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Argentine

Vendredi 16 décembre 2005 5 16 /12 /Déc /2005 00:00

Cette nuit, je me suis rappelé pourquoi j'en avais marre des dortoirs : il y a toujours un emmerdeur qui ronfle toute la nuit et m'empêche de dormir. J'avais envie de me lever pour secouer son lit comme un prunier, ou de lui balancer une chaussure dans la tête, mais bien sûr, comme souvent dans ces cas là, c'est un gros balèze ... Donc personne ne dit rien jusqu'au petit déjeuner.

Il fait 5°c ce matin, et un ciel gris qui ne donne pas envie de sortir de son lit. Mais je dois quand même aller dehors pour faire une lessive avant le départ, et continuer mes préparatifs. Mais la pluie arrive vite et je me réfugie dans un café Internet.  Un autre truc m'énerve ce matin, c'est tous ces fumeurs qui s'allument une cigarette a côté de moi, au restaurant, au petit déjeuner ou au diner dans le backpacker, a l'aéroport, dans la gare routiere, et bien sur, dans le cafe Internet, sans demander si ca dérange quelqu'un. L'Argentine est un paradis pour eux car il n'y a semble-t-il aucune loi anti-tabac dans les lieux publics, et du coup ils sont vraiment sans-gene. Bref, des que le soleil revient, je repasse au backpacker car Daphna part pour Punta Arena (Chili) ce matin. Nous nous disons au revoir, et je repars.

Je réalise aussi que je vais passer 10 jours sur un bateau dans des conditions de navigation qui risquent d'être extrêmes. Des cachets contre le mal de mer ne seraient pas inutiles. J'ai aussi besoin de caleçons, et j'achète une carte postale pour les enfants d'une école à Dreux avec laquelle je correspond pour faire des leçons de "géographie interactive".

La pluie s'est arrêtés donc je vais me promener de l'autre côté de la baie en prenant la route qui mène à la presqu'île. La vue sur Ushuaïa et son port  est superbe, il manque juste un petit rayon de soleil.





Un arc-en-ciel apparaît au loin, très bas sur l'horizon. Je n'en avais jamais vu des comme ça. Cela doit être dû à la latitude.



Il recommence à pleuvoir, donc je reviens vers la ville et un vent glacé me fouette le visage. J'ai beau me protéger, à la fin de la route, la moitié de mon visage est engourdi par le froid. C'est ça la météo de la Terre de Feu et de Patagonie : un ciel changeant perpétuellement. En l'espace d'une demi-heure, il peut passer d'un soleil radieux a un ciel gris menaçant. Mais il y a une constante, le vent glacée. Heureusement que c'est l'été ici car je n'ose pas imaginer ce que ça doit être en hiver.

Je passe au supermarché m'acheter mon paquet de pâtes quotidien ainsi qu'une pizza, puis je rentre au Backpacker. Pas mal de monde est parti donc c'est beaucoup plus calme que les jours précédents. J'apprécie un peu plus. Il ne reste plus que la smala des israéliens et 2 anglaises. Je grave des photos pour un des israélien avec mon ordinateur, ce qui me permet au passage de voir celles qu'il a fait du lever de soleil sur Ushuaïa. C'était le matin où ils sont rentrés bourrés. C'est décidé, je me lève à 4h00 demain ! Ou je ne me couche pas ...

Par Ludovic - Publié dans : Argentine
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Jeudi 15 décembre 2005 4 15 /12 /Déc /2005 00:00

Pas de programme prévu aujourd'hui, juste envie de ne rien faire. C'est un petit bonheur de pouvoir s'autoriser ça. Je me lève donc à 9h30, et vais passer une bonne partie de la matinée sur Internet pour répondre à une partie de mon courrier en retard. Puis je croise à nouveau Daphna au backpacker qui n'a rien à faire non plus. Le temps de me faire mes pâtes, et je lui propose d'aller au musée de la Marine ensemble.

Le Musée est situé dans l'ancienne prison d'Ushuaïa qui est à l'origine du développement de la ville, lorsque celle-ci fut fermée en 1948 et rachetée par la Marine Argentine pour en faire une base navale stratégique. Des flots d'immigrants arrivèrent attirés par la rumeur de gisements aurifères, et aujourd'hui le développement continue grâce à la mine d'or que constitue le tourisme.

Le musée est assez hétéroclite et intéressant. Il retrace l'histoire des différentes expéditions depuis 500 ans, avec des maquettes des bateaux, des peintures et des cartes géographiques. Une salle est consacrée aux indiens Yamana qui peuplèrent la région avant la colonisation. Puis la visite continue par une aile de la prison dont chaque cellule a été aménagé pour retracer l'histoire de la construction du bagne, ses prisonniers célebres, à travers des objets et des photographies d'époque.

 

Nous y passons une heure, puis nous allons prendre un chocolat chaud dans un magasin spécialisé.  Elle a rendez-vous avec un ami donc je la laisse, et vais faire mon shopping pour affronter le continent le plus froid de la planète. J'achète une cagoule thermique et des chaussettes du même genre, puis je repasse à l'agence de voyage récupérer mon billet de bateau. Il manque juste une petite information dans mon dossier : mon groupe sanguin, sans quoi, pas de départ (soit disant ...). Ca ne rigole pas au niveau de la sécurité médicale.

Je n'ai absolument aucune idée de la réponse. Je dois donc envoyer un email à ma mère en espérant qu'elle le connaisse, et je rentre préparer mon dîner. Je comptais me faire du riz (pour changer des pâtes ...), mais Daphna me propose d'aller faire des courses et d'acheter des légumes et des oeufs en plus, pour faire un dîner un peu plus goûtu. Ca ne se refuse pas. La soirée se passe tranquillement à discuter avec d'autres voyageurs.

Par Ludovic - Publié dans : Argentine
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Mercredi 14 décembre 2005 3 14 /12 /Déc /2005 00:00

Je me lève à 8h00 et je pars aussitôt explorer les rues aux alentours car le soleil est au rendez-vous et je crains que cela ne dure pas longtemps. Ushuaïa est une ville spéciale, par sa situation géographique bien sûr, mais aussi par l'atmosphère particulière qu'elle dégage. Le centre à des allures de station de sport d'hiver car de nombreux bâtiments utilisent du bois et ont des formes de chalet. Les enseignes publicitaires se battent en duel avec les feux rouges et les fils électriques, cachant un horizon composés de montagnes légèrement enneigées.

Dès que l'on s'éloigne un peu de la rue commerçante en montant sur la colline, avec un peu d'attention, on pénètre dans un autre univers : celui des pionniers du début du siècle, à l'époque ou les matériaux de construction était de la tôle et du bois, et que la seule source de chaleur était celle du poêle. En effet, au milieu des maisons d'aspect moderne, se trouvent des cabanes au toit de tôle ondulée rouge, souvent rouillées, avec des frises en bois qui courent tout le long. Les toits très pointus évitent que les mètres de neige qui tombent en hiver ne s'accumulent dessus et ne fasse effondrer la baraque. Les façades sont parfois aussi en tôle ondulée, mais le plus souvent en bois. Pour égayer le paysage, elles sont peintes en vert, rouge, bleu, ou blanc. Enfin, une clôture en bois délimite des petits jardins au gazon bien vert, ou s'empilent dans un coin un bric-à-brac de planches, pièces mécaniques, vélos, etc ... Voilà une maison typique d'Ushuaïa.

 





Et lorsque je regarde au bout de la rue, il y a toujours cette vue magnifique sur une montagne à la silhouette déchiquetée qui retient quelques langues de glace ou de neige sur ses pentes.



Je me retourne, et là, c'est magique : c'est le Canal de Beagle qui me fait face avec ses eaux d'un bleu profond, et quelques îlots envahit par les phoques. De l'autre côté du canal, les montagnes du Chili peinent a émerger des nuages. Au bout de la rue cette fois, c'est le port et ses gros bateaux de pêche, ses porte-containers, ou des bateaux brise-glaces préparant un ravitaillement polaire avec une expédition scientifique. Et bientôt, peut-être le mien ...



Je retourne à l'Hôtel où m'attendent Daphna (l'israélienne avec laquelle j'ai sympathisé hier soir) et son amie Ingrid (Autriche), pour partir faire une petite randonnée jusqu'au Glacier Martial à quelques kilomètres d'ici seulement. Nous prenons un taxi jusqu'au point de départ où un téléphérique fonctionne. Le temps commence à tourner à la neige fondue, et l'option du téléphérique (15 pesos) prend vite le dessus sur celle de la marche. Nous arrivons au premier refuge en 10 minutes, et de là, une petite marche de 20 minutes nous permet d'atteindre le pied du glacier. en fait, le nom de "glacier" est assez usurpé car il ne s'agit que d'une fine langue de glace qui descend de la montagne. Même celui du Huayna Potosi où je me suis entraîné le premier jour était 10 fois plus impressionnant. Nous allons sur le flanc de la montagne opposée pour avoir une vue panoramique sur Ushuaïa et la baie, y restons 10 minutes, puis je tente d'escalader un peu plus la montagne, pendant que les filles retournent au refuge pour m'y attendre. Malheureusement, la neige rend la pierre glissante et je fais demi tour au bout de 15 minutes. De toute façon, la vue n'était pas mieux qu'en bas.





Nous reprenons le téléphérique pour descendre, puis nous nous faisons prendre en stop par un couple espagnol qui nous dépose près du centre-ville. Daphna part à 15h00 pour une croisière dans la baie, donc nous mangeons rapidement, et chacun va de son côté pour le reste de l'après-midi.

Moi, j'ai un "problème" à régler. J'ai peur qu'il n'y ai plus de place sur le bateau que j'ai trouvé pour l'Antarctique si j'attend le jour du départ pour tenter d'avoir un ticket bradé. La saison touristique a commencé, il y a beaucoup trop de monde ici. Et puis même bradé, ça me coûtera sûrement plus de 2000 dollars. Après, si je me plante, il va falloir patienter plus d'une semaine sur place pour tenter à nouveau ma chance. Ce que je ne peux pas me permettre si je veux atteindre Santiago à temps en ayant un peu profité de la Patagonie. J'ai pris ma décision : je ne peux pas laisser passer ça. Si proche de l'Antarctique, à peine 1000 kilomètres, et devoir repartir sans l'avoir vu ... impossible ! Je vais donc à l'agence, et je réserve ma place pour le prochain départ, Dimanche 18 Décembre. Je signe un paquet de paperasse concernant le respect des Traités Internationaux sur l'Antarctique, des décharges médicales, un contrat de voyage, et je prie pour que ma carte bancaire fonctionne. Alléluia, je suis en route pour le voyage le plus dingue de ma vie !

Sans trop vraiment réaliser ce qu'il va se passer dans 4 jours, je repars en ville à l'Office du Tourisme faire apposer sur mon passeport un tampon "Ushuaïa, Fin du Monde". C'est vrai quoi ... Il ne va pas y avoir d'immigration à passer quand je vais fouler la banquise... il me faut une preuve officielle que j'étais dans le coin !  ;-)

Je continue ensuite ma promenade de découverte de la ville en allant au port, en longeant l'embarcadère jusqu'à la base de la Marine Nationale, puis je vais au Musée de la fin du Monde (10 pesos). Il n'est pas très grand, mais les cinq salles regorgent d'information intéressantes sur les indiens de la régions (disparus depuis longtemps), la vie des pionniers, sur les expéditions en Terre de Feu depuis plus de 500 ans, les naufrages célèbres, et la faune locale.



En rentrant à l'hôtel je me fais une petite frayeur en passant devant une vitrine d'agence de voyage. Elle affiche des places de dernière minute pour un départ en Antarctique dans 2 jours, à un tarif inférieur de 500 euros par rapport au mien. Je rentre immédiatement dans l'agence pour en avoir le coeur net, mais je m'aperçois vite en étudiant l'offre que ça dure moins longtemps que la mienne, d'où le prix inférieur. Je préfère ça ... je me voyais déjà en train d'annuler mon voyage avec l'autre agence, et le bordel que ça risquait d'être.

Je rencontre un français cool à l'hôtel, qui comme moi a tout laché, ainsi que mes nouvelles camarades de chambre. Encore des israéliennes.
22h00 : je vais au supermarché acheter des pâtes et de la sauce tomate pour faire mon dîner. Heureusement que j'aime les pâtes car je vais devoir en manger des paquets pour les semaines à venir...

Par Ludovic - Publié dans : Argentine
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Mardi 13 décembre 2005 2 13 /12 /Déc /2005 00:00

Je me réveille tôt pour terminer de préparer mon sac, et je prend la direction de l'aéroport en taxi. Comme d'habitude, je tombe sur un fou qui se prend pour un pilote de Formule 1 mais ça a le mérite de me faire arriver vite. Il y a encore des traces de la grève des pilotes d'Aerolineas Argentinas qui a paralysée le trafic aérien pendant plusieurs semaines : un stand avec des banderoles se tient en face des guichets. Au milieu, deux grévistes qui campent dans une tente prennent le café.

J'ai demandé une place près du hublot et dès que l'avion quitte le sol, je ne regrette pas d'avoir pensé à ça. La vue sur Buenos Aires est superbe. L'immense Avenue 9 de Julio et son Obelisque prend toute son ampleur vue du ciel. Elle est tout simplement impressionnante par son gigantisme.



Le découpage urbain est surprenant aussi : le quadrillage parfaitement rectiligne des rues forme une immense trame qui ressemble à une ville de Légo, puis au fur et à mesure que l'on s'éloigne et prend de la hauteur, les maillons se resserrent et ne forment plus qu'un fond gris.
Les nuages, projetant leur ombre sur le sol, apparaissent et parsèment le ciel tel une flotte d'OVNI prête à envahir la Terre.



Petit à petit, les nuages s'étendent et le sol n'est plus qu'un tapis blanc jusqu'à l'horizon. Je profite des 3 heures de vol pour sortir mon ordinateur et écrire les articles en retard.

A 14H30, l'hôtesse me fait signe de ranger mon ordinateur car nous amorçons la descente sur Ushuaia. L'avion crève la couche de nuages et une vision magique apparait. Une multitude de pics de montagnes blanchies par la neige s'étend à perte de vue, uniquement interrompus par les lagunes aux eaux d'un bleu profond, et le Canal de Beagle. L'avion amorce un virage à 90 degrés et Ushuaia apparaît nichée dans une petite baie. Dans quelques minutes, je vais toucher terre, plus proche que jamais de l'Antarctique. L'aéroport est sur une presqu'île juste en face de la ville et jusqu'à ce qu'on atterrisse, la vue est superbe.

Quelques touristes débarquent en tongs et en t-shirt, mais ils sortent vite fait des affaires chaudes quand ils récupèrent leur sac. Moi aussi d'ailleurs. La température extérieure n'est pas désagréable mais le fond de l'air est frais. Un froid spécial, pas celui d'un hiver parisien, mais un froid pur, un froid qui vient d'au delà l'Océan, là ou des kilomètres de glace recouvrent la terre... La magie d'Ushuaia est en train d'opérer.

Je prend une navette pour le centre-ville avec d'autres voyageurs, qui me dépose au Backpacker Cruz del Sur dans la rue principale. Le lit en dortoir coûte 25 pesos. L'endroit n'est pas spécialement confortable et tranquille mais l'ambiance est sympa, et le contact avec les autres voyageurs est facile. Je pose mon sac et je me demande ce que je vais faire maintenant. Une idée dingue me passe par la tête, mais j'ai peu d'espoir de la réaliser : je demande au propriétaire s'il y a des bateaux du genre ravitaillement de mission scientifique qui partent pour l'Antarctique en ce moment. Il m'indique alors une agence à 30 mètres qui commercialise carrément des croisières. Je n'en demandais pas tant ! Je m'y rend et demande des informations. Un bateau part le 18 décembre pour 10 jours. Le prix est astronomique, quasiment 2900 euros et il ne reste que 5 places. Mais est-ce que je peux laisser passer ça ??? Est ce que je vais revenir à Ushuaia un jour ? La question mérite réflexion. Je sors de l'agence un peu abasourdi. L'Antarctique ... c'est un rêve que je ne pensais pas pouvoir réaliser ... et je suis là, à quelques centaines de kilomètres de la banquise ... je peux sentir l'air qui en vient ...

Je me dirige vers le port pour prendre des renseignement sur une mini-croisisère de 4 heures dans la baie et les îles aux alentours. Je discute avec un des vendeurs et une vendeuse qui m'apprennent que je peux avoir un billet bradé à moins de 1000 dollars si j'arrive à trouver une place de libre le jour du départ. Il faut de la chance, mais c'est envisageable. Si le Père-Noël veut me faire un beau cadeau, c'est maintenant ou jamais !

Je me fais un rapide passage sur Internet pour vérifier l'état de mon compte en banque (au cas ou ...), et je vais me promener un peu en ville pour m'imprégner de l'ambiance du Bout du Monde.  Puis je rentre à l'hôtel pour étudier mon itinéraire et les conséquences d'une croisière de 10 jours non prévus sur mon planning. Il est 20h30 mais il fait encore jour comme au milieu de l'après-midi. C'est l'été austral. Le soleil se couche vers 23h00, et se lève vers 5h00, ce qui fait des journées très longues. C'est mon appareil photo qui est content !

Je vais au supermarché m'acheter une pizza surgelée, que je laisse brûler dans le four pendant que je suis sur Internet. Ca enfume toute la cuisine mais personne ne m'en veut. Je discute une partie de la soirée avec une israélienne et une française et je vais me coucher vers minuit

Par Ludovic - Publié dans : Argentine
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Lundi 12 décembre 2005 1 12 /12 /Déc /2005 00:00

La Boca, c'est un quartier mythique à Buenos Aires. Quartier populaire situé près des docks (donc pas très fréquentable dès que l'on sort des artères principales), les fondations de Buenos Aires à l'époque des premiers immigrants génois se trouvent ici. Mais surtout, dominant tout le quartier, le stade de football qui a vu grandir la star, que dis-je, le dieu du football Diego Maradonna est au centre de la vie locale.

Je prend donc un taxi avec Ute qui nous dépose au début de la rue pavée qui figure sur toute les cartes postales. Les maisons de tôle ondulée, typique du quartier, qui alternent avec des bâtiments de style colonial, ont été peint de toutes les couleurs, créant un patchwork artistique magnifique. Ca respire la bonne humeur, ça donne envie de faire la fête.

 
     
 

Je pensais que le quartier serait tranquille car réputé pas très fréquentable, mais au bout 30 secondes, je comprend que j'ai mis les pieds dans l'une des zones les plus touristique de Buenos Aires. Toute la panoplie des activités plume-touristes s'est déployée devant moi : couples qui dansent le Tango et qui font payer cher la photo, peintres, photographes, oeuvres caritatives plus ou moins bidons qui ne me demandent pas mon avis pour me scotcher un pin's sur le t-shirt en échange d'une généreuse contribution, restaurants aux prix astronomiques, mendiants, etc ... Ca contribue à l'ambiance des lieux.







En tout cas, je me régale au niveau des photos. Le côté artistique du quartier déborde partout, les couleurs pètent dans tous les sens, sur les murs, les fenêtres, les lampadaires, les bancs, l'artisanat, et même sur les gens. C'est comme ça dans une zone de 2-3 blocks autours de la rue principale.

Mais dès que je sors un peu des sentiers battus, un autre visage du quartier apparaît. Les maisons ne sont plus peintes cette fois. La tôle grise des façades de maison est laissé à nue et révèle la pauvreté du quartier (mais rien à voir avec une favela non plus). Les trottoirs défoncés accueillent plus de détritus à l'abandon que de touristes. Mais il y a une vie plus authentique, plus vraie, avec ses marchands de légumes, ses brocanteurs, ses veilles voitures déglinguées, et les drapeaux de Boca Junior, l'équipe de football locale et l'une des meilleure d'Amérique du sud, qui flottent un peu partout.





Le stade est à 3 pâtés de maisons à peine, et domine le quartier de ses immenses gradins bleus et jaunes. Les soirs de match, quand l'équipe gagne, c'est-à-dire souvent, ça doit être une fiesta terrible.



Moi, je préfère ça plutôt que les rues touristiques de La Boca qui parfois ressemblent vraiment à Disneyland et ses décors en carton-pâte.

Nous restons jusqu'à 13h00 dans le coin, puis nous prenons à nouveau la direction du centre pour trouver un endroit où déjeuner. Quand nous montons dans le bus, je m'aperçois que je n'ai pas de pièces, juste des billets, pour payer les tickets. J'ai beau tendre un billet de 2 pesos (le trajet coûte 1,80 pesos) au chauffeur sans lui demander de me rendre la monnaie, il n'en veut pas. Nous devons mettre des pièces dans la machine ou descendre au prochain arrêt. Cet enfoiré nous largue en plein quartier qui craint ... Je range immédiatement mon appareil photo dans mon sac à dos, et nous nous mettons à la recherche d'un magasin pour acheter une bricole et faire ainsi de la monnaie pour remonter aussitôt dans le prochain bus. Il nous faut quand même faire 500 mètres avant de trouver notre bonheur.

Nous allons déjeuner dans un fast-food en plein milieu du quartier des affaires qui est toujours noir de monde à l'heure du déjeuner, puis je fait un passage par la banque pour retirer une dernière fois de l'argent, avant de partir demain pour la Patagonie. Le reste de l'après-midi est consacré au shopping. Nous prenons le métro pour le quartier de Palermo. Après un court passage sans intérêt dans les rues de Palermo Viejo, haut lieu des sorties nocturnes à Buenos Aires, nous allons dans un grand centre commercial. Je m'achète des chaussures de sport un peu plus relax que mes chaussures de trekking, puis retour à l'hôtel pour les préparatifs de départ.

Dernier dîner avec Ute, en Argentine en tout cas, car nous allons sûrement de nous croiser à nouveau en Nouvelle-Zelande d'ici 2 mois.

Par Ludovic - Publié dans : Argentine
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Ludovic


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