un restaurant spécialisé dans la cuisine à la tomate : en clair, un restaurant italien. L'intérieur est décoré comme les pubs américains avec des néons, des plaques minéralogiques, des marques de bières et un décor en bois sombre. Ça fait bizarre de trouver ça ici. Le temps d'un repas, j'ai l'impression d'avoir changé de continent.

Nous repartons à la recherche d'un cybercafé. Lorsque nous demandons a un jeune en scooter, il propose d'emmener l'un d'entre nous. Paul me dit de monter, il me rejoindra d'après les explications. Le gars part à droite, s'arrête, demande le chemin, part dans l'autre sens, redemande, repart, cherche du regard, bref, il ne sait pas plus que nous. C'est quelque chose qui m'énerve atrocement chez les indiens : quand on leur demande une direction ou n'importe quoi d'autre, ils répondent toujours "oui", même s'ils ne savent pas. Ça me fait penser à un indien hier soir quand Paul et moi cherchions un hôtel. Je lui indiquais le pont en face en disant le nom "Ellis Bridge" et il me répond "Yes". Je lui indique à nouveau le pont en disant "Nehru Bridge" et il me répond encore "Yes". Quoique je dise, c'était de toute façon un "Yes". Des mecs comme ça, j'ai envie de les claquer ! En attendant, je dis a l'indien de me ramener d'ou nous sommes parti car il va me perdre plus qu'autre chose. Nous trouvons finalement un cybercafé vers 15h00 et je n'ai rien fait de ce que j'avais prévu.

Retour au centre-ville au but d'une heure ou j'achète une nouvelle horloge de voyage. Je donne l'ancienne au gérant du magasin d'ou Paul appelle ses parents qui va aussitôt voir celui de l'horloger d'ou je viens pour se la faire racheter. Je prend aussi mon billet de bus pour Udaipur. Paul reste à Ahmedabad quelques jours car il ne connaît pas la ville et nous convenons de nous retrouver là-bas.

Nous partons pour le Natraj Hotel ou Paul va prendre une chambre et pour retrouver un de ses amis indiens. Quand il arrive, nous allons aussitôt manger car je ne veux pas prendre le risque de manquer mon bus. Même si la ponctualité indienne est loin d'être mondialement renommée, je préfère être prudent. Au restaurant ou je suis invité par l'ami de Paul, je goûte une omelette à la noix de coco qui est succulente. L'heure arrive et l'ami de Paul propose de m'emmener avec son scooter. Décidément, il est vraiment super sympa. Quand je pense que nous sommes les "riches" et que c'est lui qui régale, c'est vraiment un beau geste d'hospitalité de sa part.

Je rentre dans l'agence d'ou part mon bus et quand je montre mon ticket, les gens du bureau s'excitent. Je sens que quelque chose ne vas pas, mais ils ne veulent rien me dire. Le type téléphone. Je demande si j'ai loupé le bus mais on me répond que non. En fait, le rendez-vous était à 21h00 (il est 21h20), le bus n'est pas encore parti mais ce n'est pas de l'endroit ou je suis. Le rythme de mon coeur s'accélère : j'ai peur de l'avoir manqué ce foutu bus. Le gars de l'agence va voir un rickshaw, lui explique ou se trouve le départ et nous partons. Le conducteur tourne en rond, cherche, puis fait demi-tour. Je connais trop bien ce petit manège. Cet abruti (je reste poli), qui n'a aucune idée d'ou se trouve le départ, à fait semblant de comprendre les instructions pour prendre la course et maintenant, je vais rester sur le carreau à cause de lui. J'ai une envie de meurtre ... Je me fait déposer devant une autre agence ou je vais demander la direction mais je sais que c'est foutu. Ça se confirme quelques minutes plus tard. Je suis dégoûté. Encore une journée de perdu !

Je retourne donc à l'agence qui m'a vendu le billet sur la moto de l'un des indiens de l'autre agence en face du vrai point de départ, je gueule, et on me rembourse en intégralité. L'indien à moto me ramène à son agence et me propose un départ pour demain à 7h00 et je peux même dormir sur la banquette dans ses bureaux. C'est vraiment sympa mais je crains que ça ne soit aussi un plan pour me dépouiller pendant la nuit. Je pourrai très bien rejoindre Paul au Natraj Hôtel. Il va bien se marrer quand il va me voir débarquer ! Je suis complètement désorienté mais je suis mon instinct et décide de rester là pour la nuit, histoire de ne pas louper le prochain bus.
par Ludovic publié dans : Inde 1999
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Samedi 30 janvier 1999
Comme à Ahmedabad, la mosquée nous réveille sur le coup de 6h00. Ça commence à me faire chier cette histoire de prière à cette heure. Un peu plus tard, une énorme cloche sonne et le son provient d'un endroit très proche. Puis quelques secondes plus tard, c'est tout un carillon qui démarre dans un vacarme assourdissant. Notre chambre se trouve juste au dessus d'un temple et ça dure comme ça pendant un quart d'heure. Impossible de se rendormir, et puis il fait jour alors autant se lever.

Nous partons donc pour Alang, le plus grand centre de destruction de navires au monde. Il y a quelques années, j'ai vu un reportage sur cet endroit dans Thalassa qui ma complètement époustouflé tant par le gigantisme des navires échoués sur la plage, que par la manière dont ils sont démantelés : à main nue. A la fin du reportage, je me suis dit que j'irai voir ça un jour, sans vraiment en faire un objectif primordial, et voilà que j'en suis à seulement quelques kilomètres. En arrivant à la gare, nous rencontrons un couple de touriste qui a essayé d'aller aussi à la bas mais ils se sont fait refoulé au poste d'entrée. Il faut désormais une autorisation du Gujarat Maritim Board qui se trouve à .... Ahmedabad ! La poisse. On a fait cet arrêt pour rien. A la place, le couple va à Palitana, un énorme complexe de temples Jaïn. Ça ne branche pas vraiment d'y aller car j'ai prévu mieux que ça au programme. J'ai bien envie de tenter quand même le coup pour Alang mais j'hésite à en parler à Paul. Pas besoin car il me précède sur ce coup. J'adore les gens qui savent prendre des risques. Nous prenons donc le bus prévu malgré la possibilité importante de se faire refouler au poste d'entrée. Paul me raconte qu'il avait un ami qui est mort dans l'accident de télécabine en Italie (le câble a été coupé par le passage d'un avion militaire américain). Cet ami ne prenait jamais de risques, il était toujours très prudent, mais malgré ça, il est mort de la façon de la plus bête qui soit. Je comprend très bien ou il veut en venir car je partage complètement son point de vue sur la manière dont il vivre : à fond. C'est ce que je fais en ce moment même.

Sue la route, les entreprise de bouteille d'oxygène liquide se multiplient, signe qui veut dire que l'on s'approche. A l'horizon, des proues et des cabines de navires se profilent par dessus les arbres. Mon coeur commence à battre très vite. Le bus s?arrête au poste de contrôle et le contrôleur nous fait signe de descendre alors que les autres passagers restent. Ils travaillent sur le chantier et ont donc une autorisation. Le garde nous refuse l'accès en nous montrant la fameuse déclaration du Gujarat Maritim Board. Pas question d'abandonner si près du but ! On passe donc au plan B. Nous faisons demi-tour à pied et bifurquons sur un chemin de terre dès que nous sommes hors de vue des gardes. Nous sommes à plusieurs centaines de mètres de la plage mais le spectacle est déjà impressionnant. Une cinquantaine de navires gigantesques (supertankers, porte-conteneurs, frégates militaires, chalutiers, etc) sont alignés, côte à côte sur la plage, et se font démanteler petit à petit par plus de 6000 ouvriers. Il faut absolument nous approcher pour prendre des photos. Nous repérons une colline d'ou nous pourrons avoir une meilleure vue mais il faut pénétrer dans l'enceinte du chantier et longer l'immonde bidonville des ouvriers pour y accéder. Paul n'est pas rassuré, il hésite mais je m'y engage et il me suis. Nous longeons des les ateliers de démontages et de recyclage des pièces usagées pour ressortir sur ce qui doit être le plus grand W.C. du monde. Nous avons 200 mètres a faire jusqu'à la colline en passant par un champs parsemé de merdes tout les 30 centimètres. C?est ce qu'on appelle un terrain miné ! Avant de le traverser, je pénètre, par curiosité, un peu plus dans le bidonville mais là, Paul ne me suis pas car il a un appareil photo qui coûte une fortune et il ne préfère pas se balader dans ce genre d'endroit avec. Je vais donc faire un tour seul et débouche presque sur la route qui donne accès à la plage. Il y a encore un grillage avec une patrouille en voiture qui est stationné pas loin. Essayer de s'infiltrer plus est trop risqué alors je rejoints Paul qui m'attend à la sortie du bidonville. L'odeur nauséabonde du champ me donne envie de vomir et pour couronner le tout, nous sommes obligé de regarder par terre pour ne pas mettre nos pieds dans la merde. Parfois, au détour d'un buisson, nous surprenons un ouvrier accroupi en train de faire ses besoins. Ici, la scatologie atteint son paroxysme. Du haut de la colline, l'air est plus respirable et la vue tient toutes ses promesses. Avec son téléobjectif, Paul peut faire des photos comme si nous étions au pied des bateaux. Il repère les pavillons : russes, européens, japonais, brésiliens, le monde entier envoi ses bateaux mourir ici. De certains bâtiments, ils ne reste plus que la moitié, d'autres ont un flanc en moins, mettant à jour leur intérieur complexe. Des hélices de la taille d'un immeuble de 3 étages tombent dans le sable dans un bruit sourd. Il y a toutes les semaines des morts à cause des immenses morceaux de tôle qui tombent à l'improviste. De toutes les choses dingues que j'ai vu depuis 10 jours, celle que j'ai en face de moi est de très loin la plus impressionnante. Malgré l'odeur, je serais bien resté une heure de plus à contempler ce spectacle hallucinant.

Nous repartons par un chemin qui traverse des champs normaux et qui débouche sur la route de Bhavnagar. L'arrêt de bus ne doit pas être très loin. Nous marchons depuis 30 minutes sous un soleil de plomb et toujours pas de bus, ni d'arrêt en vue. Tout le long s'étale une immense brocante ou l'on peut acheter les pièces récupérées sur les navires (chaises, hublots, miroirs, machines à laver, armoires, instrument de bord, literie, etc...). Un camion s'arrête et le chauffeur nous propose de monter pour nous déposer à la prochaine ville d'ou nous pourrons prendre le bus. Ça roule plutôt bien son engin. Je me demande si ça ne pourrai pas constituer un nouveau moyen de me déplacer dans ce voyage. C'est fortement déconseillé dans mon guide, mais j'ai déjà vu pas mal de routiers prendre des indiens sur le bord de la route, alors pourquoi pas moi ?

Arrivés à Bhavnagar, il est 16h00 et vu que nous n'avons rien mangé depuis ce matin, un repas serai le bienvenu. Il y a un bon restaurant dans un ancien palace de maharaja que nous allons voir. Le palais est très joli, dans un grand parc verdoyant. Le restaurant est dans le salon principal, décoré de trophées de chasse, de sculptures en bois de l'époque, de lustres énormes et de marqueterie fine. Nous nous installons face à face à table et pourtant, nous sommes séparés de 2 mètres. Comme il n'y a que nous, nous en profitons pour prendre des photos car le cadre est magnifique. Nous commandons chacun une pizza (je sais, ce n'est pas original, mais ici, c'est du luxe) et une glace. A la fin du repas, il nous reste 20 minutes pour aller récupérer nos bagages à l'hôtel et revenir à la gare, ce qui va être chaud. En plus, le rickshaw ne connaît pas la route, alors il ne roule pas vite tout en suivant nos indications. Aussitôt arrivé à la gare, Paul s'occupe d'aller acheter nos billets et je fonce trouver le bus. Il y a un monde fou rassemblé devant la sortie alors je vais voir en pensant que c'est un accident. Pas du tout, c'est une grève des chauffeurs de bus et ils bloquent la sortie. Je n'arrive pas à y croire. Ils le font exprès pour m'emmerder ou quoi ? Il faut trouver d'urgence un autre bus. Un indien qui, comme nous, est bloqué nous propose de le suivre car il sait ou il y a des bus privés. Nous le suivons et quelques minutes plus tard, nous pouvons embarquer pour Ahmedabad.

Le bus s'arrête pour la pause casse-croûte et Paul m'explique pourquoi les indiens ont les dents rouges. C'est à cause du pan, une sorte d'écorce qu'ils mastiquent en permanence pour protéger leurs dents des bactéries et donner bonne haleine car le dentifrice coûte très cher. Seulement, il y a quelques effets secondaires ... Il y a des marchands à tout les coins de rues, qui vendent aussi les cigarettes et autres articles du genre. Ça explique aussi les nombreuses taches rouges que l'on peut voir par terre ou sur le bas des murs. Ce n'était pas du sang comme je le pensais mais des simples crachats de pan ! J'en prend un avec Paul pour goûter. Le marchand tassent diverses épices qu'il recouvre de miel, de fruits confits et de noisettes pillés puis enroule le tout dans une feuille verte (le pan). Ça à l'air très appétissant. En fait, le goût est très spécial : on dirait un mélange d'anis et de citron avec d'autres saveurs que je n'arrive pas à identifier. Les premières minutes se passent bien mais à force, ça devient écoeurant. Je crache pour voir et ma salive est rouge sang. Pas génial comme sensation ! Il fait maintenant nuit et le bus repart mais en roulant lentement. Ça sent le roussi. Effectivement, nous nous arrêtons quelques kilomètres plus tard : les phares ne fonctionnent plus. A part un accident, je me demande ce qu'il peut m'arriver de plus la prochaine fois. Le bus repart quand même et effectue les quelques 200 kilomètres restant sans aucune lumière. Le chauffeur continue à doubler les camions à toute allure. Si on en sort vivant, ce sera un miracle. Quand j'ouvre les yeux, nous sommes à Ahmedabad. Le miracle a eu lieu. Je me précipite dehors et tombe dans un guet-apens : une quinzaine de chauffeurs de rickshaws se jettent sur moi et m'agresse quasiment pour que j'utilise leurs services en prenant mon sac à dos et en le mettant à l'arrière de leur engin sans que je n'ai rien demandé. Je hurle pour qu'ils me foutent la paix mais rien n'y fait. Paul descend à son tour et on s'éloigne pour rejoindre le centre-ville à pied. Il m'explique que les indiens sont très fort pour décoder le « body language » et exploiter les situations à leur avantage, surtout avec les touristes. Par de simple gestes anodins de ma part, je trahi mon état d'esprit, ma connaissance du pays et des coutumes, mon état de faiblesse ou de force psychologique et physique. Connaissant ça, il est alors facile de se comporter de manière à ne pas se faire ennuyer ou arnaquer à la première occasion. Moi, je suis encore trop vulnérable mais ça vient petit à petit. Je prend de plus en plus confiance en moi et commence à me sentir bien dans l'environnement indien. Il reste toujours la question de la confiance envers les autres mais ça, c'est du pur feeling.

Nous arrivons à un carrefour avec plusieurs hôtels et je reste dans un coin surveiller les bagages pendant que Paul va voir les tarifs. Une bande d'indiens arrive et j'ai droits aux questions traditionnelles. L'un d'entre eux me demande si je connais Gandhi et ce que je pense de lui : du bien, évidemment. Comme nous cherchons un logement pour la nuit, il me propose de venir chez lui. Paul arrive et je lui explique la situation. Il a beau être 00h30, la gentillesse de ces types est un peu rapide. Paul ne le sent pas très bien alors je lui fait confiance et nous refusons l'invitation. Il a un meilleur feeling que moi pour sentir les bons et les mauvais coups.

Nous prenons le rickshaw pour la rue où j'ai dormi la première fois. Le deuxième hötel me convient alors on y reste. Paul m'explique que les indiens savent très bien se servir du "body language" pour exploiter les touristes. Moi, je suis encore trop vulnérable mais ca devrait venir petit à petit. Déjà, le fait de le savoir va me permettre de retourner certaines situations à mon avantage.
par Ludovic publié dans : Inde 1999
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Publicité

Recherche

Présentation

  • : BLOG TOUR DU MONDE- Vivez un tour du monde comme si vous le faisiez !
  • : Photographies, carnets de voyage, info pratiques et vidéos des plus beaux endroits du monde lors de mon périple d'1 an : Brésil, Namibie, Argentine, Bolivie, Chili, Australie, Tanzanie, Indonésie, Nouvelle-Zélande, Antartique, Polynésie, ...
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Publicité