Lundi 13 mars 2006

Je me leve a 8h00, vais acheter du lait pour mon petit-déjeuner, douche rapide, et aussitot pret, je fonce dans les rues de Sydney. A chaque nouveau pays, l'excitation de la découverte est telle les premiers jours, que je suis comme un gosse dans un magasin de bonbon.
Je descent la longue Pitt Street qui va jusqu'a bord de mer et arrive sur le quai des ferries. Premieres impressions : comme beaucoup de megapoles americanisées, Sydney est une ville verticale. La plupart des batiments sur mon chemin sont des tours de verre de plus de cinquantes étages, accollées les unes autres, créant un sombre couloir urbain ou le soleil n'atteint pas le sol lorsqu'il n'est pas au zenith. C'est un peu lugubre de marcher sur les trottoirs au début, mais petit a petit, les gens arrivent a leur travail et les rues s'animent enfin.

Je découvre le train monorail, qui comme son nom l'indique, glisse sur un simple rail perché a une dizaine de metres du sol. Il n'a que 2 wagons, mais comme il a une frequence de passage élevée, il convoi beaucoups de personnes quand meme. La gare du monorail est une sorte de tube collé aux batiments devant lesquels il s'arrete.
A mi-chemin sur Pitt Street commence le quartier des galeries commerciales, dont une en particulier mérite de l'attention : La Strand Arcade. Avec ses facades des magasins de luxe composée de bois, ses vitreaux colorés, ses balcons en ferronerie, et son sol carrelé de motifs anciens, elle donne l'impression de faire un shopping a une autre époque.

 

J'arrive sur Martin Place, une grande tranchée lumineuse dans cette foret de gratte-ciels qui coupe perpendiculairement toutes les rues qui menent au port des ferries. Des fontaines et statues sont répartis tout du long. Entre 2 tours, je peux apercevoir la Sydney Tower qui était resté cachée jusque la. Culminant a 300 metres, elle peut etre visitée et offre un point de vue exeptionnelle sur le quartier des affaires. J'irai surement demain car elle est sur mon chemin pour aller au centre-ville.


Au bout d'une heure de marche, je débouche enfin sur les quais au niveau du terminal des ferries, et je l'apercois enfin. L'Opera de Sydney, le symbole de la ville, une oeuvre architecturale qui tient de l'oeuvre d'art. Ca me fait presque le meme effet que la premiere fois que j'ai apercu le Taj-Mahal ou le Machu-Pichu.


Tout le monde le connais, sait a quoi il ressemble, reve de l'approcher un jour, voire d'assister a un opera ou un concert. Et maintenant, il est la, devant moi, se dressant majesteusement au bout de sa péninsule. Je n'y vais pas tout de suite car les plus belles vues sur l'Opera sont depuis le Harbour Bridge, le gigantesque pont d'acier qui enjambe la baie de Sydney, deuxieme symbole de la ville. Surtout, il y a un monde dément sur le parvis de l'Opéra qui me convainc définitvement d'attendre plus tard. Il doit y avoir un évenement spécial ou un Boeing 767 entier de Japonais qui a débarqué car les flashs d'appareils photos crépitent sans relache. J'apprendrai plus tard, qu'en fait, la Reine Elizabeth etait ce matin en visite officielle pour l"ouverture d'une nouvelle structure de l'Opera.

Je longe les quais du quartier The Rocks, quartier historique ou les premiers colombs anglais se sont installés et ont fait prospérés la ville. Quelques batiments en brique de cette fastueuse époque subsistent, bien conservés. Les entrepots notament ont éte completement rénovés, et les 11 maisons qui accueillaient autrefois les marchandises en provenance d'Asie et d'Europe sont maintenant des restaurants chics pour les riches touristes débarquant des paquebots de luxe qui accostent une centaine de metre plus loin. Je me promene dans les petites rues de ce quartier qui possede une atmosphere vraiment differente du Business Center ou je me trouvais il y a encore 10 minutes.



Je monte sur le Harbourg Bridge pour rejoindre le premier pylone de béton ou se trouve un point de vue aménagé sur la ville. D'ici, je peux apercevoir le ballet incessant des ferries laissant des longs sillons blanc dans l'eau de la baie.


Le pont possede 6 voies réservés aux voitures, un chemin de fer pour le train, une piste cyclabe sur le coté gauche, et la piste pietonniere sur le coté droit. Un grillage renforcé de fils de fer barbelés aux sommets parcours le pont de part et d'autre. S'il n'y avait pas cette vue fantastique sur la baie de Sydney et l'Opéra, on pourrai facilement se croire dans un couloir de prison.


Il y a un musée (8,5 AUD) dans le pylone qui retrace l'histoire de la construction du pont. Je pensais que c'était l'acces pour escalader le pont en marchant sur l'armature, mais en réalité, c'est une activité organisée par une agence qui n'est faisable que sur réservation (165 AUD). Je suis decu car je me voyais deja au sommet en train de prendre des photos fabuleuses. Mais en lisant le prospectus, je m'apercois qu'il est interdit de prendre un appareil photo avec soi pour effectuer l'ascension du pont, donc je repars sans regrets. La traversée du pont prend une bonne heure aller-retour et je commence a avoir tres faim.

Je reprend Argyle Street qui mene a une belle rue bordée de vieilles maisons anglaises, et je me pose dans un petit restaurant qui fait des sandwichs artisanaux. Je monte ensuite la colline ou se trouve l'ancien Observatoire Astronomique de Sydney. Je me repose dans le parc car mes pieds ne sont plus habitués a marcher comme ca apres les dernieres semaines passées en voiture en Nouvelle-Zelande. Je redescents sur les quais pour me rendre enfin a l'Opéra aux alentours de 15h00. Le ciel s'est couvert et la lumiere n'est plus tres bonne pour les photos, fait chier.

Je traverse une exposition de l'UNICEF dont l'initiative artistique est tres intéressante. Un modele identique d'ours en plastique grandeur nature a ete envoyé a plus de la moitie des pays du monde, et ils l'ont renvoyé peint a leur maniere. Certains sont vraiment superbes, celui de la France, que j'ai mis 10 minutes a trouver, est a chier. Il a éte peint en bleu ciel avec un dessin de la tour Eiffel, le Moulin Rouge, une Marianne, des bouteilles de vins, et un coq  sur le ventre... 

Je passe ensuite devant un groupe d'aborigenes qui fait un concert de Didgeridoo sur le quai. Je n'avais jamais entendu une telle maitrise de cet instrument avant. Sur un rythme de musique trance, le gars fait varier le son monotone avec une virtuosité impressionante, et l'ensemble donne une musique vraiment envoutante.

Je me prend une énorme et délicieuse glace en route, et quelques minutes plus tard, je grimpe enfin les escaliers du parvis qui m'emmene au pied de cette merveille architecturale. Je fait le tour de l'Opéra pendant une heure, l'observant sous toutes ses coutures. Chaque nouvel angle de vue offre une nouvelle perspective radicalement differente des autres, une caracteristique commune aux oeuvres géniales. Les toits en forme de demi-coquillages sont composés de motifs géometriques que l'on ne percoit pas de loin.


 

Apres avoir fait le tour exterieur, j'achete un ticket (23 AUD) pour voir l'intérieur. La visite dure 1 heure avec un guide et vaut vraiment le coup. Outre le coté instructif avec l'histoire de la construction de l'Opéra, l'architecture intérieure est impressionante, et la plus grande salle est simplement époustouflante. Lorsque nous nous installons dans les sieges de l'amphithéatre, des ingénieurs sont en train de faire des reglages de lumiere et nous assistons a un show qui donne un bon apercu de l'experience unique que cela doit etre d'assister a un opera ou a un concert. Dommage que les photos ne soient pas autorisees.



Je sors de la visite a 18h00 et je reprend le chemin inverse sur Pitt Street pour revenir au backpacker. Je m'arrete dans un cafe internet pour téléphoner a mes 2 amis australiens avec lesquels j'ai voyagé il y a 9 mois en Afrique du Sud, mais ils sont tous les 2 sur répondeur. Je vais diner au restaurant et je rentre définitivement au backpacker. Je reserve mon lit pour toute la semaine ce qui me permet d'avoir un tarif dégressif, je saisi mon article du jour, et apres une bonne douche, je m'endors comme une souche.

par Ludovic publié dans : Australie
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Dimanche 12 mars 2006

Mon Avion pour Brisbane (Australie) décolle a 6h15 (mais pourquoi il a écrit dans le titre qu'il est arrivé a Sydney alors ???). Devant etre a l'aéroport 2 heures avant, je me leve a 3h30, dis au revoir a Ute, et saute dans la navette (15 NZD) qui passe me prendre a 4h15 au backpacker. Nous faisons le tour de la ville pour récupérer d'autres personnes avant de prendre enfin la direction de l'aéoport, si bien que j'arrive devant la file d'attente pour le check-in a 5h30. J'en ressorts aussitot quand je vois qu'il faut d'abord payer une taxe d'aéroport de 25 NZD. Je m'allege donc de mes derniers dollars, et retourne dans la file d'attente pour le check-in. Mon tour venu, je présente mon billet d'avion et mon passeport a l'agent de Jet Star, la compagnie aérienne low cost de Quantas. Il regarde mon passeport.
- vous avez un visa ?
- un (gloups) visa ??? Heuuu ... (re-gloups)... non. Pourquoi ? Il en faut un ? 
- oui, c'est obligatoire. Sans visa, je crains que vous n'allez pas pouvoir prendre cet avion Monsieur.
- mais ca ne se fait pas a l'aéroport en arrivant ? D'habitude, c'est comme ca.
- non, il vous le faut avant, sinon vous ne pouvez pas embarquer. C'est pareil pour tous le monde, excepté les résidents de Nouvelle-Zélande.

Mais comment j'ai pu oublier un détail pareil ?? Il ne m'a pas fallu de visa pour la Nouvelle-Zélande, et comme les kiwis et les kangourous sont copains comme cochon, je me suis dit que ca serait pareil en Australie ... raté ...
- Vous avez pas une solution ? (chere bonne étoile, j'espere que t'es levée, j'ai besoin d'un coup de main sérieux la ...)
- vous avez une carte de crédit ?
- oui
- ok, je peux essayer de vous en avoir un via internet, ca coute 20 NZD, je dois aller dans le bureau.
Je lui donne ma carte et le suis jusqu'au bureau mais je dois attendre dehors. Je ne vois rien de ce qu'il fait, si ca se trouve, il est en train de se payer un vol aller-retour Christchurch-Papeete, ou un nouveau canapé avec ma carte de crédit. Il réapparait 5 minutes plus tard et me dit que ma carte de crédit ne fonctionne pas. Et ca continue ... Je lui donne la deuxieme, mais ce ne marche pas non plus. Super ... la galere se rapproche a grand pas. Il ne peut rien faire pour l'instant donc il me conseille d'attendre un peu et d'aller sur une borne Internet pour essayer moi meme d'acheter le visa sur le site officiel de l'Immigration Australienne, en me précisant que le prochain vol pour Brisbane est demain a 14h30. Ca me remonte bien le moral ca ... Je tourne en rond pendant 30 minutes en me demandant encore comment j'en suis arrivé la. Je ne vois pas de solution en vue. L'embarquement commence. J'apercois un bureau de vente Quantas, et je vais voir l'hotesse a tout hasard pour lui expliquer mon probleme.
Elle peut me faire un visa, la, tout de suite, ca coute 30 NZD. Mais pourquoi il ne me l'a pas dit l'autre couillon ?? Je fonce au check-in dire au gars que c'est bon, pendant que l'hotesse fait le visa.
- je crois pas que ca va etre possible la, on boucle les bagages la, 99% de chance que vous ne partiez pas. Occupez-vous du visa, je vais voir ce que je peux faire.
Rien... il ne va rien faire ... J'ai mon visa 30 minutes avant le décollage et je suis la comme un couillon. Il demande quand meme a un autre agent si je peux etre transferé sur le prochain vol pour Sydney, mais il faut que je paye intégralement le billet. Et meme pour le vol de demain pour Brisbane, je dois payer des frais conséquents. Retour fracassant dans les bonnes vieilles galeres de voyage mon Ludo !

Me voila bon pour revenir au backpacker avant que Ute ne rende la chambre. J'ai peut-etre une chance de la garder pour ce soir. Je passe voir l'hotesse de Quantas pour la remercier de son aide avec ma mine déconfite . Elle est vraiment désolée pour moi, et me dit qu'elle peut peut-etre me mettre gratuitement sur un vol pour Brisbane en passant par Sydney en début d'apres-midi, avec Quantas et non plus Jet Star. Tant qu'a faire, je préfere rester a Sydney, c'est ma destination finale. Et 2 minutes plus tard, j'ai un nouveau petit sticker sur mon billet et a nouveaU la banane. Voila ce que j'appelle un sacré de retournement de situation ! Merci Quantas.


Mon nouveau probleme est de savoir si je retourne en ville pour patienter, ou si je reste a l'aéroport. J'ai juste 10 NZD pour prendre le bus qui ne commence qu'a 8h00 le Dimanche. 2 heures a attendre. Je m'assois derriere une fille qui pleure au téléphone. Elle a raté son avion aussi, je crois comprendre, pour la meme raison que moi. Quand je me leve, elle est partie, en ayant laissé une pochette sur le banc : passeport (anglaise, 23 ans), billet d'avion, traveller-cheques, et autres. Dans le genre pas de bol, elle en tient une couche celle-la. Je garde la pochette et essaye de la retrouver dans l'aéroport, mais le hall est vide de chez vide. Je décide de rester sur place en espérant qu'elle va avoir la bonne idée de revenir quand elle va s'apercevoir de ce qui lui manque. 10 minutes plus tard, je l'apercois poussant son chariot vers les comptoirs pour demander s'ils n'ont pas sa pochette. Je vais la voir, lui rend sa précieuse pochette, et me voila gratifié d'un froid "merci" comme si je venai juste de ramasser son mouchoir usagé. Sympa ... Je ne me formalise pas, elle doit encore etre sous le choc de son avion raté la petite. Le temps passe et du coup, je décide de ne pas retourner au backpacker car je vais gaspiller de l'argent inutilement. J'ai le Lonely Planet sur Sydney a bouquiner, et il y a de quoi faire.

Je passe donc la matinée a l'aéroport, et a midi, je procede au check-in, cette fois sans probleme. Je vais déjeuner avec le dernier billet de 10 dollars qu'il me reste et laisse la monnaie a la caissiere. Le vol dure 2 heures et demi et a 16h30, heure locale, je pose le pied dans le 17eme pays de mon Tour du Monde. Je passe la douane sans problemes malgré le paquet de muesli et mes sachets de soupe lyophilisée strictement interdits, mais cachés dans mon gros sac a dos. L'importation de nouriture n'est pas authorisée afin de limiter les bactéries qui entrent dans le pays. La temperature a bien augmenté par rapport a Christchurch, il doit bien faire 25 degré. Je retire de l'argent au distributeur automatique de l'aéroport et me dirige ves le métro qui ne fonctionne pas. Je prend donc une navette avec 2 anglaises qui descendent a un backpacker qui paye bien de mine : le Wake up, en centre-ville. Ca sent l'usine a voyageurs a plein nez, mais l'endroit est super-fashion, moderne, bien situé, toutes commodités disponibles, et il y des places libres en dortoir. Je réserve donc ici pour 2 nuits, histoire de voir comment ca se passe. Mon sac posé, je sors aussitot dans la rue pour m'imprégner de l'ambiance de la ville. Je suis juste a coté de Chinatown donc pour l'ambiance australienne typique, ce n'est pas vraiment ca. Je vais mettre a jour le blog, je m'achete 2 parts de pizza et vais me coucher. Je suis debout depuis 3h30 et je suis claqué.

par Ludovic publié dans : Australie
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Dimanche 12 mars 2006
par Ludovic publié dans : Australie
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